PURE À À
324 APONÉVROLOGIE.
On peur prolongement aminci de la portion réfléchie de l'aponévrose | considérer le du grand oblique. Souvent elle naît à la fois et du détroit mes RS supérieur du bassin et de l'arcade. De là elle se porte de bas portion réflé- en haut, devient de plus en plus ténue à mesure qu'elle s'é- “has eo lève vers l’ombilic , et, arrivée à ce niveau, ne mérite plus grand oblique. 4'être distinguée de l'aponévrose sous-péritonéale,
Le fascia transversalis est situé entre les muscles de Pabdomen et le péritoine. Son bord interne se continue avec le bord externe du muscle droit; son bord externe se continue, en $’amincissant, avec l'äponévrose sous-péritonéale.
Ml res La seule partie du fascia transversalis qui mérite une bien manifeste description spéciale, est celle qui est intermédiaire au bord qu'en dedans. terne du muscle droit et à l’orifice abdominal du trajet 1 fortifiée 1 inguinal. Dans toute cette étendue, elle concourt à fortifier paroi abdomi- Ja paroi abdominale qui est singulièrement affaiblie dans ce na point : c’est par elle que les hernies inguinales directes où internes sont si rares: on ne peut même admettre la formation de ces hernies qu'en supposant ou un affaiblissement natif, ou un éraillement de ce fascia.
Une portion intéressante du fascia transversalis, c'est le
Son prolons . NET y» ‘ | gement infan- PrOlongement infundibuliforme qu'il fournit au cordon des na pa 4 vaisseaux spermatiques. Îl est impossible, en effet, de conce- AE voir la descente du testicule sans admettre qu'il pousse au-devant de lui ce fascia qui constitue l'enveloppe immédiate du cordon : c’est sur cette enveloppe que s'épanouit le crémaster. L'orifice péritonéal du trajet inguinal serait donc l'orifice supérieur du canal infundibuliforme fourni par le fascia transversalis au testicule et à son cordon. ins ET Aponévrose sous-péritonéale, Du reste, le péritoine, nr périto- dans toute l'étendue des parois abdominales, est doublé à x sa face externe par une lame aponévrotique fort mince, qui explique pourquoi il est si rare de voir, d’une part, les ab-
cès développés dans l'épaisseur des parois abdominales, s’ou
vrir dans la cavité péritonéale, et, d'une autre part, les col
lections de la cavité péritonéale s'ouvrir à l'extérieur,
Cd © ST
APONETROLE ABROMINALE POSTÉRIEURE.
APONÉVROSE ABDOMINALE POSTÉRIEURE,
L’aponévrose.abdominale postérieure, beaucoup moins con- Aponévrose sidérable et moins importante que aponévrose abdominale SN antérieure , est constituée par trois feuillets : un antérieur, ges troie très-mince, qui naît de la base des apophyses transverses des feuillets. vertèbres lombaires, et passe au-devant du carrédeslomhes; antérieur. un /10yen, beaucoup plus résistant, qui naît du sommet des Le moyen. apophyses transverses des vertèbres lombaires, et qui passe derrière le carré des lombes; un troisième, postérieur, quinaît Lepôstérienr du sommet des apophyses épineuses lombaires, et passe derrière les muscles sacro-lombaire, long dorsal et transversaire épineux. Ce dernier feuillet, commun aux museles petit oblique et transverse, se confond avec l'aponévrose du petit dentelé postérieur et inférieur, et avec celle du grand dorsal. Les deux feuillets antérieurs sont propres au transverse : il ns Puel suit de là que l’aponévrose abdominale postérieure se com- la gaine du porte, relativement au muscle carré des lombes et à la masse 77°" €t
celle de ls commune des muscles sacro-lombaire , long dorsal et trans- masse con
mane.
yversaire épineux, à peu près de la même manière que l'apo- er névrose antérieure relativement au muscle droit. APONÉVROSE LOMBO-ILIAQUEs | # Vate L’aponevrose lombo-iliaque, fascia iliaca des modernes, AGE se
est l'aponévrose qui sert de gaîne à toute la partie Bd lombo-iliaque. minale de muscle psoas-iliaque. Supérieurement, elle estbi- Elle est bifurquée comme le muscle qu’elle revêt. 1° La portion destinée RSS se au psoas commence par une arcade aponévrotique déjà indi- LOTO ne quée à l’occasion du diaphragme, arcade qui embrasse l'ex-
trémité supérieure de ce muscle. 2° La portion iliaque s'insère : Portioniliaà toute l'étendue de la lèvre interne de la crête iliaque, C'est mA AE dans l'épaisseur de la portion iliaque de cette aponévrose et
à son insertion, qu'est contenue l'artère cireonflexe iliaque.
Le bord interne de l’aponévrose lombo-iliaque s'attache gon bord
Sur les côtés de la colonne lombaire, et plus bas au détroit interne.
326 APONÉVROLOGIE.
Sa disposi- Supérieur du bassin : ce bord est disposé en arcades qui sont | tionenarcades destinées à donner passage aux ValSseaux lombaires et aux | tt filets nerveux qui établissent une communication entre le
plexus et les ganglions lombaires : la partie cintrée de chaque ! arcade correspond aux gouttières du corps des vertèbres | lombaires; les intervalles qui les séparent correspondent au |
‘rende de disque intervertébral. L'arcade aponévrotique, la plus conla base da sa- sidérable, est celle qui répond à la base du sacrum : elle est ! bis étendue de la dernière vertèbre lombaire au détroit supé-
rieur. Sous elle passent le nerf obturateur et le nerf lombo- | sacré, Elleadhèreen 4u niveau de l'arcade fémorale et en dehors, l'aponévrose va ss Se lombo-iliaque adhère intimement à l'arcade fémorale, en | elle forme en dedans elle s’en sépare pour se porter derrière Îles vaisseaux | dedans la moi- ruraux , et constituer la moitié postérieure de l'anneau cru- |
tié postérieure de l'anneau ral.
crura}, Au- dessous de l’arcade fémorale, cette aponévrose se,
prolonge sur la cuisse, complète en dehors la gaîne du psoas- | Sa disposi- iliaque, qu'elle accompagne jusqu'au petit trochanter, et se tion an- 6 Continue avec l’aponé fé le; en ded Île f 2e de niet CU v ponévrose fémorale; en dedans, elle forme cade. la paroï postérieure du canal des vaisseaux fémoraux, et constitue le feuillet profond de l'aponévrose fémorale. - Rapports. Subjacente au péritoine, auquel elle est ume | PR tissu cellulaire séreux extrêmement lâche, l'aponé-. ritoine., vrose lombo-iliaque revêt le muscle psoas-iliaque , sans lui | ,. , CES ° | e F , VA] âve 1 adhérer en aucune manière: un tissu cellulaire séreux, | muscle spoas- également très-lâche, se voit entre ce muscle et l'aponéiliaque, T : 3 RacS 40 Re vrose. Tous les nerfs émanés du plexus lombaire sont subja- | vec les , cn later Ë of di nerfs et le SENS à Cette aponévrosé, à l'exception d'un seul, très-petit, | e . , ’ vaisseaux, Qui traverse l’aponévrose sûr les côtés du sacrum, etse place! dans le tissu cellulaire sous-péritonéal. Par elle, les vaisseaux. cruraux , qui sont situés en dedans de cette aponévrose, sont! séparés du nerf crural, qui est placé en dehors et au-dessous! de cette même aponévrose, |
Strnotare, Structure. Extrêmement {ténue à sa partie supérieure, l'af|
Rapports :
- APONÉVROSE LOMBO-IÉYAQUE. | 327 ponévrose lombo-iliaque va s'épaississant à mesure qu’elle approche de l'arcade fémorale, Elle est formée de fibres pme est tou. transversales très-prononcées, coupées perpendiculairement mée de fibres par le tendon aponévrotique du petit psoas, quand il existe. ps . . , : LR 1 : Rapports de Ce tendon se confond avec l'aponévrose, dont il n'est dis- paponévrose tinct que par la direction différente de ses fibres ; 1l va s'in- nee ie sérer en s'épanouissant à la partie latérale du détroit supé- Ha tioutel rieur, à une arcade aponévrotique qui double ce détroit, et qui est commune au petit psoas, à l'aponévrose lombosiliaque d'une part, et à l'aponévrose pelvienne de l'autre. Il est peu d'aponévroses iqui méritent de fixer davantage Den. l'attention des anatomistes, à raison des conséquences Pra- ces pratiques. tiques qui dérivent de sa disposition. En effet, malgré sa ténuité, elle établit entre lé tissu cellulaire sous-péritonéal et le üssu cellulaire sous-aponévrotique, une limite que l'inflammation franchit très-rarement. Or, lorsque cette inflammation se termine par suppuration, le pus, dans les deux cas, se dirige du côté de l’arcade fémorale; mais dans le cas Sy y ab ea sous-péritonéale, les vaisseaux cruraux sont derrière la collection purulente; dans le cas d’ inflammation sous-aponévrotique, les vaisseaux sont au-devant. Ce dernier cas s’observe surtout dans les abcès par congestion, suite de carie de la colonne vertébrale.
