DE L* ARTICULATION DTJ COUDE
torché, en avant de lafosselte du coude, un rebord abrupte, ommc s'il était coupé h pic (i) (A) («)• ^ Des deux bords de l'articulation du coude, l un est anté- •îeur et correspond au radius de l'avant-bras (2). l'autre est postérieur et correspond au cubitus. Le bord radia.re pré- ,enle assez fréquemment une grande saillie arrondie, qui, l'un point supérieur Ma tubérosité externe de l'bumérus (5) , îescend au-dessous de l'articulation, en formant une grande i.ne courbe. Cette ligne va souvent fmir vers le milieu de la oVeur du même bord (4) de l'avant-bras , sans la moindre
(OP. n, 168. .
(A) La fossette radio-cubitaire s'observe dans le bras du Gladiateur, au-dessous de plusieurs éminences peu naturelles. Ill y a plus d'exactitude à cet égard sur l'Hercule, 45o , et sur le Suivant de Baccbus, 485; mais il y en a beaucoup moins .ur le bras gaucbe du Saint Micbel de Raphaël [iiSg], où l'on trouve des saillies que lien ne Icgilime. La fossette radiocabitaire est trop légère sur le Samson d'Al. Véronèse[84i] • Elle est trop prononcée, ou inexacte dans les figures du tableau
deLesueur [i56], et sur l'un des Aveugles de Jéricho, par 1« Poussin [217] ; elle est au contraire fort exacte dans la Révolte du Caire [8.], sur le bras droit du Turc terrassé; sur le premier Horace , dans le Serment des Horaces [Sy] ; sur l'un des guerriers qui détachent leurs armes pour le combat, dans le Léonidas aux Thermopyles [38] , par David.
(a, La fossette radlaire du coude , répondant ù l'articulation ,]u radius avec l'humérus, offre un guide excellent pour pénétrer , du premier coup , dans l'intérieur de l'articulatiou du coude. C'est une forme dont les connexions sont utiles à connaître^ pour pratiquer lesamputalionsel les resections du coude,
et pour reconnaître les fractures de la tête du radius , tête osi seuse que l'on ne peut bien sentir que dans cette fossette. (9.) P. I, II, m, i63, 167. (3) i56. (4) P. I, II , 187.
feE t*AIlTICtrLATION BU COUDÉ.-
inlerPHplîoH , par suite d'une disposition assez complexe et assez curieuse, que nous expliquerons plus Las. Mais ping,, souvent encore , peut-être , ce Lord laisse voir de profd une petite dépression , h environ deux travers de doigt au-dessous du côté antérieur de l'articulation du coude : c'est l'ccliancrure radiaire (i), qu'il ne faut pas confondre avec la fossette de même nom. Cette échancrure est produite par le relief, que font le longsupinateur et le premier radial externe, sur le profil du second radial. La Losse charnue qui s'observe sur le bord antérieur du coude , est formée par le» » muscles long supinateur, premier et deuxième radial ex-terne, court supinateur, qui couvrent l'articulation erii avant. La bosse qu'ils dessinent est largement arrondie en i dedans (2), et échancrée en dehors par la fossette du cou-de (3), dont nous avons donné la théorie, en parlant de la'» fossette elle-même. Expliquons donc seulement la dispo-sition que présente le côté interne de la saillie qui nous 1 occupe. Elle est due à ce que le long supinateur, placé: d'abord eu dehors de l'humérus (4) , au dessus de l'articulation , passe en dedans du bord antérieur de l'articulation , et des muscles qui l'accompagnent; elle est due surtout à, i ce qu'aplati dans un sens, au-dessus de l'articulation, cei muscle long supinateur s'aplatit dans le sens opposé, et ses déploie largement, en passant en dedans de la bosse qu'il' concourt à former. Cet aplatissement du muscle , en sen» alternativement inverse, est une disposition unique dans* l'économie animale , et devient d'autant plus curieuse aux; jft\i%- des anatomistes.