I-IOl
iMaxc.
FiG. 444. — La région bulbaire inférieure. L'obex et le ventricule d'Arentius. Lee noyaux des cordons postérieurs etrentre-croisement piniforme du bulbe. — Les formations réticulées blanche et grise et les noyaux latéraux du bulbe; l'olive bulbaire et le noyau juxla-olivaire interne. Coupe transversale H 14 passant par la ligne H 14 de la Fig. 418, p. 615. Méthode Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature.
Cp, extrémité supérieure des cordons postérieurs de ta moelle. — Crst, corps restiforme.
— fas, fibres arciformes superficielles antérieures du bulbe. — fcb. fibres arciformes cérébelto-oUvaires. — feo, feutrage extra-olivaire. — fio, feutrage intra-olivaire. — fir, fibres arciformes interréticulées, provenant des noyaux des cordons postérieurs et concourant à l'entre-croisement piniforme. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — Fs, faisceau solitaire. — Narc, noyau arqué. — -VQs, Sep, noyaux des cordons postérieurs. — SU, noyau latéral du bulbe.
— Soi, noyau juxta-olivaire interne. — Srp, noyau retropjTamidal. — iVxii, noyau de l'hypoglosse. — Oc. olive inférieure ou bulbaire. — Pij, pyramide antérieure. — Sr/R, substance gélatineuse de Rolando. — SRa [cio] couche interolivaire de la formation réticulée blanche.
— SRg, formation réticulée grise. — YAr, ventricule d'Arentius. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — xpin, entre-croisement piniforme.
Fig. 446) et occupe finalement toute l'étendue sagittale du raphé (coupe H 17, Fig. Ul).
Les trabécules gris de la formation réticulée grise (SRg) se sont considérablement accrus ; toute la région présente un aspect plus clair et le noyau latéral du bulbe (Nlti forme une masse volumineuse, irrégulière, mal délimitée en dedans.
La périphérie de la formation réticulée grise est occupée par une zone de fibres longitudinales fortement colorées par la laque hématoxylinique; elle se continue plus bas avec la périphérie du cordon latéral de la moelle, com-
prend le faisceau de Gowers et le faisceau cérébelleux direct de Flechsig, mais n'est véritablement bien délimitée que sur les coupes qui passent au-dessous de l'olive bulbaire (coupe H 17, Fig. iil).
Coupe H 15 (Fig. 4io). — Cette coupe intéresse la partie fermée du bulbe et passe par rextrémité inférieure de Yolive bulbaire (Oi).
La substance grise centrale entoure complètement le canal épendymaire réduit à une mince fente sagittale et s'insinue en arrière entre les deux noyaux des cordons postérieurs. — Cette disposition, ainsi que la diminution considérable de volume del'o/iue bulbaire{0\), distingue surtout la coupe H 15 de la coupe H 14.
ha. pyramide antérieure (Py) s'est ramassée enun épais et volumineux faisceau, presque arrondi, que des septa névrogliques cloisonnent en champs polygonaux de dimensions variées et qui sont en général d'autant plus petits, irréguliers et aplatis d'avant en arrière, qu'ils sont plus voisins de la face postérieiire de la pjTamide.Le noyauarqué (Narc), qui occupait à la partie supérieure du bulbe la face interne des pyramides, s'est peu à peu reporté en avant, puis en dehors, contournant ainsi la face superficielle de la pyramide. Sur la coupe H 15, il occupe la face externe de la pyramide: sur la coupe H 16, il occupe le sillon latéral de la pyramide; sur la coupe H 18 (Fig. -448), il a disparu.
La pyramide est adossée en arriére à la /'or7na/(o?i réticulée blanche (SRa) considérablement réduite et dont un grand nombre de fibres, entrant dans Ventrecroisement sensitif (xpin), se continuent avec les fibres arciformes interréticulées (tir), et se portent vers le noyau des cordons postérieurs (NCpV Elle est adossée en outre au noyau juxta-olivaire interne (Noi), qui s'étale de plus en plus en avant et en dehors.
L'o/ù'e(Oi),très réduite, est toujours entourée de sa capsule de fibres; elle est traversée et contournée en avant par des fibi-es arciformes, appartenant encore au système cérébello-olivaire, qui traversent le noyau juxta-olivaire interne et la partie antérieure de la couche inter-olivaire.
La formation réticulée grise (SRg) diffère peu de celle de la coupe précédente. Elle est traversée à sa partie interne par les fibres radiculaires du nerf hypoglosse (Xn) et à sa partie moyenne par les fibres radiculaires de la portion bulbaire du nerf spinal ou accessoire de Willis (XP paire).
