DU «RAS (B
Le bras est un membre arrondi comme un cylindre , mais cependant comprimé de dehors en dedans. Il est, en dehors, creusé, depuis la fossette du deltoïde, d'une sorte de sillon longitudinal peu profond , qui s'efface avant
modifications qu'il a fait subir au lambeau supérieur : mais il est une objection plus grave, entre autres, à faire à cette méthode d'amputation; c'est qu'elle creuse, jusqu'au-delà de l'apophyse glenoïde duscapulum, une plaie déjà trop profonde, et qu'elle ouvre, en même temps , les gaines des muscles sus-épineux et sous-épineux, où le pus a déjà trop de tendance à fuser.
(A) Sculpture moderne. L'épaule de l'esclave, 5, de Michel- Ange , ne manque ni d'expression , ni de vérité quoique le deltoïde en soit un peu arrondi; l'épaule droite de l'esclave, 7, quoique seulement ébauchée, laisse percer un mérite qui fait regretter qu'elle ne soit point achevée. Autant que l'on en peut juger du bas de la statue, l'épaule droite du Milon de Crotone, du Puget, 77, offre un beau modèle d'action et d'énergie.
(B) Le travail en est très-grossier sur les statues de la salle de risis qui appartiennent au premier style. Les formes en sont affreuses sur le Christ de Rubens [675], aussi bien que celica des autres parties,
a^irrîver au niveau du pli du Lras. Ce sillon est produit par l'cufoncement de la peau , entre les saillies que font sentir les bords voisins du triceps qui est derrière, et du biceps qui est devant le bra?. II ^'elFacc promptement eu. bas h cause de l'extrémité supérieure du long supinateur, qui le remplit et le termine (A) (a). On y voit quelquefois se dessiner, d'espace en espace , une saillie veineuse , qui remonte le plus souvent le long du bord du biceps. C'est la. veine cépliallque, la même que nous avons vue dans la fossette sous-clavière (B).
(A) Le sillon externe du bras est large et superficiel , et peutê[re un peu trop marqué sur l'Apollon Sauroctone, 19; il est assez exact sur le Centaure, i54 ; sur le Tibre , 249; trop long sur l'Anlûious, 254- On ne le sent pas assez clairement sur l'Hercule, 433 ; sur l'Hercule, 45o, où l'on en voit peu de chose. Il est bien rendu sur le Sui vant de Bacchus, 485. Il est nul sur le Germanicus, 712; peu sensible sur le David [1.029], du Guide, m'est beaucoup sur le Samson , d'Alexandre Véronèse [841]; sur le Faustulus de Pierre de Gortone [1 142] . Il est rendu médiocrement sur les Ggures de la lapidation de saint Etienne, par Le Brun [J2i]. Il est trop durement exprimé dans une figure du tableau de Le Sueur [i36] , et peut-être aussi sur l'un des aveugles de Jéricho , par le Poussin (2 1 7). Il est aussi vrai qu'é- Yident sur plusieurs figures du Léonidas aux Thermopyles , et notamment sur le héros lui-même [38], par David; sur le Talius des Sabines du même auteur [09] .
(a) A l'extrémité supérieure du long supinateur passent , au bas du sillon latéral externe du bras, le nerf radial et l'arlère musculaire externe, qui descendent là, entre le premier radial externe, le long supinateur et le brachial antérieur. Il en résulte que les blessures de cette région pourraient être suivies d'une hémorragie peu difficile à arrêter, et d'une paralysie incurable des extenseurs de la main et des doigts.
(B) Il faut peu d'altcnlion pour reconnaître la veine cé-
Î76 Dtf B1\AS.
