‹ Anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 142 sur 223 · APONÉVROLOGTE · texte numérisé non relu

APONÉVROLOGTE

ral, qui établit une communication entre le’ tissu cellu-

lire du creux de l'aisselle et le tisssu cellulaire du pli du

coude; 4° une lame aponévrotique sépare , dans sa moitié su-

périeure , la longue portion du triceps des autres portions

de ce muscle, La gaîne du coraco-brachial se détache du |

bord interne du biceps. Mu

: Nous devons considérer comme des dépendances de la Les veines , ; : de N superficielles gaine brachiale les enveloppes particulières qu elle fournit ont des gaînes aux veines céphalique , basilique, médiane , aux rameaux du EVENTS nerf brachial cutané interne et aux rameaux superficiels du nerf musculo-cutané, Lorsqu'une artère ou une veine sousaponévrotique doit devenir sous-cutanée, presque toujours

la perforation de l'aponévrose se fait par arcade.

Le grand Nous cherchons vainement pour ceile aponévrose un

Lure nn muscle tenseur analogue au muscle du fascia-lata ; le grand

sont tensenrs pectoral et le grand dorsal suffisent de reste pour opérer

de cette apo- :

pévrose. cette tension.

é DES APONÉVROSES DE L’AVANT-BRAS ET DE LA MAIN, Aponévrose antibrachiale.

Préparation. Faites une incision circulaire à la peau, immédiatement au-dessus de l'articulation du coude; abaissez de cette inciz sion deux autres incisions verticales, l’une antérieure et l’autre postérieure, qui se terminent au poignet : que ces incisions arrivent jusqu’à l’'aponévrose sans l'entamer. Détachez ensuite la peau avec précaution, en ayant soin d'enlever en même. temps le tissu adipeux sous-cutané : vous pourrez ménager les veines et les nerfs superficiels. Vous étudierez la face superficielle de l'aponévrose, puis vous ouvrirez successivement les gaînes qu’elle fournit.

Disposition L’&POnéprose antibrachiale forme une gaîne générale qui TA entoure ou étreint tout l’avant-bras, la crête du cubitus exantibrachiale, CéPtée. À travers la demi-transparence de cette gaine com-

mune, on voit qu'elle est comme coupée pardes lignes blanches, généralement verticales, qui répondent à autant d’épaississemens de cette gaine, et aux cloisons intermusculaire: qui s en détachent. |

El

Séparcée de la peau par les veines et les nerfs .superfi- te ciels, l’aponévrose antibrachiale donne à sa partie supé- le rieure de nombreuses insertions aux muscles qu'elle revêt ; ce qui rend sa dissection très-difficile. Mais en incisant longitudinalement les gaînes qu’elle feurnit à chacun des muscles, en retirant avec précaution ces muscles de leurs gaînes, vous pourrez vous faire une bonne idée des compartimens Maltiplicité anguleux, simultipliés, en lesquels est divisée cette aponé- des comparti-

| # È » + mens de l’apovrose. Êt d'abord disons que cette aponévrose, comme d'’ail- SEE leurs toutes les aponévroses d'enveloppe, est composée de- Ne fibres propres et de fibres surajoutées ; que les fibres propres pres sont circulaires ou à peu près, plus ou moins obliques, plus DEibres.enr.

Rapports profonds.

“ou moins entrecroisées,.que les fibres surajoutées sont ver- d0ntées. ticales ; que cette aponévrose est deux fois plus épaisse sur.la k Leur direcj k ion, face dorsale que sur la face palmaire de l'avant-bras ; que son Page ; is \ "ÿ fantdkhiutiértboe: Epaisseur cpausseur et sa résistance vont en augmentant de haut en bas: inégal PA que cette aponévrose est fortifiée -par un grand nombre de ponévrose, faisceaux surajoutés qui sont une expansion des tendons : ;

, . P i5 , CR . nn. Xpansions aponévrotiques des muscles qui l'avoisinent: le brachial anté- EPP HR A rieur envoie en dehors l’aponévrose anti-brachiale, le biceps Ponévroti-

| À : Li ques qui la faren dedans et enavant, et le triceps brachial en arrière des tient expansions aponévrotiques, dont la plus remarquable “a SAN | L'eépanston

contredit celle du biceps, qu'on peut corisidérer comme le cn biceps a | .. . à è us conside-

“muscle tenseur -de la-partie antérieure de cette aponévrose, ue.

