COUPES INTÉRESSANT LE BULBE RACHIDIEN
(Coupes H8 à H23, Fig. 438 à 433.)
Les seize coupes suivantes intéressent le bulbe rachidien : elles se distinguent des coupes de la protubérance, 1° par l'absence des fibres transversales du pont et l'affleurement de la calotte sur les parties latérales du bulbe; 2" par la fusion de la calotte, ou étage postérieur, avec l'étage antérieur représenté par la voie pédonculaire réduite au faisceau pyramidal ; 3° par l'incorporation, dans la calotte, du pédoncule cérébelleux inférieur qui occupe, sous le nom de corps restiforme, l'angle postéro-externe du bulbe.
Les coupes H 8 à H 13 (Fig. 438 à 443) sectionnent la partie supérieure du bulbe, c'est-à-dire la partie qui concourt à former le plancher du quatrième ventricule; elles présentent toutes une surface de section triangulaire à base postérieure et d'autant plus accentuée que la coupe est plus voisine du sillon bulbo-protubérantiel.
Les coupes H 14 à H 23 (Fig. 444 à 4o3) intéressent la partie inférieure, fermée, du bulbe, affectent une surface de section arrondie, d'autant plus régulière que les coupes sont plus proches du collet du bulbe, et partant, de la moelle cervicale.
Coupe H 8 (Fig. 438). — Cette coupe passe au-dessus des diverticules latéraux du quatrième ventricule et de la partie supérieure des pyramides antérieures du bulbe, et intéresse la région de transition entre la protubérance et le bulbe rachidien, c'est-à-dire la région du sillon hulbo-protubérantiel. La coupe étant légèrement oblique en bas et à droite, ses deux moitiés ne sont pas symétriques. A droite, elle intéresse le noyau de terminaison du nerf cochléaire (NviHj), le pédoncule du flocculus (PFloc), et l'exti'émité supérieure de l'olive bulbaire (Oi); à gauche, elle passe audessus de l'olive bulbaire et sectionne les fibres transversales du pont (FPoa) qui surplombent les pyramides antérieures (Py) et le sillon bulboprotubérantiel.
Les extrémités latérales du bulbe sont encore adhérentes à la substance blanche centrale du cervelet, la coupe passe en effet au-dessus des diverticules latéraux du quatrième ventricule. Toutefois, à droite, le pédoncule cérébelleux inférieur, incorporé dans le tronc encéphalique et complètement séparé de la substance blanche du cerue/e< par \e pédoncule du flocculus (PFloc), constitue déjà le corps restiforme (Crst), tandis qu'à gauche, la fusion de ce même pédoncule avec le cervelet existe encore; la coupe se rapproche à cet égard de la coupe H 7 {Fig. 430, p. 6i0).
ÉTUDE TOPOGRAPHIQUE DU nHOMBENCÉPHALE.
FiG.438. — Le tronc encéphalique dans la région bulbo-protubérantielle, immédiatement au-dessus des diverticules latéraux du quatrième ventricule. Le corps resti-
forme et les fibres arciformes cérébello-olivaires. — Les faisceaux compacts de la formation réticulée, le noyau central inférieur, le noyau d'origine du facial. — Le corps juxta-restiforme, la grosse racine sensitive descendante du trijumeau et le noyau de la branche cochléaire du nerf auditif; les stries acoustiques et le pédoncule du flocculus (La cavité du 4° ventricule est colorée en rouge). — Coupe horizontale H 8 du bulbe, aux contins de la protubérance, passant parla ligne H8 de la Fig. 418, p. 61b. Méthode de Weigert-Pal. y/1 grandeur nature.
bp, sillon bulbo-protubérantiel. — Cj, corps juxta-restiforme. — Crst, corps restilorme.
— fad, fibres arciformes dorsales du bulbe. — f'am, fibres arciformes moyennes du bulbe. Fcc, faisceau central de la calotte. — Floc, flocculus. — PFloc, pédoncule du flocculus. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — FPoa, fibres transversales antérieures de la protubérance. — fpt, fibres arciformes prétrigéminales. — ND, noyau de Deiters. — .\r, noyau du raphé. — Oc, olive cérébelleuse. — Oi, olive bulbaire ou inférieure. — Pci, pédoncule cérébelleux inférieur. — rlVi', embouchure du diverticule latéral du quatrième ventricule. — Rm, ruban de Reil médian. — Sr/R, substance gélatineuse de Rolando. — SgPo, suJjstance grise antérieure de la protubérance. — stac, stries acoustiques. — Strs, stratum superficiale pontis. — là, trou borgne bulbo-protubérantiel.
— T)\ corps trapézoïde. — TT, valvule de Tarin. — Fsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — VI, nerf moteur oculaire externe. — VII, nerf facial. — NVII, noyau d'origine du facial. — Ville, branche cochléaire du nerf auditif; NVIIIc, son noyau de terminaison. — Vllli', branche vestibulaire du nerf auditif; NVIIIv, son noyau de terminaison.
— Kl, quatrième ventricule.
Les pyramides antérieures et toute la moitié' gauche du bulbe sont encore recouvertes par de nombreuses fibres transversales, séparées par des traînéesde substance grise et qui appartiennent au siratum superficiale du pont. L'union des fibres protubérantielles antérieures (FPoa), soit avec les pyramides, soit avec la calotte, n'est toutefois pas très intime. La coupe intéresse, en effet, sur la ligne médiane entre les deux pjTamides, le trou borgne inférieur ou bulboprotubérantiel [Va), et sur les parties latérales le sillon bulbo-protubérantiel (bp), dans l'espace compris entre la pyramide et le tronc du nerf facial (VIII); il en résulte qu'à ce niveau le co!-ps trapézoïde (Tr) apparaît librement à l'extérieur.
Le stratum superficiale du pont (FPoa) est traversé par les troncs des nerfs moteur oculaire externe (VI), et facial (VII) à leur émergence dans le sillon bulbopiotubérantiel, et par le nerf vestibulaire (VIIIv) dont les fibres pénètrent dans les parties latérales du bulbe, passent entre le pédoncule cérébelleux inférieur (Pci) et la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd), pour se rendre, en partie dans le corps juxta-restiforme (Cj) et le noyau de Deiters, en partie dan? un noyau triangulaire, le noyau triangulaire ou noyau du nerf vestibulaire, noyau postérieur de V acoustique, (Nviiiv) situé sur les parties latérales du plancher du quatrième ventricule, en arrière et en dedans du corps juxta-restiforme (Cj).
La substance grise de Vétage antérieur du pont (SgPo), assez abondante sur cette coupe, se prolonge sur la face interne de chacune des pyramides, y forme le noyau arqué ou arcifjrme (Narc) et peut être suivie en particulier, à droite, le long du raphé jusqu'au voisinage du faisceau longitudinal postérieur (Flp). Les noyaux arqués des pyramides (Narc) et les noyaux dits du raphé (Nr) ne sont donc que des dépendances des noyaux pontiques (SgPo) dont ils présentent du reste la structure.
