‹ Anatomie des formes extérieures du corps humain [electronic resource]Chapitre 17 sur 60 · Î)V BASSIN · texte numérisé non relu

Î)V BASSIN

c'est la région dtes pubis (i). Elle est circonscrite en haut par le milieu de l'échancrure supérieure et antérieure dit bassin , qui la limite en ce sens (2) ; en bas , par les organes de la génération, qui se trouvent à son angle inférieur; en dehors , par le pli des cuisses (3) , qui en forme les côtés et se continue en haut avec le pli des aines (4) , dont il semble n'être qu'une division inférieure. Elle est plus ou moins saillante; et, au moment de la puberté, elle s'ombrage de poils , qui y portent de l'obscurité et en voilent les formes. Néanmoins , elle se. montre toujours large et saillante chez la femme , ainsi que je le dirai dans la seconde partie de cet ouvrage, lorsque je décrirai les caractères physiques et extérieurs qui la distinguent de l'homme.

Le bassin ne présente, par-derrière, que les fesses trèssaillantes dans ce sens (5) , et la rainure profonde qui les sépare (6) . Cette disposition tient à ce qu'entre les fesses , il ne se trouve que le sacrum et le coccyx revêtus de tissu ligamenteux, tissu généralement peu épais, tandis qu'en dehors se trouve le grand fessier, qui offre à beaucoup d'é^ paisscur, et qui fait par cela même un relief très-considérable, surtout lorsqu'on est debout (a).

Sur le bassin, en dehors, se voient les trois régions de la hanche, de son articulation et de La fesse. La hanche est proprement la partie la plus élevée des os du bassin sur les côtés (7). J'en ai décrit la disposition à l'occasion des flancs, dont elle forme les limites par en bas.

(0 P. I, III, 126. (3) 1 18. (5) 127. (4) 119. (5) i5o. (6) 129.

(7) P. I, 111, P. m, 112, p. II, 125, 124.

(«) Malgré la saillie des fesses en arrière et en bas, malgré la profondeur de la situation du coccyx dans la rainure des fesses, et quoiqu'il se dirige en avant vers la cavilé- du bassin, il peut être atteint par les violcuces extérieures qui frap-

V articulation de ta /tancAcpro(5mineenIarge saillie au-dessous de l'angle antérieur de l'os ilium ; je nommerai ce reliof saillie du trochanter (i ) (a). Elle est si prononcée que c'est là ^ue le bassin a sa plus grande étendue d'un côté à l'autre , et non point au niveau des crêtes iliaques ou des hanches proprement dites, ainsi que beaucoup de personnes paraissent le croire. Cette saillie , chez les personnes maigres et dbnt les muscles ont peu de développement, se détache d'uno manière isolée de celle de la hanche proprement dite. Elle est séparée de celle-ci par une dépression plus ou moins profonde, qui correspond au moyen fessier et au tenseur de l'a^ ponévrose fémorale , trop minces pour remplir le vide qui existe sur le squelette, entre le grand trochanter et la crôto de l'os des îles. La grande saillie de l'articulation de la hanche est ducaux connexions de la tète du fémur , du col de cet os et du grajod trochanter , toutes ]>arties placées en dehors les

p.ent le bassin en bas et en arrière , et disloqué^ dans les pièces qjui le composent, comme le disait Latnotte, et comme il en a rapporté un exemple curieux {Cliir. , obs. 3do.). Ces luxations étant ordinairement produites par des contusions assez fortes, et la pudeur, qui devient un sot préjugé chez les femmes dans cette circonstance , les leur faisant dissimuler ou cacher au médecin , il en résulte souvent des abcès considérables, de graves accidens et même la mort, ainsi que le prouvent les observations de J.-L. Petit. (Mal. des os y cb. Y, lux. du coccyx.) (i) P. I, II, III, i35.

(fl) La saillie du trochanter l'expose aux violences extérieures , et par suite elle y expose le col du fémur et rariiculalion iléo-fémorale elle-même. Aussi les chutes sur le grand trochanter paraissent-elles, à Sabaticr et au professeur Boyer, uno forte présomption de la fracture du col du fémur. Elles causent dussi une contusion des surAiccs aviiculaircs qui. exige des soins,

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unes des autres. C'est un des points , pua nombreux , où les saillies du corps ont pour base une éminence osseuse.

