CIO
[■"iG. 443. — La région bulbaire moyenne au niveau du Irou de Mageiulie. — L'olive bulbaire et les noyaux juxta-olivaires, le corps restiforme, les noyaux des cordons postérieurs de la moelle, la formation réticulée grise et les noyaux latéraux du bulbe. — Coupe transversale H13 passani par la ligne H13 de la Fig. 418, p. 61.ï. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature.
Cp, cordons postérieurs. — Crsl, corps restiforme. — fch. fil)i-es areiformes cérébelloolivaires. — fio, feutrage intra-olivaire. — fir, fibres areiformes interréticulées formant l'entre-croisement piniforme du bulbe. — Fil. faisceau latéral du bulbe. — Fs. faisceau solitaire. — Nah, noyau ambigu. — Narc, noyau arqué des pyramides. — -VC/j. noyaux des cordons postérieurs. — NU, noyau latéral du liulbe. — -Voe, Noi, noyaux juxta-olivaires externe et interne. ■ — Nrp. noyau rétropyramidal. — iV.'/J, noyau postérieur du vague. — Nxu, noyau de l'hypoglosse. — Oi, olive inférieure ou Ijulbaire. — Pij, pyramide antérieure du bulbe. — S,'//i, substance gélatineuse de Rolando. — SRa,[cioi, couche interolivaire de la formation réticulée blanche. — TM. trou de Magendie. — l'srf, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — xpiii, entre-croisement piniforme. A7/, nerf grand hypoglosse.
disposées en une couche mince, étroite et curviligne qui contourne le cordon postérieur (Cp) et la grosse racine setisilive descendante du trijicmeau [Ysà); elles se séparent à ce niveau en deux groupes : les unes occupent la périphérie du bulbe et se continuent avec les fibres areiformes supi-rficielles ph-ipyramidales (fas) et le faisceau latéral du bulbe (Fit); les autres se joignent aux fibres rérébrllo-oUvaires inter et rélro-trigéminales, traversent la formation réticulée grise iSRg), le noi/au
latéral du bulbe (NIO et Volivi' bulhairr (Oi), ou contournent ce corps, puis parcourent en fascicules parallèles la couche inter-olivahe 'pour s'irradier dans le kile de l'olive du côte opposé, non sans avoir abandonné des fibres aux amas gris qu'elles traversent.
Les fibres arcifo7'mes qui occupent la moitié postérieure de la formation réticulée ont changé d'aspect; ce ne sont plus, comme sur la coupe H 12 de la figure précédente (Fis:, if "2\ de grêles fascicules faiblement colorés par l'hématoxyline et (luel'on peut suivre à partirduraphé plus ou moins \oindans\a. formation réticulée grise {SRg), voire même jusqu'au corps juxta-restifoinne, mais d'épais fascicules intensivement colorés par la laque hématoxylinique. Elles portent le nom de fibres arciformes interrcticulaires (fir), naissent du feutrage de fibres des îîoyawx des cordons postérieurs (NCp), traversent en fascicules onduleux et enchevêtrés la partie postérieure des formations réticulées grise (SRg) et blanche (SRa), et s'entre-croisent en gros fascicules à la partie postérieure du raphé. Cet entrecroisement, qui ne dépasse pas sur cette coupe la largeur du raphé, augmente rapidement d "étendue et de largeur dans les régions olivaires inférieures et sous-olivaires. Il représente la partie supérieure de Ventre-croisement sensitif ou. piniforme (xpin), les fibres arciformes interréticulées se continuant pour la plupart après leur entre-croisement avec les fibres longitudinales ascendantes de la couche inter-olivaire, en particulier du ruban de Reil médian. Les fibres arciformes interréticulées (fin appartiennent, par conséquent, au système des fibres sensilives qui, prenant leur origine dans les cellules des noyaux des cordons postérieurs (NCp), montent dans la couche inter-olivaire et dans le ruban de Reil médian, du côté opposé et se terminent dans la couche optique.
La cavité du quatrième ventricule qui, sur la coupe H 12 (Fig. 442), présentait une figure triangulaire et possédait des plexus choroïdes, s'est considérablement rétrécie. La coupe est voisine de l'extrémité fermée du bulbe. Les plexus choroïdes ont disparu, les deux moitiés du plancher se sont relevées et limitent un espace allongé d'avant en arrière, irrégulier de forme; les replis épendymaires, taenia, ligula ou bandelette qui donnaient insertion aux plexus choroïdes se sont aussi rapprochés l'un de l'autre, et interceptent un orifice par lequel la cavité ventriculaire communique avec l'extérieur et qui correspond au trou de Magendie (TM).
