IV
DBS ÔaaAHBS DB LA ROTBITIOlf.
Le genre échinorhynque , eomme les autres acanthocéphales , ne présente pas de canal intestinal , tii aucune partie qui puisse lui être assimilée ; aussi MM. Zeder et Rudolphi ont-ils pensé que les matières nutritives pouvaient sHntroduire par deux voies dans le corps de ces vers : i^ par les pores de la peau, 2^ par la trompe. J^adopte entièrement leur opinion.
1<* DB tA noMrB.
La trompe (proboscis) est un tube cylindroïde, très court, dur , élastique , embrassé par le col , qui lui forme une sorte de gaînc , et muni de muscles spéciaux. Une de ses extrémités est cachée dans le corps; Tautre est saillante au dehors, et terminée par une éminence sphérique, armée de quatre rangées d^aiguillons recourbés et disposés en quinconces ; on trouve le plus souvent six aiguillons à chaque série. (PI. V, fig. 2 , b; PL VI, fig. 10, r.
Ces aiguillons ont une pointe fort aiguë, dirigée en ar« rière et en dehors; leur base est implantée sur la trompe, au
DE L'ÉCHINORHYNQUE GÉANT. 77
moyen d'un tubercule arrondi et mobile (i). Ils sont formés par une substance dure, jaunâtre, transparente et fragile; aussi lorsqu'on tire avec force un échinorhynque dont la tête est enfoncée dans les parois de l'intestin , plusieurs d'entre eux se rompent* il^ presque toujours. (PI. TI, fig. 12.)
Entre les bases des six crochets antérieurs , et par con$équ€nt au centre de Textrémité sphérique de la trompe , on trouve une saillie arrondie, sorte de tubercule au milieu duquel on peut apercevoir quelquefois 9 à Taide d'une forte loupe , un pore, d'une petitesse extrême (i). (PI. VI, fig. 11.)
L'éminence sphérique qui supporte les crochets est-elle même portée par un pédicule rétréci qui fait partie de la trompe , et sur leque) on peut distinguer quelques porosités.
La trompe est creusée par un canal central , étroit , à parois épaisses et blanches. (PI. VII, fig. 2, D.) Elle se continue avec Vexirémité antérieure de l'ovaire chez la femelle (PL VIII , fig. i , a. B. ), et adhère , chez le . mâle, à des filaments qui vont s'attacher au testicule antérieur. Sa partie saillante est recouverte par une membrane tr^s mince, qui se confond avec la peau, dans le sillon qui la sépare du col.
La trompe peut se mouvoir au moyen de muscles qui lui sont propres , et dont les uns ont pour usage de la faire sortir , ce sont
(1) Ces crochets sont visibles à l*œil nu, et lorsqu'on les applique sur la peau, ils produisent la sensation que Feraient éprou?er plusieurs pointes d*aiguilles très fines.
(a) M. Rudolpfai dit avoir constamment trouvé Tourerture de la trompe sur toutes les espèces d*éckinorii7nques. J'avoue l'avoir cherchée inutilement' sur le plus grand nombre* Sur quelque^ uns seulement, j'ai pu constater son* existence. Les observations de M. le professeur Otto sont absolument conformes aux miennes. Plusieurs autres helmlnthologistes n'uni jamais aperçu cette ouverture centrale de la trompe.
les protracteurs ; et les autres de la retirer , de Tenfoncer dans le corps, ce sont les retracteurs.
Ces derniers sont au nombre de quatre : deux supérieurs et deux inférieurs. Ils sont alongës , aplatis , triangulaires. Leur extrémité postérieure ou leur base se continue avec les fibres longitudinales du corps; leur extrémité antérieure, trèsaigu^, se réunit avec celle qui Tavoisine, pour sMnsérer à l'extrémité postérieure de la trompe, dans une petite gouttière qu'elle leur présente en dessus et en dessous. Ces muscles adhèrent en dedans, chez la femeUe, à la membrane des ovaires. (PI. Y, fig. 3, c; pi. VU, fig. 3, d. d.
Les muscles protracteurs sont également au nombre de quatre , et rassemblés en deux paires comme les précédents. Us sont fort petits, alongés^, aplatis, semblent former une gaine à la trompe qu'ils entourent ; ils sHnsèrent en avant au sommet du col, et en arrière à l'extrémité postérieure de la trompe, dans les intervalle^ des muscles rétracteurs (i). (PI. Y, fig. 3, AB ; pi. Vil, fig. 3, c. c. fig. 5, E. E.)
Les mouvements de la trompe , sûr lesquels on ne trouve dans les auteurs que des notions vagues et incomplètes, sont très remarquables et beaucoup plus vifs que ceux des autres parties. La trompe peut rentrer dans le cprps ou en sortir, suivant deux modes bien différents que je vais exposer séparément.
(i) Je n'ai jamais observé pour la trompe que les muscles doot je viens de donner la description , et je pense que plusieurs auteurs , avec Zeder {Ersiernachimg. f p. io8), ont regardé comme des muscles appartenants à cet organe les feisceaux triangulaires par lesquels se terminent en avant les fibres longitudinales du corps, ainsi que certains filaments blancbfttres, dont rezisteoce et la disposition sont fort variables , et qui s'attachent aux bandelettes ^térales.