Les pyramides antérieures du bulbe, incomplètement séparées des fibres transversales de la protubérance, contiennent, outre les noyaux arqués, le faisceau pyi'amidal (Py), c'est-à-dire le segment inférieur ou bulbaire de la voie pédonculaire. Ce faisceau n'est plus arrondi comme sur les coupes de la région protubéranlielle inférieure, mais a une forme plan-convexe, sa face postérieure plane
ÉTUDE TOPOCRAPHIQUE DU RHOMBENGÉPHALE. 659
ou légèrement concave, s'adossant directemenl à la région de la calotte et n'en étant plus séparée comme dans la région protubérantielle par les fibres du st7-atum profimdum.
A gauche, le faisceau pyramidal (Py) est en contact avec le }-uban de Reil médian (Rm) et le faisceau central delà calotte (Fcc). A droite, Volive bulbaire (Oi) s'insinue entre ces deux faisceaux sous forme d'une lame circulaire festonnée et dentelée, entourant une cavité close de toutes paris. Elle refoule le ruban de lieil (Rm) en dedans et l'aplatit contre le raphé, de telle sorte que, de piriforme qu'il est sur la moitié gauche de la coupe, il devient rectangulaire, gagnant en longueur ce qu'il perd en largeur.
Le faisceau central de la calotte (Pcc) occupe la partie externe de Volive inférieure ou bulbaire [Oi), et se continue sans délimitation nette avec une couche de fibres sectionnées plus ou moins obliquement qui entoure l'olive bulbaire et lui constitue une véritable capsule. Si ces dernières fibres paraissent être si nombreuses dans cette région, cela tient à ce que cette coupe intéresse l'extrémité supérieure de l'olive et que la capsule de fibres est particulièrement épaisse aux deux extrémités de ce corps. En arrière, le faisceau central de la calotte (Fcc) se confond sans délimitation nette avec les fascicules de la formation réticulée (SR) qui circonscrivent en dehors le noyau central inférieur (Nci). Moins étendu dans le sens sagittal que sur la coupe H? (Fig. 430, p. 640), ce noyau est limité en avant par le ruban de Reil médian (Rm), Volive bulbaire (Oi) et le faisceau central de la calotte (Fcc). En arrière, il est séparé du faisceau longitudinal postérieur (FIp) par une couche de fibres beaucoup plus épaisse et dense que sur la coupe H 7 (Fig. 430).
La partie externe de la formation réticulée (SR) contient de nombreux fascicules clairsemés; on j^ rencontre, en dedans de la grosse racine descendante sensitiue du trijumeau (Vsd), le noyau du facial (iNvii) intéressé à sa partie inférieure; les fibres radiculaires (VII), qui en partent se portent en arrière et en dedans et peuvent être suivies jusqu'au plancher du quatrième ventricule. Cette partie du trajet du facial est nettement visible sur la moitié gauche de la coupe où les fibres radiées et arc.iformes de la formation réticulée sont seules dessinées.
En avant du noyau du facial (Nvii), la formation réticulée (SR) atteint la périphérie du bulbe; les fibres longitudinales y sont particulièrement denses et nombreuses, et constituent dans leur ensemble le faisceau latéral du bulbe{¥lï), faisceau complexe et mal délimité qui fait suite à ce groupe de fibres situé dans la région protubérantielle, en avant de Volive protubérantielle, en dehors du ruban de Reil médian (Voy. coupe H7, Fig. 4.'^0, p. 640). Le faisceau latéral du bulbe (Fit) est formé en grande partie par un faisceau médullaire, le faisceau de Goivers; dans la région protubérantielle, il est renforcé par des fibres du ruban de Reil latéral et par quelques fibres du ruban de Reil médian. Dans la partie fermée du bulbe, il reçoit le faisceau cérébelleux direct, faisceau d'origine médullaire, constitué par les cj'lindres-axes des cellules de la colonne de Clarke.
La grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd) occupe la partie externe de la calotte, et conserve dans le bulbe sa surface de section semilunaire et ses connexions avec la substance gélatineuse de Rolando (SgR). En arrière d'elle, au voisinage de la substance grise centrale qui tapisse le plancher du quatrième ventricule, on trouve le corps juxta-resti forme (Cj); sa partie interne est riche en fibres longitudinales denses et serrées, qui forment dans leur ensemble une surface de section rectangulaire et sont plus nombreuses
sur celte coupe que sur celles de la région protubérantielle; elles sont renforcées en effet à ce niveau par la i-acine descendante du nerf vestibulaire ou racine de Boiter. La gangue de substance grise qui entoure les fascicules du corps juxta-restiforme et constitue le noi/au de Deiters (ND) est refoulée à la partie externe de ce corps et s'adosse au corps resli forme (Crst).
Le corps resiiforme (Crst), c'est-à-dire le pédoncule cérébelleux inférieur, après son émergence du hile du cervelet, occupe l'angle poslero-externe de la calotte. II est complètement séparé du reste du cervelet par les fibres horizontales du pédoncule du flocculus (PFloc) qui le recouvrent en arrière jusqu'à Vangle latéral du quatrième ventricule. Le corps restiforme présente une surface de section irrégulièrement ovalaire; c'est un faisceau volumineux, essentiellement constitué par des fibres longitudinales, mais qui contient déjà à ce niveau des fibres horizontales. Ces derniers s'infléchissent en dedans, se détachent en grand nombre de sa partie antérieure etconcourent à former les fibres arciformes du bulbe. Dans toute la hauteur de son trajet bulbaire, le corps restiforme abandonne ainsi à la calotte de nombreuses fibres arciformes qui décrivent des courbes à concavité interne, postérieure et supérieure, puis s'entre-croisent au niveau du raphé avec celles du côté opposé. Elles sont destinées aux noijaux arqués des pyramides et aux olives bulbaires, et constituent le sijstèine des fibres arciformes superficielles du bulbe et le système des fibres cérébello-olivaires. Les premières fibres arciformes (fpt) qui se détachent du corps restiforme partent, comme le montre cette coupe, de la partie antérieure de ce volumineux faisceau. Elles passent en avant de la grosse racine sensiiive descendante du trijumeau (Vsd), traversent le faisceau latéral du bulbe ^Flt) et le faisceau central de la calotte (Fcc), passent entre Y olive bulbaire (Oi) et le faisceau pijratnidal, mais sur cette coupe n'atteignent pas encore le raphé. Leurs rapports avec la grosse racine stnsitive descendante du trijumeau (Vsd) leur a valu le nom de fibres arciformes prétrigéminales (fpt).
Les parties moyenne et dorsale de la calotte sont traversées par un autre système de fibres arciformes, le système des fibres arciformes moyennes (fam) et dorsales (fad). Elles se détachent pourla plupartdu raphé, lequel contientde nombreuses fibres sagittales, dont les connexions avec le noyau arqué des pyramides sont très manifestes sur cette coupe. Les moyennes (fam) traversent le noyau central inférieur (Nci) et ne peuvent sur cette coupe être suivies au delà du faisceau central de la calotte (Fcc) ; elles se perdent dans les trabécules gris de la formation réticulée (SR). Les dorsales (fad) occupent la partie postérieure de la calotte, traversent le faisceau longitudinal postérieur (Flp) et les fibres de la formation réticulée situées en avant et en dehors de ce faisceau, et les séparent de la substance grise centrale du plancher du quatrième ventricule; elles peuvent être suivies pour la plupart jusqu'au corps juxta-restiforme (Cj) dont elles procèdent. Un petit nombre provient du noyau de terminaison du nerf vestibulaire (NVIIIv).