Les noyaux des cordons postérieurs (NCp) présentent un aspect spécial, ils contiennent un riche et dense feutrage de fines fibres à myéline qui se concentrent sur certaines parties des noyaux, entourant des ilôts ou des cj'lindres plus ou moins tortueux de substance grise, pauvres en fibres et imprimant aux noyaux un aspect spécial, rappelant d'une façon très ijloignée du reste les méandres des corps olivaires. Cette disposition existe non seulement dans la région antéro-externe qui appartient au noyau de Burdach, mais encore, quoique moins accentuée, dans la partie interne, c'est-à-dire dans le noyau dcGoll. — On la retrouve, quoique moins nette, sur les coupes plus inférieures (H 16, H 17) où les méandres se segmentent et où le feutrage circonscrit des îlots plus ou moins allongés ou arrondis. Celle disposition fait complètement défaut dans les amas gris qui occupent la partie externe des cordons postérieurs, et qui d'aspect plus homogène, reliés au noyau de Burdach par quelques travées grises, sont connus sous le nom de partie externe du noyau de Burdach, de noyau de Monakow (NM); ils sont les homologues des noyaux du corps resliforme, et
ETUDE TOPOGRAPIIIOI E DU HIIOMBENCÉPU A LE.
leurs libres en connexion 'avec le corps restiforme et les cordons postérieurs de la moelle, ne participent à la formation, ni des fibres arciformcs interréliculées, ni de l'entre-croisenient sensitil'.
Coupe ^H 16, Fig-, i iO). — Cette coupe passe au-dessous de Volive bul-
^Tl
tcl3
SRa (cio)
FiG. i4o. — La région Ijulbaire inférieure. Les noyaux des cordons postérieurs, les fibres arciformes interréticulées et l'entre- croisement piniforme. — La partie inférieure de l'olive bulbaire et le noyau juxta-olivaire interne. — La formation réticulée grise et les noyaux latéraux du bulbe. — Coupe transversale H 15 passant par la ligne H 15 de la Fig. 418, p. 61o. Méthode Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature.
Cp, cordons postériem-s de la moelle. — Crst, corps restiforme. — fcb, fibres arciformc cérébcllo-olivaires. — fii-, fibres arciformes Interréticulées. — Fit, faisceau latéral du bulbe — Fs, faisceau solitaire. — Narc, noyau arrpié. — A'Cp, noyaux des cordons postérieurs. — Xlld, noyau latéral antérieur du bulbe. — Xltp. noyau latéral postérieur du bulbe. — NM, noyau de Monakow. — Noi, noyau juxta-olivaire interne. — N\i, noyau du spinal. — JVxii, noyau de rhj-poglossc. — Oi, olive inférieure ou bulbaire. — Ptj, pyramide antérieure. — .ipin, entre-croisement piniforme ou sensitif du bulbe. — SRa {cio), couche interolivaire de la formation réticulée blanche. — SRg, formation réticulée grise. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — XI, nerf spinal. — XII, nerf hypoglosse.
baire; elle est tangente à la capsule de fibres qui tapisse son extrémité inférieure.
Cette coupe ne diffère de la précédente que par l'absence de Volive bulbaire, représentée toutefois par deux petits ilôts gris (Oi), plongés au sein des fibres de la capsule oliuaire (cOi) ; par l'accroissement de Ventre-croisement sensitif, enfin par une délimitation plus nette des noyaux des cordons postérieurs en noyau de Goll (NG) et noyau de Burdach 'NB).
A.N'ATOMIE DES CENTUES NERVEUX.
Le sillon longitudinal postérieur se réduit à une simple encoche et ne sépare pas profondément les deux notfaux du cordon de GoU (NG). Entre ces noyaux, on trouve un prolongement étroit de la mbstance grise centrale, et les préparations de moelles d'embryon traitées par la méthode de Golgi montrent que la séparation de ces deux noyaux est effectuée par un faisceau de cellules épendymaires.
jMxi
FiG. 446. — La région bulbaire inférieure au-dessous de l'olive bulbaire. Le noyau .juxta-olivaire interne. Les noyaux des cordons postérieurs : les fibres arciformes interréticuléeset l' entre-croisement piniforme. — Coupe transversale Hl 6 passant parla ligne H 16 delaFig. 418, p. 613. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature.