Cette expansion est réellement une dés términaisons du biceps; elle fait suite à ses faisceaux les plus externes, et naît en outre du bord externe et dela face antérieure du tendon de ce muscle. L'expansion du biceps, si importante à cause de ses rapports avec l'artère brachiale, se porte obliquement en dedans et, en bas, et s'épanouit en coupant-perpendiculairement. les faisceaux aponévrotiques verticaux nés des tubérosités interne et externe de l'humérus, Je regarde comme sur- Core ajoutés les faisceaux aponévrotiques nés des tubérosités in- surajontés nés à MR RUES js! : : des tubérosités

erne et : set

k éxterne Fes 1 humérus ,; faisceaux ge font suite au l'y rus.

tendon commun d'insertion des muscles dé l'avant-bras, ét

| ù dx

356 APONÉVROLOGIES ; FORT constituent la paroi antérieure de cés deux pyramides multi- ; snmidesfibren- oculaires, l'une interne et l'autre externe, de cette série de EX cornets, comme les appelle M. Gerdy; dont chacun donne naissance aux muscles de ces régions. Je ne passerai pas sous | » silence cette épaisse bandelette aponévrotique , née de toute : 4 RAS Ja longuqur de la crête du cubitus, qui, én se découblant, | térieurs donne naissance au cubital antérieur, et qui, par sa face interne, donne attache au fléchisseur sublime, L'aponévrose antibrachiale présente plusieurs ouvertures Onvertnres yasculaires ‘et nerveuses ; Mais i'appelleraï l'attention sur “vasculaires et | x rer | ” ; ; ; nerveuses, Ufté OUVETIUTE très-cpnsidérable qui existe au pli du bras, et, | Ouverture QUE éirconscrit en dedans le bord extérne de l'expansion ün pli du cou- aponévrotique du biceps; ouverture qui établit une large communication entre le tissu cellulaire sous-cutané et le CR it tissu céllulaire sous-aponévrotique du pli du bras, et qui de coude. conduit dans une espèce de creux où se voient le tendon de biceps, l'artère brachiale;, le commencement de l'artère radiele;'et le nerf médian, creux tapissé par des lames aponévro* fames apo- JUES» savoir, en dehors par le feuillet qui recouvre la partie névrotiques interne du long supinateur, des radiaux et du fléchisseur guiletapissent Ljimeset en dedans par le feuillet qui complète la gaïne du rond pronateur; creux qui communique en haut avec le canal de l'artère brachiale, et en bas avec les canaux qui transmettent à l'avant-bras les artères radiale, cubitale, interosseuse , et le nerf médian. een :

De la face interne de l’aponévrose antibrachiale se détachent une multitude de lamelles qui constituent les gaïnet musculaires suivantes : | PIC | | re À x. A la région antérieure de l’'avant-bras , une cloison apo: sépare lesmus- TÉVTOtIQUE transversale, plus épaisse en bas qu'en haut, ré PRE sépare les musclés dé la couche superficielle des couche! cles profonds, MusCulaires moyenne et profonde, formées, la premièri par le fléchisseur sublime, la seconde par le fléchisseu: profond des doigts et le long fléchisseur propre du pouce D'autres cloisons antéro-postérieures séparent les muscles d'

la couche superficielle les uns des autres. En bas, les gaînes Cloison andu radial antérieur et du palmaire grêle, parfaitement dis- Me Le tinctes, sont sur un plan antérieur au reste de l’aponévrose, Galncs “da ce qui avait fait dire à quelques anatomistes que l'aponévrose radial ant4était traversée par les tendons de ces muscles, et nommé- aïe I ment par celui du palmaire grêle. L'artère radiale a unegaîine un à propre dans toute son étendue, L’artère cubitale et le nerf l'artère radiale cubital n’ont de gaîne propre qu'à la parüe inférieure de l'avant-bras.