Dans la calotte du côté gauche, le corps trapézoïde (Tr) constitue un autre système de fibres arciformes ; on voit ses fibres traverser le ruban de Reil médian (Rm) et le faisceau central de la calotte (Fcc), longer le sillon bulbo-protubérantiel (bp), passer en avant du noyau du facial (NVII) et de la grosse racine sensiiive descendante du trijumeau (Vsd) et croiser le tronc du nerf vestibulaire (VlIIv). Elles proviennent du noyau antérieur du nerf acoustique ou noyau du nerf coctiléaire (NVllIc) situé en avant du pédoncule cérébelleux inférieur, en dehors du nerf vestibulaire et au-dessus du divei'ticule latéral du quatrième ventricule. La moitié
ÉTUDE TOPOGRAPIIIQUE DU RHOMBENCÉPH ALE. 661
gauche de la coupe n'intéresse que la partie supérieure de ce noyau (NVIIIcj qui sert de noijau do terminaison au nerf cochléairc et de noyau d'origine au corps trapézoïde; la moitié droite de la coupe le sectionne suivant son grand axe. Il s'y présente sous l'aspect d'un noyau volumineux situé en avant du corps resliforme (Crst), en dedans à\x pédoncule du flocculus (PFloc) et qui paraît subdivisé en deux parties par le tronc du nerf cochléaire (Ville). En réalité, ces deux parties ne forment qu'une masse unique qui entoure d'une sorte de fer à cheval ou d'un cercle complet, le nerf cochléairc à sa pénétration dans le bulbe. Les coupes vertico-transversales sont très démonstratives à cet égard, et montrent mieux que les coupes horizontales les connexions de ce noyau avec le corps irapézoide. (Voy. Fig. ^26, p. 630).
Sous l'épendyme ventriculaire, dans la substance grise du plancher du quatrième ventricule, il existe dans la moitié droite de cette coupe un faisceau volumineux de fibres sectionnées parallèlement à leur axe et fortement colorées par la laque hématoxylinique. Ce faisceau qui, à première vue, semble n'être que la prolongation du pédoncule du flocculus (PFloc) en est, en réalité, distinct; il constitue les stries acoustiques (stac) particulièrement développées sur ce bulbe et dont le trajet ultérieur peut facilement être suivi sur les coupes suivantes. Sur cette strie s'insère la membrane épendymaire obturatrice du quatrième ventricule qui constitue dans cette région les bandelettes, tEenia et lingula du quatrième ventricule. (Voy. p. i9l et Quatrième ventricule, p. 301, Fig. 333 et 334, p. 492.)
Cette insertion épendymaire divise la cavité du quatrième ventricule (V,) en deux parties : l'une interne, fermée par les plexus choroïdes transversaux du quatrième ventricule et qui se continue à gauche avec le diverticule angulaire compris entre la valvule de Tarin (VT) et Yolive cérébelleuse (Oc) (Voy. Coupe C6. Fig. 437, p. 653); l'autre externe, infiniment plus petite, qui correspond à l'embouchure du diverticule latéral du quatrième ventricule (rlVJ. Ces deux parties paraissent distinctes sur cette coupe; elles communiquent en réalité l'une avec l'autre audessus de la strie acoustique.
Coupe H 9 (Fig. 439). — Cette coupe intéresse la partie supérieure du bulbe au niveau des diverticules latéraux du quatrième ventricule {tIV^) ; elle sectionne les tubercules acoustiques (Tub.ac) et le tiers supérieur de l'olive bulbaire (Oi).
Le bulbe, sur cette coupe, est libre de toute connexion avec le cervelet et présente la forme triangulaire propre au segment supérieur ou ouvert du bulbe, c'est-à-dire au segment qui concourt à former le plancher du quatrième ventricule; la base est plane et appartient au quatrième ventricule (V.J, le sommet antérieur est tronqué et présente les saillies des pyramides antérieures (Py) du bulbe; les angles postéro-externes sont occupés par les corps restiformes (Crst).
A cette hauteur, la surface de section du bulbe est surtout remarquable : par le développement de Volive bulbaire (Oi) qui occupe la partie antérieure de la calotte; le nombre et le volume des fibres arciformes émises par le corps restiforme (Crst); la disparition du noyau central inférieur et son remplacement par de nombreuses fibres longitudinales, particulièrement denses et serrées, le long du raphé. On peut de ce fait considérer à Iz. formation réticulée deux régions ou zones : la région in<e/-;ie, longue et étroite, située le long du raphé, s'étend de la substance grise centrale du plancher du quatrième ventricule à la face postérieure
de la pijramide, elle est essentiellement constituée par des fibres nerveuses et connue sous le nom de formation réticulée blanche (formatio reticularis alba, SRa). La région externe, large et irrégulièrement quadrilatère, est riche en trabécules gris et en amas gris plus ou moins mal délimités ; elle porte le nom de formation réticulée grise (SRg); elle s'étend dans le sens transversal de la formation réticulée blanche (SRa) au corps juxta-resti forme (Cj) et à la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd) et atteint la périphérie du bulbe entre le trijumeau (Vsd) et Volive bulbaire (01). Dans le sens antéro-postérieur, elle s'étend de la face postérieure de Volive {Oi)k\a substance grise centrale du r/uatrième ventricule.
La formation réticulée grise (SRg) ne contient à cette hauteur qu'un petit noyau différencié, qui appartient au noyau antérieur du vague, ou noyau ambigu (Nab). Les fascicules longitudinaux sont assez régulièrement disséminés, ils ne se concentrent qu'au voisinage de la périphérie du bulbe, où ils forment le faisceau latéral du bulbe (Fit). La formation réticulée blanche (SRa) n'atteint pas sur cette coupe les fibres sagittales du raphé particulièrement nombreuses à ce niveau; elle en est séparée par le noyau du raphé (Nr), mince et étroite lame grise qui atteint en arrière le faisceau longitudinal postérieur (Flp) et qui se fusionne en avant avec le noyau arqué des pyramides (Narc).
Les rapports que la formation réticulée blanche (SRa)]affecte avec Volive bulbaire (Oi) permettent de la diviser en deux parties : l'une antérieure ou interolivaire, la couche interolivaire de Flechsig; l'autre postérieure, la couche interréticidve. Les deux couches, interolivaire et interréliculée ,îoTïnen\.xi.n tout compact à l'état normal et rien, si ce n'est leui-s rapports avec l'olive, n'autorise à les délimiter nettement l'une de l'autre, et encore moins à circonscrire dans leur épaisseur des faisceaux déterminés. La myélogénèse et surtout l'étude des dégénérescences secondaires, permettent par contre d'y reconnaître un certain nombre de systèmes de fibres. Cette étude montre; que la couche interolivaire comprend surtout les fibres du ruban de Reil médian, de là le nom de couche lemniscale qui lui est quelquefois donné, et qu'elle contient en outre des fibres en connexion avec les cordons antéro-latéraux de la moelle: que la couche interréticulée contient, à sa partie postérieure, les fibres descendantes et ascendantes du faisceau longitudinal postérieur (Flp) qui se prolongent dans le cordon antéiieur de la moelle ou qui en dérivent; la partie antérieure de \a. couche interi'éticulée contient surtout des fibres en connexion avec le cordon latéral de la moelle, fibres qui se terminent dans le noyau central inférieur on qui en proviennent.
