PROPRIÉTÉS ET INFLUENCES DU CERVELET
Avant M. Galî , on n’avait, que je sache, attribué au cervelet aucune action, aucune influence spéciale. j\I. Gall crut remarquer que le dévelop-
peinent des bosses occipitales inférieures , était proportionné aux facultés génératrices des animaux, et en particulier à leur ardeur dans le rut ou dans l'accouplement. Et comme ees bosses répondent assez bien au développement des lobes du cervelet, il attribua à ces lobes une correspondance d’action avec les organes de la génération. M. Serres a aussi cru observer une liaison entre ces deux organes éloignés, lia mên a signalé par l’érection de la verge après la mort , l’existence des apoplexies cérébelleuses consécutives à l’abus ou au moins à l’excès d’exercice des organes génitaux. Enfin, M.Gall dit avoir dans le cas de perte d’un testicule, observé des diminutions de volumedans le lobe cérébel-
leux du même côté. Ce qui impliquerait la diminution simultanée des deux lobes dans le cas de castration complète. Or, ce dernier résultat n’est rien moins que constaté.
Ouoi qu’il en soit de la constance de ces faits dans l’homme , il est bien certain que ni le degré de développement, ni même l’existence, soit des lobes latéraux du cervelet, soit du cervelet tout entier , ne sont la condition nécessaire ni de la fécondité, ni de la disposition à l’accouplement chez les quatre classes de vertébrés.
Et d’abord , parmi les mammifères , les cynocéphales dont la lubricité dépasse tout ce que la nature a pu réaliser ailleurs, tout ce que peut même l’imagination inventer, ont l’ensemble du
cervelet et surtout les lobes latéraux moins développés à proportion cpie l’homme.
La fécondité des cobaies ou cochons d’fnde domestiques est telle, que d’un seul couple, en moins de quinze mois, on peut obtenir mille individus. Ces animaux peuvent s’accoupler à six semaines ou deux mois ; et les femelles peuvent mettre bas tous les deux mois^ n’allaitant que pendant quinze jours. Ils cherchent à jouir aussi souvent qu’à manger ; et telle est leur lubricité qu’au milieu de plusieurs femelles, les mâles se livrent entre eux à un libertinage qu’à tort l’on a cru particulier à l'homme. Fréquence réitérée de l’accouplement , et fécondité extrême, tout devrait donc, d’après les faits précédemment rapportés, amener un développement énorme du cervelet dans tous ses lobes. Or, ils n v sont ni plus ni moins développés que dans la race sauvage qui ne s’accouple qu’une fois par an, et 11e produit que deux petits.
Dans les oiseaux, où l’accouplement est si ardent, le cervelet consiste uniquement dans le lobe médian, et c’est aux lobes latéraux que résiderait chez les mammifères l’instinct de la volupté. Quoique dans les oiseaux la durée de l’amour soit plus courte que dans la plupart des mammifères, quoique enfin le cervelet ne soit pas plus développe dans le coq qui s’accouple presque toute l’année, que dans des oiseaux où l’accouplement 11e dure
(}uc quelques jours, néanmoins, Ta liaison (le ces faits aurait pu sembler assez constante pour que l’on en fît: une loi.
Mais outre que ces développements du lobe médian du cervelet ont une liaison constante et sans exception, dont je parlerai, et qui est justement en rapport inverse avec celle que l’on avait admise, on va voir que coi te dernière est loin d’être générale, ainsi que l’a déjà prouvé l’opposition des cochons d’Inde domestiques à la race sauvage.
