I.1YRE
EN Y ELOPPE
frontal dans la boîte cérébrale, dépend de l'existence ou de l’absence du lobe olfactif.
Le rocher ne contient jamais ni les nerfs, ni les canaux demi - circulaires de l’organe de l’ouïe. Toujours solide, il ferme en dehors plus ou moins cette dilatation de la cavité cérébrale, où sont logées à la fois tous les organes de l’audition. 11 est toujours situé entre l’occipital latéral, en arrière, et la grande aile en avant. Quelquefois il ne répond plus du tout à la cavité cérébrale; l’occipital latéral et la grande aile rapprochés l’ont rejeté alors au dehors. Dans tous les cas , c’est toujours sur lui que repose la caisse, point d’appui et centre du mouvement à la fois de l’opercule par sa branche postérieure, de la mâchoire et de la grande arcade branchiostège par sa branche antérieure.
5°. Oiseaux.
Comme dans le plus grand nombre des reptiles l’anneau occipital a quatre pièces , et est articulé, avec la première vertèbre, par un seul condyle résultant également de trois facettés sphériques, dont la médiane représente les deux tiers du condyle. L’anneau occipital, plus étendu d’avant en arrière que dans pas un reptile, l’est surtout davantage en haut, où l’occipital supérieur répond en effet, comme on le verra, à un plus grand cervelet.
Le deuxième anneau ou segment du crâne a sou
DU SYSTÈME CÉREBBO-SriNAL. fie)
arc supérieur formé de deux pariétaux rectangulaires, dont la plus grande dimension est toujours transversale, et dont le contour est à peu près demicirculaire. Cet arc est continué inférieurement par le rocher et la grande aile sphénoïdale , laquelle est pour la première fois soudée au sphénoïde. Selon que le rocher s’étend plus ou moins en avant, suivant les genres, il empêche ou n’empêche pas le pariétal de s’articuler avec le frontal postérieur. Enfin un sphénoïde unique à longue épine antérieure , complète en bas ce segment , à la voûte duquel le frontal moyen contribue pour une petite partie de son étendue, comme chez les poissons.
Dans les oiseaux comme dans les serpents et les poissons, la mâchoire inférieure ne s’articule pas directement sur le crâne. C’est par l’intermédiaire d’un levier très-peu mobile, formé par un os quadrilatère, qui répond à la caisse des serpents. Cet os carré ou caisse s’articule par son condyle supérieur sur les bords de l’entrée circulaire d’une fosse que circonscrivent l’occipital latéral , le rocher et le sphénoïde.
Ici, encore pour la première fois, le crâne est complètement fermé en avant par la soudure des deux grandes ailes sphénoïdales sur leurs bords antérieurs.
Même avant la naissance, la soudure des grandes ailes ensemble, et avec les frontaux, existe déjà.
A celle époque, il n’y a que les pariétaux qui soient libres par tous leurs bords, ainsi que les occipitaux, qu’on peut séparer très-tard les uns des autres , ainsi que le sphénoïde du basilaire.
Au fond de la fosse, sur l’entrée de laquelle s’articule la caisse, s’ouvrent, comme dans les reptiles, les fenêtres ronde , ovale , et les cellules occipitales, mastoïdiennes et pariétales, suivant les genres. Dans les oiseaux de nuit, ces cellules se propagent même dans l’épaisseur de tous les os de la tête ou sur l’animal vivant la section du diploé ne verse de sang que dans le trajet des vaisseaux. Ce fait explique comment il ne se forme pas d’injection sanguine dans le diploé des oiseaux, où l’on a dernièrement prétendu qu’elle résultait de l’action spécifique de différentes substances sur telle ou telle partie du cerveau.
11 n’y a donc que deux segments à la boîte cérébrale ou au crâne proprement dit des vertébrés ovipares. Le premier ou occipital , formé de deux os seulement dans les batraciens, la sirène et le protée, où, comme on le verra, ce déficit de l’anneau protecteur coïncide avec celui de plusieurs des parties contenues, et de quatre os dans tous les autres. Le deuxième, ou sphéno-pariétal , est formé du sphénoïde et du pariétal , admettant ou non pour compléter leur contour, le rocher et l’aile du sphénoïde; et, de plus, dans la plupart des poissons, un os surnuméraire, l’intcr-pariétal.
6°. Mammifères.