DE L^ÉCHINORHYNQUE GÉANT. 79
À. L^ëminence sphërique de la trompe, armée de ses aiguillons, s'enfonce dans le corps sans changer de forme. Pour cela, le col se .renverse en dedans, se retourne sur lui-même, et la reçoit commç dans une véritable game (i) ; pendant ce mouvement, les aiguillons m'ont paru se resserrer contre la trompe ; la tête disparaît , et se trouve, ainsi que le col qui Tenveloppe ,. cachée dans le corps. C'est le seul inouvement de rétraction qu'on puisse faire exécuter à la trompe après la mort , en tirant les muscles rétracteurs en arrière. L'animal le produit assez rarement pendant la vie ; quelquefois il meurt avec sa trompe ainsi retirée. (PI. YII, fig. 1 , fig. 2.
La tête de la trompe étant renfermée de cette manière dans le col , réchinorhynqujs peut la faire sortir , ^ et le col se rétablit à mesure que la tête est . poussée au dehors (2). On peut, après la mort^ opérer ce mouvement de protraction, en appuyant sur le corps et en comprimant les liquides qu'il renferme (3).
B. Il est deux autres mouvements de rétraction et de pro-
(1) Le col se renyeFse par la contractioD des faisceaux antérieurs des fibres longitudinales du corps» qui se portent de sa base à son sommet, et tendent par conséquent à rapprocher ces deux parties Tune de Pautre.
(si) La trompe sort à mesure que le col se rétablit par la contraction successive de ses fibres circulaires.
(3) H. Rudolphi dit, en parlant de la trompe de réchinorhynque, €subpr0' 9 hoiddis àutem emisdonefibrœ corpons imnsvcrsaks renUttuni, et longitudinales, 9 agendo, corpus brevius reddunt, ut corpons contenta in vaginam agant, eam* nque protrudant. » {Entoz., t. I, p. aag*) La flaccidité du corps de Téchinorbynque -pendant la vie, les mouvements de sa trompe, qui ont lieu -arec une promptitude et une fréquence remarquables, pendant que ie corps est immobile > enfin la disposition particulière des muscles de cet organe, parfaitement accommodés à ses mouvements, m'empêchent d'admettre
8o ^ ANATOMIE
traction bien différents des précédents, et qu^on ne peut reproduire artificiellenient sur le cadavre de Téchinorhynque ; voici comment ils se passent :
/{^/roc/fb/i. Quand Tanimal veut faire rentrer sa trompe, suivant ce dernier mode, son éminence sphérique se retourne sur elle-même comme un doigt de gant, de sorte que sa face externe, munie d^aiguil- ]ons,devient interne; on voit le sommet de la tête devenir concave à sa partie moyenne , et s^enfoncer de plus en plus au centre de la sphère qu'elle représente. Les crochets se renversent, sHntroduisent successivement les uns après les autres dans cette cavité , laquelle se fait aux dépens de Féminence sphérique , qui ne tarde pas à disparaître cn-se retournant ainsi sur elle-miême. Les aiguillons cachés en dedans de la trompe , qu^ls ne peuvent blesser, sont adosses les uns aux autres par leur convexité , et leur base est dirigée en arrière , tandis que leur pointe regarde en avant. ( PI. Vn , fig. 5, CD.)
Le col de Téchinorhynque n'a pas disparu, ne s^est pas renversé sur lui-même pendant ce mouvement ; mais il présente à son sommet un trou au fond duquel on voit tous les crochets rapprochés les uns des autres (i), en une sorte de faisceau. (PL YII,
TopiDioD de ce célèbre nataralîste, quoique je sache bjeo qu'après la mort, lorsque la trompe est retirée» on paisse la ftire saillir eo comprimant les fluides renfermés dans le corps. Le tétrarhynchus» dont Toiganisation offre de Tanalogie arec ceUe de réchinorbynque » peut, selon M. Boso, laire. sortir ou retirer ses trompes toutes ensemble ou séparément» et certes ce phénomène n'aurait pas lieu, si la sérosité du corps» comprimée par raclioa des muscles» en était la cause. •
(i) Ce mourement présente de Tanalo^ avec celui par lequel les mollusques gastéropodes font successifement sortir et rentrer leurs tentacules.
DE L'ÉCHmORHYNQUE GÉANT. 8i
La trampe peut de la sorte se retourner sur elle-même, en tout ou en partie seulement, au gré de ranimai. Dans ce dernier cas, son éminence sphérique se creuse à sa partie moyenne, d'une cavitë d'autwt plus profonde , que le degrë de rétraction est plus considérable, mais elle ne disparaît pas entièrement comme dans le premier (i).
PHUmdion. Lorsque Téchinorhytique produit la protraption de sâ trompç^ suivant le second mode , on voit sa tête reprendre sa forme , en se déployant de sa base vers son sommet'; les crochets s^avancént la pointe en avant, puis exécutent successivement, depuis ceux de la base, qui sortent les premiers, iujsqu'à ceu^ du sommet, qui. paraissent les derniers, un mouvement de renversement bien remarquable.
Quand Fanimal veut enfoncer sa tête dans un intestin, ce dont j^ai été témoin ;un grand nombre de fois, il commence par retirer tous ses crochets^ en renversant sa trompe , suivaqt le mécanisme indiqué , puis il les fait sortir en un seul faisceau et avec promptitude , la pointe en av^nt, contre le tissu, dans lequel il veut pénétrer. Les crpchetsde la base s^enfoncent les premiers dans l'intestin, et le fixent de telle manière qu'il ne peut plus échapper à l'action ^es autres, lesquels se déploient successivement , et viennent le percer en s'enfonçant de plus en plus. Les aiguillons du sommet de l'a trompe , qui sortent les derniers, se trouvent paf ce mécanisme même situés plus profondément que les autres. ^Pl. VII,fig. 4ct5.)
