SU
FiG. 4o4. — Coupe sagittale d'un lobule cérébelleux de l'homme adulte. (Coloration par la méthode de Rosin.)
cg, couche granuleuse: cette couche, très épaisse au niveau des crêtes des lames et lamelles, se réduit dans le fond des sillons à une mince bande de grains stratifiés. — cm. couche moléculaire d'épaisseur â peu près partout égale. — cP, couche intermédiaire o couche des cellules de Purkinje disposées en une seule rangée. — Sbl, substance blanche des lames et lobules cérébelleux.
La cellule de Purkinjo.
Ses dimensions.
dont le corps est situé aux confins des couches moléculaire et granuleuse, plus près toutefois de la première, dans laquelle les cellules de Purkinje sont rangées par beaucoup d'auteurs.
Les corps cellulaires, globuleux et aplatis à la forme d'une lentille, sont disposés en une seule rangée régulière, plus serrés au niveau de la crête des lamelles, plus espacés au fond des sillons. Ils mesurent 3a à 70 [A en moyenne , 60 u. de longueur sur 30 jj. de largeur et 25 à 30 |j. d'épaisseur. Au niveau de la crête des lamelles, les corps cellulaires sont ovalaires ou piriformes et placés en général verticalement; dans le fond des sillons par contre, les corps cellulaires sont plus irréguliers, affectent
STRUCTL'HE ET TEXTURE DU lUlOMBENGÉPH ALE.
des formes en massue el en raquetie, et sont dirigés plus ou moins obliquement (Fig. .i3§).
L'emploi de la méthode de MssI permet de déceler dans le corps cel-
FiG. 455. — Les cellules de Puikiuje elles libres terminales de la couche granuleuse du cervelet de l'homme. Coupe sagittale, perpendiculaire au grand axe d'une lamelle cérébelleuse. (Méthode de Golgi.)
Pj, cellule de Purkinje des crêtes des lamelles cérébelleuses. — Pj, s, cellule de Purkinje des fonds des sillons. Les arborisations en bois de cerf de ces cellules occupent toute la hauteur de la couche moléculaire. — cij, cylindre-a.\e des cellules de Purlîinje. — coll, collaté raies récurrentes du cylindre-axe des cellides de Purkinje. — es, cellule étoilée de la couche moléciUaire, dont les arborisations cylindre-axiles concourent à former des nids péri-cellulaires. — np, nid péri-ceUuIaire constitué en partie parles arborisations cylindre-axiles d'une cellule étoilée de la couche moléculaire, en partie parles arborisations cylindre-axile ou collatérale d'une fibre terminale (fij. — f'I, fibres terminales de la substance blanche (Sbl) s'arborisant dans la couche granuleuse. — as, cellule araignée ou astrocyte de la substance blanche.
094 A.NATOMIE DES CENTRES NEUVELX.
lulaire une disposition à la ibis réticulée et librillaire de la clifomatiac à la base de la cellule, la chromatine présente une disposition réticulée: au niveau du sommet et de l'orif^ine de la dendrite, elle est striée ou fibrillaire, autour du noyau elle forme plusieurs couches concentriques soD noyau. très deuses qui se prolongent en pointe dans la dendrite. Le noyau'
est volumineux et sphérique ; il est parcouru par un délicat réseau de chromatine et contient un nucléole arrondi, fortement réfringent, riche en chromatine. et se colorant par conséquent intensivement par les réactifs colorants. A l'encontre de la plupart des cellules nerveuses, la cellule de Purkinje ne contient que de très rares granulations pigmentaires.
La cellule de Purkinje possède deux sortes de prolongements : des prolonrjemenls protoplasmiqufis ou dendri/iqiies, etim prolongement ctitral ou cylindre-axile qui se détache de la base ou des parties latérales du corps cellulaire, traverse la couche rouillée, granuleuse ou interne, et se continue avec une fibre à myéline de l'arbre de vie du cervelet. Ses prolongements Bendritcs. — Du pôle périphérique ou supérieur de la cellule de
dendrni(|ues. Purkinje se détachent une ou deux grosses branches dendritiques. de lo à
\% jO. d'épaisseur. Elles affectent d'abord un trajet horizontal ou légèrement ascendant, puis se divisent une ou deux fois dichotomiquement et donnent naissance à une série de branches radiées, qui atteignent l'extrême périphérie de la couche moléculaire et émettent chemin faisant une infinité de rameaux et ramuscules, qui se détachent à angle plus ou moins aigu et ne s'anastomosent, ainsi que Golgi l'a montré, ni entre eux ni avec ceux des arborisations voisines. Les grosses branches dendritiques sont en général lisses; leurs rameaux et ramuscules sont par contre hérissés par d'innombrables épines courtes, épaisses et équidistantes , implantées à angle droit et dont l'extrémité libre est légèrement renflée '^Fig. 4o6). Ces caractères les distinguent des épines longues et grêles qui recouvrent les dendrites des cellules pyramidales de l'écorce cérébrale. Rameaux et ramuscules se terminent par des extrémités libres et épineuses dans les Us occupent toute différentes hauteurs de la couche moléculaire; quelques-uns se terminent
couchTmoIéculairl^ ^"^ voisinagc du corps cellulaire, d'autres atteignent l'extrême périphérie de f'écorce cérébelleuse; quelques-uns se recourbent à ce niveau et affectent un court trajet horizontal. Ainsi se trouve constituée une vaste arborisation protoplasmique extrêmement riche et étendue, dite arhori-
saiboriseni en bois .mtion PII hois de ccrf , qui mesure souvent 0""",7 à 0'"'",8 de diamètre et
'''"^''''*' qui occupe chez l'adulte toute l'épaisseur de la couche moléculaire
I Fig. 435 et 456).
Chez l'embryon, cette arborisation dendritique se développe lentement, elle atteint à peine chez le nouveau-né la partie moyenne de la couche moléculaire; elle se trouve recouverte par la couche de cellules embryonnaires de Yignal qui diminue peu à peu à mesure que le sujet grandit.
Larboriiatioii en hou de cerf de la cellule d'- Purliiije est rjricntre dans