La formation réticulée présente sur cette coupe peu de fibres radiées, mais elle est traversée par un grand nombre de fibres arquées ou arciformes de volume variable. Celles qui parcourent la formation réticulée grise i,SRg) et la couche interréticulée de la formation réticulée blanche (SRa) sont en général fines et minces, s'entre-croisent à angle aigu au niveau du raphé et proviennent du corps juxlarestiforme (Cj), de la partie adjacente du corps restifoi-me (Crst) et du noyau triangulaire du nerf vestihidaire (NVllIv). Ce sont les fibres arciformes profondes ou dorsales (fad) et les fibres arciformes moyennes.
Les fibres arciformes qui, sur cette coupe, traversent la partie postérieure de la couche interolivaire (SRa,cio), sont beaucoup plus épaisses et plus intensivement colorées par la laque hématoxylinique et appartiennent au système des fibres arciformes cérébello-olivaires. Elles se portent en dehors et un peu en arrière, passent en arrière de Volive bulbaire (Oi) ou à travers ce corps, parcourent en fascicules onduleux et enchevêtrés la partie périphérique de la for-
FiG. 439. — La région bulbaire supérieure au niveau des diverticules latéraux du quatrième ventricule. — Le corps restiforme et les fibres arciformes cérébello-olivaires. — Les stries acoustiques et le tubercule acoustique. — La formation réticulée blanche et la formation réticulée grise, le corps juxta-restiforme (noyau de Deiters et faisceaux cérébello-vestibulairesj. L'olive bulbaire et la pyramide antérieure du bulbe.
— Coupe transversale H9 passant par la ligne H9 de la Fig. 418, p. 61o. Méthode de Weigert-Pal. B/1 grandeur nature.
Cj, corps juxta-restiforme. — Crst, corps restiforme. — fad, fibres arciformes dorsales.
— fas, fibres arciformes superficielles antérieures du bulbe. — Fcc, faisceau central de la calotte. — fcv, fibres cérébello-vestibulaires. — feo, feutrage extra-olivaire. — fio, feutrage intra-olivaire. — fi/, fibres arciformes intertrigéminales. — fpt, fibres arciformes prétrigéminales. — frt, fibres arciformes rétrotrigéminales. — Floc. flocculus. — Flp, faisceau longitudinal postérieur. — Fil. faisceau latéral du bulbe. — Fs. faisceau solitaire. — Mo, membrane obturatrice rétrobulbaire. — Nab, noyau ambigu ou noyau d'origine des nerfs mixtes. — Narc, noyau arqué. — ND, noyau de Deiters. — Nft, noyau du funiculus teres.
— Nr. noyau du raphé. — Nrp, noyau rétropyramidal. — Nviliv, noyau de terminaison de la branche vestibulaire du nerf auditif. — Nixp, noyau postérieur du glosso-pharyngien. — Oi, olive bulbaire. — PFloc, pédoncule du flocculus. — Pi/, pyramide antérieure du bulbe s'étalant au-devant de l'olive. — r, raphé. — rZT'i, diverticule latéral du quatrième ventricule. — SgR, substance gélatineuse de Rolando. — S/îa, formation réticulée blanche.
— SRa icio), couche inter-olivaire de la formation réticulée blanche. — SRa {cir) couche interréticulée de cette même formation. — SRg, formation réticulée grise. — stac, strie acoustique. — stac.a, strie acoustique ascendante. — TL, trou de Luschka. — Tub.ac, tubercule acousticpie. — Vu quatrième ventricule. — IX, nerf glosso-pharyngien.
mation réticulée grise (SRg) et le faisceau latéral du bulbe (Fit). Elles se réunissent ensuite en épais fascicules qui abordent la partie antéro-interne du corps restiforme (Crst) et dont les unes passent en avant, les autres à travers, d'autres en arrière de la grosse racine descendante seiisitive du trijumeau (Vsd); elles portent de ce fait les noms de fibres arciformes prétrigéminales (fpt), intertrigéminales (fît) et rétrotrigéminales (frt).
Le corps restiforme (Crst) présente le même aspect que sur la coupe précédente, mais il a déjà diminué de volume par suite du départ des fibres arciformes. C'est du reste un fait facile à constater et signalé déjà par Deiters et par Meynert, que le volume du corps restiforme diminue à mesure que celui de l'olive bulbaire augmente.
Les fibres arciformes prétrigéminales (fpt) n'appartiennent pas toutes au système cérébello-olivaire, un grand nombre conservent, comme sur la coupe précédente H8 (Fig. 438), leur position superficielle et appartiennent aux fibres arciformes externes ou superficielles du bulbe (fas). En longeant la périphérie du bulbe, elles passent en avant de Votive bulbaire (Oi) {fibres pré-olivair es), puis se comportent de deux façons différentes. Les unes poursuivant leur trajet superficiel passent en avant de \a pyraryiide antérieure du bulbe {Py), {fibres prépyramidales), et se rendent dans le noyau arqué des pyramides (Narc) ou se continuent avec les fibres sagittales du raphé (r) ; les autres passent entre Volive (Oi) et la pyramide {Py) ou à travers le faisceau pyramidal (Py),puis abordent de même le noyau arqué ou les fibres sagittales du raphé.
Volive bulbaire (Oi) occupe la partie antérieure de la calotte bulbaire; elle est située en arrière de la pyramide (Py) et comprend deu.x lames, l'une antérieure, l'autre postérieure, dentelées et festonnées, réunies en dehors, écartées en dedans, où elles interceptent un orifice connu sous le nom de hile de l'olive et qui livre passage à de nombreuses. /ié/'e.s arciformes cérébello-olivaii'es de la moitié opposée du bulbe. Les faces intérieure et extérieure de la lame olivaire sont tapissées d'un feutrage très dense de fibres, fortement colorées par la laque hématoxylinique. Le feutrage extra-olivaire^{{eo) est particulièrement épais, entoure l'olive d'une véritable capsule, renforcée à sa partie postérieure et externe par le faisceau central de la calotte (Fcc) qui fait corps avec elle.
Le faisceau pyramidal (Py) s'est étalé au-devant de l'olive dont il masque la
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saillie en effaçant le sillon olivaire interne. C'est là une disposition un peu anormale, qui se retrouve sur les coupes HIO et Hll, Fig. 440 et -441, et qui est due, — ainsi que le montre l'étude des dégénérescences secondaires du faisceau pyramidal traitées par la méthode de Marchi à la présence de fibres pyramidales homolalérales superficielles (Voy. p. 547, Fig. 383). En général le faisceau pyramidal est mieux délimité de l'olive bulbaire, dont le sépare un ama& irrégulier de substance grise, le noijau réiropyramidal (Nrp). Dans cette série de coupes la pyramide ne se délimite, en dehors et en arrière, de la capsule de l'olive (feo) que par la direction de ses fibres et par leur coloration moins intense par la laque hématoxylinique ; en arrière et en dedans, elle s'adosse au ruban de Reil compris dans la eoHcAe interolivaire delà formation réticulée blanche- (SRa(cio). La partie antéro-interne du faisceau pyramidal (Py) est recouverte par le noi/au arque (Narc), sa partie antéro-externe par les fibres arciformes péripyramidales. Formé surtout de fibres sectionnées perpendiculairement ou obliquement à leur direction, le faisceau pyramidal est sillonné par des fibres horizontales plus ou moins onduleuses dont une partie au moins appartient aux fibres arciformes pré-olivaires.