&PONÉVROSES DU HASSIW,
Les aponévroses du bassin doivent être distinguées D noie | pelviennes proprement dites et en périnéales : les prennères sfon en pel- | viennes get en | font essentiellement parte du bassin ; elles sont profondé- Mécincal
| ment situées. Les secondes appartennent à à cette partie du
| plancher du bassin qu'on appelle périnée. Je vais commer-
cer par ces dernières.
Aponévroses du périnée.
Elles sont au nombre de deux, l'une superficielle, l'autre profonde.
328 2PONÉVRELOATES 1°. :Aponévrose superficielle du périnée (1). Préparation. Ynlever avec beaucoup de précaution, èt comme couche par couche, le tissu adipeux sous-cutané ; commencer la! dissection le long des bords de l’arcade pubienne, |
Elætbien Bien distincte de ces lamelles fibreuses interceptant des |
distincte des espaces remplis de graisse, et dont l’ ensemble a été appelé Re fascia superficialis, cette aponévrose est triangulaire et com-| ment Ja graisse posée de fibres transversales assez prononcées. Elle est fixée par son bord externe aux branches descendante du : pubis et ascendante de l'ischion : par son bord interne, elle | se perd sur le raphé de la ligne médiane. Son bord. postérieur est limité par une ligne étendue de la tubéresité de l'ischion | à l'anus ; il répond au bord postérieur du muscle transverse | du périnée, et semble se réfléchir derrière ce muscle pour tapisser l'excavation pelvienne.
Ses rapports Rapports. Recouverte par le prolongement du dartos »)prolongement plus considérable sur la ligne médiane que sur les côtés, recouverte par la couche adipeuse sous-cutanée, couche plus épaisse en arrière qu ‘en avant, recouverte encorê par le sphincter de l'anus, au-dessus dede elle se termine sur la ligne médiane, elle recouvre les muscles transverses, bulbo et ischio-cavérneux; on peut même considérer | les gaines fibreuses de ces muscles comme le prolongement de cette aponévrose, Elle recouvre encore les vaisseaux et | nerfs superficiels du périnée, quelquefois logés dans son
ie PR épaisseur. Cette membrane explique pourquoi, dans le cas”
éepratique, de perforation du canal de l’urètre, l'urine s infiltre d'arrière en avant ‘et très-rarement d'avant en arrière.
Son étendue.
Ses bords,
2°. Aponévrose profonde du périnée.
Préparation. Enlever avec précaution les. musclésischlo, bulbo-
caverneux et transverses.
(1) M. Bouvicr, dans sa thèse, et M. Blandin, dans son Traité d'anatomie chirurgicale, ont les premiers décrit cette aponéyrose.
APONÉVROSES DU PÉRINÉR, 329
Parfaitement décrite sous le nom de ligament périnéal par Aponévrose M. Carcassonne, désignée sous le nom d'aponevrose périnéale Dh te #3 moyenne par les auteurs modernes, cette aponévrose me paraît tout-à-fait distincte des aponévroses du bassin.
C'est une lame aponévrotique triangulaire, extrêmement Cest une forte, qui remplit l'arcade pubienne , et semble faire suite au Fu RME
ligament sous-pubien. Verticale dans la partie la plus voisine
| de l’arcade jusqu'au-dessous du bulbe de l’urètre, elle de-
| vient ensuite horizontale, ou mieux oblique d'avant en ar-
rière. Ses bords latéraux se fixent fortement aux branches $espordsta. descendantes du pubis et ascendantes de l’ischion, au-dessus téraux.
de l'insertion des muscles ischio-caverneux. Son Lord poste. Son bord rieur se confond derrière Île transverse, avec le bord posté- Per rieur de l'aponévrose superficielle du périnée, au-devant de l'excavation pelvienne qu'il limite.
Rapports. Saface inférieure est en rapportavec les muscles ischio et bulbo-caverneux ; de sa face inférieure et sur la ligne médiane part une cloison fibreuse, qui sépare les mus- Avec V'ar- cles bulbo-caverneux , et leur fournit des insertions. Sa face ‘ère du bulbe, supérieure répond à l'artère, ou aux artères du bulbe qui sont quelquefois contenues dans l'épaisseur de cette aponévrose ; elle répond encore à un lacis très-remarquable de ets la grosses veines, quelle recèle aussi le plus souvent dans son épaisseur, auxquelles elle est très-étroitement unie, de
Ses rapports
. , , Avec le retelle sorte que ces veines coupéés restent béantes, Elle répond ue dé La
“encore au muscle releveur de l'anus et au muscle de Wilson, 25.
Il existe constamment un muscle transverse, bien distinct Avec les du muscle transverse généralement décrit lequel est plus “av HET postérieurs Ce muscle est accollé à la face inférieure de l’apo- portion memnévrose périnéale, se porte transversalement en dedans à la FRguses portion membraneuse, | L'aponévrose profonde du périnée ést traversée par le or bul. bulbe de l'urètre, au niveau de la partie postérieure de ce be de l’urètre. bulbe, ou plutot A4ue la himite de la portion bulbeuse et de -R portion membraneuse ; elle envoie un prolongement sur
Ses usages.
Division de l'aponevrose, pelvienne,
330 APONÉVROLOGIE.
les parties latérales du bulbe, et sert de soutien à la portion membraneuse de l’urètre, d'où le nom de ligament triangu- | laire deïl'urètre, qui luia été donné par Colles. Elle est également traversée au-dessous du pubis par un grand nombre de veines et par quelques artères |
Usages. Cette aponévrose, si remarquable, sert évidemment de soutien au canal de l'urètre. On admet avec raïson qu'elle'est un obstacle au cathétérisme, et que c'est contre elle que s'archoute le bec de la sonde, pour peu qu'on dévie
de la direction du canal. La prostate est au-dessus d'elle. Aponévroses pelviennes,
Des parties latérales et de tout le pourtour du détroit suérieur du bassin que revêt une couche fibreuse épaisse,
destinée à égaliser ce pourtour, et à laquelle nous avons vu aboutir l'aponévrose lombo-iliaque, part une lame aponévro-| tique qui plonge dans le bassin qu “elle tapisse, et qui ne tarde pas à se diviser en deux lames bien distinctes : une externe, aponévrose pelvienne latérale ou obturatrice , qui continue à tapisser; la paroi latérale du bassin, et revêt le muscle obturateur interne; une inferne, supérieure, qui se porte en dedans | sur les côtés de la prostate, de la vessie et du rectum chez l'homme ; de la vessie, du vagin et du rectum chez la femme, | pour constituer le plancher du bassin; c'est l'aponévrose pelvienne supérieure , par laquelle nous allons ( commencer cette description.
