‹ Anatomie des systèmes nerveux des animaux a vertèbres [electronic resource]Chapitre 61 sur 83 · VENTRICULE · texte numérisé non relu

VENTRICULE

Si l’on retranche successivement d’avant en arrière, sur un animal dont on a ouvert le crâne, toutes les parties du cerveau, puis les lobes optiques, puis le cervelet tout entier, de manière que la dernière tranche passe au-devant de l’insertion de la cinquième paire, l’animal continue d’avoir la conscience de toutes les sensations qui ont leur siège à la face, moins celles de la vue. 11 continue d’être aussi vivement affecté par les sons , les odeurs, les saveurs, les piqûres de la face, que s’il n’avait éprouvé d’autre trouble que celui qui résulte de la perte du sang par la seule ouverture du crâne; et il crie, si, par exemple, on lire trop fort un poil de sa moustache, si on lui met un acide trop piquant

PHYSIOLOGIE DU SYSTÈME CÉRÉBRO-SPINAL. 5Gl

sons le nez, etc. Enfin, il essaie avec ses pâtes de devant de se débarrasser de la cause de sa douleur, comme il le ferait s’il était intact. La respiration, la circulation continuent d’avoir lieu ; les mouvements ne sont pas plus troublés que si le cervelet seul avait été enlevé. (On verra, chap. suivant, en quoi les mouvements sont alors affectés.) Et tant que la continuité de la cinquième paire avec le segment de son insertion n’est pas interrompue, les phénomènes continuent. Je les ai vu sur des hérissons adultes durer plus de deux heures.

La sensibilité de tout le tronc et des membres, que tout-à-l’heure nous avons vu dépendre des parties correspondantes de la moelle, n’a d’ailleurs éprouvé aucune atteinte. L’animal crie et s’agite, essaie de se soustraire et de se défendre, quand on lui pique ou qu’on lui pince un doigt, une pâte, comme quand on lui pince les lèvres ou le nez.

Ces impressions du tronc aboutissent donc au même point que celles de la face et des organes des sens, moins l’œil.

Et ce lieu de concours et de réunion de toute les sensations du corps, moins la vue, est dans le segment du lobe du quatrième ventricule. Car une section de la moelle, derrière ce lobe, ôte à l’animal la conscience de toutes les impressions faites sur le tronc que l’on pourra mettre en convulsion sans que l’animal en ait la conscience

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