CB, coriJon de Burdach. — CG. cordon de Goll. — Crsl. corps restiforme. — fir, fi))res arciformes interréticulées. — Fs, faisceau solilairc. — Narc, noyau arqué. — ND, noyau du cordon de Burdach. — .YG. noyau du cordon de Goll. — Nlta. noyau latéral antérieur du bulbe. — jV"/>, noyau latéral postérieur du bulbe. — 'Soi. noyau juxta-olivaire interne. — NM, noyau de Monakow. — .Yxi, noyau du spinal. — A'xn. noyau de l'hypoglosse. — Oi, olive inférieure ou bulbaire. — cOi, capsule de lolive bulbaire. — P//, pj-raniide antérieure. — xpin. entre-croisement piniforme ou sensitif du bulbe. — S.^ft, substance gélatineuse de Rolando. — SRa {cio'j, couche inlerolivairc delà formation réticulée blanche. — SR;/, formation réticulée grise. — Vsil, grosse racine sensitivc descendante du trijumeau. — .\7. nerf spinal. — XII. nerf grand hypoglosse.
Cette coupe montre très nettement les fibres radiculaires du nerf spinal i^SA), dont quelques fascicules passent en avant de la substance gélatineuse de Rolando (SgR) et dont les autres traversent la partie moyenne de la formation réticulée grise (SRg). Une agglomération plus grande de substance grise permet de distinguer un noyau latéral postérieur (^[\.p) et un noijau latéral antérieur [Mla.]. Ce dernier atteint presque la périphérie du bulbe occupé ici encore par les der-
ÉTUDE TOPOGII.VPUIQUE DU RHOMBENCÉPHALE. 681
nieis vestiges du corps resliforme (Crst), réduit à un volumineux faisceau horizontal, étendu des cordons postérieurs (CG.CB) au noyau arqué (Narc) et aux filtres (ircif ormes pré-pyramidales.
Coupe H17 (Fig. 447). — Cette coupe passe dans \&.région inférieure du bulbe; au-dessous de Volive bulbaire, et de sa capsule de fibres, elle intéresse le noyau juxta-olivaire interne (Noi),la partie moyenne de Ventrecroisement sensitif ou piniforme (xpin) et les noyaux de Goll (NG) et de Burdach (NB).
La. pyramide antérieure (Vy) du bulbe s'est ramassée en un faisceau arrondi, volumineux, saillant en avant, et séparé de celle du côté opposé par le sillon médian antérieur, qui atteint dans cette région une grande profondeur. On constate sur cette coupe, comme sur la précédente (H 16 Fig. 446), les champs polygonaux des fascicules du faisceau pyramidal sectionnés encore perpendiculairement à leur axe.
La formation réticulée hlanclic (SRa) a subi d'importantes modifications; ses dimensions antéro-postérieures se sont très réduites. La ligne médiane est occupée par Ventre-croisement sensitif (xpin) dont les proportions sont considérables, comparées à celle des coupes précédentes, et qui, envisagé dans son ensemble, présente une forme oblongue comparée à une pomme de pin, dont le sommet, dirigé en avant, atteint le profond sillon médian antérieur; de là le nom à: entre-croisement piniforme qui lui est donné.
Des bords latéraux de l'entre-croisement piniforme se détachent de nombreuses fibres arciformes interréticulées (fir) fortement colorées, qui décrivent des arcs autour de la substance grise centrale, traversent les formations réticulées blanche et gi-ise et peuvent être suivies jusqu'à l'épais faisceau de fibres qui longe la base des noyaux des cordons postérieurs (NB, NG). Ces fibres appartiennent toutes au système des fibres inter-réticulées ou lemniscales, prennent leur origine dans les noyaux des cordons postérieurs et entrent dans la constitution de la couche inier-olivaire et du ruban de Beil médian .
Les fibres de la partie antérieure de la formation réticulée blanche (SRa, cio), adossées à la pyramide, se sont infléchies et se trouvent sectionnées parallèlement à leur axe; elles se portent en arrière et en dedans, et participent à Ventrecroisement piniforme. h&s fibres de la partie posférieuj-c de la formation réticulée blanche (SRa'i sont, par contre, sectionnées perpendiculairement à leur axe; elles sont limitées de chaque côté par les dernières fib?\es radiculaires de Vliypoglosse (XII) et par le noyau juxta-olivaire interne (Noi), et refoulées en dehors par V entre-croisement pinifoj'me.
Le noyau juxta-olivaire interne {Noi) affecte encore une forme coudée; il est bien délimité en avant et en arrière par de nombreuses fibres sectionnées perpendiculairement à leur axe et qui, sur les coupes suivantes, se continuent avec les fibres des cordons antero-latéraux de la moelle.