Lo bras est creusé , en dedans, d'un sillon plus superficiel encore, et plus long, qui est produit par une disposition i analogue. Il remonte jusqu'à l'aisselle, où il semble se perdre, et descend jusque près de l'arli'culalion du coude (A). Il est encore produit par la saillie que fait , en devant , le bord du biceps, et, en arrière, le bord du triceps; mais son fond n'est pas rempli seulement par le muscle bracbial antérieur, il l'est aussi par un faisceau de vaisseaux et de nerfs. Parmi ces vaisseaux , il en est un qui se dessine parfois sous la forme d'une corde noueuse. C'est la veine basilique (a) : ses nodosités sont des renflcmens qui correspond dent à ses valvules. Cette veine disparaît vers le milieu de
phalique sur le bras droit du Tibre , 2/19 ; sur les bras de l'Hercule, 4^2 ; sur le Suivant de Bacchus , 485. On l'entrevoit audessus de la draperie du Germanicus , 712 ; sur le bras droit du ! Talius, dans les Sabines de David [Sg] ; sur les deux Homines de la Scène du déluge par Girodet [80].
(A) Le sillon interne du bras est très-reconnaissable sur le 1 Génie funèbre , 22; sur le Centaure , i34; sur le Tibre, 249; | sur rAntinoiis, 234; sur le Gladiateur; sur le Faune, 709; e. Irès-exact sur le Germanicus, 712. Il est très -distinct sur le bras gaucbe du Centaure Nessus [1048], par le Guide; sur le Christ de Prud'hon [242]; sur le Marius de Drouais [5i]; assez distinct encore sur l'Endymion de Girodet, [82]; très-évident sur l'Aveugle du Léonidas aux Thermopyles [38].
(a) Outre la veine basilique , on trouve dans- le sillon du bras l'artère brachiale avec ses deux veines, qui lui sont si étroitement unies qu'elles rendent sa ligature laborieuse, lorsqu'on s'obstine àlesisoler de l'artère pour ne pas les comprendre dans la ligature. Dans ce sillon se rencontrent encore , 1° le nerf médian qui est externe à l'artère en haut du bras, lui devient antérieur au milieu et interne en bas; 2° le nerf cubital qui , renfermé dans la gaîne de l'artère brachiale, en haut, en sort en bas pour se porter en airièrc, et aller passer au coude ,
DU BUA.S. 177^
lâ hauteur du bras » parce qu'elle s'engage là , sous l'aponévrose , dans une gaine qui lui est particulière (A). . Le bras , par devant, laisse apercevoir, au-dessous du sillon qui accompagne le bord antérieur du deltoïde, une saillie allongée qui correspond évidemment au ventre du bi ceps (B) (1) , et , plus bas , un méplat qui répond à son tendon et appartient au pli du bras (2) (C).
entre la lubérosité interne de l'humérus et l'olécrâne. Tant de parties importantes rendent les blessures du sillon interne du bras dangereuses. C'est dans ce sillon, el au milieu de ces nerfs et de ces veines, qu'on lie Tarière brachiale, vers le milieu du bras ou en bas de ce membre. Les rapports de ce vaisseau avec l'humérus permettent aussi de l'y comprimer.
(A) Vous trouverez la vei'ie basilique sur le Tibre , 249; sur . le Suivant de Bacchus, au bras gauche, ^BS; et sur le même bras du Lâfocoon.
(B) Le ventre du biceps est très-frappant sur le Centaure, i54 i sur le Tibre , z^^. Il est trop grand sur le bras gauche de l'Antinous , 234 ; et sur le droit du Gladiateur. II est mieux sous ce rapporlsur lesHercuIes,452et45o. Je lerelrouve trop grand sur le bras gauche du suivant deBacchus , 485.11 est assez exact , mais couvert d'une ombre Irop forte, sur le David [1029] du Guide ; il est admirablement rendu sur le Saint Michel de Raphaël [1 iSg] ; il manque deforce sur le Samsond'Alt xandre Yéronèse [84i];il est mou suri' Apollon de Rubens [690] ; il a de l'exactitude sur le Christ de Prud'hon [242]; sur plusieurs des figures de la RévoUe du Caire [81] : mais il est peut-être contracté mal i propos sur le bras gauche du Turc terrassé.
. (1) P. I, III, i48, i52. (2) 162.