Les fibres sagittales du raphé (r), particulièrement nombreuses sur cette coupe et dont les connexions avec le noyau arqué (Narc) et les fibres prépyramidales sont des plus manifestes, se continuent au niveau du sillon longitudinat médian du quati'ième ventricule avec les stries acoustiques (stac). A gauche, ces stries peuvent être suivies le long du plancher du quatrième ventricule jusqu'à une saillie allongée, qui recouvre la face diverticulaire du corps restiforme (Crst) et constitue le tubercule acoustique (Tub.ac) ; à droite, ces connexions sont également très manifestes, mais les stries sectionnées plus obliquement et anormalement développées ne peuvent être suivies sans interruption jusqu'au tubercule acoustique (Tub. ac). Au voisinage du sillon longitudinal médian, on les voit passer en avant d'un faisceau arrondi, qui représente la surface de section d'une strie acoustique ascendante (stac. a) ou oblique.
Les coupes sériées montrent que cette strie anormale, qui répond à la corde ou baguette d'harmonie des auteurs, s'effile de bas en haut, qu'elle affecte un trajet ascendant et peut être suivie jusqu'à la fossette latérale du quatrième ventricule, au voisinage du locus caeruleus (Fig. 406, p. 583). En dehors de cett& strie anormale, on trouve sur la coupe H 9, la surface de section de la partieinférieure de la strie acoustiques (stac) de la coupe précédente H 8 (Fig. 438, p. 657); ses fibres sont sectionnées parallèlement à leur direction, fortement colorées par l'hématoxyline et donnent insertion à la membrane obturatrice i^o) du quatrième ventricule.
Le tubercule acoustique droit (Tub.ac) coiffe toute la face externe, diverticulaire, du corps restiforme (Crst). C'est une masse allongée de substance grise, sillonnée de fibres parallèles et horizontales fortement colorées par l'hématoxyline et qui appartiennent aux fibres radiculaires du nerf cochléaire et aux stries acoustiques.
En avant des stries acoustiques, la substance grise centrale du quatrième ventricule contient un noyau triangulaire, volumineux, le noyau de terminaison du nerf vestibulaire ou noyau triangulaire, ou noyau j^ostérieur de l'acoustique (NVIIIv). Il est limité en dedans, au voisinage du sillon longitudinal médian, par un petit noyau arrondi pauvre en fibres à myéline, le noyau des faisceaux arrondis, noyau des funiculi teretes (Nft) qui fait saillie sur le plancher du qua-
triéme ventricule au-dessus du noyau de l'hypoglosse. En dehors, le noyau triangulaire du nerf vestibulaire est limité par le corps juxta-reslifonne (Cj i dont la partie interne (fcv) contient des fascicules moins serrés et moins nombreux que sur la coupe précédente. Une partie des fibres descendantes de la racine de Roller [racine descendante du nerf vestibulaire) s'est déjà épuisée dans la substance grise du noyau de Deiters (ND), particulièrement abondante à la partie externe du corps juxta-resliforme (Cj) au voisinage du corps restiforme (Crst) ; d'autres faisceaux du corps juxta-restiforme (Cj) ont donné naissance aux fibres arciformes dorsales ou profondes (fad). En avant du corps restiforme (Crst) et du corps juxta-restiforme (Cj), on trouve les fibres radiculaires du nerf glosso-phanjngien ou de la IX" paire, dont une partie se coude en avant de la i-acine descendante de Roller, affecte un trajet descendant et se réunit en un faisceau compact, le faisceau solitaire (Fs), ou racine descendante du glosso-pharyngien , faisceau très visible sur les coupes suivantes (Coupes HIO, Hll, H12, H13, H 14, Fig. iiO à i4i), où il occupe la partie antéro-interne du corps juxtarestiforme.
La coupe H9 intéresse encore les diverticules latéraux du quatrième ventricule (rlV;). La strie acoustique (stac), sur laquelle s'implante la membrane obturatrice du quatrième ventricule (Mo), s'est reportée en dedans,rétrécissant ainsi le diamètre transversal de la cavité ventriculaire (V.). A gauche, la membrane obturatrice et les plexus choroïdes du quatrième ventricule s'insèrent encore, comme sur la coupe précédente, sur la valvule de Tarin, de sorte que la cavité ventriculaire communique largement avec le diverticule latéral (rlVJ. Large à son embouchure, celui-ci se réduit bientôt à son étroit chenal compris entre le corps restiforme (Crst) revêtu du tubercule acoustique (Tub.ac) et le pédoncule du flocculus (PFloc); puis il se dilate en ampoule en avant, où il est fermé par les plexus choroïdes. A. droite, le diverticule latéral du quatrième ventricule (rlVJ paraît indépendant; il communique en réalité avec la cavité ventriculaire au-dessus de la strie de la coupe H8 (Fig. 138, p. 657). La membrane obturatrice qui le ferme en arrière appartient à la ligula, qui forme la paroi inférieure ou membraneuse du diverticule et qui s'insère en dedans à la strie acoustique (stac), en dehors au pédoncule du flocculus. En avant, le diverticule latéral (rlVJ communique librement avec l'extérieur, et n'est pas fermé comme à gauche par des plexus choroïdes; la coupe passe en effet par le trou de Luschka (TL).
Coupe H 10 (Fig. 440). — Cette coupe passe au-dessous des diverticules latéraux du quatrième ventricule et du tubercule acoustique; elle intéresse la partie moyenne des olives (Oi) et les fibres radiculaires du nerf (jlosso-pliaryngien (IX) .
Le bulbe complètement libre de toute connexion cérébelleuse a diminué de volume, surtout dans ses dimensions transversales, mais cette coupe ne diffère dans son ensemble que peu de la précédente : le corps restiforme (Crst), l'o/iye bulbaire (Oi) et le quatrième ventricule (V.) subissant seuls des modifications importantes. Cette coupe est en effet assez voisine de la précédente; comme cette dernière, elle intéresse \Q.région des stries acoustiques, reconnaissable à la présence de ces sl7-ies (stacj sur le plancher du quatrième ventricule et au riche système de fibres sagittales du raphé qui aboutissent au noyau arqué (Narc.) La hauteur
occupée par cette région des stries est du reste très nettement mise en évidence sur la coupe sagittale médiane SI bis (Fig. i09, p. 592).
L'olive btiUiaire n'a subi qu'une simple augmentation quantitative de volume. Les deux lames se sont [écartées l'une de l'autre, et le feutrage intra-olivaire
Stac ji£tPlcliV4,
îToe
FiG. 440. — La région bulbaire supérieure au-dessous des diverticules latéraux du quatrième Tentricule. Le corps restiforme, le corps juxta-resliforme et les fibres arciformes cérébello-olivaires. Les stries acoustiques, les noyaux arciformes et le noyau du raphé. L'olive bulbaire et les noyaux juxta-olivaires. La formation réticulée blanche et la formation réticulée grise. — Coupe transversale H 10 du bulbe, passant par le plan d'émergence du nerf glosso-pbaryngien et par la ligne HIO de la Fig. 418, p. 613. Méthode de Weigert-Pal. 3/1 grandeur nature.