2°. À la région postérieure de l'avant-bras , Vaponévrose Gotson qui antibrachiale est beaucoup plus épaisse qu'à la région anté- “bte les per rieure, Une lame transversale sépare les muscles de la couche £a, : superficielle de ceux de la couche profonde; des cloisons cles profonds antéro-postérieures suldivisent ces gaînes communes en un Cloisons annombre de gaines particulières proportionnel à celui des mus- pie À SUN cles. Ainsi, nous trouvons une première gaîne propre pour l'extenseur commun des doigts, une deuxième pour l'exten- Gaînes proseur propre du petit doist, une troisième pour le cubital pos- ir as terieur, une quatrième pour l'anconé : les muscles long supinateur et radiaux externes paraissent être dans la même gaîne ; mais une lame aponévrotique plus ou moins'distincte isole le premier de ces muscles ; le court supinateur a aussi une gaine propre. Nous irouvons une gaîné commune pour le long extenseur du pouce, et l’extenseur propre dell’index. Le long abducteur et le court extenseur du pouce, qui ne sont, à proprement parler, qu'un seul et même muscle, ont également une gaîne commune qui les accompagne jusqu’au ligament dorsal du poignet.

Du ligament annulaire dorsal du poignet, et de l’aponévrose dorsale du métacarpe.

1°. Du lisament annulaire dorsal du poignet, Nous pouvons considérer ce ligament comme une dépendance de 1} est une > 0 : . ; ; . dépendance de aponévrose antibrachiale, qui, parvenue au niveau du poi- l'aponévrote

net, est renforcée par un grand nombre de fibres. C’est une antibrachia e.

358 APONÉVROLOGIE.

Seslimites. bandelette de six à huit lignes de large, obliquement jetée en dedans et en bas sur les. tendons extenseurs de la main, interrompue par des ouvertures vasculaires, et qui ne se distingue de l'aponévrose antibrachiale que par son épaisseur un peu plus considérable et par* sa disposition en faisceaux

__ parallèles. Elle naît en dedans dé l'os pisiforme et de l'apo-

Son orIg'Ree névrose palmaire , contourne le côté interne du carpe, puis

Sa drectlon- ça face postérieure, est interrompue par le bord externe de. la coulisse des deux radiaux, renaît de ce bord externe pour

recouvrir le côté externe du poignet, et se terminer en S'in-

Sa terminaison : ù FOBAES FT y + s sérant, partie au radius, partie à l’'aponévrose antibrachiale. De la face antérieure de cette épaisse bandelette fibreuse naissent de petits prolongemens qui s'interposent entre les

Prolonge-

mens qui nais- tendons nombreux qui traversent les régions dorsale et exrte RC terne du carpe, et convertissent en canaux les coulisses ou gouttières, dont les extrémités inférieures du radius et du eubitus sont sillonnées. Ainsi, en procédant dé dehors en dedans et d'avant en arrière, nous trouvons, 1° une gaine ll existe six particulière pour les tendons réunis du long abducteur et du gaines bien * JS X :

distinctes pour COUTT Extenseur du pouce; 2° et 3° deux gaines distinctes au te des niveau du radius : l'une pour les deux radiaux externes, ja l'autre pour le long extenseur du pouce, lesquelles gaînes se confondent plus bas en une seule gaine complétement fibreuse ; 4° une quatrième gaine, plus forte que les précédentes, est destinée à l’extenseur commun des doigts et à l'extenseur propre de l'index; 5° une cinquième gaine, complétement fibreuse dans toute sa longueur, appartient au tendon de l'extenseur propre du doigt; 6° enfin, la gaîne du cubital postérieur extrêmement forte, se prolonge au-dessous du cubitus, et conduit le tendon jusqu'au cinquième métaee carpien. Toutes ces gaines sont d'ailleurs japissées par des ÉÉF EE synoviales qui remontent assez loin au-dessus du ligament sent, dorsal; et qui, d’une autre part, conduisent les tendons

très-bas, quelquefois jusqu'à leur terminaison. . 2°, L'aponevrose dorsale du métacarpe fait suite au higa-

ment annulaire dorsal : c’est une lame aponévrotique très-

J'éminence hypothénar, On ne voit et on ne décrit ordinairement que la plus petite partie de ce ligament, la partie libre, en général que Si vous voulez vous en fäire une bonne idée, enlevez avec

‘ Ah. TER Aponévrose mince, composée de fibres transversales, qui sépare les ten- dorsale du mé.

dons extenseurs des vaisseaux et nerfs sous-cutanés. Un tissu tatrpe. cellulaire, lâche, extensible et élastique, remplace les synoviales à l'égard des tendons extenseurs, et on le glissement facile de ces tendons.