; (C; On voit un exemple du méplat correspondant au tendon du biceps , sur le bras droit du Tibre , 249 ; et sur le Gladiateur, où il est trop court sur le bras gauche, mais plus exact sur le droit. Il est exact aussi sur l'Hercule , 45o , et trop court sur le Suivant de Bacchus , 4^5. On lé sent en proûl sur le bras gauche du Saint Michel de Raphalil [xiSg]. 1,1 manque de pré-
Le bras, paPcterrière, montre, au dessous du plan du del toïde, une saillie méplate, peu prononcée, produite par les fibres eharnues du muscle triceps (A) ( i ) , et puis un plan dépritaé très-remarquable, lequel s'étend jusqu'au coude (2)(B).
cision sur le môme bras du Jésus maalant au ci«l, par Carrache [915]; sur l'Apallon du tableau deRubeas [b"9')], oû il esl d'un dessin très-médioere.
(A) La bosse du triceps est cTidente sur le Centaure , i34 Elle est très-bien rendue sur le Gladiateur; faiblement exprimée sur rHercule , 4^2, et sur le 45(). On la relroiire évidenle Sur le Suivant de Bacchus , 4^5 , el on la reconnaît encore <ur le Germauicus, 712. Elle est trop faible sur le David [102g], par le Guide, plus encore sur son Hercule tuant l'hydre [io4<i],, "et sur son Hercule mourant[io49], où elle offre une pelitei; ligne désagréable. Elle est peut-être trop peu prononcée sur le Samson d'Al. Véronèse [841]. On la sent à peine sur le Faustulus de Pietro de Cortone [i 142]. Elle se perd dans des ombres trop fortes, sur le bras gauche du Christ dtt Prud'hon [242]. Elle me paraît imparfaitement rendue sur le!! figures de la Lapidation de saint Etienne , par Le Brun [121];; sur l'un des aveugles de Jéricho par Le Poussin : mais elle l'esft admirablement dans la Révolte du Caire par Girodet [81], suite Turc terrassé; sur le bras gimche de l'adulte de sa Scène da: déluge , [80]; sur le frère de Léonidas aux Thermopyles, par ©avid, [38].
(1) P. II, III, i5i. (2) i57, i58.
(B) La dépression du triceps est inexacle des deux côtés su!r le Centaure, i54; c'est le contraire sur le Gladiateur. ElleesM trop faiblement exprimée sur l'Hercule, 4'52, proportionnellement aux formes du tronc, et sur THercule , 4^0. Je la.i "trouve mieux sur le Suivant de Bacchus , ^85^ et sur le Ger— manicus ,712, Elle est mal rendue sur le bras gauche de l'Her- 'cale ujourant [io4q] , où elle forme une ligne sinueuse. Eller e-t mieuxsurle Samson d'AI. Véronèse [84i]- On la dislingue 'encore sur le Faustulus de Piclro de Gortoue [u^^] ; sur l«(
Cette dépression remonte de eo point jusque vers le milieu du bras; elle règne sur presque toute sa largeur en Bas, mais elle se rétrécit par en haut et finit en pointe (a). Elle est assise sur le tendon inférieur du triceps qui en est la cause. Une saillie légère et élroile borde , en quelque aorte, cette dépression, et en dedans , et en dehors; et ces reliefs sont produits par les fibres charnues qui forment les deux bords du muscle triceps. Ces dispositions offrent les exemples les plus évidens de l'influence de l'organisation des muscles sur les formes extérieures (A) (/»).
bras droit d'un des trois anges, dans le Songe de saint Bruno par Le Sueur [i5o]. Elle manque de férité sur les figures de la Lapidalion de saint Étienne par Le Brun [121]; dans le tableau de Le Sueur [i56]; sur l'un des Aveugles de Jéricho, par le Poussin>^2 1 7] ; toutes figures où elle est trop prononcée. Elle est d'une grande vérité sur le bras droit du Turc abattu, dan» la Révolte du Caire [8i].0n en voit quelque chose sur le brais droit du père , dans le serment des H oraces par David [37] ; sur le frère de son Léonidas aux Thermopyles [38]. Elle a beaucoup de vérité surt'adulté de la Scène du déluge [80]; mais elle n'est pas fondée surle vieillard dont le bras est fléchi. Elle est très-exacte sur un jeune homme assis à l'angle droit du ra* deau, dans le tableau de Géricault [79].