1°. Aponévrose pelvienne supérieure où aponévrose reclo-vésicale. |
Préparation. Cette aponévrose doit étre étudiée et par l’intérieur du bassin et par le périnée. Par l’intérieur du bassin , elle est mise à découvert, lorsqu'on enlève le péritoine qui le tapisse, et le tissu cellulaire lâche qui double cette membrane. Cette ablation doit se | faire sans le secours de l'instrument tranchant. Par le périnée, il est | | nécessaire d'enlever tout le tissu adipeux qui Sp l'excavation. pelvienne.
L aponévrose pelvienne supérieure forme un plancher com-
. APONÉVROSES PELVIENNES. 331
plet au bassin. 1° Sa partie antérieure est remarquable par .,
| "# " frs : L'aponevro-
sa force, par sa brièveté; elle n'atteint pas en éffet, dans ce se pelvienne
point , le détroit supérieur, mais naît de chaque LOIS de ln PRIS à } s plancher du
symphyse ; là, elle se présente sous la forme de brides ou bassin.
colonnes plus ou moins isolées les unes des autres, qui vont
se fixer à la partie antérieure du col de la vessie, d'ou le
nom de ligaïnent antérieur de la vessie, qui a été donné par $a partie les anciens à cette partie de l'aponévrose, rene,
2. Plus en dehors, cette aponévrose forme une arcade résistante, arcade sous-pubienne , qui complète l'orifice pos- SU Û ) . «+ uUDIEnnE.
térieur du canal sous-pubien. Il n’est pas rare de voir cette |
larcade double, et, dans ce cas, l’un des trous donne pas-
sage aux vaisseaux, et l’autre donne passage aux nerfs.
3°, Plus en dehors encore, elle s'attache au détroit supé-
‘rieur du bassin de la manière que j'ai indiquée.
4°. En arrière, l'aponévrose pelvienne, extrêmement Sa parti mince, se continue au-devant du plexus sciatique, et se perd a sur le sacrum; quelquefois elle semble se diviser en deux lames, dont la postérieure passe au-devant du plexus sciatique , et l'antérieuré au-devant des vaisseaux hypogastriques, auxquels il paraîtrait qu'elle fournit des gaines, + Rapports. Sa face supérieure concave est en rapport avec le que je péritoine , auquel elle est unie par un tissu cellulaire che , ports.
plus où moins chargé de graisse.
Sa face inférieure convexe est tapissée par le muscle releveur de l'anus, fait partie de la grande excavation pelvienne et répond aux muscles pyramidal, obturateur interne, et au plexus sacré, etc.
Le] ; # # 1°, Cette aponévrose est perforée par un grand TOMBTE : | Duvoures
‘d'ouvertures : chez l'homme, elle est percée par la prostate et dont elle est
Di, À 2 »n perforée.
la vessie, sur les côtés desquelles elle se prolonge en sé réflé- ?
“chissant sur le rectum, d’où le nom d'aponévrose reclo-vest-
cale qui lui a été donné par M. Carcassonne. Chez la femme, ëlle est en outre perforée par le vagin. De chaque côté de la
332 APONÉVROLOSIK | vessie. ct de la prostate, cette aponévrose est fortifiée par!
deux bandes aponévrotiques antéro-postérieures. Ces bandes)
fibreuses, quelquefois très-fortes , vont de la symphyse à | l’épine sciatique, longent la vessie et la prostate, sur les côtés desquelles elles se réfléchissent.
Ouvertures 2°. En avant, elle offre quelques ouvertures destinées au |
destinées aux Lassage des vaisseaux vésicaux et prostatiques. , vaisseaux. + : ù FO 3°. En arrière, elle présente une ouverture tres-conside-|
rable qui répond au détroit supérieur du bassin , et donne | passage au nerf lombo-sacré et aux vaisseaux fessiers. L’ex- | trémité de l'arcade répond au bord antérieur de l'échancrure sciatique. C'est par cette ouverture ou sous cette arcade que |
doit avoir lieu la hernie ischiatique.
4°. I n'est pas rare de rencontrer dans l’aponévrose pel- |
Culs-de-saes VINNe supérieure des ouvertures plus ou moïns considéra-
conoïdesdel'a- bles | oblongues ou circulaires, qui conduisent dans des |
ponévrose pel-
ennt culs-de-sac de forme conique, et remplis de graisse.
5°. Du resie, l’'aponévrose est perforée en arrière pour le: | passage des vaisseaux ischiatiques et honteux internes. Elle | ne parait pas l'être pour le passage dés vaisseaux qui se dis- | tmibuent dans l’intérieur du bassin , car elle sembl&envoyer
autour d’eux des gaines fibreuses.
Ses usages. Usages. L'aponévrose pelvienne supérieure forme le plan- | cher du bassin ; refoulée en bas par l'action du diaphragme et des muscles abdominaux, elle s'oppose aux hernies péri- | néales , quif sans elles seraient extrêmement communes : elle
Conséquen- établit une limite entre le tissu cellulaire sous-péritonéal et
le tissu cellulaire périnéal , limite que respectent les inflamma- |
ces pratiques,
tions et les infiltrations urineuses. Pour qu'il y ait infiltra-
on urineuse au-dessus de l’aponévrose pelvienne, il faut |
A . < Pop » ge , Les : : | que le corps même dela vessie eût été déchiré. La prostate est | presque tout entière au-dessous de cette aponévrose: aussi, |
dans les opérations de taille sous-pubienne, où l'on agit pres-
que exclusivement sur la prostate, l'inflammation et l'infil-
tration de ce üssu; cellulaire sont-ils excessivement rares.
APONÉVROSES PELVIENNES. 333
Pour qu'elles existent, il faut que la section ou la déchirure aient été prolongées jusqu'au corps de la vessie.
2°. Aponévrose pelvienne latérale ou aponévrose du muscle obturateur.
Préparation. Cette aponévrose s’étudie bien mieux, au moins ‘dans ce qu’elle ‘a de plus important, de bas en haut, c’est-à-dire par le périnée, que de haut en bas ,’c'est-à-dire par l'excavation du bassin : il suffit, pour la mettre à découvert, d’enlever le tissu adipeux qui remplit l’excavation périnéale.
* Bien distincte de l’aponévrose qui obture le trou sous-pu-
Aponévrose
bien, cette aponévrose naît de la partie supérieure 8 du pourtour du muscle ob-
turateur in-
du trou sous-pubien et du détroit supérieur du bassin, en terne.
même temps que l'aponévrose pelvienne supérieure, qu ‘alle abandonne bientôt pour rester accolée au muscle obtura-
teur interne , se continuer en bas avec la portion réfléchie du grand, ligament sacro-sciatique , et se prolonger sur la
partie de la face antérieure du muscle grand fessier qui déborde en bas ce ligament, et sur le muscle ischio-coccygien, |
Fapporss. En Hédaus eten haut, elle n'est séparée de l'aponévrose pelvienne supérieure que par le muscle releveur de l'anus, qui reste accolé à cette derrière; plus bas, un grand intervalle l'en sépare; et cet intervalle est rempli par une masse considérable de tissu adipeux: c’est cet intervalle qui constitue l'excavation pér ineale.
. En dehors elle est appliquée contre l'obturateur interne, et en bas contre les vaisseaux et nerfs honteux internes.