C’est dans les poissons que le cervelet médian parvient au plus grand volume relatif connu , par exemple, dans le barbeau, les silures, les gades. Or, aucun de ces poissons ne s’accouple, et même le plus souvent les mâles ne connaissent pas la femelle dont ils fécondent les œufs. 11 n’y a non plus ici aucune éducation , aucun instinct conservateur de la famille. Les parents ne connaissent pas leurs petits , ets’ils les rencontrent, ils les mangent comme une proie ordinaire. D’après ces faits , il n’y a donc aucun rapport entre le sens de la volupté , l’instinct de famille, et le lobe médian du cervelet. Tout indique au contraire que le sens de la volupté est à peu près nul dans les poissons osseux. Et, comme nous l’avons observé ailleurs [Dictionnaire ciassiq. d’Hïst. nat. , art. Cynocéphales), il y a, au contraire, un rapport inverse entre l’activité de ce sens et la fécondité. La repro-
(ludion est d’autant plus abondante, que la conscience de son acte diminue dans les êtres. Ainsi , les milliers d’œufs d’une morue paraissent être courus et déposés avec la même insensibilité, que les millions de fleurs d’un orme ou d’un tiileul sont
fécondés et transformés en graines.
A la vérité , les squales et les raies s’accouplent, et leur cervelet médian est très-développé. Mais on va voir directement que le cervelet n’est pour rien dans l’acte de l’accouplement.
Les grenouilles rainettes, crapauds, et surtout les couleuvres et les vipères , manquent tout-à-fait de cervelet. Or, ce sont justement, parmi ces reptiles, ceux qui n’ont pas même un vestige que l’on puisse prendre pour cet organe , qui exercent un véritable accouplement; les couleuvres, les vipères.
Quant aux crapauds, on sait qu’ils sont tellement absorbés dans l’acte de la fécondation, qu’ils perdent alors la conscience de toute autre impression. On ne peut alors les effrayer, ni même leur faire lâcher prise à force de coups ou de mutilations. Certes, laconscienceduplaisiretdeson acte, n’est nulle part ailleurs poussée à ce degré. Eli bien! ces animaux n’ont pas de cervelet. Et , en donnant ce nom à la petite bandelette qui est derrière les lobes optiques , ce ne sera certainement pas à cette partie que par hypothèse on devra rapporter lac-
TfVr.E IV.
tion cérébrale du plaisir, car clic n’a pas la millième partie du volume que comporterait l’énergie de l’acte.
La coordination des mouvemens locaux et partiels en mouvement d’ensemble, n’a pas davantage son siège dans le cervelet, soit médian, soit latéral. Et quoique l’absence la plus complète de tout ce qu’on pourrait prendre pour le cervelet se trouve dans les serpents, où effectivement l’harmonie des mouvements n’en lie plus ensemble qu’un fort pelit nombre, et où les mouvements les plus compliqués, ceux des membres , n’existent plus; néanmoins on ne voit pas, dans les oiseaux à la fois voiliers, nageurs et marcheurs, tels que les palmipèdes, la complication du cervelet croître avec le nombre et la complication de ces mouvements, comme cela devrait être. D’ailleurs, ni la l ocomotion, ni différents modes de station des serpents, n’ont cette simplicité qu’on leur à supposée. L’action de se iovei\ c’est-à-dire, de contourner tout son corps en une spirale dont les arcs, décroissant supérieurement, représentent un cône pour la série des arcs (action dans laquelle la queue, fixée au centre de la spire inférieure, sert a la fois de point d’appui et de pivot, et où la tête, ramenée horizontalement en avant, se balance pour commencer la jaculation) , cette action est bien aussi compliquée que la course d’un animal. La vi-
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père de notre pays partage ce mode de station, et le mouvement de jacuîation dont il n’est que le premier temps. Enfin M. Moreau de .Tonnés a vu la vipère fer-de-îance se tenir dressée verticalement sur sa queue. Certes, l’Influence nerveuse nécessaire à l’effort d’une pareille station nécessiterait dans le cervelet un certain degré de développement, si cet organe était la source de celle influence. Ensuite dans les cétacés, où les mouvements sont réellement beaucoup moins compliqués que dans les serpents, le cervelet est presque aussi compliqué que celui de l’homme; par exemple, chez les dauphins. Et si l’on considère la force même des mouvements, plusieurs ruminants, les chamois, les bouquetins, etc., parmi les mammifères, devraient avoir le cervelet bien plus développé que l’homme. Et parmi les poissons, les diverses espèces de salmo qui remontent, contre la pesanteur et la vitesse de l’eau, des chutes de plusieurs toises, devraient avoir encore un cervelet plus compliqué que tous les autres animaux. Or, il n’en est rien, et le cervelet des saumons est plus petit que celui de beaucoup d’autres poissons osseux.