(a) La pointe du méplat du triceps correspond , assez exactement , à la branche postérieure de la musculaire externe ùtt bras qui descend derrière l'humérus. Pour la découvrir aisément, incisez immédiatement en dehors de la pointe du méplat , suivez ensuite rinlervalle de la longue portion du triceps et de sa portion externe, écartez-les l'une de l'autre, et cherches l'artère en dedans et au devant de la longue portion.
(A.) Sculpture moderne. Les formes du bras ont de la fermel'^' dans l'Esclave de Michel-Ange, 7, et le méplat du tendon dtf^ triceps est un peu âpre sur son Esclave , 5. Le bras a, une grande
\b) Voyez la note (a) à la paçe suivanle,
DE l'articulation DU COUDE.
DE l'articulation DU COUDE.
Cette jointure, le pouce de la main étant tourné en avant et; en dedans , comme il l'est dans sa position naturelle, se moBii tre, dans l'extension de l'avant-bras, comprimée de dehon
beauté dans l'Hyacinlhe de Cidlamard, 27; dans le Narcisse di Caldérarl , 34- Ses l'orines arrondies ne sont pas en harmonie ave< celles des autres parties, dans les Nations vaincues de Fran-i cheville, 37, 49j 5i ,63. Le bras gauche paraît un peu lortilM sur le Milou du Puget , 'j^ ; le droit manque un peu d'activitét La Tcine céphalique s'observe sur l'un et sur l'autre, et la bao silique sur un seul.
(a) Note de la page précédente.
Quoique le bras ait des gaines ligamenteuses moins pro3 noncées que celles des autres parties des membres , on y en disî tingue presque autant qu'il y a de muscles. Ce sont celles du bi-i ceps, du brachial antérieur et du triceps. Il y en a une, er.i outre, pour l'artère brachiale et une pour la veine basilique.
1°. La gaine dubiceps brachial coa[\ent , et le muscle de mêmenom, et le coraco-brachial, et le nerf cutané externe, et la partit supérieure du nerf médian. Elle est formée, en avant, par Tape névrose du bras ; en arrière , par une lame ordinairement cell jleuse, qui sépare le biceps d'avec le brachial antérieur.
a". La gaine (la brachial antérieur Q&lÎQrmcQ , en avant, par la lame postérieure de la gaine précédente ; en arrière , par l'humérus ; en dehors , par l'aponévrose du bras et une lame mince qui sépare le brachial antérieur du long supinateur ; en dedan:^, par le côté externe et antérieur des gaines vasculaires.
3°. La gaine du triceps brachial l'cnfermc le muscle de même nom , et en outre le nerf radial et la musculaire externe du bras, i Elle est formée, en arrière, par l'aponévrose d'enveloppe; en 1 avant, par l'os humérus, par la cloison inter-musculaire j ecterne, et les gaines de l'artère brachiale et de la veine basili- ' que, qui séparent le triceps du brachial antérieur, en dehors j et en dedans.
/l^ La 5'rtt/ï<? del'arUre brachiale renferme , supérieurement, 1
DE l'articulation COUDE, »8l
L dedans. Aussi présente-t-elle distinctement deuxsurfaccs
et deux bords , en sens opposés.