Usages. Elle bride; l'obturateur interne; elle protége les troncs des vaisseaux et nerfs honteux internes, qui, à raison de cette disposition, sont rarement divisées dans Îles opérations pratiquées sur le périnée. Elle circonscrit en dehors l'excavation périnéale. |
Excavation périnéale. L'aponévrose/pelvienne supérieure, dbublée par le musele releveur de l'anus, et l'aponévrose
Ses rapports.
334 APONÉVROLOGIF.
. 4 “ e 4 A. * hi pelvienne latérale, circonscrivent un espace ou cône apopxcavation Mévrotique, dont la base qui est inférieure et qui répond xcavation } À a + périnéale, à la peau, est formée en arrière par le bord inférieur du Canaux apo- grand fessier, en avant par le muscle transverse, en dedans névrotiques. par le releveur de l'anus et l'aponévrose pelvienne supée "E e # LL « rieure, en dehors par la tubérosité de l'ischion. Ce creux aponévrotique est rempli par une grande quan- Conquer tité de tissu adipeux, que traversent des lames fibreuses, ces qui résule c 1: PREsQ à tent de l'exis- dont quelques-unes verticales, parcourant toute l'étendue tence du cône QE diamètre vertical du cône, divisent encore ce tissu celluaponéyrotique 4 Ë à . de laire adipeux en plusieurs portions distinctes.
On conçoit que lorsque des abcès ont lieu dans cet espace aponévrotique, il est bien difficile que les parois interne et externe de ces abcès arrivent au contact: d'où la théorie des fistules à l'anus et des méthodes de traitement employées pour les guérir.
Les aponévroses du membre abdominal comprennent : 1° l'aponévrose fémorale ; 2° l'aponévrose jambière; 3° les ligamens annulaires, qui brident les tendons des muscles de la jambe au moment où ils «vont gagner la face dorsale ou la face plantaire du pied; 4° les aponévroses plantaires ;et dorsales du pied ; 5° enfin les gaines tendineuses qui maintiennent les tendons appliqués contre les phalanges des orteils, Nous allons décrire successivement ces diverses parties.
De l’aponévrose fémorale.
ture ae D'après les généralités dans lesquelles nous sommes enl'aponévrose trés au sujet des aponévroses, il est facile de concevoir que fe "1 e d 4 a ‘ me, fworale, des muscles aussi nombreux que ceux de la cuisse, des mus-
+ e « e cles aussi longs, aussi lâchement unis entre. eux, et qui,
d'ailleurs , éprouvent Presque tous une réflexion plus ou moins marquée autour de l'articulation du genou, doivent
être maintenus solidement appliqués les uns contre les autres
ket contre les os, d'où la nécessité de l'aponévrose fémorale qui constitue une vaste gaine fibreuse contenant les muscles
sans les comprimer , et dont la résistance ést rigoureusement “proportionnelle à la force des muscles et à leur tendance
au déplacement. Sa face superficielle ou sous-cutanée est sé-
parée de la peau par une lame fibreuse très-mince, fascia su- Sa face superficialis, dont l'existence est surtout facile à démontrer au- Pérficielle. dessous de l'arcade fémorale et le long de la veine saphène.
C'est entre l'aponévrose fémorale et le fascia superfcialis, le- ie OS quel est formé par la réunion de tous les prolongemens et ñerfs soushbreux nés de la face profonde du derme, que rampent les “A ana Doi
ntre l’a-
vaisseaux et nerfs sous-cutanés qui communiquent avec les ponévrose fésvaisseaux et nerfs profonds, soit par de simples ouvertures, Es *soit par des conduits fibreux plus ou moins longs. Sous ce cialis.
fascia sont ‘encore situés les ganglions et les vaisseaux lym-
phatiques les plus superficiels de l’aine,
Un grand nombré de nerfs cruraux PMP OTTEIES ont des petites gatgaînes spéciales qui sont en quelque sorte creusées dans nts spéciales l'épaisseur de cette aponévrose. Lt a
L'aponévrose fémorale est comme criblée de trous auni-
% d ù ë Trous de la veau des vaisseaux cruraux, depuis l’arcade fémorale jus- partie . | snpéqu'à l'abouchement de la veine saphène dans la veine cru- rieure de l'aporale, Ces trous, qui se voient dans un espace triangulaire EU + dont la base est en haut.et le sommet en bas, sont destinés au passage d'un très-grand nombre de vaisseaux lymphatiques, qui de superficiels deviennent profonds. On dirait que l'aponévrose manque complétement dans toute cette éténdue : aussi l'a-t-on appelée portion criblee où fascia cribri- ds L SR formis. Il n'est pas rare de voir un ganglion Sr TRS cribriformis.
. engagé dans une de ces ouvertures.
De toutes ces ouvertures, la plus remarquable est sans - contredit celle de la veine saphène interne, au moment où elle Vu DRE » ya se jeter dans la veine crurale, à la partie supérieure de phène interne.
. la cuisse, huit à dix ligues a a de l’arcade crurale ;
sr. ae cam
336 APONÉVROLOGIE- | | cette ouverture, qu'on appelle improprement l'orifice inférieur du canal crural, semble n’exister que dans sa moitié inférieure, à raison de l'absence presque complète de lapo- | névrose au-dessus de l'ouverture de la saphène; d’où la! disposition semi-lunaire de l’'aponévrose au niveau du pas-| sage de la veine. Na Face pro- La face profonde de l'aponévrose présente une foule de fonde del'apo- prolongemens qui pénètrent dans l'intervalle des muscles et Hits leur forment des enveloppes, ou gaines particulières. De) tous ces prolongemens, les plus considérables sont deux | cloisons aponévrotiques latérales, cloisons intermusculaires, | étendues de l'aponévrose fémorale à la ligne äpre, ayant la! forme d’un triangle dont la base est en bas et le sommet en!
haut, cloisons extrémement épaisses , surtout à leur base. |
Des cloisons intermusculaires de l’aponévrose fémorale:
« On les divise en énterne et en externes
1°. Cloison intermusculaire interne. Servant à la fois de cloi- |
A na son, d'aponévrose d'insertion et de gaine pour le vaste in- | PRES 1 terne, étendue depuis la ligne oblique antérieure qui va du | grand au petit trochanter jusqu'au condyle interne du fémur.
Sa face antérieure donne attache dans toute son étendue | au vaste interne; sa face postérieure est appliquée contre les. adducteurs, aux aponévroses desquels elle est fortement unie, Son bord interne s'attache à la ligne âpre; son bord, externe est très-épais, et saillant en bas, où on le sent comme une corde, soutenu qu'il est par le tendon inférieur du troi-| sième adducteur, Il semble se continuer.en bas avec le ligament latéral interne du genou. |
Ses rapports.
Cette cloison intermuseulaire est composée de faisceaux Disposition verticaux trés-forts, un peu obliquement éténdus de dehors! des faisceaux. €n dedans et de haut en bas. Ces faisceaux sont bridés en!
bas, au-dessus du condyle interne, par des fibres traïisver-]
APONÉVROSES. DÜ MEMBRE ABPOMINAL. 337
sales. Ils sont coupés presque perpendiculairement par les fibres aponévrotiques des adducteurs, Dureste, cette cloison est perforée, au voisinage de la ligne âpre, de trous vasculaires qui établissent une commumeation entre la gaine antérieure et la gaîne interne des muscles de la cuisse.
2°. Cloison irtermusculatre externe. Elle sert à la fois de Closon ti cloison, d'aponévrose'd'insertion et de gaine pour le vaste termnsculine ke externe.
externe. | Étendue du grarfd trochanter au condyle externe, au-dessus duquel elle forme une corde saillante, elle donne insertion :en avant au vaste externe; en arrière à la courte portion du biceps; par son bord externe elle se fixe à la ligne äpre; par son bord interne elle forme une corde saillante, surtout en bas.