L’anneau occipital 'est formé comme à l’ordinaire , mais avec un élargissement d’avant en arrière, proportionné dans toutes les pièces aux dimensions du cervelet.
Le second anneau ou segment est formé supérieurement par les pariétaux, enclavant en arrière un inter-pariétal chez quelques genres (par exemple dans les rongeurs); le temporal continue cet arc sur les côtés, et se soude ordinairement en bas avec le mastoïdien, la caisse et le rocher. La grande aile du sphénoïde, ou aile temporale, étant toujours soudée à la partie de cet os qui répond au basilaire, il en résulte un premier sphénoïde distinct de l’antérieur, long-temps après la naissance. Dans la plupart des mammifères , la plus grande dimension du rocher étant transversale, ce n’est que par un angle plus ou moins aigu qu’il s’enclave entre le sphénoïde postérieur et l’occipital inférieur.
Un troisième segment s’ajoute aux deux autres, qui existent seuls chez les ovipares. Ce segment est formé en haut par les frontaux, en bas par le second sphénoïde ou antérieur, et par ses ailes, appelées d’ingrassias ou orbitaires.
Ce troisième segment est nécessité par l’agrandissement du cerveau des mammifères, formé, comme on le verra, d’un plus, grand nombre de
parties que celui des ovipares (1). 11 y a plus, c’est que par la même raison , les deux segments postérieurs ont aussi à proportion, dans les mammifères, plus d’amplitude en tout sens que dans les ovipares.
Ce troisième segment est fermé en avant par l’ethmoïde , dont il n’existe à la boîte cérébrale des oiseaux qu’une lame verticale enclavée par son bord postérieur entre les grandes ailes rapprochées du sphénoïde. Ici l’ethmoïde est constamment, ailleurs que dans les cétacés, formé de trois parties ; deux latérales constituant chacune un assemblage de lames ou de cornets repliés de manière à intercepter un grand nombre d’anfractuosités; l’autre médiane, est une lame verticale servant de cloison à la partie postérieure des narines.
Dans quelques genres de mammifères, plusieurs rongeurs , et surtout parmi les insectivores, les chauves-souris, les hérissons, les taupes, etc. , l’elhmoïde forme l’arc inférieur d’un quatrième segment dont le devant des frontaux et les os du nez forment l’arc supérieur.
Tous les os de la voûte du crâne des mammifères s’étalent en lames d’autant plus larges, et ces lames déploient deux faces d’autant plus parallèles, que le cerveau a plus de volume proportionnel.
(1) Les parties cérébrales nouvelles, auxquelles correspond ce troisième segment, sont principalement les corps striés et les circonvolutions correspondantes.
DU SYSTÈME CEREBRO-SPINAI. 70
Réciproquement ils occupent moins d’espace, débordent davantage l’un sur l’autre et augmentent d 'épaisseur à mesure que le cerveau se rapetisse. C’est ainsi que dans l’homme et les singes , tous les os du crâne, excepté la caisse ou tympanal , donnent des parois au cerveau. Ces os surnuméraires dans les parois du cerveau, sont : i° l’ethmoïde ; 2° le second sphénoïde et ses ailes ; 3° le temporal, et f\ le mastoïdien.
De ta cavité auditive.
L’organe de l’ouïe consiste essentiellement dans ses nerfs et les membranes tubulaires qui les enveloppent. Mais ces tuyaux membraneux si minces et si flexibles, contenant tous des liquides où baignent les nerfs, avaient besoin d’être soutenus dans leurs formes et dans leur arrangement. La position de ce sens devait donc être plus profonde que celle des autres, et tout-à-fait circonscrite par son enveloppe solide. Voilà pourquoi les cavités auditives sont tout entières dans l’épaisseur de la base ou des côtés du crâne. Les os qui forment cette enveloppe varient d’une classe à l’autre.
i°. Dans les mammifères , le rocher, partie du temporal, à laquelle est ordinairement soudée la caisse, contient l’appareil nerveux de l’ouïe; et la caisse renferme un tambour ou réservoir d’air dans lequel s’étend , depuis la membrane du tympan
jusqu’aux fenêtres du rocher, une chaîne de quatre osselets.
Chez la plupart des mammifères les cellules qui s’ouvrent dans la partie postérieure de la caisse, communiquent avec d’autres cellules dont est creusée l’épaisseur du mastoïdien.
Dans les genres où la caisse est très-développée elle reste toute la vie séparée du rocher et du temporal ; tels sont, par exemple, les chauves-souris. Dans ce cas, le rocher, la partie zygomatique du temporal et même le sphénoïde y concourent aussi.
