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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES, 365 extérieure; 2°'sa conformation intérieure ou $a structure ; 3° son développement; 4° ses usages.
Conformation extérieure des organes.
La conformation extérieure des organes a pour objet leur nomenclature, leur nombre, leur situation, leur direction, leur volume, leur figure et leurs rapports.
1°. Nomenclature. La nomenclature des organes n'a pas été soumise aux mêmes vicissitudes que celle des os et des mugBles : les dénominations adoptées par les auteurs les plus anciens se sont maintenues dans la science’, et ont
même passé dans le langage vulgaire.
Les noms des organes sont déduits : 1° des usages; ex. : pourions: de #viw, je souffle; glandes lacrymales, salivaires, etc. ; 2° de la longueur ; ex. : duodénum ; 3° de la direction, ex. : rectum; 4° de la forme; ex. : amygdales ; 5° de la structure; ex.: ovaires; 6° du nom des auteurs qui les ont le mieux décrits; ex. : membrane de Schneider, trompes de Fallope; 7° enfin ce sont des mots de convention ; ex. : rate,
foie.
:Ilæ'est pas rare de voir des variétés de nombre, soit en plus soit en moins. Ainsi oma vu trois reins chez le même individu ; il est fréquent de n'en trouver qu’un seul. On cite puelques exemples d' individus qui avaient trois testicules ; il
variétés de nombre par excès tiennent presque toujours à la division, de même que les variétés par défaut tiennent à la réunion ou fusion de ces organes. |
3° Situation. Elle doit être considérée: 1° eu égard à la région du corps qu'occupe l'organe : : c'est ce qu’on appelle situation générale ou absolue ; 2° eu égard aux rapports de Worgane avec les organes qui l’avoisinent : c’est la situation “relative. Ainsi, lorsqu'on dit que l'estomac occupe l'hypochondre sich et l'épigastre, on énonce la situation ab-
+ 2°. Nombre. Il est des organes impairs; il en est de pairs.
Son objet.
Nomenclature des Organes.
Bases diverses de cette nomenclature.
Nombre,
Variétés de nombre.
est même rare de n'en trouver qu'un seul. , Au reste, ces
Situation absolue.
Relative.
366 rs SPLANCHNOLOGIE:
solue ou générale de cet organe; maïs: lorsqu'on ajoute! qu'il est situé entre l'œsophage et le duodénum, au-dessous du diaphragme, au- -dessus du. mésocolon transverse, on
énonce sa situation relative. SA
Variétés de Au reste, plusieurs des organes dont s'occupe la splanchsituation.
nologie sont sujets à des variétés de Pose qui constituent un point important dans l'histoire de ces'organes. Ces variétés'de position dépendent : 1° d’un-déplacement congénial ; °° d'un déplacement accidentel, lequel est tantôt particulier à l'organe, tantôt consécutif à des changemeïiiisurvenus dans les organes voisins; 3° d'une modification dans le volume de l’organe:lui-même.
4°. Volume. Le volume d'un organe se détermine : d'une mur: manière absolue, 1° par'des muscles linéaires; 2° par Ja quan- Absolu, jité d'eau que l'organe déplace; 3° par le poids; ; d'une maniere relative, par la comparaison de cet organe avec des corps dont le volume est connu ou avec d'autres oTrganes. |
Relatif.
EP: Le volume des organes est sujet à un grand PE FT de RCE variétés, Ces variétés sont relatives : 1° à l'âge; exemple: foie, testicules, thymus; 2° au sexe; 3° au tempérament; 4° à l'individu. Elles sont encore relatives aux conditiæns dans lesquelles se trouve l'organe sæxemple : ulerus , pénis , rate. 5° Enfin, il est des variétés pathologiques quine doivent
pas être étrangères à un traité d'anatomie descriptive. | fus 5°. Figure. La figure des organes dont s'occupe la splanchnologie se site d'après les considérations suivantes: 1° les organes doubles ne se -ressemblent pas exactement à droite et à gauche; 2° les organes impair } qui occupent la ligne Fe Re sont symétriques ; mais ceux, en plus grand nombre, qui n'occupent pas cette ligne médiane. ne sont:pas symétriques. Toutefois, la symétrie n’est pas aussi rigoureusement bannie des viscères qui serventà la vie nutritive, que l'avait avancé Bichat : ainsi, l'estomac, l'intestin grèle; le gros ihtestin, peuvent être divisés en deux moitiés égales. 7
La figure des organes se déduit en général de leur ressemblance : 1° avec des objets connus; 2° avec des formes géométriques. Ainsi, on dit que le ‘ein ressemble à un haricot, le poumon à un cône. Pour les organes très-irréeuliers, on se contente de décriré les faces et ‘tes bords. Nous ne trou- ‘yons pas dans les viscères l’invariabilité de forme qui est propre àux organes de la vie de relatiôn.
6°. Dieéttehl La direction d’un organe se déterminecomme celles des os et des muscles, par les rapports de cet'organe avec les plans de circonscription du ! nd ou avec le plan médian.
