APONÉVROSES DE L'ÉPAULE
Ce sont l'aponéyrose sus-épineuse, l'aponévrose sous-épineuse, l'aponévrose sous-scapulaire et l'aponévrose deltoïdienne.
1°. Aponévrose sus-épineuse. Lame fibreuse, épaisse, et fixée à tout le pourtour de la fosse sus-épineuse, qu’elle convertit en une espèce de boîte ostéo-fibreuse servant de gaine à ce muscle, auquel elle fournit quelques insertions. Cette lame aponévrotique se perd en dehors sous la voûte acromio- | MAX | 2°. Aponévrose sous-épineuse. Lame fibreuse, également épaisse et résistante, s'insérant à tout le pourtour de la fosse sous-épineuse , complétant la gaine ostéo-fibreuse du muscle sous-épineux, se continuant en dehors avec l'aponévrose brachiale, envoyant de sa face antérieure : 1° une cloison épaisse qui sépare les insertions scapulaires du grand rond de celles du petit rond; 2° des cloisons moins épaisses entre la portion dite petit rond et le sous-épineux, et entre diverses portions du muscle sous-épineux.
3°. Aponévrose deltoidienne. Lorsque l'aponévrose sousépineuse est arrivée au niveau du bord postérieur du deltoïde, elle se dédouble; le feuillet superficiel recouvre le deltoïde, et va se continuer avec l’aponévrose brachiale ; le feuillet profond continue à recouvrir le tendon du sousépineux, et vient se fixer sur le tendon de la courte portion du biceps. Un tissu cellulaire lâche, et même une capsule synoviale, séparent cette aponévrose de la tête de l'humérus et des dons qui s’y insérent.
4°. Aponevrose sous-scapulaire, C'est une lame RATER 0 tique très-ténue qui complète la gaîne du muscle sous-scapu-,
Aponévrose sus-épineuse.
Aponévrose sous-épineuse.
A ponevrose deltoïidienne.
Aponevrose sous-scapulais
3593 APONÉVROLOGIE:
bire , etrauquel elle fournit quelques Insertions. Cette lame s'attache à tout le pourtour de la fosse sous-scapulaire. : | APONÉVROSK BRACHIALE. | L'aponévrose brachiale naît en haui de la clavicule, de l'a- : .__.-.cromion et de l'eépine de l'omoplate, et se continue avec Sa terminai- * A | : ] son, laponévrose sous-épineuse; en dedans, elle naît des tendons du grand pectoral et du grand dorsal, et dans leur inter- | valle, du tissu cellulaire du creux de l’aisselle, et enveloppe | le bras pour se terminer autour de l'articulation du coude, | se continuer avec l'aponévrose antibrachiale, et se fixer aux |
Son orig'ne.
diverses .éminences osseuses que présente cette articulation.
Rapports Sa /üce superficielle est séparée de la peau par des vaisseaux | superficiels. et des nerfs auxquels l'aponévrose brachiale fournit des gai- | nes plus où moins étendues. On peut admettre un fascia su-
perficialis qui sépare ces vaisseaux de la peau. |
Rapportsde Sa.face profonde présente des cloisons qui divisent sa cavité | Ph tie pro- en un certain nombre de gaines minces, destinées à isoler les | différens muscles. L'aponévrose brachiale est composée en
presque totalité de fibres circulaires, dont quelques-unes |
sont légèrement contournées en spirale ; ces fibres sont cou- |
pées perpendiculairement par quelques fibres verticales qui |
viennent s'implanter sur l'aponévrose antibrachiale, |
D'rectonde L'aponévrose brachiale est assez lâche pour permettre le | aes fibres. glissement facile des musclesqu'elle contient, assez serrée pour | . s'opposer à leur déplacement, Elle s'épaissit un peu en dedans |
et en dehors, au niveau des bords externe et interne de l'hu-
mérus , et envoie de chaque côté de sa face interne une cloison
Cloisons in trés-forte ; cloisons tntermusculaires interne ‘et externe, toutos à-fait analogues aux cloisons intermusculaires de l'aponévrose| "er fémorale, et divisant la gaîne brachiale en deux grandes} Men, pire gaines PRUPIDSRE LATE antérieure destinée aux muscles!
* de la région antérieure, biceps, brachial antérieur et co: raco-brachial, ainsi qu’à la partie supérieure ou brachiale!
MT. rh ine des PAUSRIES 'ong supinateur et premier radial externe ; l'au-| "UT postérieure , qui est propre au triceps brachial,
La cloison intermusculaire externe naît du bord antérieur Disposition de la coulisse bicipitale par une extrémité étroite et très- de L cloison épaisse, qui se confond avec le bord postérieur du tendon Fe du deltoïde, gagne le bord externe de l'humérus, s’élargit
en s’amincissant un peu , sépare les muscles antérieurs des
muscles postérieurs, et plus particulièrement le triceps du
brachial antérieur, en donnant insertion aux uns et aux au-
tres. Cette cloison est très-obliquement traversée par le nerf Qt radial et par l'artère humérale profonde, qui, de postérieurs versée ve “u qu'ils étaient d’abord, deviennent antérieurs. La gaine de ce nerf rädial et nerf et de cette artère établit donc une large communication ir Ta entre la gaîne antérieure et la gaîre postérieure. Ta cloison intermusculaire interne » plus large et plus pou. épaisse que l’externe, triangulaire comme elle , naît du bord de Ja SL | postérieur de la coulisse bicipitale, au-dessous du grand rond Neo se continue avec le tendon du coraco-brachial qu'elle croise à angle trés-aigu , et avec lequel elle s'unit et se confond en parte, longe le bord interne de l'humérus, auquel elle adhère fortement , et se termine à la tubérosité interne de cet os. L'une et l’autre cloisons sont formées par des fibres Direction des et des bandelettés qui se détachent successivement des bords mr ÆCorrespondans de l'humérus, et donnent attache aux mus- €t l'autre cloicles brachial antérieur en avant et. triceps en arrière. Le nerf cubital, antérieur à cette cloison dans sa partie supé- Hi, ae rieure, la traverse, et reste accollé contre sa face posté- la cloison inxmeure, en passant dans l'intervalle des insertions du triceps. } ie
De ces deux grandes gaines partent les gaines propres
des muscles : le muscle deltoïde a sa gaine propre ; 2° une LA ACRS lame aponévrotique, mince, qui va s'épaississant de haut en des bas, que constituent en grande partie des fibres verticales, et qui devient une des origines de l'aponévrose antibrachiale, sépare le biceps.du brachial antérieur : 3° les vaisseaux bra-
Çoit en haut la veine basilique et les nerfs cubital et cutané AN US
\ ; | s anai bras terne : c'est le cana/ brachial, analogue du canal fémo- chial, | 2, | 23