Dans les cétacés où l’oreille paraît peu active, la caisse et le rocher à parois très-épaisses forment un os suspendu au crâne par des ligaments.
2°. Chez les oiseaux, i° l’appareil nerveux ou le labyrinthe est situé dans l’épaisseur du rocher et de l’occipital latéral, et 2° le tambour à air est situé entre l’occipital latéral et le tempor al en arrière, et l’échancrure postérieure de la caisse en avant. C’est sur cette échancrure et une semblable du temporal qu’est encadrée la membrane du tympan.
Le tambour a trois prolongements de cellules; le ier, dans les occipitaux latéral et supérieur, où les cellules d’un côté s’adossent à celles de l’autre ; le 2% dans le rocher sous le labyrinthe osseux; le 5", en avant dans l’épaisseur du sphénoïde jusques à la ligne médiane de la base du crâne. Chez plusieurs oiseaux de nuit, entre autres l’elfraye, toutes ces cellules régnent dans toute l’étendue du contour du crâne.
Il n’v a dans le tambour des oiseaux qu’un seul osselet (à deux branches, étendu de la membrane tympanique à la fenêtre du vestibule.
3°. Dans les re pilles non batraciens (ex. les crocodiles ) , i° la caisse communique avec de grandes cellules des occipitaux latéral et supérieur. Celles-ci sont communes aux deux caisses et réunissent les deux organes; 2° quant au labyrinthe, le grand sac du vestibule et les canaux demi-circulaires sont enfermés par le rocher, l’occipital latéral et le supérieur. La cloison entre le labyrinthe osseux et la caisse est percée de deux fenêtres que sépare un filet mince (Cuv. , loc. cit. , p. 82. ). La supérieure répondant à l’ovale, mieux dite vestibulaire, est fermée partie par le rocher, partie par l’occipital latéral; l’autre, ou cochléaire, est tout entière dans cet occipital.
11 n’y a dans' le tambour qu’un seul osselet en forme de platine elliptique appliquée à la fenêtre vestibulaire.
Dans les tortues, la caisse au maximum de grandeur , forme deux tambours, séparés par un rétrécissement de l’os dont en outre une branche inférieure verticale reçoit le condyle de la mâchoire. Par le trou de ce rétrécissement passe l’osselet auditif en forme de trompette, étendu depuis le tympan jusqu’à la fenêtre vestibulaire située , ainsi que la cochléaire, comme dans le crocodile. Le second tambour est complété en-dedans par le
•"fi LIVRE T. — ENVELOPPE
rocher, les occipitaux , le sphénoïde et un cartilage.
Le labyrinthe e9t enclavé par le rocher , l’occipital latéral et le supérieur.
Dans les lézards ordinaires, le tambour et le labyrinthe sont comme dans le crocodile. Seulement la fenêtre cochléaire s’ouvre à coté d’un autre trou donnant dans le crâne, au fond d’une ouverture commune.
Dans les batraciens , il y a une sorte de chaîne auditive formée de trois pièces. L’intermédiaire est une tige osseuse tendue entre deux lentilles cartilagineuses; ce qui est nécessité par la plus grande distance des cadres du tympan à la fenêtre du labyrinthe ( Cuv. ).
4°. Enfin, dans les poissons , une dilatation latérale de la boîte cérébrale fermée seulement du côté du cerveau par un adossement de membranes, forme la cavité auditive. Cette cavité est circonscrite dans les poissons osseux par le pariétal en haut, les occipitaux en arrière, l’aile sphénoïdale en avant, le sphénoïde en bas, le rocher, et médiatement la caisse en-dehors. Dans le merlan ces deux cavités s’adossent , sans autre cloison que leurs membranes, sur la base du crâne, où le sphénoïde est renflé en une sorte de tambour. C’est ainsi que les cellules occipitales ou sphénoïdales s’adossent chez les oiseaux et la plupart des reptiles.
Dans le seul cycloptère lump une sorte de tain-
bouc extérieur sous forme de cul-de-sac s’étend sur une longueur de deux pouces à travers les os jusque sous la peau , depuis l’embranchement antérieur des canaux demi-circulaires.
Dans les raies et les squales une sorte de vestibule commun situé à la nuque réunit les conduits cartilagineux où flottent les canaux membraneux demi-circulaires supérieurs.