La surface interne est vulgairement connue sous le nom de pli on de saignée du bras. Chez une femme grasse elle ne dessine de remarquable qu'un pli demi-circulaire dont la courbure embrasse la saillie du biceps brachial; chez un homme sec et robuste , elle offre une dépression triangulaire , en fer de flèche ( i ) , où des veines volumineuses semblent aborder de toutes parts. Celte dépression a sa base tournée en haut, et embrassant la saillie du biceps brachial : ses colés sont bornés , en devant, par la saillie large des muscles antérieurs de l'articulation du coude (muscles latéraux externes des auteurs) (2); en arrière, par celle des muscles postérieurs de la mêmê'jointure (muscles latéraux internes) , sailhe qm est rendue un peu plus proéminente en dedans par la poulie Ide l'humérus (3) : sa pointe médiane est dirigée en bas et acérée, pour ainsi dire, entre le muscle rond pronateur.
r^tère et la veine brachiales, la veine basilique, les nerfs cutané înterne et cubital , et , inférieurement , rarlère, les veines huméraies et le nerf médian. Elle est formée , en avant et sui>érieurement , par une lame fibreuse qui est la lame postérieure du biceps et du coraco-brachial ; en arrière, par une lame fibreuse , qui, en haut, sépare l'artère du triceps, et, en bas, l'isole de la veine basilique et du cutané interne.
5». La gaine de la veine basilique renferme la veine de même nom et le cutané interne ; elle n'existe que dans la moitié inférieure du bras. Elle est constituée, en dedans ,'par une lane mince qui fait partie de l'aponévrose brachiale , cl en dehors, par la lame interne de la gaine de l'artère brachiale, qui fait partie elle-même de la lame inler-musculaire interne du bras.
Ces gaîncs ont élé incomplètement et inexactement décrites dans l'anatomie d*». M. Yclpeau , mais plus incomplètement encore dans celle de M. Blandin.
^^"^ >E L*AnTICUL.iTION DU COUDE.
qui npparlrent aux muscles poslérîeurs du coude et long supinnleur, qui ihit parlie des muscles opposés • s, pmntes latérales, tournées en haut, sont resserrées ent. la sailhe du Liceps Lraclnal, et les masses antérieure , postérieure des muscles du coude.
^ C'est encore un tendon qui forme le fond de cette dépre « ^lon ( 1 ) . car elle correspond au tendon du biceps ; et ce soi o des masses charnues qui en forment les limites. II est trè.j commun que l'un de ses c6lés remonte plus haut que l'ai, tre. parce que les fibres charnues du muscle biceps n. descendent presque jamais également bas, en dedans et ee! dehprs, sur leur tendon inférieur; et ce sont ordinairemer,, ies hbres externes qui s'arrêtent le plus tôt, aussi le coti interne et postérieur de la dépression remonte-t-il moin. haut que la pomte externe et antérieure (A).
Les veines du pli du bras, quand elles sont volumi, neuses, dérobent une partie de ces formes, ou au moinr
(A ) La dépression du pli du coude est évidente et as.ez exar i sur le Gladiateur; sur l'Hercule 45o; sur le Suivant de Bac .chus , 485. Elle concourt à produire une échancrurn désa-réa. ble sur le bord du bras droit de THercule mourant [.049]° pa,» le Guide. Elle est évidente sur le Faustulus de Pielro de Cor.tone [ii4'2] ; et plus encore sur rApolIon du tableau de Ru.bens [690] , où sa circonscription est assez exacte. Elle est nett tement dessinée sur le bras droit du Christ de Prud'hon [2^2] m sur le même bras dans une figure de la Lapidation de sait» El.ennepar LeBrun[i2i],dansIe Mariusde DrouaisfSi] et, l'Endymion de Girodet [82]. Elle est assez exacte sur l'ATea.. gle du Lconidas aux Thermopyles [38], et d'une grande véritéé etdune grande beauté sur le bras gauche du Tatius, dans Ie*J Sabines, [SgJ par David. Elle n'est pas moins mie dans le. bras droit de l'adulte du Déluge, par Girodet fSo]
(ij P. I, III, 168. ^
DE l'ARTIGlILiTiaN BU COrBTî;
rHp.sInent vaHent d'ailleurs autant que ces veines elles- Lt:l:isourceaedésoraredanslesi.r.^^^^ -
^gion. Si l'on pouvait fixer 1<^- ^---*^"^t\re
leur disposition changeante et les ramener h une %.re
ahnpie, très-connue, et par conséquent très-aiséo^^^ ^
on aurait, je crois, levé une partie des difficulté qu'elles peuvent offrir h la mémoire des artistes et de tous Is jeunes anatomistes. Nous croyons y être parvéïlùs. H^^ous semble , en effet , qu'on peut les ramener à la forme d une M majuscule, qui recevrait les veines de l'avant-hras par ses extrémités inférieures , et produirait les deux veines du hras les supérieures. L'une de ces veines du ph du bfàs . T première, en lès comptant de dehors en dedans ou de devant en^rrière . en un mot , du côté radiaire au coté eul,itaire de l'artlculalion , est la veine radiale (a) ; elle forme lè premier jambage de VM. Elle est la terminaison d une veine qui remonte le long du bord de Pavant-bras corres. pondant au pouce , bord que je nomme radiaire à cause de l'os radius qui s'y trouve. C'est aussi la préseïice de Cet os qui a fait donner au vaisseau la dénomination de veine ra^ diale. La seconde est la veine médiane céphalique {b) ;
[a) La veine radiale est quelquefois assez Volùmînetrse i»out gtre i'algnée; néanmoins, comme il est rare qu'elle Soit plus distincte que les autres, on ne la choisit pas ordinairemeût poiir celte opération.
