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V. Cub Sup. = origine de la veine cubitale superficielle

An. pr-Anast- pr. = anastomoses avec les veines profondes.

NERFS

Br. ant. rad. terminaison de la branche antérieure ou superficielle du radial qui donne : R. thén. : le rameau thénarien ; les collatéraux dorsaux du pouce - [Col. d. ex. 1er], [Col. d . i - J ; les collatéraux dorsaux de l’index = — [Col. d. ext int. ], et [Col. d. int. int.], le collatéral dorsal externe du médius = (Col d. ext. med ]

Br. eut. dors. (n. cub.)= branche cutanée dorsale du cubital, qui se partage avec le radial, l’innervation du dos de la main, en donnant les cinq nerfs collatéraux dorsaux internes.

An. rad- cub. = anastomose radio-cubitale.

DUJARIER. — Anatomie des Membres.

Planche 18

Région du dos de la main (plan superficiel)

G. STEINHE1L, Éditeur

RÉGION DORSALE DE LA MAIN 99

Plan profond. — Le plan profond du dos de la main comprend, sur un premier plan, des tendons entourés de gaines synoviales, sur un deuxième plan un réseau artériel ; ce dernier, décrit avec les artères de la main, ne nous occupera pas. Nous décrirons simplement ici les tendons et leurs synoviales.

Si I on examine la face postérieure du squelette d'un poignet on voit successivement de dehors en dedans les gouttières suivantes (v. pl. 28) :

i° A la face externe de la styloïde radiale une gouttière subdivisée en deux par une crête légère ; c est là que passent les tendons du long abducteur du pouce en avant, du court extenseur en arrière :

20 A la face postérieure du radius, une large gouttière subdivisée en deux par une crête ; c’est la gouttière du Ier et du 2° radial ;

3° Plus en dedans, une gouttière profonde limitée par deux saillies très nettes ; c’est la gouttière du long extenseur du pouce ;

4° Plus en dedans encore, une large gouttière pour les tendons de l’extenseur commun et, à sa face profonde, de l’extenseur propre de l’index ;

5° Entre le radius et le cubitus, il n’y a pas de gouttière, mais à l’état frais, un canal fibreux par où passe l'extenseur propre du petit doigt.

0“ Entre la tète et la styloïde cubitale, se trouve la gouttière du cubital postérieur.

Nous avons déjà vu que les fibres profondes du ligament annulaire dorsal transformaient ces gouttières en canaux ostéo-fibreux : à leur intérieur les tendons glissent au moyen d une gaine synoviale.

Le long abducteur du pouce vient s’insérer à la base du Ier métacarpien ; 1 e court extenseur qui longe son bord interne descend jusqu’à la base delà ire phalange; chacun de ces tendons possède une gaine synoviale propre ; toutes deux commencent au-dessous du point où les radiaux sont croisés par ces tendons; elles descendent, la première presque jusqu'à l’insertion de l’abducteur (1), la seconde un peu plus bas empiétant sur l’extrémité du ier métacarpien. D’ordinaire chez 1 adulte ces deux gaines communiquent largement dans leur portion moyenne.

Les radiaux, croisant profondément les tendons de la tabatière anatomique, vont s’insérer à l’extrémité supérieure des 2e et 3e métacarpiens dans leur partie externe. Chaque radial présente une gaine syno-

•(1) Poirier a signalé une bourse séreuse fréquente, située plus bas que la gaine synoviale de l’abducteur, immédiatement au-dessus de son insertion, entre le tendon et le trapèze.

MEMBRE SUPÉRIEUR

vialc primitivement indépendante. Chez l'adulte les gaines communiquent toujours en arrière des tendons. Elles s’étendent du point de croisement avec l’abducteur et le court extenseur jusqu'à i centimètre au-dessus des insertions métacarpiennes.