La formation réticulée grise (SRg) a changé d'aspect : les trabécules gris se concentrent dans la partie interne, qui se trouve ainsi plus riche en substance grise et relativement pauvre en faisceaux longitudinaux. Ces derniers se groupent surtout dans la moitié externe de la formation réticulée et sont particulièrement denses à la périphérie latérale du bulbe. On trouve néanmoins, toujours dans cette
région, des amas irréguliers de substance grise mal délimités, et que l'on rattache en o-énéral aux noyaux des cordons latéraux (NU).
A la périphérie latérale du bulbe, en avant de la grosse racine sensUive descendante du trijumeau (Ysd) et de la substance fjclalineuse de Rolando l'SgR), il existe toujours un dense conglomérat de fibres, fortement colorées par la laque héraatoxvlinique, qui présente dans son ensemble une surface de section irrégu-
CTSt ..
f ir . . - ]\roi
FiG. 447. — La région bulbaire inférieure. Les noyaux des cordons postérieurs et l'entre-croisement piniforme. — Coupe transversale H17 passant par la ligue H 17 de la Fig. 418, p. 613. Métliode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature.
GB, cordon de Burdach. — CG, cordon de Goll. — Cl, cordon antéro-latéral de la moelle.
— Crst, corps restiforme. — Fit, faisceau latéral du bulbe. — fir, fibres arciformes interrcticulces. — SB. noyau du cordon de Burdacli. — NG, noyau du cordon de Goll. — M^, noyau latéral du bulbe. — NM. noyau de Moaakow. — Noi, noyau juxta-olivaire Interne. — A'xi, noyau du spinal. — Nxu, noyau de l'hypoglosse. . — P;/, pyramide antérieure du bulbe. — ■ipin, entre-croisement piniforme. — SgR, substance gélatineuse de Rolando. — SRa, formalion réticulée blanche. — SRa [cio), couche interolivaire de la formation réticulée blanche.
— SR(i, formation réticulée grise. — Vsd, grosse racine sensitive dcscenilaute du trijumeau.
lièremenl triangulaire, dont le sommet tronqué s'enfonce entre la substance gélatineuse de Rolando et la formation réticulée grise; recouvert par les fibres arciformes superficielles, dernier vestige du corps restiforme (Crst), il comprend le faisceau de Gowers et le faisceau cérébelleux direct de Flechsig, forme le faisceau latéral du bulbe (PU) et se continue avec le cordon latéral ùe la moelle épinière. Un autre conglomérat de fibres se rencontre toujoui's à la base et en avant de la substance gélatineuse de Rolando (SgR); cette dernière est entourée en dehors par la grosse racine sensitioe descendante du trijumeau (Vsd) et affecte sur celte coupe une surface de section irrégulière.
Surla coupe H 17 (Fig. HT), la grosse racine sensUive descendante du trijumeau (Vsd) est encadrée par deux faisceaux intensivement colorés par la laque hématoxylinique : le faisceau latéral du bulbe ru avant, le cordon postérieur de la moelle en arrière. Ce dernier forme sur la coupe un faisceau très compact qui coilTe complètement le noi/au de Burdach{]>iB), s"insinue profondément entre ce noyau et la substance gclalineuse de Rolando (SgR) d'une part, entre les noyaux de Goll (NG) et de Burdach (NB) d'autre part, et subdivise ainsi nettement la masse auparavant unique des noyaux des cordons postérieurs. Noyaux de Goll et de Burdach ne sont plus unis entre eux, qu'au niveau de leur base d'implantation sur la substance grise centrale et sur la formation réticulée (SRg).
Le noyau de Goll (NG) forme une masse volumineuse qui détermine la saillie connu sous le nom de pyramide postérieure du bulbe, et atteint presque la périphérie du bulbe dont ne le sépare qu'une très mince couche de fibres sectionnées perpendiculairement à leur axe. 11 contient de nombreuses et fines fibres qui se portent en avant, et forment à la base du noyau un faisceau volumineux et horizontal en connexion avec les fibres arciformes inte?-réticulées du bulbe. Le noyau de Burdach ;NB) ne le cède pas en volume au noyau de Goll, dont il se distingue par les ilôts arrondis ou oblongs de substance grise limités parun feutrage de fibres et par l'épaisse couche de fibres du cordon postérieur qui le recouvre. Son bord postérieur convexe reste toujours très éloigné de la périphérie du bulbe, il est rarement lisse et régulier, mais le plus souvent uni au noyau externe de Burdach ou de Monakoiv (NM), représenté sur cette coupe par trois ou quatre amas irréguliers et déchiquetés de substance grise.