CJ, corps juxta-restiforme. — Crst, corps restiforme. — Fcc, faisceau central de la calotte. — fcb, fibres arciformes cérébello-olivaires. — fit, fibres arciformes intertrigéminales. — fpt, fibres arciformes prétrigéminales. — frt, fibres arciformes rétrotrigéminales. — Fil, faisceau latéral du bulbe. — Fs, faisceau solitaire. — fsr, fibres sagittales du raphé. — .V«é, noyau ambigu. — Narc, noyau arqué. — Nft, noyau du funiculus teres. — -Yoe, noyau juxta-olivaire externe. — Aot, noyau juxta-olivaire interne. — Nr, noyau du raphé. — Xviiiv, no}"au de la branche vestibulaire du nerf auditif. — Njxp, noyau postérieur du glosso-pharjTigien. — Oi, olive bulbaire ou inférieure. — PlckVi,, plexus choroïdes verticaux du quatrième ventricule. — P>j, pyramide antérieure du bulbe. — Skie, strie acoustique.— SRa, formation réticulée blanche. — SRg, formation réticulée grise. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — Fj, quatrième ventricule. '— IX, nerf glossopharyngien.
s'est beaucoup accru; il ne comprend 'presque que des fibres horizontales qui s'irradient dans la lame festonnée ou la traversent de part en part, et appartiennent surtout au système des fibres arciformes cérébello-olivaires (fcb). Au voisinage du hile toutefois, il existe un assez grand nombre défibres longitudinales, dont l'origine est encore obscure et qui se confondent en dedans avec la couche
inlcr-olimire de la formation rcticulce blanche. Le feutrage exlra-olivaxre est plus épais et plus dense que sur la coupe précédente, et sa fusion avec le faisceau central de la calotte (Foc) est complète.
Le corps restiforme (Crst) a changé d'aspect, il ne comprend plus, comme sur les coupes H8 etH9 (Fig. 438 et 439), des fibres longitudinales, striées de quelques fascicules horizontaux, mais est surtout constitué de fibres sectionnées plus ou moins obliquement et enchevêtrées avec de nombreuses fibres longitudinales. Les /?i!»/'e4' «/■c(7û/')?iei' du système cérébello-olivaire (fcb) se détachent de toute la face interne du corps restiforme et les fibres rétrotrigéminales (frt) sont particulièrement nombreuses dans cette région.
Cette coupe intéresse les fibres radiculaires du nerf glosso-pharyngien [IX), qui traversent la grosse racine sensitive descendante du trijum.eau (Vsd) et passent en avant du corps restiforme (Crst) ; les fibres descendantes du glosso-pharyngien ont augmenté en nombre, leur surface de section est encore irrégulière ou semilunaire et elles ne sont pas encore groupées en ce faisceau compact si caractéristique, connu sous le nom de faisceau solitaire (Fs) (voy. Coupe Hll).
Le quatrième ventricule (V.), n'occupe plus que le tiers interne de la coupe. Sa surface de section est triangulaire; la membrane obturatrice, doublée des plexus choroïdes longitudinaux (Plch V.), ferme la cavité en arrière et s'insère de chaque côté sur un éperon de substance grise formé par la substance grise centrale et connu sous le nom de ligula ou tienia. Le plancher du quatrième ventricule est encore longé par les stries acoustiques (stac) immédiatement sousjacentesàl'épendyme ventriculaire; elles recouvrent le noyau du funiculus teres (Nft) et le noyau de terminaison du glosso-pharyngien (Nixp).
Par suite du rétrécissement de la cavité du quatrième ventricule, le corps juxta-restiforme (Cj) et la partie adjacente de la substance gnse centrale occupent une situation superficielle et atteignent la périphérie du bulbe.
Coupe Hll (Fig. 441). — Cette coupe passe par la partie moyenne des. olives (Oi) et sectionne la partie supérieure du noyau de rhypoglosse (Nxn), le noyau ambigu (Nab) et les fibres radiculaires du nerf vague ou pneumogastrique (X).
Le diamètre transversal de la partie postérieure du bulbe s'est encore réduit; la saillie du corps restiforme (Crst) a considérablement diminué et sa surface de section représente à peine la moitié de ce qu'elle est au niveau du sillon bulboprotubérantiel (coupe H8, Fig. 43S, p. 657). Toujours on voit s'en détacher des fibres arciformes inter (fit) et rétrotrigéminales (frt) qui passent soit au travers, soit en avant ou en arrière de Votive bulbaire (Oi), puis traversent les deux couches inter-olivaires droite et gauche et s'irradient dans le bile de Volive bulbaire du côté opposé (01).
Les fibres arciformes occupent sur cette coupe toute l'étendue sagittale de la couche inter-olivaire , alors qu'elles n'en atteignent que la moitié postérieure sur la coupe H9 (Fig. 439) et les deux tiers postérieurs sur la coupe H 10 (Fig. 440).
Comme sur les coupes précédentes, il existe ici encore des fibres arciformes prépyramidales en connexion avec le noyau arqué (Narc); elles s'enfoncent dans le sillon médian antérieur du bulbe, s'y entre-croisent et se continuent avec les fibres sagittales du raphé. La direction de ces fibres est moins rectiligne que sur les coupes précédentes, leur coloration est moins intense, la coupe passe en effet
au-dessous de la zone des slrics acoustiques (Coupe Sl^bis, Fig. 409, p. 592); la plupart des fibres ne parcourent du reste pas toute la longueur du raphé, mais se coudent et se continuent avec les fibres arciformes moyennes ou profondes du bulbe et ainsi s'explique l'aspect enchevêtré des fibres du raphé.
Fsf^d
rM'rarx
TTCrst
FiG. 441. — La région bulbaire supérieure au'niveau de l'émergence du nerf pneumogastrique 'et du noyau de l'hypoglosse. Le corps restiforme, l'olive bulbaire et les
£ fibres arciformes cérébello-olivaires. Les formations réticulées blanche et grise. — Coupe transversale Hll du bulbe passant par la ligne H 11 de la Fig. 418, p. 6ib. Méthode de Weigert-Pal. o/l grandeur nature.
Cj, corps juxta-restiforme. — Crsl, corps restiforme. — fad, fibres arciformes dorsales. — feo. feutrage exfra-olivaire. — f'io, feutrage Intra-olivaire. — fit, fibres arciformes intertrigéminales. — fpt, fibres arciformes prétrigéminales. — frt, fibres arciformes rétrotrigéminales. — fpo, fibres arciformes préolivaires. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — Fs, faisceau solitaire. — Nah, no}"au ambigu. — A'acc, noj'au arqué. — NCrst, noyau.v du corps restiforme. — Xoe, Xoi, noyaux juxta-olivaires externe et interne. — Nr, noj'au du raphé. — Nrp, noj'au rétropjTamidal. — Nft. noj-au du funiculus teres. — N.xp, noyau postérieur du pneumogastrique. — Xviuv, noyau de la branche vestibulaire de l'auditif. — Nxii, noyau de l'hypoglosse. — Oi, olive inférieure ou bulbaire. — Py, pjTamide antérieure. — SgR, substance gélatineuse de Rolande. — SRa, formation réticulée blanche. — SRg, formation réticulée grise. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — W, quatrième ventricule. — A', nerf pneumogastrique. — XII, nerf grand hypoglosse.