Les tendons des radiaux sont croisés en haut par le long abducteur et le court extenseur, en bas par le long extenseur. Des organes séreux facilitent les glissements. En haut c’est une bourse séreuse inconstante qui existe entre l’abducteur et le court extenseur d’une part et les radiaux de l’autre. En bas la gaine synoviale du long extenseur communique, par un large trou, avec la gaine du second radial; les deux tendons frottent donc directement l’un sur l'autre à cet endroit ; s'ils sont rugueux, il se produit un bruit spécial caractéristique de 1 aï crépitant.

Le long extenseur forme la limite interne de la tabatière anatomique; il se dirige obliquement en bas et en dehors, croise superficiellement les radiaux et s’insère à la base de la deuxième phalange du pouce. Sa gaine synoviale naît à peu près à la hauteur de celle des radiaux et se termine près de l'extrémité supérieure du premier métacarpien. Nous avons décrit la communication avec la gaine du second radial.

L 'extenseur commun des doigts est déjà divisé en 4 tendons, avant de franchir le canal ostéo-fibreux du poignet. Au dos de la main, les tendons divergent vers leurs doigts respectifs ; ces tendons sont larges, étalés, séparés, par une ou deux stries longitudinales, en faisceaux accolés; ils échangent, à la partie inférieure des métacarpiens, des anastomoses. Entre le tendon de l'index et celui du médius existe une anastomose à fibres transversales, parallèles, pénétrant dans chaque tendon, au niveau d’une des stries qui les divisent. Au contraire, le tendon de 1 annulaire envoie à celui du médius une forte anastomose, oblique en bas et en dehors. Quant au tendon du 5e doigt, d abord accolé à celui de l annulaire, il se divise, à la partie inférieure, en deux languettes tendineuses, l une allant au 4e, l’autre au 5e doigt ; des fibres arciformes adoucissent 1 angle de bifurcation.

Au doigt, le tendon extenseur envoie, au niveau de 1 articulation métacarpo-phalangienne, un certain nombre d’expansions. L une grêle, parfois difficile à metlre en évidence, part de la face profonde du tendon et, se fusionnant avec la partie dorsale de la capsule, va à la base de la première phalange. On a beaucoup grossi cette expansion , en raison de l importancc physiologique que lui accorde Duciienne. Les expansions latérales sont plus fortes ; elles se jettent

RÉGION DORSALE DE LA MAIN

ioi

sur les parties latérales de l’articulation, certaines fibres croisent môme excentriquement les tendons des interosseux et des lombricaux.

Le tendon extenseur continue son chemin et se divise en 3 languettes ; la médiane se fixe à la base de la 2e phalange, les latérales se rejoignent plus has pour se fixer à la hase de la phalange unguéale. Les lombricaux et les interosseux envoient des expansions au tendon extenseur : au niveau de la ire phalange, ce sont des fibres arciformes, formant dossière ; plus bas ces muscles viennent puissamment renforcer les bandelettes latérales de l’extenseur.

Le tendon extenseur propre de l’index croise profondément les tendons extenseurs des doigts internes, pour venir se fusionner avec le bord cubital du tendon de l’extenseur commun allant à l'index-

La large gaine synoviale qui entoure ces tendons extenseurs commence légèrement au-dessus du ligament annulaire dorsal et se termine à la partie supérieure des métacarpiens en se bifurquant autour des tendons qui divergent : c’est le cul-de-sac interne, entourant les tendons réunis des deux derniers doigts, qui descend le plus bas.

L extenseur propre du petit doifjt possède une gaine propre; elle commence au même niveau que la précédente et se bifurque en bas autour de la division que présente d ordinaire le tendon du muscle.

Le cubital postérieur se fixe en has au tubercule du 5e métacarpien : il possède une courte gaine synoviale allant du bord supérieur du ligament dorsal, presque jusqu’à l’insertion inférieure du muscle.

Outre les organes séreux que nous venons de signaler, il existe encore un certain nombre de bourses séreuses, la plupart inconstantes, aux points où les tendons frottent sur des surfaces osseuses.

Dans la profondeur, notre région est limitée par une mince aponévrose qui recouvre les interosseux et adhère à la face postérieure des métacarpiens.

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