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L. croisé p. i

--- id. a. e. .Ail. rot. ibt.

Caps. 3.

Articulation du genou droit (intérieur de l’article)

G. STEINHEIL, Éditeur

ARTICULATION DU GENOU

aS3

en lumière les fibres antérieures de la capsule, tendues entre la rotule et le ligament jugal. Ce ligament jugal ou transverse réunit, en avant, les deux ménisques ; on aperçoit ces derniers en fléchissant le genou et en écartant légèrement les surfaces articulaires.

C’est à ce moment qu’il faut pratiquer la coupe, ainsi que nous l’avons déterminée ; cette coupe faite, on écarte les surlaces de section, qu’on maintient avec un liège introduit entre elles. Comme la coupe a passé exactement entre les deux croisés, leurs insertions sont intactes et on peut les disséquer dans la profondeur. Le ligament antérieur (A. E.) s’insère, en bas, à la surface située en avant de l’épine tibiale, entre l’insertion de la corne antérieure du ménisque interne, qui est en avant, et celle de la corne antérieure du ménisque externe, qui est légèrement en arrière et surtout en dehors. Ce ligament monte, oblique en haut, en arrière et en dehors, pour s’insérer sur une facette ovalaire, à grand axe vertical, située à la partie la plus reculée de la face axiale du condyle externe ; on peut d'ailleurs, par la face postérieure, disséquer facilement celte dernière insertion . Le ligament croisé postérieur (P. I.) s’insère, en bas, à la surface rétro-spinale, en arrière de l insertion de la corne postérieure du ménisque interne. Cette insertion, très forte, déborde un peu à la face postérieure du tibia, où on peut la disséquer, à condition de détruire en partie l’arceau interne du ligament poplité arqué; on aperçoit, en disséquant par en arrière, un fort trousseau fibreux, envoyé par la corne postérieure du ménisque externe au ligament croisé postérieur ; sa dissection est facile, à cause de l'obliquité plus grande de ses fibi •es, par rapport à la masse du ligament croisé postérieur. De cette insertion, le ligament se dirige, avec une triple obliquité, en haut, en dedans et en avant, pour venir s’insérer, par une facette ovalaire, à grand axe horizontal, à la partie la plus antérieure de la face axiale du condyle interne. Cette insertion se fait immédiatement en arrière de la surface cartilagineuse du condyle, et on peut, en enlevant la synoviale qui recouvre le ligament, mettre à nu scs fortes fibres, resplendissantes et nacrées.

Une fois cette préparation terminée, on peut la monter en fixant par un clou le condyle interne à sa place et en rabattant le quadriceps sur le fémur.

Lorsqu'on a ainsi pris une connaissance complète de l'articulation du genou, on voit qu elle est formée par une double enveloppe : la superficielle, forte, résistante, insérée loin des surfaces encroûtées de cartilage, est surtout formée par des expansions musculaires et des

MEMBRE INFÉRIEUR

tendons d'insertion. Ce premier manchon tendino-ligamenteux est constitué : en avant, parle quadriceps et le ligament rotulien ; en dehors, par le tendon aplati du tenseur du fascia lata, le ligament latéral externe doublé du tendon du biceps ; en dedans, par l’expansion des vastes, l’aileron rotulien et le ligament latéral interne; en arrière par les tendons des jumeaux et la trifurcation du tendon du demimembraneux.

La seconde couche, la vraie capsule, double partout la synoviale; elle s’insère près de la surface encroûtée de cartilage ; elle descend, en avant et latéralement, sur les ménisques et le ligament jugal, pour en repartir et atteindre le tibia. En arrière, le type à deux manchons est moins caractéristique, car deux dispositions viennent le troubler : d’une part, l’adhérence des jumeaux aux coques fibro-cartilagineuses des condyles, ces dernières représentant la capsule ; d autre part, la présence des ligaments croisés, forts et profonds, qui, pénétrant dans l’articulation, tendent à la cloisonner, et sur lesquels vient se perdre la portion moyenne postérieure de la capsule.

La synoviale vient trouer la capsule et communiquer à l’extérieur, en se fusionnant avec un certain nombre de bourses séreuses, primitivement isolées. G est, en haut, le gros prolongement sous-lricipital ; en arrière et en dehors, le prolongement sous-poplité; en arrière et en dedans, le prolongement fréquent, qui, à travers la coque interne, communique avec la bourse séreuse commune au jumeau interne et au demi-membraneux. Enfin, les procès synoviaux sus-condyliens sont encore des émanations de la synoviale, mais beaucoup plus petites que les précédentes.

Entre la capsule et le manchon périphérique, nous trouvons plusieurs organes séreux. Ce sont : la grande bourse interlibio-tendineuse, en dedans de minuscules bourses séreuses situées entre le ligament latéral interne et les portions du fémur et du tibia sur lesquelles il glisse, en arrière la petite bourse sus-condylienne interne. Enfin, nous avons signalé les espaces celluleux, à tissu lâche, vraies séreuses en miniature, situés entre la capsule et le fascia lata en dehors, entre la capsule et l’expansion des vastes en dedans ; espaces dans lesquelles se ramifient les deux articulaires inférieures.

Autour du genou nous trouvons encore une troisième catégorie de bourses séreuses : nous voulons parler des bourses sous-cutanées qui siègent aux endroits de frottement, en avant de la rotule, et en avant de la tubérosité antérieure du tibia.

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