Les fibres arciformes qui traversent la couche inter-oliuaire sont parallèles, nombreuses, fortement colorées par l'hématoxyline et réunies en fascicules relativement volumineu.Ti; celles (fad) qui traversent la couche inter-réticulée de la formation réticulée blanche (SRa) sont plus courtes et plus grêles, elles semblent
s'épuiser pourla plupart dansles travées grises delà, formation ré ticulée grise {SRg) , mais quelques fibres plus longues peuvent être suivies jusqu'au corps juxta-restiforme (Cj), d'autres passent en avant ou en arrière du faisceau solitaire (Fs), représenté sur cette coupe par un faisceau compact de fibres entourées d'une zone de substance grise.
Les fascicules du co7-ps juxta-resti forme (Cj) sont plus clairsemés que sur la coupe précédente, et la substance grise du noyau de Deilers particulièrement abondante le long de la face interne du corps restiforme (Crst).
L'olive bulbaire (Oi) s'est encore accrue, mais sa disposition générale et ses rapports ont peu changé. On trouve, en arrière et en dedans d'elle, deux lames indépendantes de substance grise présentant la même structure que l'olive, mais lisses, par conséquent sans festons et dentelures. Elles apparaissent déjà sur les coupes précédentes, mais y sont irrégulières, plus ou moins mal délimitées, ce sont les noyaux juxta-olivaires ou parolives, les corps parolivaire s interne et externe.
Le noyau juxta-olivaire externe (Noe) contourne l'extrémité postérieure de l'olive (coupe H 10, Fig. 440) et longe sa face externe (coupes H 11, H 12, H 13, Fig. m à 443). 11 n'appartient qu'à la partie supérieure et moj^enne de l'olive, atteint rarement son extrémité inférieure, et est traversé par les fibres arciformes qui abordent la face externe de l'olive; quelquefois il est interrompu par places par les fibres longitudinales de la formation réticulée grise (SRg).
Le noyau juxta-olivaire interne (Noi) est plus important et longe la face interne ou le hile de l'olive sous forme d'une lame rectiligne, plusieurs fois interrompue par les fibres arci formes, et longée soit en dedans, soit en dehors par les fibres radiculaires du nerf hypoglosse (XII).
La formation réticulée blanche forme sur cette coupe une couche homogène ; on n'y distingue même plus la légère diminution de teinte visible sur les coupes H9 et H 10 (Fig. 439 et 440) dans la partie moyenne, sous-jacente au noyau central inférieur.
Le noyau du raphé (Nr) a presque complètement disparu, la partie postérieure de la formation réticulée blanche en contient toutefois quelques vestiges, soit adossés au raphé, soit englobés dans l'épaisseur même de la formation, et entourés de toute part parles fibres longitudinales; ce sont ces amas de substance grise, irréguliers dans leur forme et inconstants dans leur apparition et leur situation, qui ont été désignés sous le nom de noyau du cordon antérieur (Bechterew), de noyau respiratoire (Misslawsky), de noyau du raphé (Stieda et Laura).
La formation réticulée grise (SRg) est plus abondante en fibres dans sa partie moyenne ; à sa partie externe, en dedans de la substance gélatineuse de Rolando, (SgR), logé dans la concavité de la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd), apparaît, plongé au sein de fibres longitudinales, un noyau allongé mal délimité. C'est le noyau antérieur du vague ou du. pneumogastrique, le noyau ambigu (Nab), qui fait suite à la colonne d'origine du facial au-dessous de laquelle il est situé. Sur quelques coupes, on voit s'en détacher un petit groupe de fibres radiculaires qui se portent en arrière vers le plancher du quatrième ventricule, en dedans du faisceau solitaire (Fs). Elles se coudent à ce niveau et se joignent aux fibres radiculaires du vague (X), qui passent en dedans du corps restiforme et traversent la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd). La plupart des fibres du vague ne proviennent toutefois pas du noyau ambigu (Nab), mais prennent leur origine ou se terminent dans un petit noyau.
situé dans la substance grise centrale du plancher du quatrième ventricule et connu sous le nom de noyau postérieur ou dorsal du vague (Nxp). Il occupe l'aile grise du plancher du i" ventricule; il est situé par conséquent entre le noyau de l'hypoglosse (Nxir) et la partie inférieure du noyau du nerfvestibulaire (Nviiiv) en arrière et en dedans du faisceau solitaire (Fs).
La partie interne du plancher du quatrième ventricule contient un noyau volumineux arrondi, riche en grosses cellules multipolaires, le noyau de l'hypoglosse (Nxii), situé de chaque côté du sillon longitudinal médian dans l'aile blanche interne. De ce noyau se détachent quelques gros fascicules radiculaires de l'hypoglosse (XII) qui longent la formation réticulée blanche (SRa) et qui peuvent être suivis sur cette coupe jusqu'au niveau du hile de ïolive.
Sur la coupe H 11, comme sur les deux coupes précédentes, le faisceau pyramidal (Pj), mal délimité du 7-uban de /teil, incomplètement séparé de l'olive (Oi) par l'irrégulier noyau rétro-py7-amidal (^vp), est mal délimité en dehors des fibres longitudinales qui entrent dans la constitution de la capsule de l'olive. Il est impossible d'assigner à l'état normal une limite à ces deux formations, lorsque, comme dans cette série de coupes, la pyramide s'étale au-devant de l'olive bulbaire (voy. coupes H 10, H 9, Pig. 440 et 439).
Coupe H 12 (Fig. 442). — Cette coupe intéresse la partie inférieure du corps restiforme (Crst), le noyau latéral du bulbe (Nlt)^ les troncs radiculaires des nerfs vague (X) et hypoglosse (XII).
Cette coupe ne diffère de la précédente que par les modifications subies par le corps restiforme (Crst) et la formation réticulée grise (SRg). La pyramide (Py) présente les mêmes caractères, le noyau arqué (Narc) s'est un peu porté en avant et ne limite plus la pyramide en dedans; le noyau rétro-pyramidal [Nrp) s'est accru ainsi que les noyaux juxta-olivaires interne (Noi) et externe (Noe). La couche mterolivaire (SRa, cio) de la formation réticulée blanche est traversée dans toute sa hauteur par \es fibres arciformes cérébello-olivaires (fcb), et longée en dehors par les libres radiculaires de l'hypoglosse (XII) disposées en trois fascicules, dont l'un décrit dans la région du hile de l'olive un trajet sinueux.
Le corps restiforme (Crst) se réduit à une masse allongée, aplatie d'avant en arrière et de dedans en dehors, qui occupe la périphérie postérieure du bulbe et qui contient à sa surface, dans son épaisseur et le long de sa face interne, des amas irréguliers de substance grise connus sous le nom de noyaux du corps restiforme (XCrst). La diminution de volume subie par le corps restiforme est due non seulement au départ incessant des nombreuses fibres arciformes cérébelloolivaires, mais encore à la translation d'un certain nombre de ses fibres sur les parties latérales du bulbe. Ces fibres se détachent de l'extrémité antérieure du corps restiforme, passent comme les fibres arciformes prétrigéminales — dont elles se distinguent par leur section oblique — en avant de la grosse racine descendante sensitive du trijumeau, puis atteignent le faisceau latéral du bulbe dans lequel elles s'incorporent. Elles constituent le faisceau cérébelleux direct de Flechsig (Fcd), faisceau ascendant qui, né des cellules de la colonne de Clarke, occupe la périphérie latérale de la moelle, arrive au cervelet par la voie du corps restiforme et du pédoncule cérébelleux inférieur, entre dans la constitution des fibres semi-circulaires externes et de l'entre-croisement commissural et se termine dans le vermis supérieur.