Coupe H 18 (Fig. 448). Cette coupe passe au-dessus de l'entre-croisement des pyramides antérieures du bulbe et intéresse la partie inférieure de l'entre-croisement piniforme.
Ventre-croisement piniforme (xpin) se présente sous forme d'un entre-croisement épais et court, compris entre la substance grise centrale et le fond du sillon médian antérieur, très rapprochés l'un de l'autre. De sa partie postéroexterne se détachent seules des fibres arciformes inlerréticulées (fir) qui entourent la substance grise centrale et n'occupent que la partie adjacente de la formation réticulée grise (SRg). Il est en général facile de suivre ces fibres jusque dans le noyau de Goll (NG) et le noyau de Burdach (NB).
La pyramide bulbaire a changé de forme, elle s'est déplacée en arrière, s'enfonçant avec le sillon médian antérieur; une partie de ses fibres commence déjà à s'infléchir, mais aucune ne s'entre-croise. L'entre-croisement que l'on voit sur cette coupe appartient exclusivement au système sensitif. La substance grise de la formation réticulée (SRg) se condense en une masse curviligne très mal délimitée en avant, nettement circonscrite en dedans, où elle correspond à la future corne antérieure :Coa) de la moelle épiniére. Fusionnée en dehors avec le reste de la formation réticulée, la corne antérieure est séparée en dedans de Yentrecroisement piniforme (xpin) et de la pyi-amide (Py), par les derniers vestiges de la formation réticulée blanche à laquelle fait suite dans cette région, le cordon antérieur de la moelle (Cal.
Toute la moitié externe du bulbe, située en avant de la substance gélatineuse de Rolando, est occupée par de nombreuses fibres longitudinales qui délimitent encore mal la formation réticulée grise, mais qui déjà appartiennent au cordon
antvro-lalcral de lu moelle (Cl;. La stibsltinre (ii'lali)ieusc de Itolnado revêt tous les caractères de la corne postérieure, mais d'une corne très volumineuse reliée au reste de la substance grise centrale par un pédoncule court et épaig. Les coupes H18, H19, H20(Fig;. 4iSà 450) intéressent en effet la région du bulbe connue sous le nom de tubercule cendré de Rolando (TRj, remarquable à Télat frais par sa coloration grise, translucide. Ces coupes montrent qu'une mince couche de fibres appartenant à la grosse racine sensilive descendante du trijumeau (Vsd) sépare le tu/iercule de Rolando de la périphérie du bulbe, et que ce tubercule
-.xpin
FiG. 448. — L'entre-cioisenient seiisitif du bulbe. Les noyaux Je tioll et de Burdaeh, le tubercule cendré de Rolando et la formation réticulée grise. — Coupe transversale HIS passant par la ligne H18 de !a Fig. 418, p. Ol'l. Méthode [de Weigerl-Pal. 6/1 grandeur nature.
Ca, cordon antérieur de la moelle. — CB. cordim de Burdaeh. — CG. cordon de Coll. — — Cl, cordon latéral du bullîe. — Coa. corne antérieure de la moelle. — /?;■, fibres inlerréticulées et entre-croisement pinifornic ou sensilif du bulbe (xpin). — Fit, faisceau latéral du bulbe. — .VB, noyau du cordon de liurdacli. — NG, noyau du cordon de Goll. — .Y.\i. noyau du spinal. — l'y, pyramide antérieure du bulbe. — SRg. formation réticulée grise. — TR. tubercule i-cndré de Uolamlo. — \'scl. grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — XI, nerf spinal.
comprend une partie périphérique claire, riche en névroglie, \a su/jsiunre f/éiuiineuse proprement dite, et une partie profonde parcourue par un dense et lin feutrage de fibres à myéline, la substance sj)ongie>ise de la corne postérieure. Les noyaux des cordons postérieurs sont moins proéminents et moins volumineux que sur la coupe H 17 (Fig. 447). Le noyau de Burdaeh (NB) représente une sorte de monticule qui s'implante par une large base sur la substance grise centrale, et du sommet duquel se détachent de nombreuses fibres qui s'irradient dans le cordon de liurdacli ou cordon cunéiforme (CB) considérablement accru; celui-ci entoure le noyau de Burdaeh d'une sorte de cupule. Sur la coupe H 19 (Fig. 449) les fibres du cordon de Burdaeh sont si denses et nombreuses, qu'elles prennent la place du noyau de Burdaeh qui ne représente plus qu'une saillie
ETIDE TOPOGRAPHIQUE DU RHOMBENCEPHALE.