Elle est constituée par des fibres verticales un peu obli- po re DU Direction quement dirigées de dedans en dehors, et fortifiées au-dessus je 3e, nbres. du condyle par quelques fibres transversales. De même que la cloison intermusculaire interne, elle est perforée surtout en haut et en bas: en haut, pour le passage des vaisseaux circonflexes ; en bas, pour le passage des vaisseaux articulaires. Cela posé, examinons les diverses gaînes fournies par , Des gaines L ournies par laponévrose fémorale, Une des plüs importantes se trouve l'apcnévrose creusée pour ainsi dire dans l'épaisseur des autres sue, feunrale. et appartient aux vaisseaux fémoraux.
Gaïne des vaisseaux fémoraux.
L'artère et la veine fémorales sont contenues dans un ca. Gaîne des
nal aponévrotique, prismatique et triangulaire , qui les pro- vaisseaux fé« sn ; p' ROTAaUXx, tève au milieu des muscles de la cuisse. La partie de ce ca-
nal comprise entre l'arcade fémorale et le point où la saphène interne vient s’aboucher dans la veine fémorale, a , EN ER Il n'ya point recu le nom de canal crural, dénomination contre laquelle qe canal erural jé n'ai cessé de m'élever Far qu'elle a été introduite dans qui soit \ M gue am cana
lelangage anatomique , parce qu'elle établit une fausse ana- inguinal,
338 APONÉVROLOGIE,
logie entre le éanal inguinal et la portion supérieure du canal des vaisseaux fémoraux : or, tandis que les hernies ingui- | nales ordinaires parcourent le trajet inguinal dans toute sa longueur, les hernies fémorales, au moins dans tous les cas | que j'ai étudiés, ne sortent jamais par l'ouverture de la sa- | | phène,mais s'échappentimmédiatement au-dessous del’arcade | fémorale, et soulèvent la portion criblée de l'aponévrose. | La paroi antérieure de la gaine des vaisseaux fémoraux est | Parois du ea- formée en haut par la portion criblée de l'aponévrose fé- RSA PT morale, puis par l'aponévrose elle-même, puis par la lame raux. postérieure de la gaîne du couturier: dans cette dernière partie, elle est mince et transparente. | | La paroi interne est constituée en haut par la lame très-| forte du pectiné, plus bas par celle moins forte des adduc-| teurs. |
La paroi externe est formée par la gaîne très-forte du psoas-iliaque, en dehors de laquelle se trouve le nerf crural, dont une branche, le nerf saphène interne, traverse la gaine pour se joindre aux vaisseaux : en bas cette paroi ex-
terne est formée par l’aponévrose du vaste interne.
Des trois grandes gaînes musculaires de lPaponévrose fémorale.
Des tros Au Moyen des cloisons'intermusculairesinterneet externe, grandes gaines les muscles de la région antérieure de la cuisse sont séparés PRE des muscles des régions interne et postérieure ; une cloison
moins forte queles précédentes sépare les muscles de la région interne de ceux de la région postérieure. 11 suit de là que l'aponévrose fémorale présente trois grandes gaînes aponévrotiques : une antérieure, une énterne et une postérieure. se, Grande 1°. La grande gaïne postérieure est indivise: elle est commun
ee. Poste aux muscles biceps, demi-tendineux et demi-membraneux. | à A NÉ F Le 1 Les grandes gaînes antérieure et interne se subdivisent er un nombre de gaines secondaires en général déterminé pa 2°, Grande
sr qen Vi le nombre dés muscles.
re,
2°. Grande gaine anterieure. Le muscle couturier a un(
gaine propre, remarquable par sa forme prismatique et trian- Grines gulaire. Le droit antérieur ou longue portion du triceps est Pacouturier, séparé des vastes externe et interne par une lame aponévro- ?""i*P5,
| pique , très-mince en bas, mais tres-forte en haut, et compo-
sée de fibres verticales,
Le muscle du fascia-lata est contenu dans la gaînela plus Du œusdie forte qui existe dans l'économie ; car cette gaine est formée "#ia-ita, par l’aponévrose fascia-lata éllemiéte. La lame profonde de cette gaine est beaucoup moins épaisse que la lame superfcielle; cette lame profonde se détache de l’épine iliaque antérieure et inférieure au-dessous du muscle droit, et peut être considérée comme l'origine profonde de Ja bande large.
Elle est composée de fibres verticales , qui se prolongent entre
le droit antérieur et le vaste externe. Enfin, on voit en
haut et en dehors la gaîne du psoas-iliaque qui fait suite à pu fuoasl'aponévrose lombo-iliaque. Vi
3°, La grande & graine interne fournit des lamelles aponévroti. rte ques PAADRET les divers muscles de cette région, Ainsi, il y ec ere a une gaine propre pour le droit interne; une ee commune ne mes pour le pectiné et le premier adducteur; une gaîne pour le pectiné et des deuxième adducteuretune gaîne pour le troisième ou grand #ddneteurs. adducteur. La gaîne de l’obturateur externe se continue avec celle du deuxième adducteur, Cette gaine commence par Un& Gaine de lame ou arcade fibreuse très-forte, oblique de dedans en de- f'obturateur hors, qui naît du bord antérieur du pubis, et se porte à la Re capsule fibreuse de l'articulation. Cette arcade cache l'orilice antérieur du canal sous-pubien, elle protége les vaisseaux et nerfs sous-pubiens.
Enfin, les vastes externe et interne, qui occupent toutes a Fan des les régions de la cuisse, ont pour gaînes l'aponévrose fémorale et externe. dans au portion superficielle, les cloisons intermusculaires interne et externe, et la lame postérieure des autres gaînes “dans la portion profonde. | |
Au milieu des gaines des régions antérieure et interne se Gaines des
vaisseaux : f6- Yoit la gaîne des vaisseaux fémoraux déjà décrite, Mot he a2-
340 APONÉVROLOGIE.
Circonférence supérieure de l'aponévrose fémorale. Continuité . En avant , l'aponévrose fémora!e naît de l’arcade crurale, de l'apouevro- avec laquelle elle se continue, si bien que l'arcade lui doit sa seavecl'arcade RTS tension : d’où le précepte de Scarpa, qui propose, dans le cas d'étranglement de la hernie crurale , de faire cesser cet étran- MERE à l’aide de mouchetures pratiquées sur l'aponévrose fémorale. Du reste, le mode d’origine ou de continuité de l'aponévrose fémorale avec DUR fémorale n'est pas le
même en dedans et en déhors. En dehors , l'aponévrose fe- Elle nait en
dehors par un Morale nait par un feuillet unique très-épais; en dedans, au |
seul feuillet. niveau des vaisseaux fémoraux, elle naît par deux feuillets,
En dedans l’un superficiel, mince, criblé de trous; l'autre profond, qui
par deux feuillets,
postérieure du canal des vaisseaux fémoraux.
En dedans , Yaponévrose fémorale naît du corps du pubis
.. et de la branche ascendante de l'ischion.
Son origine
en dedans. En dehors et en arrière, elle naît de la crête iliaque par des |
a . L , À . C2 = | w En deho Apres verticales extrêmement multipliées, que brident, sur
et en arrière, tout en arrière, quelques fibres horizontales, Entre l'épine | iliaque postérieure et supérieure et la crète sacrée, elle naît | par une arcade aponévrotique, qui lui est commune avec |
l'aponévrose des muscles longs du dos.
Aponévrose fessière.