Après quelques moavçments semblables de rétraction et de
(i) L'échinorhynqQe ne fait exécuter à sa tromtpe que des moutements partiels, quand il reut s^assurer du tissu daus lequel il doit pénétrer : ce n'est que lorsqu'il a choisi le lieu qui lui convient, qu*il a recours à des mouteHents de. totalité pour s'y enfoncer. .
protraction , la tête de la trompe se treure cachée en très peo de temps, et tout entière, dans Tépaisseur des parois de Tûitestin, dont on ne peut la tirer que très difficilement, et en cassant souvent une partie de ses crochets. Quand on dëtache des échinorhynques enfoncés dans les intestins , parfois la trompe se sépare du corps.
Lorsque fanimal veut retirer sa trompe des parties où il Ta plongée, il la fait rentrer simplement en elle-même (i), et chaque aiguillon sort de la petite cavité qu^il s^était pratiquée , en exécutant un mouvement d'arc de cercle inverse à celui qui Tavait fait entrer.
Il est facile de voir ces mouvements , en présentant à Téchinorhynque un morceau de péritoine ; la transparence de cette membrane permet de les étudier.
Ces mouvements sont très prompts, et s'opèrent ordinairement à des intervalles assez réguliers. J'en ai compté jusqu'à cinquante par minute (i) ; ils dépendent des musdes spéciaux que j'ai décrits, et dont l'action est facile â apprécier. Quand on vient
(i) En 8uiraot le second mode de rétraction, c*e8t-à-dîref^B la retooraant sur elle-même de son sommet vers sa base.
(aj On Toit qae la nature a donné aux échinorhynques les mojens de faire de profondes blessures aux intestins , qu'ils percent quelquefois de part en part. L'irritation produite par la présence de la tfooqpe au miKeu des tissus vivants détermine Taffluz des liquides et la fonnation 4*un tubercole de grosseur variable, très dur, et qu*ou aperçoit facilement à travers le péritoine qui le reeeuTfe en dehors. (PI. VU, fig. 6, a; fig. 7$^) Ce tubercule aie plus ordinairement une forme oblongue; coupé suivant son grand diamètre, il parait formé par une lynpha ooncièta^ disfoséa paroouches Mnceatr^iiea aerrées, bhineiiAtret ou roufeâlrea* et qui ont beautt^ap de leasenUaiice avec las couchée de Abrtfic ^*on trovve daoi les anévriamea anoiâoé. Au dmUmi de M Uihecçule est une cavité arrondie qui logeait la tête de la trompe, et dooi Isa j^f ois aont percéea
DE LlCHINORHYNQUE GEANT. 83
à irriter, & couper un ^échinorhynque fixe -dans ks parois derintestia, quelquefois il s'eu dëtacherdaos d'autres cas il lui demeure adhérent. ' -'
à* BBS BAK9tLiTtB8 UkTiBALBS. (JLemimc/.) :
On trouve dans la cavité du corps de réchinorhynque deux longues bandelettes flexueuses , attachées aux parties latérales du col par leur extrémité antérieure qui est fort étroite^ libres et flottantes dans le reste de leur étendue, leur extrémité postérieure est obtuse et parfois légèrement échancrée. (Pl« V , fig. 3^ d, d.) Elles ont de dix-huit lignes à deux pouces de longueur, sur une ligne ou une ligne et demie de l^rgeurdans les femelles; chez les mâles, elles sont beaucoup plus petites. ($\* IV, fig.^ 3, fig« 4^ i>t D.) Pendant Ja vie, elles sont demi*transparentes , d'une couleur blanchâtre tirant
de petites caTités fort distinctes , dans chacune desqueHes était reçu un des crochets. (PK VIT, fig. 8, a, b.)
Lorsqu'on amche aveo force uo échiAorbjnqot fixé dans riatestio» ie plus souTCot le tubercule se détache et reste autour de la tirompe; mais lorsque l'aDimal s'est détaché de lui-même en abandonnant son tubercule^ celol-ci s'atrophie , diminue considérablement de yolume^ et finit par tomber, dans la cayité de l'intestin; il reste à sa place Ojie petite cayité ulcéreuse qui disparait peu à peu. •
Quelquefois les échinorhynques ne déterminent que la lésion focale que je viens d'indiquer; d'autres fois au contraire , et surtout s'ils sont en grand nombre, toute la portion Toisine do tube digestif est affectée d'un relâchement particulier. Elle est dilatée, mince, d'une couleur yerte plus ou moins foncée, légèrement enflammée à llntérieur, et se distingoe de prime abord des autres portions, qui sont dans un état parfaitemeat sain. J'ai encore obserré plusieurs- autres altérations pathologiques déterminées par l'échinorh jnque , comme des adhérences entre lescirconfolutions intestinales, suite de leur inflammation, des perforations, des suppurations des intestins , etc. Je crois inutile de les rapporter ici en détail.
