‹ Anatomie des salmonesChapitre 21 sur 72 · HN; EE · texte numérisé non relu

HN; EE

Les organes de la génération (h) (*) consistent, dans la Truite femelle, en deur ovaires oblongs , situés à côté de l’estomac, à la face antérieure et sur les côtés de la vessie natatoire. Ils sont dépourvus d’oviductes ; pour s'échapper, les œufs murs font crever le tissu de l’ovaire et tombent dans la cavité abdominale, d’où ils sorient par un trou derrière lanus. Les festicules occupent la même place chez:la Truite mâle; mais chaque testicule a de plus un canal qui conduit la laïtanee le long de l'intestin, jusque vers l'anus, où les canaux des deux côtés aboutissent ensemble et conjointement avec le canal excréteur de la vessie urinaire, à une petite ouverture située dans une proéminence, derrière l’anus.

Les reins (in) sont situés en dehors du péritoine , le long de la colonne vertébrale : ils ne forment qu’une seule masse, qui commence par un élargissement au-dessous de la première vertèbre, et se continue en se rétrécissant jusqu'au dessus de l'anus, où ils se terminent en une pointe assez effilée. Ils remplissent tous les creux et toutes les fosses qui se trouveut à la face inférieure des corps de vertèbres. Aussi est-on obligé, toutes les fois qu’on veut extraire les reins, dans la partie postérieure de la cavité abdomninale , de briser les vertèbres, parce que les reins se continuent à travers les arches formées par les apophyses inférieures réunies en ogives. Il y a à la partie postérieure des reins, deux canaux urinaires qui se réunissent en une vessie urinaire (n) de forme oblongue et pointue, s’ouvrant par un petit canal derrière l'anus.

dans une papille à part, qui parait à peine relevée. DU CANAL INTESTINAL.

En examinant l'appareil branchial par devant, tel que nous l'avons représenté Tab. O, fig. 8, on voit que c’est un entonnoir dont l’ouverture est tournée en avant, tandis que son extrémité est formée par l’ésophage. Les quatre ares branchiaux se touchent ; leurs branches inférieures sont arquées en arrière, leurs branches supérieures. en avant; de telle sorte que leur angle de réunion est tourné en arrière. Les fentes branchiales sont tellement rétrécies par le rapprochement des ares, que les ossicules du bord antérieur d’un arc peuvent s'appliquer sur le bord postérieur de l’are précédent. Ces ossicules ont une structure toute particulière. Ils sont aplatis, allongés, articulés par des pièces cartilagineuses sur le bord des ares, et revêtus d’un prolongement de la muqueuse de la bouche. Leur bord antérieur-est garni de petites aspérités

() C'est par erreur que sur la Tab. C, fig. 2, cet organe est désigné par un 4 au lieu d’un 4.

Ni en forme de scies, plutôt sensibles au toucher qu’à la vue. Examinés au microscope, ces ossicules se présentent comme autant de mâchoires parfaites (Tab. G, fig. 16 et 17). Chaque ossicule a une rainure, un sillon profond, qui longe son bord antérieur, et qui est rempli par un tissu conjonctif assez lâche, dépendant de la muqueuse. Des vaisseaux sanguins se voient le long du sillon, et ses bords relevés sont hérissés d’aspérités, c’est-à-dire de véritables petites dents coniques, implantées dans la muqueuse, et ayant une seule cavité médullaire, remplie d’un noyau vasculaire. À part leur petitesse extrême, ces denticules ne se distinguent en rien des dents qui garnissent les mâchoires ou les pharyngiens, et la structure des ossicules, avec leur sillon longitudinal et leurs deux bords relevés qui portent les dents, est la même que celle d’une mâchoire ordinaire. Le nombre des ossicules varie ; on en compte généralemeut de quinze à vingt sur un arc, et une vingtaine de denticules sur chaque bora du siflon.

Les pharyngiens supérieurs et inférieurs ressemblent à des coussinets latéraux, qui se correspondent parfaitement, et entre les rateliers desquels la proie doit passer pour entrer dans l’ésophage. Les pharyngiens supérieurs, séparés par une profonde entaille, forment des saillies notables vers la cavité buccale.

L’ésophage qui fait suite à l’entonnoir buccal , a la même largeur que l'estomac, et sa muqueuse, non plus que sa membrane musculaire, ne se distinguent par aucun caractére propre , si ce n’est que la muqueuse de l'estomac est plissée longitudinalement, tandis que celle de l’ésophage est parfaitement lisse.

La membrane musculaire de lestomac est très-épaisse, et son épaisseur va en augmentant de haut en bas; en sorte que la branche recourbée de l'estomac, depuis sa flexion jusqu’au pylore, est plus charnue et en même temps beaucoup plus rigide: les fibres musculaires y sont bien plus serrées que dans la branche supérieure, qui est susceptible d’une grande dilatation. L’épaisseur de la membrane diminue subitement à l'endroit de la valvule pylorique ; à partir de ce point, elle reste presque égale sur toute la longueur de l'intestin.

Nous avons consacré un soin tout particulier à l'étude de la muqueuse des différentes parties du canal intestinal. Cette étude est d'autant plus intéressante, que la muqueuse est des plus simples qu’on puisse trouver, sa structure n’étant pas compliquée par des glandes composées de villosités et d’autres formations de ce genre, qui rendent l'examen des muqueuses des animaux supérieurs si difficile. La Truite ne renferme, dans toute l'étendue de sa muqueuse, que des plis plus ou moins serrés ct réticulés, et des cryptes tout-à-fait simples. La muqueuse se sépare facilement de la couche

musculaire , à laquelle elle est attachée par un tissu conjonctif peu épais. Sa base est

Page 1