CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR L'APPAREIL DIGESTIF
vingt-sept fois cette longueur? Les carnivores ont le canal dus Ar om alimentaire étroit et court. L’homme » destiné à se nourrir entre les carà la fois de substances végétales et de substances animales, A Ws de tient pour ainsi dire le milieu,
Situation générale. Le canal digestif est situé au-devant ‘de la colonne vertébrale, qu'il suit rigoureusement dans sa portion rectiligne, dont il s'éloigne dans sa portion sinueuse, pour y rester toutefois attaché à l’aide de liens membraneux: de 00/08 Il commence à la partie inférieure de la face, traverse le cou re Lg et le thorax, pénètre dans la cavité abdominale, qui lui est digestif. presque exclusivement destinée, et dont les dimensions et le mécanisme sont en rapport avec les fonctions du canal alimentaire , et vient se terminer au détroit inférieur du bassin, au-devant du coccyx, par l'ouverture anale. Sa partie supérieure est en rapport immédiat avec les organes de la respiration; sa partie inférieure est en rapport immédiat avec les organes génito-urinaires.
Dimensions. La longueur du canal digestif a été évaluée à sept ou huit fois la longueur du corps de l'individu. Son calibre n’est pas le même dans tous les points de sa longueur. Îl présente ici des renflemens, là des rétrécissemens qui établissent une ligne de démarcation bien tranchée entre ses différentes partiés. La partie qui offre la plus grande capacité est, sans contredit, célle qui a recu le nom d'es- Ses renfetomac; les parties les plus étroites sont la portion cervicale de a lœsophage, l’orifiée pylorique de l'estomac et l’orifice iléo- alternatifs. cœcal. Il est important de remarquer que les dimensions transversales du canal digestif balancent, jusqu’à un certain point, la dimension dans le sens de la longueur. Ainsi, un A canal intestinal très - volumineux est généralement moins rapport iuvercourt. Gette remarque est d'ailleurs justifiée par ce fait d'a- FA AUS “, natomie comparée , qui établit que chez le cheval qui est longueur et le herbivore, lé canal intestinal est moins long, mais d'un ça- “libre. libre beaucoup plusiconsidérable que chez les ruminans également herbivores.
Ses dimensions générales
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Direction. Droit dans sa partie supérieure ou sus-diaphrag- Direction. matique, qui n'est qu'un lieu de passage, le canal alimentaire se recourbe un grand nombre de fois sur lui-même dans sa partie sous diaphragmatique, pour redevenir rectiligne/avant sa terminaison. L
Forme generale. L'appareil digestif forme un canal con- M géné- tinu, cylindroïde , auquel on considère une surface externe, en général libre, séreuse , et une surface interne muqueuse, Structure. Le canal digestif est constitué par quatre mem-
branes ou tuniques : |
1° La plus extérieure est la {unique séreuse où péritoneale,
nommée aussi {unique commune , parce qu'elle est comm une à la plupart des organes contenus dans la cavité abdominale. Cette membrane, qu’on pourrait apple accessoire, est Tunique sé- Souvent incomplète ; elle manque même entièrement dans on toute la partie sus-diaphragmatique du canal digestif. En même temps qu'elle constitue l'enveloppe extérieure de ce canal, elle l'isole des parties voisines, favorise son glissement, et forme des liens qui en assujétissent les diverses parties d'une manière plus ou moins fixe dans la place qu'elles occupent, Les membranes séreuses dont cette tunique extérieure x ds n'est qu'une dépendance sont des sacs sans ouverture sérenses. qui, d'une part, tapissent les parois des cavités auxquelles ils sont destinés, et, d’une autre part, se réfléchissent sur les organes qui y sont contenus, sans les renfermer dans leur propre cavité. Ce sont des ballons, ou mieux des bonnets de nuit doubles, libres et lisses par leur face interne, toujours humide de sérosité et contigué à elle-même, adhérens par. leur face externe.
Leur excessive ténuité, leur transparence, leur structure entièrement tmphatque » leurs propriétés physiques et vitales seroitt exposées avec détail à l’occasion de l’anatomie de texture.
2°. Au-dessous de la tunique séreuse est la tunique MUSCU*
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leusé, que constituent deux couches de fibres : l’une super- musculeuse.
ficielle, composée de fibres longitudinales; l'autre profonde, composée de fibres circulaires. Ces fibres sont incolores, comme la plupart des muscles de la vie nutritive.
