DE LA MAIN
ducteur du pouce et le premier iuterosseux dorsal , qui dessine toujours un relief très-distinct , en dedans du second os du métacarpe et en dehors du premier. Le milieu de l'échancrure, dans sa partie la plus élevée , ne présente qu'un repli de la peau, courbé en arc, et jeté de la Lase du pouce vers la Lase du doigt indicateur. Au-dessus de ce point , en dehors du pouce et vers le dos de la main, se voit une petite dépression triangulaire, qui se change en un sillon très-prononcé, lorsque le pouce se rapproche latéralement du doigt indicateur (i). Cette disposition tient à ce que , l'adducteur du pouce étant d'abord recouvert par le premier iuter-osseux dorsal, et se trouvant ensuite h. nu, entre ce muscle et la base du doigt que je viens de nommer, il en résulte là un vide où la peau se déprime et s'enfonce.
toujours fort utile pour la préhension, par la conservation dô ses mouvemens d'opposition aux autres doigts. La forme de la base du pouce y rend très-faciles les amputations par la méthode ovalaire , et c'est toujours celle-là qu'il faut choisir pour amputer ce doigt, quand l'état des parties ne s'y oppose point. Je me rappelle avoir fait à Saint-Cosme, vers l'année iSaS, une opération de ce genre , que M. Roux voulut bien me confier. On put réunir la plaie avec la plus grande exactitude, la guérison fut prompte et la cicatrice fort étroite. Cq. sont là quelques-uns des avantages des amputations ovalaires. Enfin l'isolement du pouce permet aussi d'enlever son os métacarpien, tout en conservant le doigt, comme l'a imagine et pratiqué M. Roux. Les malades sont heureux de tomber entre des mains qui sachent profiter de tout ce que l'organisation peut permettre. On conçoit qu'une semblable opération pourrait se pratiquer encore, sur le second et sur le cinquième des os du métacarpe.
^1% DE LA. llKlt,
Le Lord ciiLitaîre de la main est Leaucoiip plus long^que le précédent (i). II est arrondi du dos à la paume de celle partie, et décrit, clans sa longueur, une courbe, convexe en dehors, au-dessous de l'échancrure cubilaire du poignet. Ce bord doit ses formes arrondies aux muscles adducleur,. court fléchisseur et opposant du petit doigt, qui entrent dans sa slruclurc , et dont la fiiasse dépasse en dehors le cinquième des os du métacarpe. Par suile de celle disposition, toutes les fois que le bord cubilaire est appuyé avec force contre un plan soUde, il laisse saillir un relief charnui ferme et résistant, séparé du dos de la main par un sillon, assez marqué (a).