Enfin j’ai enlevé aux crapauds, aux grenouilles, aux rainettes,' etc., la petite traverse capillaire que l’on avait prise pour leur cervelet , et ils n’en ont pas moins exécuté dans l’eau tous les mouvements de la nage, comme si rien ne leur était arrivé.
Seulement il faut observer que dans les mammifères et les oiseaux, les blessures un peu graves du cervelet, les soustractions d’une partie plus ou moins considérable de cet organe, entraînent l’impossibilité de marcher en avant, et développent, au contraire, un système do mouvements très-régulièrement ordonnés et qui se rapportent à l’action de reculer. Sous ce rapport le cervelet paraîtrait antagoniste des corps striés, dont la soustraction dans les mammifères produit une force spontanée de course rectiligne en avant.
Mais il est évident, d’autre part, que le cervelet ne conserve pas dans les reptiles et les poissons cette propriété qui lui appartient dans les deux autres classes; comme aussi, dans les trois classes d’ovipares, les mouvements en avant sont indépendants des corps striés, puisque ces organes n’existent pas dans les poissons, les serpents et les batraciens.
Enfin un hémisphère du cervelet peut avoir perdu le tiers ou la moitié de son volume par la compression qu’exercent sur lui des tumeurs déîes à l’intérieur du crâne. J’ai observé deux cas de ce genre, l’un à droite, sur une idiote de trente ans, l’autre à gauche sur un boulanger d’une taille hcrculienne, et il ne s’était pas manifesté la moindre perturbation dans les mouvements. Que l’on ne dise pas que la lenteur avec laquelle s’opère la réduction de l’organe, dût empêcher aucune
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altération de se montrer. La différence définitive de un à deux pour la masse, entre les deux hémisphères, aurait dû évidemment rompre l'harmonie des forces , et par conséquent celle des mouvements que l’on suppose dirigés par elles, si véritablement de pareilles forces résidaient dans le cervelet.
Or, on va voir, i° qu’une pareille réduction de la masse du cervelet n’est pas un obstacle à l’exercice, de forces différentes que l’expérience nous a démontrées dans cet organe, et 20 que les effets des memes blessures, des mêmes destructions du cervelet, varient d’une classe, et même d’une espèce à l’autre.
Par l’ablation de la partie moyenne et supérieure du cervelet, les cobaies et les lapins portent la tête en arrière , les pales de derrière s’écartent, celles de devant se tendent et se roidissent. L’attitude est celle qui prépare à reculer ou à se renverser. Bientôt les pâtes de devant frappent le sol avec roideur, et celles de derrière restant immobiles, l’animal recule. Pincé à la queue, l’excitation n’agissant que sur les pâtes de devant il continue de reculer. Une destruction plus profonde fait tomber l’animal sur le côté, la tête se renverse davantage, et les pâtes, surtout celles de devant, s’agitent plus violemment en conservant leur roideur. Mais ces agitations ne sont pas uniformes et régulières comme dans les convulsions. Une pâte
s’élè\e quand l’autre s’abaisse; et si on remet alors l’animal sur ses pâtes, l’excès d’agitation des antérieures toujours roidies, le fait encore reculer. Chez les lapins , la tendance à reculer , à se cabrer , à se renverser, tout égal d’ailleurs du coté des pertes de substance, est plus grande que chez les cobaies.