lëgèrement sur le vert ou sur le jaune ; après la mort elles devien* nent plus opaques. Elles xmt un peu plus dVpaisseur sur leurs bords que vers leur partie moyenne , et m'ont offert beaucoup de variété, de forme, de longueur, de couleur, de direction, etc. ; quelquefois elles sont roulées , plissées , tortillées en un paquet ; il n'est point rare de les trouver entrelacées toutes les deux d'un seul côté. . '
Leur surface est inégale, rugueuse, comme chagrinée. Lorsqu'on les examine attentivement avec une forte loupe, on remarque un vaisseau transparent qui règne dans toute leur longueur, mais qui n'est pas également visible chez tous It^individus : je n'ai jamais pu l'injecter. Il rampe dans la partie moyenne de la bandelette , depuis une extrémité jusqu'à l'autre, en donnant quelques rameaux peu apparents à droite et à gauche. D'autres fois, vers le quart ou le tiers antérieur de la bandelette, il se divise à angle aigu en deux branches, lesquelles s'écartent, descendent près de ses bords, et s'unissent ensemble, d'une manière manifeste, vers son extrémité libre (i).
Des filaments blanchâtres, très fins, dont la direction varie, fixent le pédicule où l'extrémité antérieure des 'bandelettes aux parties voisines du col : î'ignore leur nature.
Il n'est point rare de trouver sur ces bandelettes plusieurs vésicules développées dans l'épaisseur de leurs -parois, et variables pour le nombre, le volume, la fofme ; elles contiennent un liquide transparent , insipide i qui m'a paru de nature albumineuse (2).
(1) M. Rudolphi îodique cette anastomose. {Emot% , I. I, p. s54. )
(9) Goëie dit aroir tu au milieu de chaque bandelette ud cabal jaunâtre qui se dilatait en deux sacs OTales. {Naturgeschichie , p. 1417- ) ^'<ti cherché ces parties sur un très grand nombre de bandelottes^ et toujours en rain. Il est
DE L'ÉCHINORHYNQUE GÉANT. 85
Pendant la yie , les bandelettes- latérales n'offrent pas de mouvements sensibles ; leur tissu est ipou, fragile , granuleux, sans fibres diOinGtes : Je fluide galvanique ne leur fait éprouver aucun mouvement. .
3* DBS'CAHAVX LÀTBRAUX (l).
On observe en dedans du corps- de Téchinorhynque et sur les parties latérales deux longs <:anaux cylindriques, étendus depuis le col jusqu'à Textrémité de la queue. Très étroits vers leurs extrémités, ces canaux sont, à leur ^partie moyenne, assez larges pour être facilement aperçus, aussitôt qu'on ouvre un échinorfaynque. Us sont logés dans une goutlièreque leur présentent les fibres mus^ culaireS longitudinales, plus minces dans cet endroit que partout ailleurs; Ils s^nt transparents , bosselés et conime étranglés de distance en distance. Dans leur intérieur ils offrent des replis valvulaires, qui n'empêchent pas l'injection de les remplir avec facilité : on peut les insuffler aisément avec un tube de verre; ils ressemblent alors à deux gros vaisseaux lymphatiques. (PI. V, fig. 3, EE.) ^
Ces canaux sont très adhérents aux fibres musculaires (2) par un de leurs côtés; en dedans, ils font une saillie considérable , et répondent à iip intervalle ou longue cavité prisma«tiqueet triangulaire^ que laissent . entre eux les ovaires chez la femelle. (PI. VT, fig. i3, e.) Chez lé mâle, ils soi|t en rapport avec
possible que ces sacs, indiqués par Goëici, ne soient autre chose que les vési* cules que |^e viens de faire conoattre, et dont Texistence est loin d'être constante.
(1) M. Audolphi, qui a parlé de Torganisatton de réchinorhynque, d'après ses propres obseryations et d'après les descriptions qu'en ont données les différents naturalistes, ne fait aucune mention de ces canaux.
(a) Gependaflt il n'est pas très dii&cile de les isoler dans une certaine étendue.
86 AMATOMIE
les testicules et les snitres organes internes de la^gënération. L'ex-^ trëmitë antérieure des canaoïc latéraux est fort étroite; elle s^ ouvre par un pore arrondi , de diaque côté du col , près IHnsertioti àes bandelettes latérales. Leur extrémité postérieure se termine en cul- de-sac près de la queue.
Les canaux latéraux sont remplis par un liquide transparent , inodore , un peu salé , et qui est albumineux , si on en juge par la facilité avec laquelle il se coagule par Tactioa des acides et de Talcool (i). Us ne donnent aucune branche latérale « et je n'ai pu trouver de communication soit entre eux ^ soit avec les bandelettes latérales (a).
Leurs parois sont minces, feciles à déchirer, et formées par «me membrane diaphane dans laquelle on ne discerne pas de fibres à Taide du microacope. Peut-être y a-t-il deux membranes adossées dont Tintérieure formé les valvules i comme cela s'observa dans le» vaisseaux lymphatiques et les veines : c'est ce que Tinspection la plus attentive n'a pu' me démontrer.
Gomme on ne trouve pas de canal intestinal 4 réchinorfaynque, il faut bien admettre que la nutrition s'opère chez lui sans le secours de la digestion » il n^^at point obligé, comme l'ascaride lombricoïde et la plupart des autres animaux, d'introduire en lui une certaine quantité de substances alimentaires, pour les altér rer, les modifier, y prendre les matériaux de son organisation , et rejeter le reste sous forme d'excréments.