L'aponévrose fessière forme la partie postérieure et supé-! rieure de l'aponévrose fémorale, Elle revêt le muscle moyen raie fessier, au niveau duquel elle est extrêmement épaisse, et fait |
suite à la bande large, Parvenue au bord supérieur du grand fessier, elle se divise en deux lames : une superficielle, |
Aponévrose
Son dédou- très-ténue, qui Va en s'amincissant de haut en bas , recouvre blerment au niveau du grand
fait suite à l'aponévrose lombo-iliaque, et recouvre le pec- | tiné, en envoyant un prolongement entre ce dernier muscle | et le psoas-iliaque. Ce feuillet profond constitue la paroi |
la face externe du grand fessier, et va se continuer avec! fessier, l'aponévrose fémorale; une profonde, épaisse surtout en haut et en arrière, où elle donne insertion au grand ICE
et se confond avec le grand hgament sacro-sciatique. De- | venue très-mince, cette aponévrose sépare le grand fessier Synovlales, des muscles de la région profonde. Deux capsules syno-
viales séparent cette aponévrose: l’une du grand trochanter,
l'autre de la tubérosité de l'ischion, Elle présente une ouver-
ture très-remarquable, arcade fessiere, pour le passage des Arcade fes vaisseaux et nerfs fessiers. Enfin, au niveau de la portion re
du grand fessier qui fait partie de l'excavation périnéale, :
elle acquiert une grande épaisseur, et arrivée au bord in-
férieur de ce muscle elle s’unit à l'aponévrose fessière super-
ficielle, ;
Circonférence inférieure de l’aponévrose fémorale. L)
L'aponévrose fémorale se termine inférieurement autour ‘du genou, en se continuant, d'une part, directement avec l'aponévrose jambière, d'autre part avec les plans fibreux qui recouvrent cette articulation. Un mot sur la disposition des couches fibreuses qui entourent cette articulation.
En arrière, elle se continue avec l'aponévrose jambière, En arrière en passant sur le creux du jarret.
En avant, elle se prolonge au-devant de la rotule, dont En avant, elle est séparée par la bourse synoviale; elle est très-mince,
. et se continue au-devant du ligament rotulien, sur lequel ses fibres forment une couche mince composée de fibres
Sa disposition
transversales.
En dedans, elle se continue avec la gaine du couturier d'a- En dedans. bord, puis avec‘ia portion horizontale du tendon de ce muscle , dont elle croise perpendiculairement les fibres pour aller se continuer avec l'aponévrose jambière. Sous ce plan fibreux, se voit en dedans du genou unautre En deda est un deuxiéplan: fibreux très- NE forme de fibres DURS apparte- me plan fipant au vaste interne; Hire verticales qui vont s'insérer à Preux du genou appartie Ja partie supérieure ie la face interne du tibia sous le cou- nant an vaste “turier, Ce plan fibreux, qu'on peut considérer comme les "terne.
insertions inférieures ou tibiales de ce muscle, remplit tout - dl LD Frs : ?
342 APONÉVROLOGIE
l'intervalle qui existe entre le ligament interne de l'artieulation du genou et la rotule. Ses fibres verticales sont coupées perpendiculairement par des fibres allant de la tubérosité interne au bord interne de la rotule, Enfin, sous ce plan fibreux épais se voit une couthe mince appartenant en propre à Ja synoviale.
En dehors, ZA dehors, aponévrose fémorale est confondue avec la : | l'aponévrosese bandelette large, dont eile ne se distingue que par la direcconfond avec :
Ja bande large. tion horizontale de ses fibres, Te LI e (2 s-” + ” Sous ce plan fibreux très-épais se voit une couche minee Plan fibreax » Fra" pipe y sabiasent, COMPOSÉ de fibres étendues de la tubérosité externe à la rotule; enfin, la çouche fibreuse mince, propre à la synoviale.
Structure de l'aponévrose fémorale,
Re Mince en arrière et en dedans, l'aponévrose fémorale est que présente PIUS épaisse en avant, et extrêmement épaisse en dehors. On PR ETANEE v peut mème dire que, dans ce sens, elle l'emporte sur toutes le rapport de les autres membranes fibreuses sous le point de vue de l'él'épaisseur. paisseur et de la résistance. Cet épaississement est limité en avant par une ligne verticale partant de l'épine iliaque antérieure et supérieure, Ses limites ne sont pas moins tranchées en arrière : d'où le nom de bande large, fascia-lata, qui a été donné à cette aponévrose. |
à a Get épaississement est dû à des faisceaux aponévrotiques
PA verticaux trés-épais, nés de la partie antérieure de la crête iliaque. Il est en rapport avec la force et la tendance au déplacement du vaste externe.
Re de Hé l'aponéyrose fémorale est constituée par des des fibses. es horizontales, tantôt régulièrement parallèles, comme
on le voit dans les parties les plus ténues de cette aponévrosé, tantôt entrecroisées en sautoir. Ces fibres horizontales se voient même au niveau de la bande large, dont elles se distinguent par leur direction. £
Une belle préparation de cette aponévrose existe dans les cabinets de la Faculté; il est nécessaire de la répéter , si l'on
AFONETROSES BY MEMBRE ABDONINAL, 343
veut avoir une bonne idée des gaïnes aponévrotiques et de AE la forme des museles de la cuisse. Elle consiste à enlever tous AAA Vae les muscles de leurs gaines, à l'aide d'une incision longitu- névrose fémodinale, à remplacer les muscles par de LEtoupe qu'on ah A
vera avant la dessiccation complète des aponévroses. La forme
des gaînes représente parfaitement celle* des muscles. On
peut d’ailleurs acquérir des notions assez exactes sur ces
gaînes, chez un sujet frais, en coupant en travers chaque
gaine, et le muscle qu’elle contient, La circonférencé de
la coupe et la portion de gaïné que l’on apercevra après la
rétraction du muscle donneront une idée convenable de ces
diverses gaînes, qui sont toutes anguleuses, polyèdres
comme les muscles, et nullement arrondies, que remplissent exactement les HÉsaEe dans l'état de santé, et qu'ils ne rem-
plissent qu’à moitié, qu’au tiers, qu'au sixième, dans l'état d'amaigrissement.
Telle est l'aponévrose fémorale.
Comme muscles tenseurs de cette aponévrose, nous avons justes ten. le fascia-lata, tenseur de la bandelette large, et le muscle seurs de l'apogrand fessier, dont le tendon est recu dans une duplicature Ab “ue de l’aponévrose fémorale.
APONÉVROSES DE Là JAMBE ÉŸ DÜ PIE Aponévrose jambière.
L'aponévrose jambière forme une enveloppe générale et résistante à toute la jambe, le plan interne du tibia excepté, plan interne qu'elle recouvre inférieurement au niveau et un peu au-dessus des malléoles,
Sa ‘surface externe est séparée de la peau par les vaisseaux Surface ex et les nerfs superficiels, dont plusieurs traversent l'aponé- "°°" .yrose, soit directement, soit après avoir parcouru un certain trajet dans son épaisseur. La veine et le nerf saphènes ex ternes en recoivent une gaine complète.
Sa surface interne recouvre sans adhérence tous les mus- gfie in, cles de la jambe, excepté en haut et en avant, où elle sert terne,
Prenère cloison apouevrotique intirmusculaire.
Denxième cloison.
Il existe à Ja jambe trois grandes gaines
La gaine postérieure est subdivisée par une lame transversale en deux gaines secondaires,
Lames aponévrot ques qui séj“rent les masc es.
