‹ Anatomie des systèmes nerveux des animaux a vertèbres [electronic resource]Chapitre 13 sur 83 · LIVRE · texte numérisé non relu

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5°. Chez les tortues et les oiseaux.

L’articulation médiane des corps vertébraux et les articulations collatérales des lames varient aussi d’une région à l’autre.

Dans ces deux classes toute la région dorsale est immobile; les vertèbres sont soudées ensemble. Cette soudure est l’effet de leur immobilité, produite elle-même par leur enclavement entre les cotes, ou tout-à-fail fixes chez les tortues , ou susceptibles seulement d’un mouvement de flexion angulaire exécuté par le demi-coffre pectoral inférieur sur le supérieur chez les oiseaux. Ce mouvement , d’où résulte l’élévation et l’abaissement du vaste sternum des oiseaux, est commun aux deux tronçons sternal et vertébral de la cote. Les vertè-

bres lombaires et sacrées sont elles-mêmes enclavées par le bassin , et il n’y a qu’un mouvement obscur entre la première vertèbre lombaire çt la dernière dorsale. 11 résulte de cette rigidité de la colonne vertébrale des oiseaux, la facilité de garder sans fatigue, même durant le sommeil, cette station oblique qui leur est propre, à quoi se trouve aussi correspondre, et la situation très-avancée du point d appui que donne le fémur à cette colonne dorsale, et la longueur des doigts qui agrandissent la base de sustentation, au-delà des oscillations du centre de gravité. Enfin la légèreté spécifique de la

poitrine, malgré son excès de volume, et la réflexion du cou qui ramène la tête sur le dos, sont deux autres conditions de cet équilibre.

Tout mouvement latéral est prévenu, même chez le jeune oiseau, à une époque où la soudure des vertèbres dorsales n’est pas encore commencée, par une série d’éperons saillants du milieu du bord postérieur de chaque côte, et appuyés sur la large surface de la côte suivante.

Cette immobilité des régions dorsale, lombaire et sacrée de la colonne vertébrale , a pour second résultat dans la mécanique de l’oiseau, de donner des arcs-boutants plus solides au battement des ailes dans le vol.

Chez les tortues, non-seulement toutes les vertèbres dorsales, lombaires et sacrées sont immobiles, mais les côtes elles-mêmes se sont tellement élargies , que leurs bords soudés ne forment plus qu’un vaste bouclier.

Dans les tortues et les oiseaux , il n’y a donc de mobiles que les deux seules régions cervicales et caudales. La région caudale est toujours relativement très-courte, et cachée soit par la carapace des tortues , soit par les pennes de la queue des oiseaux, et par les plumes qui en sont les couvertures.

La moelle épinière dans les chéloniens et les oiseaux, comme dans la plupart des poissons, se prolonge jusqu’à l’extrémité de la colonne vertébrale.

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