(/»)La vdne médiane céphanque intéressé la chirurgie pat g<^n volame et pa'r Ses ef>nnexions. Par suite de s'a grosseur qui
tè'nd très-sou tent visible, par son éloignemenl de toute artèfe consMérable , elle est tme de celles que l'on peut saigne'r atech plus de facîtifé et îtvéè le moins de dhnger. Aussi esft- - dlTé uiit ûe celles qàé Voù satçne U \>\ùs frèqulbttirrfént, Ccpea-
DE l'articulation DU COUDe;
elle monte obliquement du milieu du pli du bras enavani ou elle s umt avec la précédente sous un angle assez ai.^ d ou naît la céphalique (.). Cette veine médiane céphaliqu: ^gure e second jambage de VM, et en est le premier jaL bage obhque (.). La troisième remonte obliquement en arr ricre , et forme le second jambage oblique , le troisième de 1 1, figure; c'est la médiane basilique (3) , vaisseau considérable toujours le plus gros et le plus saillant de ceux du pi'* du bras (A) («)• Les deux veines médianes, unies en bas à au ,
dant jedois faire remarquer, que sur u7ï>ras très-maigre ,^ les muscles sera.ent fort minces, on devrait se rapperer. en I saignant, que ses connexions avec le nerf radiai sont assez voi s nés. En effet ce nerf, d.ns l'état ordinaire , ne descend q. ' quelques bgnes derrière elle : or, chez les individus dont le nm.cles sont très-minces, il peut la suivre à une três-pelite. distance. On conçoit que, dans un cas semblable , il ne faudraUpasenfoncer bien profondément une lancette, pourtranspercer la med.ane céphalique et blesser le nerf radial
(A) La veine médiane basilique se reconnaît d'abord sun 1 Hercule, 45o, et sur le Suivant de Bacchus, 485. {a) La veine médian'è basilique est, par son volume , la plus^
aKsee, et, par ses connexions, la seule dangereuseà saigner, par.; m. lesvemes du pli du bras; aussi ne doit-on l'ouvrir que lorsquon nepeuten ouvrir d'autresàsaplace.Elle recouvrel'artère. brachiale et le nerf médian, qu'elle croise, tous les deux, à angle ires.a.gu en se portant obliquement en haut et en arrière, et de telle sorte qu'à son extrémité inférieure, elle est en avant, et, à son extrémité supérieure, en arrière de l'artère et du nerf médian , qui accompagne l'artère en ce sens. Il résulte delù, quon peutsaigneravecmoinsdedangerles deuxextrémitesdelaveinemédianebasiliquc,queIerestedesonélendue Entre ces deux points , en effet , la veine n'est séparée de l'artère que pari expansion aponévrotique du biceps brachial , qui est très-
rr
DE l'aRTICULITION COUDE. »85 ^•Icaigu, reçoivent là une vchie , dont elles semblent être la Lïurcatlon , et que l'on nomme médiane de l' avant- bras {i), parce qu'elle en occupe le milieu. Parfois c'est la veine radiale elle-même qui vient s'unir h l'angle d'origine des veines médianes du pli du bras; dans ce cas , le vaisseau qui semble leur donner naissance est beaucoup plus gros , et le premier jambage de l'il/, formé d'ordinaire par celte veine radiale, est beaucoup plus petit ou même invisible , parce qu'il est alors formé par une veine radiale antérieure, très-grêle et même très-irrégulière (a). Enfin une quatrième veine du pli du bras représente le dernier jambage deFil/; elle lire son origine de celles que l'on voit ramper, le long du bord de l'avant-bras qui correspond au pelit doigt, bord que je nomme cubitaire, parce que l'os cubitus en fait partie. Elle est formée , tantôt, par la réunion de deux veines cubitales (2); d'autres fois, et cette disposition est plus commune, les deux veines cubi-