(i) Lorsqu'un échioorhynque a été conseryé dans ces diyers réactifs, on reivcontre les canaux tàtéranx remplis de flocons blanchftrres, pins ou moins abondants, que J'arais pris, au premier examen, pour un tfsso fomenteux particulier, mafs dont je ne tardai pas à reconnaître la nature sor des èchinorhynques rfrants.
(a) Il ne serait pas impossible que les fltaments blanchâtres qui fixent les bandelettes latérales au col les fissent communiquer atec les canaux correspondants.
DE VÉCHINORHYNQUE GÉANT. 87
L'^ohinorhyoque , examiné dans les intestins , ressemble assez à un ténia , par la flaccidité ^ Taplatissement et les rugosités de son corps. (PI. Y, fig. i.) Mais si o«i le plonge dans 1 eau , à mesare que la vie s^éteint, 00 mieux s^il est déjà mort, on le voit se gonfler peu àpeu, perdre stt rides, devenir cylindrique et fort gros. (PI. V, fig. 2.)
J'ai constaté, après Treutler(i) et M.Rudolphi, par Texpériance • de Iaiigattireducorps(t2)>que Tabsorptionjie Teau ou des liquides colorés dans lesquels on le plongeait avait Ken par les porositésde la peau^ Mais ce phénomène , qui parait purement hygrométrique après la mort, peut bien se passer pendant la vie sous Tinfluence des forces vitales, et Ton doit, ce me semble, regarder les pores de la peau comme autant de bouches absorbantes qui puisent, dans les matières intestinales, les sucs nécessaires à Tentretien et à Taccroissement des organes. -
Cependant la trompe manie d'un canal central , lequel parait
(1) Treuder pensait que la trompe., dont ToaTeriure centrale souvent n'existe pas, ne pouvait servir à l'absorption de la matière nutritive, qui était pompée au contraire par les vaisseaux absorbants de la peau. ( De cchinorhynchorum nuturaj Lips. 1791 ,.XYI. )
Les échinorhynques qui ont sé)ourné quelque temps dans Teau se gonflent tellement qu^Is changent entièrement de volume et de forme. Quand on les plonge dans l'essence de térébenAne, ce liquide n'étant pas absorbé, ils conserrent la figure et les dimensions qu'ils avaient fendant la vie.
(à) J'ai mis des écUnorbynques, dont j'avais fortement Hé la tête et fa queue, dans de l'encre, de Flnfusion de rbubarbe» de safran, et j'ai toujours vu que ces liquides colorés pénétraient également dans la partie du corps comprise entre les deux ligatures et dans les deu^ extrémités : preuve évidente que l'absorption ne se fait pas uniquement par ta trompe, mais aussi à travers la peau elle-même.
communiquer avec les . ovaires , garnie sur ses parties latérales de pores nombreux^ et voisine de Touverture des canaux latéraux, peut être aussi considérée cdmme un des organes essentiels de la nutrition. U est probsd>le que Téchinoiiiynqae absorbe par cette partie les liquides qui affluent autour ^ la blessure quMl a faite aux parpis intestinales (i). La structure du tubercule qui se dévelojH^e autour de sa tête semble prouver quHl demeure longtemps ftté à la même place. Mais dans quelles parties passent les fluides nutritif ."^ sont-'ils reçus et circulent-ils dans les canaux latéraux qui feraient Toffice de système vasculaire et nutritif tout à la fois , et , dans ce cas , quel serait leur mode de circulation ? Ne sont-ils pas modifiés par les bandelettes latérales ^ du déposés et mis en réserve dans leur intérieur, comme ils le sont dans les appendices nourriciers chez le lombric ? (2) Quel rôle jouent , dans la nutrition, les canaux longitudinaux sous-cut»iés et le tissu spongieux au milieu duquel ils sont creusés ? Ne seraient-ils pas destinés à prendre les liquides absorbés par la peau , à les transmettre au dedans du corps, à les transporter dans toutes les parties? Je ne crois pas devoir chercher ici à résoudre ces questions , parceque je me verrais obligé d'abandonner Tobservation des faits, pour me livrer à des hypothèses que je regardera» au moins comme gratuites.
(1) M. B08C ttdmet Tabsorptioo par la troiope, et dit, eo parlant des éohinorhysques : clk se noarrisseni» ou des sucs gastrique et pancréatique qui cou- • lent dans les iotestins, ou des humeurs lymphatiques qui iltrent dans le canal ■ intestinal, et que Tirritatloo produite par leurs crochets faitiuer en plus grande •quantité dans l'endroit où ils sont fixés. > {Nouv. Dieu tthisi. naL, t. X, p. 67.
(a) Les bandelettes latérales ont quelque analogie de stmcture et de confor* mation aTeo les coscums noorriciers de Tascarlde lombricoide ; il est possible que» cbes Téohinorfajnque, Télendae de œs organes supplée au nombre de cens
DE L'ÉCHINORHYNQUE GÉANT. 89
DBS 0B6ANB8 BB LA oiNiBÂTlOlf.
Les sexes de T^cfainorliynque sont faciles à distinguer Tun de l'autre . Le mâle est beaucoup plus pelit et plus mince que la femelle; sa queue est plus obtuse, plus grosse proportionnellement, et percée d'une fente verticale qu^on ne rencontre jamais dans celleci, et par laquelle sortent quelquefois les organes de la génération. (PI. V,fig. I, 2;pl. VI,fig. 1,2.)
lO ORGANES G^NITAi;X OU MALE,
Ils se composent de deux testicules , de deux conduits déférents qui se réunissent en un seul, pour se rendre dans une vésicule se* minale unique , et d'une longue verge, munie d'un appareil musculaire particulier.