. Du ligament annulaire antérieur du carpe.

DS

! £ La gouttière profonde que présente la face antérieure du carpe, est convertie en canal par une bandelette fibreuse

extrêmement épaisse : c’est le ligament annulaïre antérieur du 1 dci an: nulaire anté-

carpe. Ge higament naît en dedans par deux origines bien dis- sieur du car pe. tinctes que séparele nerf cubital, 1° dpisiforme et du tendon LAURENT

du cubital antérierff ; 2° de l'os crochu ; le premier faisceau se origine en de: porte de haut en bas, le second transversalement ; de là pr

leurs fibres réunies, les unes transversales, les autres croisées

en sautoir, vont se términér au trapèze et au scaphoïde, en

envoyant une expansion à l'aponévrose du thénar, avec la-

quelle elles se continuent. Du reste, ce hgament fait suite en PA AE haut à l'aponévrose antibrachiale qui s épaissit beaucoup , nûe avec l'apo-

immédiatement au-dessus de lui; il recoit en avant le tendon AUS rue ; F rachiale,

| épanoui du palmaire grêle, et se continue par son bord infé-

rieur avec l'aponévrose palmaire. Sa face antérieure donne insertion à la plupart des muscles de l’éminence thénar et de

On ne décrit

la partie libre de celigament,

précaution les muscles qui sinsèrent à sa face antérieure ; vous verrez alors que celigament décrit en dehors une courbure à concavité interne pour aller s'attacher au lscaphoïde étau trapèze, et que c'est dans son épaisseur qu’est creusée C'est dans

son épaisseur Ja gaine du radial antérieur, g saine complétement fibreuse en BC mt a

Ex. osseuse et fibreuse en bas, où elle convertit en canal la gaine an raa gouttière du trapèze.

dial antérieur,

Tardis qu'il existe en arrière, pour le ligament dorsal du

360 APONÉVROLOGIE.

1 nexiste Carpe, presque-autant de gaines synoviales qu'il y a de tengore ue dons, ici, neuf tendons et le nerf médian forment un seul 2, er faisceau que lubrifient une synoviale ou deux. Cette synoviale RER présente une disposition curieuse, sujette d’ailleurs à beaudian. coup de variétés. Elle tapisse la face postérieure du ligament

De la grande annulaire antérieur du carpe, se prolonge au-dessus et au- Res d dessous de ce ligament, se réfléchit, sans s'interposer entre les divers tendons, sur la face antérieure du faisceau que forment les tendons fléchisseurs et le nerf médian en dehors. Pour avoir une bonne idée du trajet ultérieur de cette synoviale, coupez les tendons à la partie inférieure de l'avant-bras , et renversez- les en avant sur la paume de la main; vous verrez là synoviale se réfléchir sur ie bord interne du faisceau tendineux, tapisser laface postérieure de ce faisceau en s’enfoncant plus ou moins entre les tendons qu'elle isole les uns des autres d'une manière assez peu régulière; vous la verrez se réfléchir sur la gouttière du carpe, en se prolongeant en haut et en bas beaucoup plus loin qu’elle ne l'avait fait antérieurement, et se diviser en basen quatre petits prolongemens qui correspondent aux tendons

destinés à chaque doigt. Ce n’est pas tout encore, 1l existe ne une autre synoviale destinée au long fléchisseur propre du fléchisseur du pouce. Pour la découvrir, incisez la synoviale au moment'où Eu elle se réfléchit en dehors du ligament annulaire sur le nerf médian et sur la face antérieure du faisceau tendineux; vous verrez une synoviale spéciale très-étendue qui remonte trèshaut le long du tendon du fléchisseur propre du pouce, et qui se prolonge en bas jusqu’à la dernière phalange de ce doigt, .# | De l’aponévrose palmaire.