mince, et souventaussi par les veines satellites de l'arlere, mais qui sont très-petites. Au reste , on ne doit jamais saigner cette veine sans explorer les battemens de l'artère , toujours sensibles au pli du bras, lorsque l'avanl-bras est étendu; et alors on doit toujours s'éloigner, autant que possible, du point où l'on sent où l'on voitmêmebatlre l'artère. C'est parce que beaucoup de chirurgiens imprudens négligent ces précautions , que nous •voyons trop souvent encore l'artère brachiale blessée dans les saignées du bras. S'il est un endroit où l'on puisse voir des ané-
■ yrismcs par hernie, c'est assurément celui-ci (Voy. une obs. à ce sujet dans Dionis , 8 dém. opération pour l'anévrysme,
. note , obs. 2).
(fl) Dans le cas où la veine radiale se rend dans les veines médianes céphalique et basilique, on peut la saigner au point
■ où elle s'unit avec ces veines. J'ai plusieurs fois pratiqué celle opération en cet endroit.
iSG DE L'AntlCrLATICN tV COUDE.
talcs vont s'unir h angle très-aigu avec la veine médiane basilique, ce qui IrouLlclégèremenl la figuré de l'il/qucreBseniLle de Ces vaisseaux dessine au pli du bras (i) (A) (a). De la réunion anguleuse de ces veines naît, en haut, la veine i basilique , qui n'en est qu'un prolongement. Ces vaisseauti préBènlent beaucoup de variétés; néanmoins on \e» Vo'rti prèsque toujours se rapprocher, par leur arrangement , de là i figure dont j'ai parlé.
La stirface postérieure ou externe de l'articulation dut coude offre , vers Itî milieu de sa largeur, une saillie, quii forme l'angle saillant du coude quand il se fléchît. Lors-qu'il s'élend, elle devient confuse (2), peu prononcée, etl se couvre do rides chez les personnes où la peau a perdu i Une partie de son ressort, par la distensio'n que lui ont fait: éprouver les flôxions réitérées de ravant-htas : cette saillie.
(A) On trouve une veine cubitale sur rHercule, ^5o^ ett plusieurs sur celui du n' ^'52. Vousli verrez encore dans plufleurs Ogures de la Révolte du Caire [81] , par Girodet, où elle; ést très-exacte ; sur le bras droit de l'aveugle du Léonidasi aJul Tbermopyles , par David, [58].
(«) Comme la plus grosse des veines cubitales est ordinaire-lïièftt assez volumineuse, et qu'il n'y a d'ailleurs aucun dat)gerr à l'ouvrir, on peut la choisir avec avantage pour la saignée.. Toutes lès Veines dont je viens de parler , s'enlrelarïant avec less filets nerveux du mosculo-culané et du cutané interne, on estt toujours exposé à léser ces filets dans la saignée du bras. Cett Accident, qui détermine immédiatement une douleur fort vive,, et jusque dans les doigts, est heureusement assez rare. Il estt d'aïlleurs d'autant plus à craindre, qu'on opère plus près desbords de l'avant-bras.