Les testicules représentent deux corps cylindroïdes, d'une couleur très blanche, légèrement courbes, de six à sept lignes de longueur, d'une ligne de diamètre environ, rétrécis à leurs extrémités, qui se terminent en pointe ; ils sont placés à côté l'un de l'autre , de telle manière que l'un est manifestement antérieur et l'autre postérieur. Us sont à peu près de même volume. (PL VI, iig. 3 ; fig. 4, F, n.)
Le testicule antérieur est côtoyé dans toute sa longueur par un canal membraneux très mince , transparent , auquel il donne nais«
liu lombric : Zèder , Audolphi , regardent 9 d*aprè9 Goête ^ ces baDdeietles comme des organes de nutrition.
go AMTOMffi
sance , et qui s'attache en a^ant , à la partie postérliure de la trompe (i), tandis qu'en arrière il se rapproche du testicule postérieur, descend aurdelà pour se réunir , à angle aigu, avec un semblable conduit qm en f>ro¥ient. {PI. Ml , 'fig. 4) i- y
Ce dernier, en avant, ne se porte'pas à la trompe comme celui du testicule antérieur, mais s'attache i la face interne du corps. Je considère ces deux canaux, réunis ensuite en un seul , comme des conduits déférents ou vaisseaux de communication entr^ les testicules et la vésicule séminale.
Les testicules sont formés par une. enveloppe extérieure, assez résistante, demi-transparente ; leur cavité est remplie d'une humeur épaisse , blanche, grumeleuse.
Le canal unique , né de la jonction des deux conduits déférents, descend au centre du corps , ef bientôt éprouve cinq ou sik dilatations considérables, arrondies ou rcniformes^ qui par leur réunion constituent une vésicule séminale bosselée, alongée , et formée de
plusieurs. lobes séparés* (PK VI , fig. 4i l'y K« )
Ce réservoir est Rempli d'un fluide semblable à celui des testicules, et se trouve embrassé en arrière par les muscles rétracteurs du pénis, qui lui forment une sorte de gaine conique ; il se continue, dans ce dernier sens, avec un long pénis, dont la structure est asse^ compliquée , et dont la forme varie suivant qu'il est entièrement renfermé dans le corps ou en partie saillant an dehors. A l'enctroit où le réservoir séminal .se joint au pénis, et entre les muscles de ce dernier organe , on trouve , en avant , une sorte de petit godet saillant , à borda épais , durs et inégaux , de couleur blanche.
(PI. Vl,Hg.4,Q0 Le pénis est une tige droite , cylindrique, creuse , de trois à
( 1 ) Je n*ai pu trouter de communioellon entre ce canal et la eafitè de la frompc. (PI. V,flg.3et4,o.)
DE L'ÉCHfflOaHYNQUE GÉANT. 91
quatre lignes de. longueur , ^assez résistante , ^t embrassée à son origine, par les jnuscles qui doivent la mouvoir* (Pi. YI j fig. 3 ; fig. A 7 M.) Quand il est renfermé dans le corps, voici quelle est sa disposition : on le voit s^élargir en airière, et éprouver une di* latation considérable , qui ressemble à deat entonnoirs ou cônes creux , très courts , réunis par leur base. Le sommet tronr que da c^ne antérieur se. continue avec. la tige cylindrique du pénis ; le sommet, également tronqué, du cône postérieur vient se terminer tout autour de la fente qui se voit à Texlrémité de la queue. (PI. VI, fig. 3 -^ fig. 4^ M» o, P. )
Quand le peni^ est sorti, on ne rencontre plus la dilatation que je viens de décrire, vti qu^elle a été chassée hors de Tabdomen par un mécanisme particulier, que jHndiquerai.
Le pénis ne sort jamais, qu'en partie par l'ouverture de Textrémité caudale, et forme à Textérieur une espèce de cloche renversée, ou cône creux, long de deux ligncjs, dont le sommet adhère à la queue. ( PL YI, fig. a , u.)
Ce cône est formé luirméme de deux membranes simplement adossées et sans adhérences entre elles. Sur le pourtour de la cavité, elles sont continues, absolument comme les membranes interne et externe du prépuce de Thomme se continuent Tune avec Tautre sur le bord libre de cette enveloppe* (PI. YI, fig. 8 ,
A, B, C^fig,^, B, C, £, F.)
La membrane extérieure est blanche, sèche, coriace, et a beaucoup d'analogie avec la peau, dont elle parait dépendre. La membrane intérieure est molle, pulpeuse, plissée transversalement, et présente l'ouverture du pénis, dans sa partie moyenne, au fond de la cavité conique qu'elle revêt.
La verge de Téchinorhynque jouit de mouvements étendus ,11 qu'elle doit à des muscles spéciaux « que je distingue en rétrctcteurs et tn proitacteurs, comme ceux de la trompe.