La fesse, qui vient derrière le grand troclianter, est limitée, en arrière et en dedans, par la rainure qui la sépare de l'opposée; en dehors, par l'articulation de la hanche; en haut,, par le sillon lombaire inférieur (i) et le sillon de la hanche qui le prolonge en avant ; en bas , par un pli demi-circulaire, à peu prés horizontal (2) , qui l'embrasse dans sa courbure. La fesse est fort saillante, en bas surtout (3), et déprimée en dehors (4) (A). La saillie qu'elle fait eu arrière est produite par l'excès d'épaisseur du muscle grand fessier en cet endroit. Sa proéminence en bas est produite essentiellement par la tubérosité de l'iskion , qu'enveloppent le bord inférieur du même muscle grand fessier et beaucoup de tissu cellulaire graisseux. Sa dépression en dehors , derrière le grand troclianter, très-visible chez l'homme debout, tient h ce qu'on ne trouve alors, derrière l'émiuence osseuse , que l'aponévrose du bord antérieur du grand muscle de la fesse. Quoique très-robuste, elle est cependant beaucoup moins épaisse que ce muscle lui-même. Cette aponévrose est alors en cet endroit, parce qu'elle y est attirée et amenée pendant la station , par l'action du muscle grand fessier contracté (a).

(i) P. Il, 124, 125. (2) i38, iSg. (5) i5;. (4) II, lU,, i5i f i56.

(A) La dépression de la fesse est bien rendue sur l'Antinous • à droite, 234; sur le Giadlaleup à gauche; sur le Mei'cure, 203; sur l'Hercule , 432 ; sur le Suivant de Bacchus^4S5; , sur l'adulte de la scène du Déluge, par Girodet [80]; sur uni jeune homme à droite du tableau de Léonidas au Thermopyles, par David, et sur un jeune adolescent, gardant un cbe-- Val, à la gauche de son tableau des Sabines.

(«) La grande épaisseur dos os qui forment le bassin , la force.

Le bassin ne présente en Las qu'un sillon étroit, oh l'on peut cependant distinguer, en avant , les caractères des sexes, ensuite le périnée , et enfin , en arrière , l'ouverture de l'anus ou d u fondement. Des poils ombragent toutes ces parties, mais surtout les organes de la génération. C'est, pour ainsi dire, un voile de pudeur, sous lequel se dérobent aux yeux ces organes déjà cachés par leur position; et , chose remarquable , c'est au moment môme où ils s'éveillent et sortent , si j'ose parler ainsi , de leur chasteté primitive, où la différence du sexe peut déjà exciter la passion de l'amour, que la nature les couvre d'un voile qui , en trahissant leur puissance nouvelle, ne fait qu'enflammer l'imagination , et allumer davantage la plus impérieuse de toutes les passions. Respectant la décence mystérieuse dont la nature semble s'être environnée ici , et plus encore la décence de nos usages, je me serais dispensé de parler, dans cet ouvrage , des organes de la génération de l'homme , si les artistes ne les présentaient souvent à no» regards : m.ais je n'en dirai que peu de mots.

Les organes extérieurs de la génération de l'homme seréduisent au pénis et au scrotum. Le pénis , dans le repos des passions, reste suspendu h. la région des pubis, au-devant du scrotum qu'il ne, dépasse point en bas, ou qu'il dépasse rarement. Par suite de la manière dont il est attaché aux pubis, il se renverse ordinairement sur lui-même et présente l'un de ses côtés en avant.

des liens qui les unissent , l'épaisseur des parties molles qui les couvrent, exigent des violences très-énergiques, pour que ces os puissent être fracturés ou luxés; la profondeur de la phipart des points de leur surface rend le diagnostic de leurs fractures fort difïïcilc ; et la violence des chocs qui les fracturent el les déplacent, produit, presque constamment, des lésions fort graves des parties intérieures et extérieures du bassin, qui amèncntla mort des malades;

bKS MKMnill'.S.

Le scrotum , suspendu (lcrri(;rele pénis, entre les membres abdominaux et devant la région étroite du périnée , offre , sur le milieu de sa largeur, une sorte de couture verticale que l'on nomme raphk , et sur les côtés deux renilemens , plus ou moins prononcés suivant les sujets, qui correspondent aux testicules renfermés dans le scrotum , comme dans deux bourses réunies et attachées l'une contre l'autre. Le scrotum se termine par une courbure, qui descend ordinairement un peu plus du côté gauche que du côté droit, parce que le testicule correspondant descend lui-même plus bas que celui du côté opposé.

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