Si l’on n’agit que sur un côté du cervelet, il n’en résulte que l’afibiblissement du même côté, et même la paralysie, si la blessure pénètre dans la base du pédoncule, ✓
Le vol et la marche des pigeons ne sont point altérés par l’ablation de la partie supérieure du cervelet. Par une coupe plus profonde , l'oiseau chancelle, tombe sur le devant, se relève. 11e cesse de s’agiter; une destruction plus profonde encore, fait marcher et voler à reculons. Après la destruction totale, l’oiseau irrité, marche presque comme à l’ordinaire; jeté en Pair, il bat des ailes régulièrement. et tombe d’aplomb sur scs pâtes. Après un quart-d’heure , il 11c peut plus s’y tenir , elles se tendent; il marche encore sans les fléchir si on le tient par le bout des ailes; jeté en l’air, ses ailes se meuvent régulièrement. Les jambes restent tendues, et la tète renversée jusqu’à la mort.
M. Fodéra a vu tous ces phénomènes se succéder sur un môme oiseau. Mais chacun de ccs phénomènes peut avoir lieu immédiatement, si le cervelet est immédiatement lésé d’une manière analogue.
Sur des moineau* , les phénomènes ne sont plus
tout-à-fait les mêmes. L’ablation d’environ le tiers
supérieur du cervelet, n’empêche pas un de ces oiseaux de s’enfuir en volant , et de donner de forts coups de bec. Une destruction de la moitié en longueur et du tiers en profondeur, affaiblit d’abord un autre moineau , et il ne put se tenir sur ses pâtes. Quelques minutes après, il reprit de la force, et reculait spontanément, surtout si on le pinçait. Enfin, plus tard, il marchait, sautait et évitait les coups qu’on lui voulait porter ; il se défendait même à coups de bec.
Sur des grenouilles et des crapauds , l’on a vu au chapitre précédent que l’enlèvement de la petite bandelette prise pour le cervelet, ne cause même pas la tendance à reculer , et que l’animal reste entièrement maître de la direction de ses mouvements.
Chez les poissons, l’ablation complète du cervelet ne cause aucune espèce de perturbation des mouvements; ils ne sont qu’affaiblis.
11 est fort singulier que l’action du camphre et de la coque du Levant produisent dans les mouvements les mêmes désordres , les mêmes tendances que la destruction progressive du cervelet. Voici encore quelques résultats d’expériences de M. Fodéra. Par suite de l’injection d’une solution huileuse de camphre dans l’abdomen, un pigeon chancelait, tombait sur le devant, se relevait, chancelait en-
corc, tombait en arrière. Les moineaux et les bruants ont plus de tendance à reculer, et les mâchoires s’élèvent et s’abaissent : mouvements que le camphre cause aussi aux lapins. Les phénomènes continuent après l’enlèvement du cerveau ; ils se produisent également , si l’on a commencé par cette ablation. Enfin si, durant l’action du camphre, on retranche la partie supérieure du cervelet, les phénomènes augmentent d’intensité et de rapidité.
Dans aucun cas , l’animal n’éprouve la moindre douleur.
Les blessures ou même la destruction presque complète du cervelet ne paralysent donc pas les mouvements, comme le croyait M. Rolando; elles ne les désordonnent pas , ne les dérèglent pas, comme l’avait cru M. Flourens, qui de plus affirmait que les mêmes blessures de cet organe produisaient invariablement les mêmes phénomènes dans les quatre classes de vertébrés.
Enfin il est évident que ce n’est pas le cervelet qui coordonne les mouvements en action régulière, puisqu’on a vu au chapitre précédent que des lapins, et surtout les hérissons, pendant fort longtemps se frottent le nez avec leurs pales de devant quand on en approche un flacon de vinaigre, ou se défendent avec ces mêmes pâtes d’une piqûre, d’un pincement à la tête.
11 paraît que les blessures et la destruction du cervelet, neutralisent une force qui faisait équili-
ni YSIOLOG1E DU SYSTÈME CEREBRO-SriNAL. 58
bre avec une autre force produisant la tendance à reculer. Ce n’est donc pas le cervelet lui-même qui est le siège de cette dernière force, il paraît l’être au contraire d’une force d’impulsion en avant, comme nous le verrons plus tard.