'BBcG--
sl>7 -.
Coa
ÏIB
FiG. 449 et 450. — L'eutre-croisement moteur et la région du collet du bulbe. Les noyaux des cordons postérieurs et la formation réticulée grise. — Coupes transversales H19 et H20 passant parles lignes H19 et H30 de la Fig.ilS, p. 61:3. Métbode deWeigert- Pal. 6 1 grandeur nature.
Ca. rordon antérieur de la moelle. — CB, cordon de Burdach. — CG, cordon de GoU. — Cl. cordon antéro-latéral de la moelle. — Coa, corne antérieure. — Col, corne latérale. — Cop, corne postérieure. — fir. fibres intcrréticulées du bulbe. — NB, noyau de Burdach. — -VG,?noyau de Goll. — A'xi, noyau du spinal. — Py, pyramide antérieure du bulbe. — ocPy, entre-croisement moteur ou décussation des pjTamides. — SBg, formation réticulée grise. — TR. tubercule cendré de Rolando. — Vsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — ~XI. nerf spinal.
mamelonnée, laquelle diminue rapidement à mesure que l'on s'approche du collet du bulbe (coupe H 20, Fig. ioO).
686 A.NA ruAllh; DliS CE.NTRES .NERVEUX.
Le noyau de Goll (NG) affecte une forme en massue ; son bord postérieur convexe est encore large, sa base devient de plus en plus étroite à mesure que l'on aborde des plans plus inférieurs (coupe H 19, Pig. 449), puis s'étrangle sur la coupe H20 (Fig. •450). La couche de fibres qui le revêt et qui constitue le cordon de Goll (GG) est relativement faible, surtout comparée à la misse considérable de fibres du cordon de Burdach, mais elle s'accroît rapidement de haut en bas.
Coupes H19et H20 (Fig. 4i9 et 450). — Les coupes H19 ctH20 passent par la partie supérieure de V entre-croisement pyramidal ou entrecroisement moteur [-yiVy) .
Les fibres du faisceau pyramidal (Py) s'infléchissent en arrière et en dedans, occupent tout l'espace compris entre le sillon médian antérieur et la substance grise centrale, et s'y entre-croisent par larges fascicules dontla surfacede section présente un aspect en escalier ou en chevrons très marqué. Elles forment dans leur ensemble un entre-croisement large et court, infiniment plus considérable que re»?re-c?'oisemeni;oim/brme, refoulent en dehors la base des cornes antérieures et la mince couche de fibres du cordon antérieur (Ca) qui la recouvre, de telle sorte que la ligne oblique, qui limite sur la coupe H 18 (Pig. 448) la coi-ne antérieure (Coa), devient presque parallèle au plan sagittal médian sur les coupes H19 et H20. Ces deux coupes n'intéressent que les faisceaux pyramidaux au moment de leur entre-croisement ; elles ne montrent pas encore le trajet suivi par les fibres entre-croisées. L'entre-croisement pyramidal (xPy) présente en effet sur ces coupes des limites très nettes, et il ne faudrait pas considérer comme lui appartenant, la couronne de fibres a?-ci formes (flr) qui entoure sur la coupe H 19 la substance gi'ise centrale. Ces fibres appartiennent encore axL système sensilif et leur connexion avec le noyau de Goll est des plus manifestes.
La substance grise du bulbe n'atteint nulle part sur ces coupes la périphérie du bulbe, dont la sépare une couche plus ou moins épaisse de substance blanche essentiellement constituée par des fibres longitudinales. Nous n'avons pas à revenir sur la partie postérieure de la substance grise, sur les noyaiu de Goll (NG) et de Burdacli (NB) et la corne postérieure (Cop). La partie antérieure permet de reconnaître la corne antérieure (Coa) encore mal délimitée en dehors, siu'tout sur la coupe H 19 (Fig. 449) et une région intermédiaire (SRg), adjacente à la corne postériewe (Cop) et qui présente sur les deux coupes un aspect encore franchement réticulé. Elle fait suite à la formation réticulée des coupes précédentes et constitue \e?, processus reticulares de Lenhossek, la corne latérale de Clàrke, et se perdra sur les coupes suivantes (H 21 et H 22) parmi les fibres croisées du faisceau pyramidal. Dans la substcnice grise centrale qui entoure le canal épendymaire, on trouve en avant de chaque côté de la ligne médiane, les derniers vestiges de la colonne nucléaire de Vln/poglosse, et plus en dehors et en arrière, le noyau dorsal des nerfs mixtes (Nxi). Les fibres radiculaires du nerf spinal (XI) sont intéressées sur les coupes H 19 et H20, elles traversent la partie postérieure de la corne latérale (Col) en avant de la base de la coj-ne postérieure.