Le corps jiixia-restiforme (Cj) est à peine reconnaissable ; ses gros fascicules de fibres ont, en grande partie, disparu ou n'existent qu"à la partie interne de cette formation, le long de la substance gr-ise centrale du quatrième ventricule ; sa substance grise, ou noyau de Deilers, s'est considérablement accrue et transformée; elle se fusionne en avant avec les noyaux du corps resliforme et contient
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FiG. 4-42. — La région bulbaire moyenne. L'olive bulbaire et les noyaux ju.vla-ulivaires. La partie inférieure du corps restiforme, les noyaux du corps restiforme et le faisceau cérébelleux direct de Flechsig. La formation réticulée grise et les noyaux latéraux du bulbe. — Coupe transversale H 12 du bulbe passant par la ligne H12 de la Fig. 418, p. 61.5. Méthode de Weigert-Pal. b/1 grandeur nature.
Cj, corps juxta-restiforme. — Crst, corps restiforme. — Cp, cordons postérieurs de la ruoelle. — Fcd, faisceau cérébelleux direct de Flechsig. — fcb, fibres arciformes cérébelloolivaires. — fil, frl, fpt, fibres arciformes intertrigéminates, rétrotrigéminales et prétrigéminales. — feo, feutrage extra-olivaire. — fio, feutrage intra-olivaire. — Fil, faisceau latéral du bulbe. — Fs, faisceau solitaire. — Xarc, noyau arqué. — XCrst, noyaux du corps restiforme. — Sft. noyau du funiculus teres. — ><ll. noyaux latéraux du bulbe. — Xoe, noyaux juxta-olivaire externes. — Xrp, noyau rétropyramidal. — .YA73. noyau postérieur du vague. — Xxn, noyau de l'hypoglosse. — Oi. olive inférieure ou bulbaire. — Py. pyramide antérieure. — SrjR. substance gélatineuse de Rolando. — SRa. formation réticulée blanche. — SRa.cio , sa couche interolivaire. — SRg, formation réticulée grise. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — xpin, entre-croisement piniforme. — T 1, quatrième ventricule. — XJI, nerf grand hypoglosse.
un dense feutrage de fibres qui occupe toute la partie interne du corps restiforme et dans laquelle apparaissent des fascicules de fibres sectionnées obliquement ou perpendiculairement, qui se fusionnent plus ou moins avecles fibres les plus internes du corps restiforme, s'adossent à la </>-o.<t.se racine descendante sensitive du trijumeau {\sdj et appartiennent déjà aux cordons postérieurs du Imlbeetde la moelle épinière. Sur les coupes suivantes, ces modifications du corps juxta-resti-
ÉTUDE TOPOGRAPHIQIE DU RHOMBENCÉP H ALE. 673
foi-me s'accentuent encore et sa substance grise se transforme petit à petit en noyaux des cordons poslcricurs ûe la moelle. Quant aux libres du corps resiiforme qui n'entrent dans la c nslitution. ni des fibres arciformes cérébelloolivaire, ni du faisceau cérébelloux direct, elles s'épuisent dans les noyaux du corps reslil'orme [ou en proviennent) et dans une partie des noyaux des cordons postérieurs qui leur sont homologues. Sur les coupes suivantes elles font place aux fibres des cordons postérieurs.
La ijrosse racine sensilive descendante du Irijumeau (Vsd) se délimite mal sur cette coupe, en arrière des fascicules qmYoniîoTmerAes cordons postérieurs, et en avant des fibres de \a formation réticulée grise{SRg). En dedans elle est toujours en rapport intime avec la substance gélatineuse de Rolando (SgR) et traversée par les fibres arciformes cérébello-olivaires (fcb). Elle n'est plus traversée, comme sur les coupes précédentes, par les fibres radiculaires du tronc des nerfs mixtes, qui passent en avant d'elle; aussi s'accorde-t-on en général à rattacher au nerf vague on pneumogastrique [X." paire) toutes les fibres qui traversent la surface de section du trijumeau, et au spinal (XI" paire) celles qui passent en avant d'elle.
Dans la partie antérieure de la formation réticulée grise (SRg), entre la substance gélatineuse de liolando iSgR) et le noyau juxta-olivaù'e externe (Noe), les frabécules gris, considérablement accrus, se réunissent en un amas irrégulier et polymorphe, les noyaux latéraux du bulbe. Sur la coupe H 12, ils forment une masse aplatie transversalement et deux petits amas allongés et indépendants, situés en dedans du faisceau latéral du bulbe (Fit), et entourée par des fibres arciformes cérébello-olivaires (fcb) qui s'y terminent en partie.
Sur le plancher du quatrième ventricule, on trouve les saillies si caractéristiques de la région: V aile blanche interne, déterminée par la saillie du volumineux noyau de V hypoglosse (Nxn); Yaile gnse, constituée par le noyau dorsal du vague ou pneumogastrique i'Nxpi sous lequel on trouve le faisceau solitaire (Fs) ; enfin l'extrémité inférieure de Vaile blanche externe, sous-jacente au noyau de Deiters et à la racine descendante de Roller (racine descendante de la branche vestiljulaire du nerf auditif).
Coupe H 13 (Fig. 443). — Cette coupe passe au-dessous des plexits choroïdes du quatrième ventricule, et intéresse le Irou de Magendie (TM). Elle sectionne la partie inférieure deV olive bulbaire [Oi) , la partie supérieure des noyaux des cordons postérieurs (NCp) et les fibres radiculaires des nerfs grand hypoglosse (XII) et spinal (Kl).
En arrière de la grosse racine descendante sensilive du trijumeau (Vsd) et de la substance gélatineuse de Rolando (SgR) qui lui est annexée, sont apparus les noyaux des coi-dons posténeurs (NCp), amas gris diffus, contenant un très riche feutrage de fibres de diamètres très variables, entre-croisées dans tous les sens et au milieu duquel on trouve quelques fascicules arrondis, que l'étude des coupes sériées permet seule de rattacher aux fibres les plus longues et les plus inférieures de la racine descendante de Roller, c'est-à-dire au corps juxta-restiforme. Cette masse est entourée d'une couche de fibres sectionnées perpendiculairement à leur direction, qui se concentre surtout à sa partie postéro-externe dans la région adjacente à la grosse racine sensitive descendante du trijumeau et qui appartient aux cordons postérieurs (Cp). Les parties externe et antérieure de ces fibres peuvent être rattachées au cordon de Burdach, bien qu'il n'existe encore à
cette hauteur aucune indication permettant cfétablir une séparation en cordon de Goll et cordon de Burdach.
Lns fibres des cordons postérieurs fCp) n'atteignent pas la périphérie postérieure du bulbe; elles en sont séparées par les fibres du corps rcsllformc (Crst)
fas
nSFarc
SRa