Et cette force d’impulsion paraît pouvoir être anéantie ou suspendue périodiquement et par accès. M. Magendie en a l’apporté un exemple. Une jeune fille, présentée dernièrement à l’académie royale de médecine, est affectée d’une maladie nerveuse dont les attaques l’obligent à reculer assez rapidement, sans pouvoir éviter les obstacles, les précipices vers lesquels elle est poussée. Et M. Fodéra a vu, à la suite d’une chu te sur l’occiput, une autre jeune fille atteinte d’accès convulsifs, consistant en mouvements irréguliers des membres avec renversement du corps et de la tête , tel qu’on l’observe chez les lapins. Elle mourut dans un de ces accès, d’un abcès dans le cervelet. Elle avait conservé toute son intelligence, et quoiqu’elle n’éprouvât pas de douleur, elle n’avait cessé d’avoir le pressentiment de sa mort.
L’opposition de ces deux forces antagonistes ne paraît exister que dans les mammifères et les oiseaux.
M. Magendie a découvert dans le cervelet un autre ordre de phénomènes, peut-être plus curieux encore.
Si l’on coupe l’un des pédoncules du cervelet à
un chat, à un lapin, à un chien, à un écureuil, etc. , l’animal se met à rouler sur son axe du côté de la section, avec une vitesse qui peut aller au-delà de soixante révolutions par minute.
Le même effet arrive par toutes les sections verticales de toute l’épaisseur de l’arcade formée par le cervelet sur le quatrième ventricule, avec celle différence que les rotations sont d’autant plus rapides que la section est plus voisine des pédoncules.
Ces phénomènes peuvent durer huit jours sans s’arrêter, pour ainsi dire, un seul instant, et sans que l’animal semble souffrir. La rotation ne cesse que par un obstacle assez résistant contre lequel l’animal vient à s’appuyer. Ordinairement il s’arrête les pâtes en l’air, et mange dans cette attitude. ISous trouvâmes plusieurs lapins qui s’étaient pour ainsi dire ficelés d’une manière très-serrée, dans le foin sur lequel on les avait mis. Ils en étaient enveloppés de sept à huit tours l’un sur l’autre; tant est grand et continu l’effort de rotation.
Toutes les sections latérales sur le travers de la commissure du cervelet, produisent les mêmes phénomènes avec les mêmes circonstances, i° de la rotation sur le côté blessé, et 2° d’une plus grande vitesse quand la section est plus voisine du pédoncule. Mais il n’est pas nécessaire que la commissure soi t coupée dans toute son épaisseur pour que les phénomènes arrivent. Il suffit que sa surface soit seulement rayée, pour ainsi dire. Comme si la circula-
lion de la force dont nous allons parler, était aussi bien arrêtée par l’Interruption de la surface que par celle de toute l’épaisseur de la commissure.
Si la section est faite verticalement, de manière à couper le cervelet en deux moitiés latérales égales, il n’y a plus de rotation. L’animal oscille de droite à gauche sans pouvoir garder d’aplpmb; et si une oscillation plus forte lui fait faire une ou deux rotations , aussitôt il s’arrête et tourne autant de fois du côté opposé. Cet équilibre entre les deux tendances à des rotations en sens contraire, s’établirait-il aussi par la section du milieu de la' commissure? M. Magendie n’a pu réussira en faire \ la section sur la ligne médiane.
11 résulte évidemment de ces faits que deux forces antagonistes circulent par les deux demi-cercles latéraux que forment le cervelet et sa commissure; en voici la preuve. Si l’on coupe l’autre pédoncule du cervelet sur un animal actuellement en rotation, le mouvement cessera, et, de plus , l’animal aura perdu le pouvoir de marcher et de se tenir debout. La walse serait-elle déterminée par l’exercice isolé de l’une de ces forces, isolement qui a évidemment lieu par la section latérale de l’anneau que forment le cervelet et sa commissure?
La compression latérale du cervelet, de manière à éviter celle du lobe du quatrième ventricule,
- ne produit point d’assoupissement ni de douleur.