7°. Rapports. La figure d'un organe étant déterminée, on divise sa surface en régions, dont on établit exactement les rapports. Ces régions portent généralement le nom de faces et de bords. La situation de plusieurs organes étant sujette à de nombreuses variations, leurs rapports doivent en offrir de correspondantes. On ne saurait trop insister sur la détermination précise de ces rapports, qui est féconde en applicätions pratiques de la plus haute : Pince |
: Conformation intérieure ou structure dës organes.!
La superficie d’un organe étant bien connue, on passe à l'étude de sa structure qui comprend, 1° ja DEL s 2° Ja consistance; 3° les élémens anatomiques.
1°. Couleur. La TUE d'un organe doit être étudiée et à la surface et dans la” profondeur de cet organe, Les variétés de coloration seront notées avec soin. L'À age et les maladies influent beaucoup sur cette coloration. Ii est souvent bien difficile d'établir une ligne de démarcation bien tranchée entre l'état physiologique et l'état pathologique.
. Cohsistance. La consistance, la densité, la fragilité des Fe artiennent à la structure de l'organe. La pesanteur pére ou la densité n’a été rigoureusement étudiée que dans ün seul organe, le pournon, et cela pour ün but médico-légal, La consistance , la fragilité, ne peuvent être
Direction.
Rapports. /
Couleur.
Consistance.
Densité.
Fragilité.
368 SPLANCHNOLOGIE.
appréciées que d’une manière approximative, Il seraitàdésirer |
que cette appréciation fût soumise à des procédés plus mé- |
thodiques et plus rigoureux. Re | 30. Élémens. anatomiques. La détermination des élémens
anatomiques immédiats, ou tissus qui entrent dans la com-
Elémens ana:
tomiques im- , médiats. position d'un organe, de leurs proportions, de leur arran-
gement, voilà ce quiconstitue essentiellement sa structure. Or, tout organe a une charpente qui est celluleuse, fibreuse, cartilagineuse, osseuse: Quelques organes sont pourvus. de fibres musculaires et même de muscles : tous ont des vaisseaux sanguins de divers ordres, artères, veines, vaisseaux lympbatiques; tous ont des nerfs. Les organes glanduleux ont des conduits excrétéurs. à R ;
Dans l'exposition de la structure des organes, nous nous contenterons presque toujours d'une indication succincte des parties constituantes de ces organes, renvoyant à l'ana-
tornie de texture des détails qui seraient déplacés dans un ouvrage élémentaire. s 44 Développement. }
Dévelpié à E, du développement des organes, des changemens ment. qu'ils éprouvent aux diverses époques de la vie intra-utérine et extra-utérine, est d'un haut intérêt, au moins pour quelques-üns d'entre eux; mais 1l s'en faut bien que l’évolution des parties molles soit aussi exactement connue qu celle des parties dures; ce qui tient à ce que lesgphénomènes les plus importans de cette évolution des parties molles ont lieu dans les premières semaines de là conception. Aussi l’article du développement sera-t-il presque toujours l'indication d’un vide à remplir. | aa
. Usages. »
Les fonctions ou les usages des organes heu à si naturellement de la description anatomique de ces” organes; que nous croyons, à l'exemple du plus grand nombre des anatomistes , devoir faire suivre cette description d'un
résumé succinct des usages de ces organes. Au reste, nous ne mentionnerons d’une manière explicite que ceux de ces usages qui découlent immédiatement de !a structure, renvoyant aux ouvrages de physiologie les détails et les discussions des divers points litigieux de la science des fonctions.
Importance de la splanchnologie.
Aucune partie de l'anatomie n’excite un aussi grand in- HONTE térêt de curiosité que la splanchnologie, à raison de l’im- Ryan portance des. organes qui font l’objet de son étude. Sans elle Sa Bee ee il est impossible de comprendre le mécanisme des fonctions . “P D les plus indispensables à la vie ; et comme ces mêmes organes mie.
sont le siége de la plupart des lésions dont s'occupe la médecine, et d’un grand nombre de celles'dént s'occupe la Chirurgie, la plupart des questions fondamentales de l’art de guérir sont attachées à la connaissance approfondie de ces
organes.
Préparation anatomique des organes splanchniques.
La préparation des organes dont s'occupe la splanchnologie ne consiste pas seulement dans leur isolement qui, pour les organes contenus dans les cavités splanchniques, a lieu * Procédés par le seul fait de l’ouverture de ces cavités ; mais elle con- del ra tr siste essentiellement dans Ja séparation des élémens ana- stnes splanchtomiques de ces organes ou des tissus. Or, les injections les plus déliées, la macération, la coction, la conservation dans l'alcool, la dessiccation , l'action des acides, toutes les ressources en un mot de l’art de l'anatomiste, sont mises à contribution pour cet objet, |
Cela posé, nous allons décrire successivement, 1° les organes de la digestion; 2° les organes de la respiration ; 3° les organes génito-urinaires. |
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