Circonference su péreure,
344 APONFVROLOGIE.
d'aponévrose d'insertion aux muscles. jambier antérieur et extenseur coimmun des orteils. De cette surface interne naît en dehors: 1° une cloison ap mévrotique principale qui sépare les muscles de la région jamb'ère antérieure des muscles péroniers; 2° une autre cloison aponévrotique prin-, cipale, qui sépafe les muscles péroniers des muscles de la. région postérieure de la jambe. Il suit de là qu'il existe à la ube trois grandes
une postérieure, Celle-ci est subdivisée en deux autres gai -
nes par une lame aponévrotique trans\ersale, tres-furte, qui va se renforçant en bas, et qui sépare les muscles de la cou- |
che profonde postérieure, et les vaisseaux et nerfs tibiaux
et péroniers postérieurs des muscles de la couche superh-
cielle où du triceps sural. Enfin, des lames aponevrotiques plus ou moins complètes séparent les uns des autres les divers muscles qui composent chacune de ces régions. Ainsi, e le jambier antérieur de l'extenseur commun des orteils, puis l'extenseur propre du
un lame spongouque sépare
gros orteil; cette lame se da a la parue moyenne de la jambe, Une lame aponévrotique très-forte sépare le jambier postérieur du fléchissenr commun des orteils, d'une part, et du fléchisseur propre du gros orteil, d'une autre part. Circonference supérieure. Si SES étudions maintenant la manière dont l'aponévrose jéiibière se continue avec laponévrose fémorale, nous verrous. qu ‘en arriere sponévrose féemorale se prolonge directement sur la jambe, pour Constituer la partie postérieure de l'aponévrose jambiere, qui recoit en outre dans ce sens une expansion des tendons du biceps, du Couturier, du droit interne, du demi-tendineux et de la bandeleite du fascia-lata ; qu'en avant, cette aponévrose se continue avec l'aponévrose fémorale par-devant la rotule, et paraît naïtre directement du bord externe de la tubérosité antérieure du tibia, de la tête du pérone et du
tendon du biceps, que nous avons déjà vu CR YOTSHER arrière une expansion aponevrolique,
gaines : une antérieure, une interne et
Par sa circonférence inféreure, Vaponévrose jambière se Cireanfécontinue avec les liganiens arnulaires du coude-pied, que "°° Hair
DS 4504 rieure, nous allons décrire tout à l'heure.
Structure. Si nous fixons notre rttention sur l'épaisseur et Fpaisseur. sur la direction tes fibres de l'aponévrose jambière, nous ver- sl PL ronsqu'en avantelle est beaucoup plus épaisse qu'en dehors, ét surtout qu'en arrière ; que, dans le prennier sens et dans ses trois quarts supérieurs, elle est composée de fibres obliques entrecroisées, dont les unes descendent. de la crête du ubia, et les autres descendent de l'angle-plan antérieur du péroné; que , dans le quart inférieur de la région jambière antérieure, et dans toute l'étendue de la région jambière postérieure, elle est formée de fibres circulaires.
Mais au moment où les muscles de la jambe, devenus tendineux, se réfléchissent autour du coudé-pied, il était nécessaire que l'aponévrose jambière leur fournit des gaïnes très-résistantes, pour les maintenir apphqués contre l'articulation ; d’où la nécessité des gamens annulaires antérieur, interne el externe.
4 Des ligamens annuaires du tarse.
Les. ligamens annulaires du tarse sont au nombre de trois: le /; gament dorsal, le ligament interne et le ligament externe.
nt L $ ° Le 3 Î 8 A. Du lig varient annulaire dorsal du tarse ApORENTOSE PU TS
jambiére s ‘épaissit à au niveau de la partie inférieure et anté- ment de l'apo 0 Me rieure de la jambe,et bridela partie correspondante des mus- a ou TE
cles de cette révion. Mais il existe en outre un /rament annu- À È Ligament
laire dorsal du tarse qui naît du calcanéum par une extrémité annulaire dor-
ge, mais épaisse, au-devant du creux astragälo-calca- sal. |
*nien, se porte de dehors en dedans, s'élargit beaucoup, et
peu lar
; LES x Ses deux fes-
se décompose, pour ainsi dire, en deux festous. 1° Le feston tons. supérieur se porte en dedans et en haut au-dessus de la male Dédoubleléole interne, et se dédouble pour former deux gaînes P°® QAR
x : + é à ; let supérieur.
| complètes; savoir ; l'une interne, qui appartient au jambier
346 APONÉVROLO®STE.
1 fournit, antérieur ; l’autre externe, destinée à l'extenseur commun & bre 5 des orteils et au péronier antérieur. Entre ces deux gaînes JS complètes, séparées de la synoviale articulaire par du tissu Une gaine cellulaire, se voit une gaîne incomplète (car le ligament anincomplète. … nulaire ne s’est pas dédoublé à son niveau ), destinée à l'ex- Position res. tenseur propre du gros orteil et aux vaisseaux et nerfs tipective de ces hiaux antérieurs : la gaîne interne est la plus élevée, et ré- TEE pond au niveau de l'extrémité inférieure du tibia; la gaine externe est la plus inférieure, et répond à l'articulation du Feston inrg. Coude-pied, 2° Le feston inferieur, ou Ja bifurcation inférieur. rieure du ligament annulaire, se dirige d'arrière en avant et de dehors en dedans, pour gagner la partie antérieure du tarse et se continuer avec l'aponévrose plantaire intérne. Ce n Humi feston inférieur est un second ligament annulaire qui fourtrois gaines nit SUr le dos du pied, à chacun des trois muscles précédens, “muscles Une gaine moins forte que celle fournie par le feston supérieur, et maintient les tendons solidement appliqués contre
le tarse, JA ts B. Les ligumens annulaires externe et interne du tarse sont deux bandes fibreuses continues à l'aponévrose jambière,
d'une part, et aux aponévroses plantaires de l’autre.
net 1°. Le ligament annulaire interne naît des bords et du terne dutarse SOMImet de la malléole interne, et va, en rayonnant, s’insé- +. rer au côté interne du calcanéum et au bord interne de l'aponévrose plantaire interne. Sous cette gaîne, plus épaisse en bas qu'en haut, que complète la concavité du plan interne du calcanéum, glissent les vaisseaux et le nerf tibiaux postérieurs, et les tendons du jambier postérieur, du fléchisseur commun des orteils et du fléchisseur propre du gros Sa disposi- Orteil. Quatre gaïnes bien distinctes sont destinées à toutes . quatre ces parties; la gaine la plus superficielle est destinée aux vaisseaux et aux nerfs; deux gaînes superposées® placées derrière la malléole interne, appartiennent, la plus antérieure au Jambier postérieur, et la plus postérieure au fléchisseur commun des orteils, Bientôt ces deux gaines se $é*
APONÉVROSNS OÙ MEMBRE ANDOMINAL. 347
parent au moment où les deux tendons divergens se rendent Disposition 21 d dti 42 21 EP Er AA 2 D . de ces quatre à leur destination; la gaine du jambier postérieur se conti- guines , par nue jusqu'à l'insertion de ce muscle; la gaîne du fléchis- pa , à ge » « tendons.
seur commun l'accompagne jusqu'à ce qu'il pénètre sous l'aponévrose plantaire. Quant à la gaine du fléchisseur propre du gros orteil , elle est plus inférieure que les précédentes, ét obliquement étendue le long de l’astragale et du calcanéum jusque sous l'aponévrose plantaire interne. o ° 0 A
2°. Le ligament annulaire externe forme une gaine COM- xivamentan-
mune aux deux péroniers latéraux; il est étendu du bord de nulaire exter- , », re
la malléole externe au calcanéum ; cette gaîne est complétée en dedans par des ligamens latéraux externes: d'abord unique, elle se subdivise bientôt en deux autres gaînes, dont l'une est destinée au tendon du court péronier latéral, et autre au tendon du long péronier latéral.
Aponévroses dû pied.
Ce sont les aponévroses dorsales et les aponévroses planfaires, |
Aponévroses dorsales du pied.
Elles comprennent l'aponévrose dorsale proprement dite, l'aponévrose pédieuse ex les interosseuses dorsales.