La déformation de la cavité ventriculaire entraîne un déplacement des noyaux du plancher du quatrième ventricule qui s'étalent dans le sens antéro-postérieur et non plus en largeur. On trouve, de chaque côté du sillon longitudinal médian, le noyau de Vhypoglosse (Nxii), noyau volumineux, arrondi, limité en arrière par un dense feutrage de fibres et en avant par un petit groupe de fibres arciformes originaires du noyau de l'hypoglosse, qui s'entre-croisent dans le raphé et sont les homologues des fibres arciformes dorsales ou profondes qui proviennent du noyau de Deiters. En dehors du noyau de l'hypoglosse, dans la substance gris clair correspondant à Vaile grise, on trouve le noyau dorsal ou postérieur du vague (Nxp), puis le faisceau solitaire (Fs) , formé non plus par un gros fascicule compact et arrondi, mais par quatre à cinq petits fascicules séparés par de la substance grise et par quelques fibres arciformes. La substance grise centrale du quatrième ventricule recouvre ensuite la face interne du noyau des cordons postérieurs.
Coupe H 14 (Fig. 444). — Cette coupe intéresse la partie inférieure,
fermée, du bulbe au niveau de Yobex et du ventricule d'Arenthcs (VAr). Elle passe par le tiers inférieur de Votive (Oi) et la partie supérieure des noyaux des cordons postérieurs (NCp).
La surface de section du bulbe a pris une forme plus arrondie, son diamètre transversal a diminué, la 'cavité du quatrième ventricule est réduite à une fente dilatée en arrière, au niveau du ventricule d'Arcntius (VAr) et fermée par une mince lamelle épendymaire, Vobex.
L'olive bulbaire (Oi) a considérablement diminué de volume, et sa lame antérieure, très réduite et peu dentelée, semble faire suite au noxjau juxta-olivaire interne (Noi) dont il n'est séparé que par un petit intervalle comblé par des libres arciformes. Le noyau juxta-olivaire interne (Noi) s'est en effet reporté en avant et s'est coudé, une partie s'adossant à la couche inter-olivaire (SRa), l'autre à la pyramide (Py). Le noyau juxta-olivaire externe (Noe) a disparu; plus court que l'interne, ce noyau n'atteint guère le tiers inférieur de l'olive. La capsule de l'olive est toujours reconnaissable, grâce à l'intense coloration de ses libres entre-croisées dans tous les sens ; le feutrage intra-olivaire s'est considérablement réduit et l'apport des fibres arciformes cérébello-olivaires est relativement faible. Ces fibres, qui n'existent que dans la partie antérieure de la formation réticulée grise (SRg), sont sans connexion aucune avec le corps resiiforme (Crst) représenté sur cette coupe (comme sur' la précédente, coupe H 13 (Fig. 443), et la suivante, coupe H 15 (Fig. 443) par un faisceau horizontal qui occupe la périphérie du bulbe, entoure les cordons postérieurs (Cp), la rac'ine descendante du trijumeau (Vsd) et le faisceau latéral du bulbe (Fil), et s'effile en avant pour se continuer avec les fibres arciformes superficielles péri-olivaires et péri-pyramidales (fas). Aucune fibre arc'iforme cérébello-olivaire ne passe plus soit à travers, soit en arrière de la grosse racine sensitive descendante du trijumeau (Vsd), aussi la surface de section de cette racine ainsi que celle de la substance gélatineuse de Rolando (SgR) sont-elles très nettes sur cette coupe.
Cette disposition des fibres du système céréhello-olioaire tient à la manière dont elles se détachent du corps restiforme. Elles traversent en effet la formation réticulée, l'olive bulbaire et la couche interolivaire en affectant un trajet oblique en bas et en dedans, et en décrivant des courbes à concavité interne et supérieure. Suivant la hauteur des coupes que l'on étudie, on pourra donc suivre ces fibres soit dans tout leur trajet, depuis le corps restiforme jusque dans le hile de l'olive du côté opposé, soit dans une partie seulement de leur trajet. Les coupes qui sectionnent la partie inférieure du bulbe peuvent donc n'intéresser que les parties antérieure et inférieure de leur courbe, et l'on verra des fibres cérébello-olivaires traverser la formation réticulée, l'olive et les couches inter-olivaires (coupes H 14 et H 15), ou seulement l'olive et la couche inter-olivaire (coupes H 16). En d'autres termes, parmi les fibres qui dans la partie inférieure du bulbe s'entre-croisent dans le raphé, une partie, les antérieures, bien que sans connexion apparente avec le corps restiforme peuvent appartenir néanmoins au système cérébello-olivaire.
Les fibres arciformes interréticulées (fir) se distinguent des fibres cérébelloolivaires par leur volume, leur intense coloration par la laque hématoxylinique et leurs connexions avec les noyaux des cordons postérieurs (Ncp). Elles s'entre-croisent dans la partie postérieure du raphé, en arrière des fibres cérébelloolivaires, constituent V'imporlanl entre-cro'tsement sensitif ou pin'iforme, puis se
ÉTUDE TOPOGIÎAPIIIQUE DU RHOMBENCÉPII ALE. 677
continuent avec les fibres ascendantes du nihan dr Rcil médian, c'est-à-dire avec une partie des fibres de la couche inter-olivaire. Au fur et à mesure que les fibres cérébello-olivaires, diminuent et disparaissent, rentre-croisement piniforme s'accroît (coupe H 15, Fig. «3), se porte en avant (coupe H16,
VAr