Les premiers, au nombre de deux, sont latéraux, et leur étendue
est 4e sept à huit lignes ; par leur extrémitë antérieure , ils s'implantent sur les parties latérales du corps , en se continuant ayec les fibres musculaires longitudinales » puis ils se portent en arrière , se rapprochent Tun de Tautre , et se terminent sur Torigine du penb, qiTils embrassent, ainsi que la partie postérieure de la vésicule séminale. (PI. YI , fig. 3 ; fig. 4^ R» &• )
Les muscles protractewrs sont aussi au nombre de deux , mais beaucoup plus grêles et moins longs que les précédents. Ils s^attachent à Torigine du pénis , derrière Tinsertioa des rélracteurs\ et descendent ensuite sur les parties latérales de cet organe, dont ils s'écartent un peu, pour venir se terminer dans le fond du cul-desac que représente la queue , en dehors de la fente qu*on y observe. (Pl.TI,fig.3;fig. 4,s,s.)
Lorsque le pénis est renfermé dans le corps, les muscles protracteurs, en se contractant, le portent en arrière et le poussent contre la fente de la queue, qui doit s'ouvrir pour le laisser sortir. Les deux cônes creux et réunis par leur base., qu'il représente en arrière , en traversant cette ouverture , s'introduisent l'un dans l'autre ; et pour cela le cône postérieur sort le premier, se renverse sur lui-même et devient extérieur , tandis que le cône antérieur sort le dernier, ne se renverse pas , mais vient pour ainsi dire doubler l'intérieur du précédent.
Le pénis est-il sorti , sa rentrée dans le corps es^ aisée à concevoir: les deux muscles rétracteurs, en agissant simultanément, le tirent directement en avant, et entraînent avec lui dans la cavité du corps, d'abord le cône antérieur, puis le postérieur. En rentrant , ce dernier se retourne sur lui-même , mais dans un sens inverse à celui de sa sortie, c'est-ànlire de son bord libre "ou de sa base vers son sommet. Je n^ai jamais observé ces mouvements de rétraction et de protraction du pénis , qui se font à ce qu'il parait très lentement, mais j^ai rencontré tous les degrés
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possibles de sortie de cet organe, ce qui m*a conduit à en connaître le mécanisme (1).
Lorsque le pénis est tout-à-fait cache dans le corps, la queue offre k Textérieur une simple fentie étroite , . verticale ; s'il commence à sortir , les lèvres de cette ouverture deviennent saillantes, puis elless^entr'ouvrentet laissent sortir ujn tul>e cylindrique, épais, très court, formé par le cône postérieur, lequel ne tarde pas à se renverser entièrement, pour former.au dehors Tespèce, de cône creux pendant et mobile dont j'ai parlé (2). (PI. VI, fig. 5,6,7,8- )
Diaprés ce qui précède, il est évident quHl y a réellement beaucoup d'analogie entre les mouvements du pénis et ceux de la trompe; que ces deux. organes son également munis de, muscles rétracteurs^ et de muscles.protracteurs ; que leur extrémité saillante
(1) On peot^ en comprimant la queue d'un échinorhynqne mort récemment, et en appuyant en même temps, arec les mors d'une pince à disséquer, sur les côtés de l'ouverture caudale, faire sortir l'organe génital. On le roit faire saillie àtrUTers la fente qu'il dilate, et èe renverser peu à peu sur lui*méme et successivement, comme cela s'pbserve pour le reotumtlans les chutes de cet organe. . .
(a) Les organes génitaux du mftie ont-été vus saillants au dehors sur plusieurs espèces d'échinorhynqoes par Goëse {NaUêrgeschy p. i55), Rathke {Dansk, selsL skrivt, 5, B,p. 5a), Zèder f^Erster Nachtrag., p. laS)^ HQUer {Zoolog. dan, , T. Il, t. 69, fig. 4)> Rudolphi {Enioz», t. I, p. agi), et par plusieurs autres naturalistes; mais ils n'ont été décrits que d'une manière fort incomplète. Sur quarante-quatre mâles que j'ai examinés à cet effet, les organes génitaux étaient sortis entièrement sur sept, en partie seulement sur dix, et tout-à*fait cachés dans le corps sur le reste. H. Boso a tu les organes génitaux d'une espèce de tétrarhynque, saillants sous la forme d'un petit sac. Je pense, d'après plusieurs observations , qu'ils doivent avoir à peu près la même organisation , dans toutes les espèces d'acanthocéphales.
peut se retourner, se reirrêrser sur eUe«-méine pour rentrer et se cacher dans le corps , etc.
Seulement les mouvements de la trompe sont brusques» fréquents, et faciles à observer , tandis que ceux du pénis se font lentement ef d'une manière insensible. Uest possible que F^troitesse de la fente de la queue soit la cau^ de la lenteur des mouvements du pénis pendant quMl la. traverse (i),
Sécr^kn spermaiique. Il me semble raisonnable d'admettre, d'à* prës ce que j'ai dit de la disposition et de la rtmcture des organes de la g^ëration chez réchinorhynque mile, que la liqueur séminale est sécrëtëe dans les deux corps cylindriques que fai nommés les testicules; qu'elle passe de là, par les canaux déférents, dans la vésicule , et qu'elle séjourne plus ou moins long-temps dans ce réservoir, li'où elle sort pour être évacuée par lavette.
20 DES OHGÂNES GIÉMITÂUX DE LA FEMELLE.
Ils se composent de deux ovaires et d'un seul oviducte.