* Aponévrose dorsale du pied. Tandis que le bord supérieur Aponérrose du ligament annulaire se confond avec l'aponévrose jambière, dir Ji à qui semble s'implanter sur lui, le bord antérieur de ce même ligament se continue avec l'aponévrose dorsale du pied :
C’est une lame aponévrotique, mince, qui sert de gaine générale à tous les tendons qui recouvrent la région ‘dorsale du pied, se perd en avant au niveau des extrémités anté- Tieures des os du métatarse, et s'attache sur les côtés aux bords du pied, en se conünuant avec l'aponévrose plantaire. Ces tendons sont, d’une autre part, séparés du muscle pédieux par une autre aponévrose plus ténue qui engaîne ce MO ES dernier muscle: c'est l'aponévrose pédieuse ; enfin, sur cette pédiense, | ù
348 APONÉVROLOGIE.
Aponévroses même face dorsale du pied se voient les aponévroses interinterosseuses osseuses dorsales, au nombre de quatre: une pour chaque
dorsales.
espace interosse UX,
Aponévroses plantaires,
Les aponévroses jlantaires sont au nombre de trois, savoir, une moyenne et deux /aterales.
A. L'aponcvrose plantaire moyenne, extrêmement forte, s'implante à la tubérosité interne du calcanéum, se rétrécit immédiatement pour s'élarçsir graduellement sans diminuer notablement d'épaisseur. pes au niveau des extrémités
Sa division en quatre ban- antérieures des métatarsiens, elle se divise en quatre bande-
delettes qui se le
bifurqnent el- Che ‘ leswmêms. pour embrasser les tendons fléchisseurs des quatre derniers
Lies qui se bifurquent elles-mêmes presque immédiatement
orteils, se moulent sur les parties latérales de ces tendons, leur forment une gaine presque complète qui s'insère aux bords supérieurs et latéranx du ligament glénoïdien antérieur des articulaticns métatarso-phalangiennes, et se continuent avec les gaînes tendineuses des orteils. Ces quatre gai-
Des quatre - À :
gaines. nes sont séparées par trois arcades, sous lesquelles passent les muscles lombricaux, les muscles interosseux, et les vais- Des trois
seaux et nerfs plantaires. Il existe une parfaite analogie entre arcudes qu'el-
les imercep- l'aponévrose plantaire moyenne et l'aponévrose palmaire
AR moyenne ; seulement la première est beaucoup plus résisjen ie tante; elle constitue pour le pied un véritable hgament,
se plantaire 5 Oppose efficacement à l'extension forcée.des phalanges sur
moyenne. es os du métatarse, e& maintient la voûte antéro- posté-
rieure de la face plantaire du pied. J'ai vu des douleurs ex-
De Rue trèmement vives résulter de la distension et babl t sultent de sa + prOoBan'emen distension, de la déchirure de quelques-unes des fibres de cette aponévrose. Les bords de l'aponévrose plantaire moyenne se re-
courbent de bas en haut pour embrasser de chaque côte le
court flechisseur commun des orteils, se continuer avec les aponévroses externe et interne, et former entre les muscles
de la région plantaire moyenne et les muscles des régions
plantaires externe et interne des cloisons complètes en avant, incomplètes en arrière. Par sa face supérieure, cette aponévrose donne insertion en arrière ay muscle court fléchisseur des orteils: l'aponévrose propre de ce muscle semble se détacher de la face supérieure de l'aponévrose plantaire.
Des fibres transversales brident en avant l'aponévrose AE du plantaire. Je signalerai à cette occasion d'autres fibres trans- versales qui versales, bien distinctes des précédentes, véritable ligament du FAT
À 1 : se plantransverse, propre aux quatre derniers orteils, qui répond à taire. la partie moyenne de la face inférieure des premières phalanges de ces orteils, et qui est éminemment propre à s'opposer à leur écartement.
B. Aponévroses plantaires externe et interne. I ° L’aponé- Aponéyrose Wrose plantaire externe , wès-forte dans sa moitié postérieure , plantaire exmince dans sa moitié antérieure, donne attache, par sa face AU supérieure , au muscle abducteur du petit orteil, et se bifurque au niveau de l'extrémité postérieure du 5° métatarsien,
La branche externe de sa bifurcation estextrêémement forte, ga pifareas
elle va s'insérer à l'apophyse de l'extrémité postérieure du 5° tion. métatarsien, et peut être considérée comme un moyen d'umion très-puissant pour l'articulation de cet os avec le cuboice. 2° L'aponévrose plantaire interne est mince, si on la Aponévrose compare à l'aponévrose plantaire externe ; elle commence en DRE ju arrière par une arcade éterdue de la dalléole interne au cal- ‘Canéum ; elle s'attache par son bord interne au bord interne du tarse, et se continue avec le ligament annulaire dorsal ét avec l’aponévrose dorsale du pied; ellese continue par son bord externe avec l’'aponévrose plantaire moyenne, ou plutôt elle se réfléchit de bas en haut pour compléter la gaine des muscles internes du pied.
Les trois aponévroses dont je viens de parler forment trois gaines bien distinctes dans leurs cinq-sixièmes antérieurs ;
gaines qui communiquent entre elles postérieurement. T° 3 ; - À La gaine plantaire interne contient les muscles courtad- Gaine plane ‘ducteur et court fléchisseur du gros orteil que séparent l’un taire interne.
350 APONEVROLOGIE.
de l'autre une lame aponévrotique; elle contient en outre l'artère et le nerf plantaires internes.
Gaine plane 2° La gamme plantaire externe renferme le court abducteur tire externe, Je court fléchisseur du petit orteil que sépare également une lame aponévrotique. 3° Enfin, la gafne plantaire moyenne renferme le court fléchisseur commun des orteils, le tendon du long fléchisseur commun, l'accessoire, les lombricaux, le tendon du long fléchisseur propre du gros orteil, les abducteurs oblique et transverse, les vaisseaux et les nerfs plantaires externes. La gaine du court fléchisseur commun x rie Er est complétée en haut par une lame aponévrotique qui la sécles du pied, Pare des tendons du long fléchisseur commun et de l’acces-
soire. Nous trouvons une gaine propre pour l'abducteur oblique, et une subdivision de cette gaine pour l'abducteur transverse. Cette gaine propre est formée en haut par l'apo-
Gaïne plantaire moyenne.
névrose interosseuse, en bas par une lame aponévrotique mince qui s'attache à la circonférence de l'excavation profonde dans laquelle sont logés les abducteurs. Enfin, l’apo- / Û Le 1e Aponèvrose 26/05 interosseuse inférieure est remarquable par son
interosseuse épaisseur, et par les cloisons qu'elle envoie entre les paires inférieure, ;
de muscles interosseux.
A Quant aux gaînes qui recoivent les tendons fléchisseurs langiennes des des orteils au niveau des phalanges, elles ressemblent si exac- Re tement à celles des fléchisseurs des doigts, que je ne puis que
renvoyer à ce que je diraï‘plus bas à ce sujet. Nous trouvon: également pour les tendons des muscles des orteils le même système de synoviales et de cellulositéläche , membraneusee élastique que pour les muscles des doigts. Partout où il y : gaine tendineuse et osseuse, le glissement est favorisé par un synoviale ; il n'y a au contraire qu'une gaine celluleuse lâche partout où il ya glissement sur une aponévrose de contention
Ces aponévroses comprennent : 1° les aponévroses de l’é
paule ; 2° l’aponévrose brachiale; 3° l'aponévrose antibrachiale; 4° le ligament dorsal et antérieur du carpe; 5° l'aponévrose palmaire; 6° les gaïnes des tendons des muscles fléchisseurs des doigts.