3° La tunique fibreuse, intermédiaire à la musculeuse et à Tuniques la muqueuse, peut être considérée comme la charpente du breuse. canal digestif. Ceite tunique est aréolaire.
4° La membrane ou tunique muqueuse forme le tégument TT interne du canal digestif. Toutes les cavités qui communi- queuse, quent à l'extérieur sont tapissées par une membrane muqueuse, membrane ainsi nommée à raison du mucus-dont elle est incessamment lubréfiée. Li
us Idée gené- On considère dans toute membrane muqueuse : 1° un ë
rale des meinderme ou chorion; 2° des papilles ow villosités, qui leur don- branes mu
; qu, «7 ueuses.
nent un aspect velouté; d'où le nom de membrane papil- TO F Us laire, membrane villeuse ou veloutée, sous lequel les mem- queux. branes muqueuses sont encore désignées. Papilles on
3°. À la surface externe du derme on trouve un réseau ca- Yilosités. Réseau ca-
Pillaire extrêmement développé, qui s’injecte entièrement pillaire.
par les veines, moins facilement et moins complétement par les artères.
4. Des follicules ou petits sacs sans ouverture se voient cà et là dans l'épaisseur des membranes muqueuses; mais ces follicules n'en constituent pas l’éssence, ainsi que semblerait l'indiquer la dénomination de membranes folliculeuses, qui leur a été imposée par Chaussier et par d'autres anatomistes.
Follicules.
Toutes les membranes muqueuses sont recouvertes parüne bpllicule pellicule extrêmement déliée, visible au microscope simple, très-déliée. que les injections artérielles et veineuses ne pénètrent ja- Non injectamais , que l'inflammation ne rougit pas, pellicule que le ha- Se: f in sard m'a fait injecter en piquant aussi superficiellement. que guins. possible tel ou tel point des membranes muqueuses; à l'aide d'un tube à injection lymphatique ‘rempli de mercure. Rien n'égale la ténuité de ce réseau vasculaire, que parcourent dans
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toutes les directions les petites globules de mercure, de ma- PA ve nière à former bientôt une lamelle aréolaire argentée. J'ai vu quand on la cela sur la muqueuse nasale, sur la conjanetres soit au nire à taie veau de la sclérotique, soit au niveau de la cornée; sur la mution lymphati- queuse du vagin, et enfin sur la muqueuse linguale et buccale.
Ex Et une chose fort remarquable, c'est que, d'une part; le mercure ne passe jamais de ce réseau dans les veines ouiles artères, Le réseau de €t que, d’une autre part, lorsque le tube a piqué ‘un peu
la pellicule épi- trop profondément, on injecte les vaisseaux veineux, mais dermique est / 11: y . .
indépendant nullement le réseau capillairé épidermique , preuve bien du réseau ca- évidente que ce réseau est indépendant des vaisseaux artériels pillaire san- : 0: JA | x | guin. et veineux. Il est probable qu'il appartient au système lymphatique, bien que je n’aie jamais vu les vaisseaux lymphatiques s’injecter à la suite de ce réseau.
Vaissauxet Vaisseaux et nerfs. Des branches artérielles très-multi- Le 5 pliées, venues des troncs ambians; des veines nombreuses qui, pour toute la portion sous-diaphragmatique du canal digestif vont se rendre dans la veine-porte; des vaisséaux absorbans, divisés en lymphatiques et en chylifères; des nerfs qui proviennent presque tous du système des ganglions, à l'exception des pneumo- gastriques et des glossopharyngiens : voilà les parties qui entrent dans la composition de ce canal.
Fer Division du canal digestif. Le canal digestif à été divisé suis en plusieurs portions distinctes, et par leurs caractères anatomiques, et pee leurs usages.
Une première division qui mérite d'être conservée est celle qui établit dans le canal digestif une partie sus - sdtphtag ar tique et une partie sous-diaphragmatique.
La partie sus-diaphragmatique comprend ; 1° ds cavité buccale ; 2° le pharynx ; 3° l'œsophage. : "à 1
La partie sous-diaphragmatique comprend; r° l'estomac, 2 Pintestin grêle, divisé en duodenum, en jejunum et en
iléon; 3° le gros intestin, divisé assez arbitrairément en cæcum, colon et rectum.
Les annexes du canal digestif sont, 1° les glandes sali- vaires , appendices de la cavité buccale; 2° le foie, le pan-: créas, appendices du duodénum, la rate, appendice du foie.