DE l'articulation T>V GOUD©.
est produite par rolécrâne de l'os cuLitus (a). De cett« saillie , un plan incliné conduit au côté cubitaire de l' arliciilalion (i) ; parfois on trouve , au lieu de ce plan . »ne dépression cubitaire, bornée en arrière par une tubérosité osseuse , qui est la tubérosité mt^itaire de l'humérus (a) {b^. La fossette cubitaire provient de ce que les parties molîès sont insuffisantes , pour remplir le vide profond qui est creusé entre l'olécrâne et la tubérosité interne de rhumérus^. En dehors de l'olécrâne se rencontre une autre dépressioa » que je nomme radiaire, à cause de ses rapports avec h ra^ dius. Cette dépression est constante , l'embonpoint mênae iî« saurait la combler entièrement; c'est une des grâces dû coude , dans un beau bras de femme (3). Elle tient à diverses dispositions sous -cutanées , dont je n'ai bien compris h - concours, qu'après un examen fort attentif et beaucoup d^ réflexion. Elle correspond à l'articulation du radius avec rUa-
(a) L'olécrâne, quoiqu'assez exposé aux chocs extérieurs par sa situation, n'est cependant pas très-souvent fracturé. C'est qu'il donne, par son peu d'étendue, peu de prise aux puissances fracturantes. Mais, quand il est fracturé, comme le tricepi brachial s'y attache en haut, ce muscle l'entraîne dans ce seQ&
(0 P. II, 170. (a) P. Il, 171- . {b) La fossette cubitaire correspondant au nerf eubrlal q\ii y passe, on conçoit pourquoi, lorsque nous heurtons, par cet eA- (Iroitdu coude, un corps anguleux, nous y éprouvons aussitôt une douleur des plus vives, accompagnée d'un engourdissement qui se répand jusqu'au quatrième et cinquième doigts^, dont les nerfssout fournis par le cubital. Laprésence du nerf dans la fossette cubitaire, oblige de l'en dégager et de le détourner, dans la résection du coude , avant d'ouvrir l'articulation parderrière , pour en scier les ôs.
I>E L'iRTICULATroN DU C0CI)E.
lïK^rus, qui laisse aussi en arrière, sur le squelette» une* dépression , un angle rentrant très-distinct. Une faible parti« du tendon des muscles superficiels du dos de l'avant bras tapisse cette petite excavation , et ne la remplit qu'imparfaitement. Néanmoins elle est si faible , que, si rien ne s'ajoutait h ces dispositions , le plus léger embonpoint comblerait un vide aussi peu profond. Mais les muscles du côté antérieur ou radiairc de l'articulation du coude s'attachent h la lubérosité externe de l'humérus , par une in- ■ sertion fixe, qui ne leur permet pas le moindre rapprochement de l'olécrâne. Or , comme la masse de ces muscles est très-volumineuse(i), il en résulte qu'elle fait h la fois saillie en avant , en dehors et en dedans de l'articulation du coude: cette saillie, en relevant le bord de la fossette du coude, la rend plus profonde. Si ces muscles , ou au moins le cubital postérieur , que j'appelle antérieur , s'attachaient î» la fois à la tubérosité externe de l'humérus et à l'olécrâne , comme le;cubital antérieur, que j'appelle postérieur, s'attache à cette apophyse olécrâne et à la tubérosité interne de l'humérus , le fond de la fossette serait au moins en partie rempli , et l'embonpoint achèverait le reste. Au lieu do cette disposition, qui tendrait à relever le fond de cette excavation , il en est une, au contraire , qui rend plus saillant encore le rehef des muscles attachés à la tubérosité externe de l'humérus; c'est qu'ils descendent obhquement (2) sur le dos de l'avant-bras, vers le cubitus (5) , et que cette obliquité, tendant vainement à les rapprocher de l'olécrâne, à cause des adhérences qui les attachent h la tubérosité radiaire de l'humérus , elle les fait saillir davantage, et former sur l'é-
(i) P.ir, 167. (a) 177, 178, 189, i8i, 190. (5) P. II, 191, 199.