TES
568 SPLANCHNOLOGIE.
atrophie de la majeure partie des grains glanduleux (x).
Le problème de la texture du foie se réduit doncà déternuner, 1° la disposition des, granulations lé unes par rapport aux autres; 2° la disposition des vaisseaux du foie; 3° la texture de la granulation.
Premiere question. La disposition des granulations , les unes par rapport aux autres , et par rapport aux vaisseaux, est révélée par le fait suivant : Il existe une maladie du foie, son ramollissement (2), dans laquelle cet organe est comme réduit en bouillie. Aussitôt que les membranes d’enveloppe sontdéchirées , le tissu du foie s'écoule, pour ainsi dire, comme une pulpe d’un brun fauve, nullement fétide, ce qui exclut l'idée de la gangrène. Si on plonge cette espèce de pulpe dans l'eau, on verra des myriades de petites granulations jaunâtres bien distinctes , semblables à de petits grains de raisins desséchés, et qui sont appendues aux ramifications vasculaires de divers ordres par des pédicules vasculaires.
Ce fait d'anatomie de texture, que j'ai eu occasion d'obsers ver plusieurs fois, est parfaitement confirmé : 1° par l’observation d'Harvée, qui, dans son ouvrage sur la génération des animaux, dit que le tissu du foie se forme le long des vaisseaux ombilicaux comme le raisin sur le sarment, le bourgeon sur le bout des petites branches, l’épi naissant de son tuyau, 2° par ce fait d'anatomie comparée dont M. Blainville m'a rendu témoin: que, dans certaines espèces animales, le foie est formé par des séries de grains glanduleux appendus le long des vaisseaux.
Deuxième question. Vaisseaux du foie. L'étude des vais-
(1) La théorie ingénieuse qu'on a donnée de la cyrrhose du foie est donc dénuée de fondement. Dans la cyrrhose, ainsi que je l’ai démontré ailleurs, il n’y a pas atrophie de la substance rouge, ni hypertrophie de la substance jaune; mais bien.&trophie du plus grand nombre de grains glanduleux, et kypertrophie avec coloration jaune des grains glanduleux restans.
(2) Dictionnaire de médecine et de chirurgie-pratique, Maladies du foie.
seaux du foie constitue un des points les plus importans de l’histoire de cet organe. Indépendamment d'artères et de veines RP dantes aux artères et aux veines des autres parties du corps, le foie est l'aboutissant d'un système velneux particulier, le systeme de la veine “portes qui se distrihue, dans son épaisseur, à la manière des vaisseaux artériels. L présente , en outre, chez l'adulte les débris d’un système veineux particulier au fans , système de:la veine ombilicale ; enfin il contient des canaux destinés à la circulation de la bile, ou canaux bilatres. L.
Le système veineux particulier au foie, ou sySteme de la | veine-porte , sera ailleurs l'objet d’une description spéciale. Je me conienterai de dire ici que ce système prend
ses racines dans tous les viscères abdgminaux qui concourent
à la digestion, que la veine-porte ventrale , qui résulte de leur réunion, gagne la scissure transverse du foie; que lu elle se divisé en deux branches, l’une droite, l'autre he. lesquelles constituent la veine-porte hépatique ; que ces js ches se subdivisent et se portent en rayonnant dans tous les points du foie, les unes en avant, les autres en arrière , Mais en suivant toujours la direction antenne C'est autour de cette veine que nous avons vu se déployer la capsule de Glisson ; en sorte que dans les coupes du foie; les branches de la veine-porte se reconnaissent toujours à ce double caractère, savoir, 1° leur direction transversale, et 2° la présence de la capsule.
Le foie est l'aboutissant de deux systèmes veineux spéciaux.
Système de la veine porte.
Débris de:
Débris de la veine ombilicale, On concévra facilement la 3, seine ombi-
disposition de ces débris, si. on considère que chez le fœtus la veine ombilicale, qui vient du placenta, gagne le sillon antéro-postérieur du foie, et parvenue à AA AMEN de ce sillon avec le sillon transverse, se divise en deux branches; l’une qui, sous le nom de canal veineux , se rend directement dans Ja veine-cave, au moment où elle traverse le bord postérieur du foie; En se continue avec la veine-porte hépatique , que nous avons vue occuper le sillon transverse. La portion commune aux deux veines persiste ; mais alors elle
licale.