Coupe H21,H22,H23 (Fig. 4."j1, 4.52, 453). — Ces coupes passent par le collet du bulbe, au niveau des parties moyenne et inférieure de Voitre- croisement pyramidal (-xPy ) .
Elles inleressent non seulenient, los /aisccaux pi/ramidaux (Py) au niveau de leur entre-croisement comme la coupe H20 (l'"ig-. ioO), mais encore la partie croisée de ces Msceaux (FPyc) ; on les voit se porter en dehors et en arrière dans la partie externe de la formation rrllcuh-c, puis occuper le cordoti latéral (Cl) de la moelle épinière. Dans ce trajet elles changent rapidement de direction, devenant longitudinales d'horizontales ou obliques qu'elles étaient. Ainsi s'explique l'aspect si spécial que présente le faisceau pi/ramidal après son entrecroisement: il est formé de gros lascicules de fibres, sectionnés obliquement ou perpendiculairement et entourés de fibres horizoïitales plus ou moins onduleuses et qui ne s'infléchissent que plus bas.
L'entre-croisement et la translation du faisceau pyramidal croisé (FPyc) dans
ÏTG
Col
FiG. 4ol. — La partie inférieure de l'entre-croisRment moteur et la région du collet du bulbe. — Coupe transversale H21 passant par la ligne H21 de la Fig. 418, p. 6to. Méthode de Weigert-Pal. 6/1 grandeur nature.
Ca, cordon antérieur de la moelle. — CB, cordon de Burdach. — CG, cordon de Goll. — Cl. cordon antéro-latéral du bulbe. — Coa, corne antérieure décapitée. — Col, corne latérale. — Cop, corne postérieure. — FPyc, faisceau pjTamidal croisé. — NB, noyau du cordon de Burdach. — .VG. noyau du cordon de Goll. — Tsd, grosse racine sensitive descendante du trijumeau. — ''l'.'/, décussation des pyramides.
le cordon latéral (Cl) de la moelle, s'effectue par gros fascicules; entre ces fascicules, la corne antérieure décapitée se relie sur une étendue plus ou moins considérable à la substance grise centrale. De là la multiplicité d'aspects, que revêt le faisceau pyramidal croisé suivant les régions, et dont quelques types sont représentés sur les Figures 451, 452 et 453.
La coupe H21 ''Fig. 451) montre la décapitation des deux cornes antérieures (Coa et intéresse les deux faisceaux pyramidaux croisés [FPyc). A gauche, la décapitation de la corne antérieure est complète. A droite, le faisceau pyramidal ^FPyc) n'a pas encore atteint complètement le cordon latéral (Cl) de la moelle, et la corne antérieure est reliée à la coime posléj-ieure par une travée grise plus ou moins déchiquetée, correspondant au bord externe de la corne latérale (Col) de la figure H20 'Fig. 450).
La coupe H 22 Fig. 452) passe entre deux fascicules entre-croisés et l'on
voit, à droite comme à gauche, des travées grises relier la corne antérieure (Coa) à la partie antérieure de la substance grise centrale; ces travées sont plus épaisses à droite qu'à gauche. Sur cette coupe, la corne latérale {processus reticulares) & presque disparu, ou n'est représentée que par les minces travées de substance grise qui cloisonnent les gros fascicules du faisceau pijramidal croisé (FPyc). Celui-ci occupe une profonde excavation comprise entre la corne postérieure (Cop) et la corne antérieure (Coa), mais se distingue toujours facilement, grâce à son aspect grossièrement fascicule, du reste des fibres du cordon untéro-latéral de la moelle.
Sur la coupe H23 (Fig. 4S3), Yenire-croisemmt pi/ramidal est terminé; à
F]G. 4-02. — Le collet du bulbe aux confins de la moelle cervicale. — Coupe transversale H 22 passant par la ligne H 22 de la Fig. 418, p. Oio. Méthode Weigert-Pal. 6/t grandeur nature.