La potion L'éponéyrose palmaire forme une gaîne commune à tous EE Les muscles de la paume de la main, et sé divise en trois porment décrite UONS : uné moyenne, et deux latérales. sous le nom À, Portion moyenne. Gest la seule qui soit généraiemen!

d’apenévrose Ar ; LE | palmaire. décrite sous le nom d’apônévrose palmaire ; elle est triangu-

laire, forte, mais d'une épaisseur variable, et bride d’une manière efficace les nombreux tendons subjacens. , )

Elle naît, 1° de la face antérieure et du bord inférieur du hgament annulaire antérieur du carpe ; 2° du tendon du petit palmaire qui peut être considéré comme son muscle tenseur. Gest entre ces deux origines que l'artère cubitale pénètre sa double dans la paume de la main. Il n’est pas rare’de voir le tendon origine. épanoui du petit palmaire former à lui seul un plan fibreux antérieur à l'aponévrose palmaire proprement dite. Etroite et épaisse à son origine, l'aponévrose palmaire va s’élargissant de haut en bas, et, parvenue au niveau des têtes du métacarpe, se divise en huit languettes pour les quatre derniers &, Mie doigts. À l'endroit de cette division, se voient des fibres en huit lantransversales très-fortes qui brident ces languettes et pré- aa viennent l’écartement des doigts, ainsi que toute espèce d’é-

Sa forme triangulaire,

Fibres transversales qui les

raillement. Il en résulte quatre arcades, sous lesquelles pas- brident.

sent ies tendons des muscles fléchisseurs ; entre ces quatre ‘ a er arcades existent trois autres arcades plus petites qui donnent aux tendons. passage aux vaisseaux et aux nerfs collatéraux des doigts et Trois arcades aux muscles lombricaux; ce qui fait en tout sept arcades. am "1 Ces arcades sont de véritables canaux fibreux. Pour en ARR avoir une bonne idée, incdisez verticalement l'aponévrose sont de véritapalmaire ; vous verrez des prolongemens aponévrotiques Ab te * ou languettes sé détacher de la face profonde de cette aponévrose au niveau de ces arcades; ces languettes se contourner sur les côtés des tendons pour les embrasser et venir se continuer avec le ligament antérieur des articulations métacarpo-phalangiennes : cette disposition est commune aux trois petites arcades vasculaires et nerveuses » qui séparent les quatre grandes arcades tendineuses. Du reste, l’aponévrose palmaire est intimement unie à la peau par des prolongemens extrêmement multipliés ; sa face profonde recouvre l’arcade artérielle appelée palmaire superficielle, les nerfs mé- “dian et cubital et les tendons fléchisseurs; un tissu cellulaire

lâche, très-extensible, la sépare de ces ‘parties, et permet le

Rapports,

362 APONÉVROLOGIE. .

Cloisons de glissement facile des tendons. De son bord interne se deta- Poe che un*prolongement antéro-postérieur très-fort qui se conse palmaire tinue avec l'aponévrose interosseuse et sépare Îa région pal- "ACER K #2 maire moyenne de la région palmaire interne; de son bord térales. externe se détache un prolongement moins fort qui s'enfonce

entré les muscles de l'éminence thénar et le premier lombrical. À l'aponévrose palmaire médiane se rattache le petit muscle dit palmaire cutané, qui prend ses insertions sur le bord interne de cette aponévrose, et qui n'est autre chose qu’un muscle paucier. | | FR MER Bet C. Aponévroses palmaires externe el interne , ou apopalmaires ex- N6PrOSES thénar et hypothénar. Ge sont deux lames aponévrores et inter tiques assez ténues qui forment une gaîne aux muscles de l'éminence thénar et à ceux de l’éminence hypothénar ; l'une et l'autre se continuent avec l’aponévrose palmaire moyenne: l’externe semble, en grande partie, l'expansion du tendon du ” long abducteur du pouce, et l'interne l'expansion du tendon du cubital antérieur. C’est aux limites.de ces aponévroses et de Yaponévrose palmaire moyenne que se voient les deux

RER A cloisons antéro -postérieures qui divisent la paume de la paume de la Main en trois gaînes bien distinctes : l'une, médiane , que . gai” complète l'aponévrose interosseuse , destinée à tous les tinctes. tendons fléchisseurs, aux principaux vaisseaux et nerfs de la

main ; les deux autres latérales, qui brident les muscles des

éminences thénar et hypothénar.