Les ovaires. sont deux longs et larges canaux cylindriques, un peu dqprimés du haut e» h9&.$ qui xeoiplissent presque à eux seuls toute la cavité du corps , et s'étendent depuis la trompe jusqu'à Textrémité de la queue. ( PI. Y, fig. 3., a, i» k, l. ) ' Ib'Sôttt situés au-dessus^ INm de l'aiitref-^etséparés, dans la plus grande partie de leur étendue, par une ck>bon moyenne; Le st»pé«
(i) Après la «oili« éa penit^ Podvtrdiie 4e la qaeue •• reâsenraJiiea itidem- ■Met iur le. pédicule du oSne qu^iliepcétsute; aussi est-il très difficile el souirent mliM impossible de le feira neotreR dsos L'abdomeo et d*ea .opérer h réductioo.
DE L'ÉCHINOKHYNQUE GÉANT. cjS
rieor, qui répond au dos, est plus petit que l^infërieur ou Fabdominal (i). (Pl.-VIlï> fig. i, F, F, OG.)
Us renferment une nninense quantité d'œufs , et laissent entre eux et les parties latérales du corps deux ''longs espaces triangu-* laires, remplis par unesérosité Hmpide^ et dans lesquels les canaux latéraux viennent faire saillie. ( PI. VI , fig. 3 , hh.)
C^est dans lar partie antérieure de ces espaces, et par conséquent sur les parties latérales et en dehors des ovaires , que sont logées les bandelettes flottantes que f ai décrites. La membrane des ovaires adhère intimement aux fibres charnues longitudinales, dans les régions dorsale et abdominale ; «nr les côtéa^ elle s^en sépare , pour venir s*adosser avec elle-même, et former la cloison commune. A un pouce fm nn pouce et demi environ de la trompe, Fovaire dorsal vient aboutir dans rabdominal,'par une ouverture taillée obtiqnement,#t garnie d'un repli valvulaire, falciforme,'à concavité antérieure, lequel est formé par rextrémité correspondante de la cloison commune. ( PI. Y, fig. 3, t; pi. VIII, fig. i,^.)
Au-delà de cette ouverture ée communication, les deux ovaires sont réunis en une cavité spacieuse , cylindrique , qui remonte , en se rétrécissant, entré les bandelettes latérales et les muscles rétracteur« de la trompe, auxquels elle adhère , et finit par un long canal conique. Ce dernier se fixe à Textrémité postérieure de la trompe. (PI. V, fig. 3, k; pi. VIII, fig. i, b, A,c.)
( i) M. Rudolphi dit ayoïr trouyé, dans d'autres espèces d'échinorhynques moins vohHnineiMes^, «n canal droit, étendu de la tète à la queae, asseï large, formé d*«oe mcilbraaB Ma .fine et eontenaot les ob«6| H s'étonne de n'afoir pa^ aîaai que-Goêse , . le découvrir daos J'éohinorlijngae gé^at ; în kto Uaque verme , 4{til, oviducttts talis oertissime non exktit {Ent. ^ 1 1, p. ag3. ) Un des moyens les plus faciles de s'assurer de la disposition des oraires est de les examiner, ainsi que leur cloison commune, sur des coupes transrersales da corps, faites à différentes hauteurs.
La cavité commune des ovaires envoie, quelques lignes au-dessus de Touverture de communication, un petit cul-de-aac qui se termine en adhérant aux muscles longitudinaux , et ne m*a pas paru également prononcé chez tous les individus.
L^un et Tautre ovaire se comportent d'une manière différente à leur extrémité postérieure : le dorsal vient finir en un cul-de-sac étroit, tout près de Textrémité de la queue. ( PL Y, fig. 3^ l; pK \Il],fig.i,H, fig. a, A. )
L^abdominal, au contraire, après s*étre rétréci, se continue avec un canal cylindrique, d'un blanc mat , à parois épaisses, légèrement flexueux, et long d'une ligne et demie à deux lignes; ce canal, d'abord assez large , devient ensuite plus mince , pub il se dilate de nouveau, et se rétrécit enfin pour se fixer à la partie moyenne de la queue. (PI. Y, fig. 3, m ; pi. VII) , fig. i , i, fig, a, b, c, o.)
Il s^ouvre à l'extérieur par un pore d'une telle petitesse , que le plus souvent on ne peut Tapercevoir, même avec une forte loupe. Chez quelques individus , cependant , ce pore est assez facile à distinguer, et précédé d'un enfoncement de l'extrémité de la queue.
Le canal qui termine Tovaire abdominal, et que je regarde comme Toviducte, adhère par sa face supérieure au cul-de-sac de l'ovaire dorsal , et se voit dès qu'on ouvre la queue d'un échinorhynque femelle.
Il est fixé i la couche musculaire interne par des filaments blanchâtres , très fins, dont la direction varie , et qui m'ont paru musculaires, au microscope.
Il est formé par un tissu blanc , mou , opaque ^ dans lequel on voit quelques fibres peu prononcées; sa cavité, assez marquée du côté de l'ovaire 1 est si petite a son insertion au corps , que je n'ai pu y faire passer un cheveu.
Toutes les fibres charnues longitudinales du corps se terminent ^ en conveigeant les unes vers les autres, autour de ce pore central,
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La membrane des ovaires est aussi fine et aussi transparenté que Test chez Thommc la membrane hyaloïde (i); cependant sa résistance est assez grande , surtout dans la cloison, et elle peut soutenir sans se rompre une colonne de mercure d'un pouce de hauteur. Examinée au microscope, elle m*a paru transparente, comme gélatineuse, et munie de quelques fibres peu prononcées.