Ca, conlon antérieur Je la moelle. — CB, eoi'Jon de Burdach. — CG, cordon de Coll. — Cl, cordon antéro-laléral. — Coa, corne antérieure décapitée. — Coj), corne postérieure. — FI'ijc, faisceau pyramidal croisé. — NG, noj'au du cordon de Goll. — Vscl, grosse racine descendante sensitive du trijumeau. — J-P;/, décussation pyramidale.
droite, la substance grise affecte la forme caractéristique propre à la moelle cervicale supérieure ; on y distingue une corne antérieure reliée par une large base à la substance grise centrale et une corne postérieure unie à cette même substance grise centrale par un col mince, étroit et effilé. Les fibres du faisceau pijramidal croisé (FPyc) se sont toutes coudées, affectent une direction longitudinale et ne se distinguent des autres fibres constitutives du cordon latéral de la moelle, que par les travées névrogliques plus abondantes qui les cloisonnent encore à ce niveau. La partie droite de la coupe ne contient en effet, que quelques rares fibres liorizontales qui traversent en fascicules onduleux la base d'insertion de la corne antérieure et la partie moyenne du cordon latéral (Cl). 11 ne faut pas, en effet, considérer comme appartenant au faisceau pyramidal croisé les fibres horizontales qui traversent le col et la corne postérieure (Cop), et qui représentent les libres radiculaires de la racine postérieure de la première paire cervicale (Cl).
La partie gauche de la coupe H 23 (Fig. -iôS) présente un aspect autre, et
ÉTUDE TOPOGBAIMIIQI !•: DC UH( > M BENClîPH ALE.
intéresse encore le faisceau ptjramidal h son entre-croisemenl. Celui-ci décapite complètement la corne antérieure gauche et présente l'aspect fascicule et enchevêtré, caractéristique de la région oii s'ell'ectue la décussation de ce faisceau.
La substance grise centrale de la moitié postérieure du collet du bulbe afîecte sur ces trois coupes H21, H22, H23, des particularités intéressantes.
La substance grise centralede la coupe H21 présente, grâce à la décapitation des deux cornes antérieures, un aspect triangulaire, à sommet antérieur; sa large base s"adosse au.\ cordons postérieurs (Cop). Elle contient les petites saillies mamelonnées très réduites du noyau de Burdack (NB), et le pédicule
SgR
ta.-
FiG. 453. — La région cervicale supérieure de la moelle au niveau de l'émergence de la première racine cervicale. — Coupe passant par la ligne H 23 de la Fig. 418. Méthode de Weigerl-Pal. 6/1 grandeur nature.
Ca. cordon antérieur. — CB, coi-don de Burdach. — CG. cordon de GoU. — Cl, cordon antéro-Iatéral. — CI, racine postérieure de la première paire cervicale. — Coa, corne antérieure décapitée. — Cop, corne postérieure. — cCop. col de la corne postérieure. — Cp, cordon postérieur. — FPyc, faisceau pjTamidal croisé. — SgR, substance gélatineuse de Rolande. — .rPy, décussation pjramidale.
mince et étroit du noyau de GoU (N'G), lequel forme une lame étroite et aplatie transversalement. Les angles latéraux du triangle sont coiffés par les cornes postérieures (Cop) auxquelles ils sont reliés par un pédoncule plus ou moins grêle. La disposition est un peu autre sur la coupe H 22 (Fig. 452). — Le noyau de Burdach a disparu, le noyau de GoU (NG) forme un îlot gris, aplati, complètement indépendant du reste de la substance grise. Le faisceau pyramidal croisé en occupant le cordon latéral refoule en arrière la corne postérieure et son col. — Les cornes postérieures, qui étaient situées 'coupe H 21, Fig. 451) sur la même ligne transversale que la substance grise centrale, se rapprochent ainsi l'une de l'autre, en même temps que le bord postérieur de la substance grise centrale s'excave sur la ligne médiane et que les cordons postérieurs s'étendent dans le sens sagittal, gagnant en épaisseur ce qu'ils perdent en largeur (Voy. coupe H23, Fig. 453). A mesure que l'on envisagera des coupes intéressant les régions cervicales supérieure et moyenne de la moelle épinière, la distance qui sépare
les deux cornes postérieures diminuera; en se portant en dedans, a corne postérieure augmente ainsi d'autant la surface du cordon latéral (Cl).
Les cordons de la moelle ainsi constitués paraissent homogènes, il n'en est rien, et l'étude des dégénérescences secondaires permet d'y reconnaître une texture fort complexe, et des faisceaux plus ou moins compacts et d'origines très diverses (Voy. Moelle épinière, 1V° partie).