Des gaines des tendons fléchisseurs des doigts et de leurs synoviales. |

one Au sortir ds arcades ou plutôt des gaines si remarquables ce que pe que leur forme l’aponévrose palmaire, immédiatement au-des dons fléchis- SUS des artfeulations métacarpo-phalangiennes , chaque paire ST de tendons fléchisseurs est recue dans une gaîne spéciale qui né l'abandonne qu’à la dernière phalange. Rappelez-vous que

les faces antérieures des prémière et seconde phalanges sont

comme creusées en gouttière longitudinale. Eh bien! aux

bordsde cette gouttières’attacheun demi-cylindre fibreux fort

régulier qui a juste la capacité nécessaire pour logerles deux Résistance tendons fléchisseurs. Cette gaîne très-résistante! ne s’affaisse de ces gaines. nullément lorsque les tendons en ont été enlevésjet vous pouvez, vous faire une idée exacte de son importance, en examinant cé qui arrive lors de la contraction des muscles fléchisséurs, quand elle a été divisée, Cette gaine résulte d’ailleurs Chaque nine de demi-anneaux superposés et parallèles, fortement pressés est formée de emi- anneaux

les uns contre les autres au niveau du corps des phalanges , superposés et et formant une gaîne ordinairement continue, devenant plus parallèles. rares et même disparaissant quelquefois complétement au ni-

; e AP “ie . Ecartement veau des articulations et des extrémités osseusés qui consti- one tuent ces articulations, Il m’a semblé que, dans les mouve- considérable

de ces demimens de flexion, ces anneaux articulaires s'enfoncaient les

anneaux, uns sous les dou La gaïne cesse entièrement au- dessus de l'articulation de la seconde avec la troisième phalange. Une synoviale extrêmement gemarquable, qui se prolonge: Synoviales

en haut jusqu'au-dessus des arcades formées par l'aponé- des gaînes tendineuses.

vrose palmaire, tapisse dans toute sa longueur la gaîne ostéo-

fibreuse d'une part, et; d’une autre part, se déploie sur les

tendons fléchisseurs , à chacun desquels elle constitue une

gaine, forme deux et souyent trois ou quatre replis triangu- Rosa

laires, à base tournée ef baut, tout-à-fait analogues au viaux,

ligament dit adipeux du genou : de ces replis, un ; SUpérieur, |

situé au niveau de nr supérieure de la première pha-

lange, va du tendon du sublime au tendon du profond;un,

Inférieur, est étendu de l’écartement des deux demi-tendons

du sublime aux tendons du fléchisseur profond; d’autres,

moyens, vont de la phalange aux tendons. On voit très-

bien ces replis synoviaux, en soulevant les tendons fléchis-

seurs et en les écartant des phalanges. Il n'est pas trésrare 14 synoviale

de voir la synoviale faire hernie entre deux anneaux, soit fait ES OS ernie en-

dans la continuité de la phalange, soit surtout au niveau des re lésbhneanx

articulations. Du reste ces replis synoviaux. sont probable- fibreux.

ment destinés à soutenir les vaisseaux nourriciers des ten:

dons, et nullément à lier ces tendons entre eux.

FIN DE L'APONÉVROLOGIE,

SPLANCHNOLOGIE.

Définition. La splanchnologie (de srhéyguer, viscère) est cette partie de l'anatomie qui a pour objet l'étude d'organes plus ou moins | composés dans leur structure, dont les uns sont contenus dans l’une des trois cavités splanchniques (viscères), et dont . les autres sont situés en dehors de ces cavités (organes proprement dits) (x). | | PR CL rattache ordinairementfà la splanchnologie, le cerveau, pas question la moelle épinière, le cœur et les organes des sens. Je crois depue es sp voir circonscrire la splanchnologié dans l'étude de l'appareil

organes dés digestif, de l'appareil respiratoire et de l'appareil génitosens,

urinaire. La description des organes des sens, du cerveau et de la moelle, sera mieux chete à côté de la névrologie, et la | description du cœur à côté des autres organes de la cireula- | tion. | Méthode Les organes dont s’occupè la splanchnologie, offrant peu | | descriptive ap- de rapports entre eux, ne sauraient donner lieu à des con- Ai nee à sidérations générales aussi étendues et aussi importantes que celles FRE nous avons fait précéder l'ostéologie et la. myologie. Je me contenterai d'exposer succinctement la méthode qui doit présider à la description de chaque organe. Tout organe présente à considérer : 1° sa CRE

(2) Tous les viscères sont des organes; mais tous les organes ne sont pas des viscères. Le mot viscère vient probablement de: vescor,

je me nourris, parce que un grand nombre de viscères servent à

la nutrition. | :

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