‹ Anatomie des systèmes nerveux des animaux a vertèbres [electronic resource]Chapitre 53 sur 83 · VUE · texte numérisé non relu

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le capillaire, plus microscopique que le nerf luimême. Ces nerfs sont très-nombreux, car leurs intervalles n’étant que d’un peu plus d une ligne sur un poisson de près de trois pieds de long , on voit qu’il y a près de trois cent paires de nerfs chez la lamproie. Ces nerfs sont si fins, que je n’ai jamais pu les suivre à plus de trois ou quatre lignes de leur trou de sortie. 11 m’a été impossible d’y observer de divisions en branches ou en filets.

Chez tous les poissons ( excepté pour les deux premières paires destinées aux nageoires pectorales dans quelques espèces où ces nageoires ont un office particulier, soit relatif au toucher comme chez les baudroies, soit relatif à un excès de mouvement comme chez les exocets ) , il n’y a qu’un seul filet à chaque rang d’insertion pour chaque nerf.

Les communications de ces nerfs spinaux avec le grand sympathique, se font par leur filet inférieur seulement , souvent avant sa réunion avec le filet supérieur, ou même quelquefois après la séparation des deux branches du tronc nerveux formé par la réunion des deux racines , mais constamment c’est seulement avec le nerf inférieur que se fait celte réunion.

Dans tous les genres de poissons osseux que j’ai examinés, excepté les gades , la discontinuité de la matière contenue dans le nerf avec la matière de la moelle , est évidente. La continuité n’existe qu’entre le névrilcmme et les enveloppes.

Toujours aussi, excepté chez les raies dans l’étendue correspondante aux ailes, et dans letétrodonet la baudroie, à cause de l’accumulation de tous les nerfs sur un très-petit cylindre de moelle , les racines d’une paire de nerfs sont séparées par un grand intervalle, des racines des paires voisines. Ces racines sortent à angle droit du canal vertébral. L’esturgeon seul [pL Y, fig. 4* )? offre des racines obliquement dirigées , et dont les insertions sont très-rapprochées.

Les nerfs spinaux des reptiles et des oiseaux ont cela de commun, d’avoir leurs origines très-distantes collatéralement les unes des autres (voy. p(. 111, fig. 6et7,etc. ). Le petit nombre de filets qui existent à chaque origine, sont presque parallèles entre eux jusqu’au trou de sortie. Il n’y en a jamais plus de quatre ou cinq. Dans la tortue , le nombre des filets de l’origine inférieure est constamment plus grand que celui de la supérieure; si celle-ci en a deux ou trois , par exemple, l’inférieure en aura quatre ou cinq.

La distance d’une paire de nerfs à l’autre est en général d’autant plus grande, que chaque paire de nerfs a moins de calibre; et réciproquement. Aussi l intervalle est-il constamment moindre pour les nerfs des membres (voy. les fig. précitées), qui sont constamment plus gros. Dans la tortue, par exemple, les nerfs dorsaux sont trois fois plus écartés l’un de l’autre à leur origine, que ceux des membres

antérieurs ou postérieurs. Il en est à-peu-près de même chez les oiseaux.

Toujours, lors même que les racines supérieures sont moindres en nombre et en volume que les inférieures, le ganglion se trouve seulement sur la direction des premières. La direction de tous ces nerfs, depuis la moelle jusqu’au trou de sortie, est à-peu-près perpendiculaire. L’obliquité en arrière s’observe cependant toujours un peu aux nerfs des membres postérieurs , surtout chez les oiseaux marcheurs. Cette obliquité ne dépend pas pour ces derniers nerfs de ce que la moelle se terminerait au - dessus de leur sortie , comme cela a lieu chez les mammifères , où cette brièveté de la moelle nécessite l’existence du faisceau de racines, connu sous le nom de queue de cheval. Car, chez tous les reptiles ( quelques batraciens exceptés) et chez les oiseaux, comme on doit s’en souvenir, la moelle occupe toute la longueur de la colonne vertébrale. Comme à l’ordinaire, la division du î^erf en deux branches, l’une supérieure ou dorsale, l’autre inférieure ou abdominale , se fait après le trou de sortie. L’anastomose du grand sympathique se fait sur le ganglion intervertébral , dans les oiseaux et les tortues. Les nerfs brachiaux et cruraux reçoivent seuls directement des filets du sympathique.

Les serpents, parmi les reptiles, offrent la particularité déjà mentionnée dans les lamproies.

Leurs nerfs , qui sont quelquefois au nombre de plus de trois cents paires , n’ont qu’un seul ordre d’origines , et cet ordre est inférieur ou abdominal. En outre, l’insertion de chaque nerf se fait par une seule racine, à chaque rangée, comme chez les poissons. Il m’a été impossible, même sur une vipère fcr-de lance de presque quatre pieds de long, d’y découvrir de ganglions. J’ai constaté cette double disposition chez quatre autres espèces de cet ordre, savoir, le serpent à sonnettes, la vipère d’Europe, la couleuvre vipérine, et la couleuvre à collier. Dans ces reptiles, l’insertion de ces racines inférieures uniques se fait à une distance proportionnelle de la ligne médiane, à-peu-près semblable à ce qui s’observe pour les racines inférieures des autres reptiles.

Dans les tortues tous les rameaux supérieurs des' nerfs dorsaux vont au muscle rétracteur de la tête. Les nerfs inférieurs en contournant le feuillet externe delà plèvre, vont gagner les muscles pectoraux et abdominaux. Souvent ces rameaux inférieurs communiquentensemblepardes anastomoses transversales ou obliques. Gela arrive surtout aux paires postérieures du tronc.

Dans les tortues et les sauriens, le membre antérieur reçoit un plexus de quatre paires de nerfs, et le postérieur, de cinq paires. Chez les grenouilles et les crapauds deux paires de nerfs vont au membre antérieur, et trois au postérieur. Dans les

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