En
55o SPLANCHNOLOGIE.
appartient exclusivement à la veine-porte, Le canal veineux n'est plus qu’un cordon fibreux, ainsi que le tronc de la veine ombilicale lui-même. Il n’est pas fort rare de voir persister chez l'adulte le tronc de la veine ombilicale, par suite de quelque communication anormale entre cette veine et les veines des parois abdominales (x). Il est sans exemple que le canal veineux ait persisté, nt , Arteres. L’artère hépatique est une branche du tronc cœlia- . Lartére hé- que, qui fournit en même temps à la rate et à l'estomac: ef, td “com bien que les artères ne Marrient pas un sang différent suivant mne avec la le lieu d'ou elles naissent , cette communauté d'origine n’en splénique et la ‘ k à ; par géetrique, : “St pas moins remarquable, puisqu'elle semble dénoter une communauté, une simultanéité, ou une connexion d'usages. D'ailleurs, les artères étant les supports des plexus nerveux, il en résulte que les nerfs de la rate, de l'estomac et du foie, proviennent d'un plexus commun, le plexus cœliaque. Il est extrêmement fréquent de voir une seconde artère hépatique fournie par la mésentérique supérieure, Je ne puis omettre de faire remarquer Ja petitesse de l’ar- . ., tére hépatique comparée au volume et à la masse du foie. re DS ous ce rapport, péu d'organes sont aussi mal partages. porionnelle Voyez le rein et l'artère rénale, voyez les muscles, je diment au volu- . : . ( >?
me du foie, Tals presque les os. La petitesse de ce calibre permet d'établir à priori que l'artère hépatique ne saurait fournir en même temps à la nutrition “du foie, et à la sécrétion de la bile ; du reste, cette artère suit rigoureusement la distribution de la veine-porte et des canaux biliaires, et la capsule de Glisson lui est commune avec ces deux ordres de vaisseaux.
we” . Weines hépatiques. Les veines hépatiques, vaisseaux éfférens ee 2 qu foie, ne sont point en rapport de volume avec l'artère hépatique, mais bien avec la veine-porte. Ces veines partent de tous les points du foie, et convergent vers le sillonde la veine: cave, dans laquelle elles se jettent, surtout af niveau du botd
(1) Voyez Anat. pathol., avec planches, Liv. XVI, pl. VE.
ORCANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. FOIF. 551
postérieur dy foie. Il suit de là que la direction des veines hépatiques et de leurs divisions est'antéro- -postérieure (1), tandis que celle des divisions de la veine - poïte hépatique est transversale. Cette direction, l'absence de capsule de Glisson, d’où il résulte que les parois de ces veines adhèrent sans intermédiaire au tissu du foie, et par conséquent restent béantes tandis que les coupes de la veine-porte s’affaissent : tel est Le double caractère qui, à la simple vue d'une coupe du foie, différencie les divisions des veines hépatiques des divisions de la veine-porte. Ces différences anatomiques entre les deux ordres de veines entraïnent-elles quelque différence dans le mécanisme de la circulation du sang dans ces vaisseaux? L'espèce d'indépéndance où se trouvent les divisions de la #ine-porte par rapport au tissu du foie, a-t-elle pour objet de permettre à ces divisions une contraction propre à y faire cheminer le sang ? Si on remarque que dans la veine-porte, le sang se RATER du tronc vers les branches, comme dans les artères, on concevra quels avautages doivent résulter pour la circulation, d'une disposition anatomique qui permet aux vaisseaux d'exercer sur le ane une compression directe.
Un dernier caractère qui différencie les ramifications des veines sus-hépatiques de celles de la veme-porte, c'est que les parois des premières sont criblées d’une foule d'ouvertures extrêmement petites ou pores qui sont les orifices de trèspetites veines. $
Vaisseaux aigus: Ils sont tellement en PTE que c'est dans ‘le foie qu'on les a d’abord découverts; aussi a-t-on long-temps considéré cet organe comme l'origine de
cet ordre de vaisseaux, de même que plus anciennement on
avait regardé comme l'origine des veines. Ces vaisseaux lym-
7 | De R , (1) Au «moins dans les troncs principaux, car il est un grand nombre de ramifications des veines sus- Apres qui se dirigent transversalement.
Caractères distinctifs des divisions de la veine porte et de celles des veines hépatiques.
Maultiplicite des vaisseaux Iymphatiques,
b7a ? SPLANCHNOLOGIE. phatiques sont divisés en superficiels et en profonds. Les su-
no ® perficiels forment sous la tunique péritonéalé un réseau à nat à n Mailles extrêmement sérrées. Fe vaisseaux lymphatiques A ‘t profonds, très-volumineux et très-multipliés:, sortent par
es scissure transverse du foie, et vont se rendre, en partie
aux ganglions lymphatiques qui longent les vaisseaux hépa tiques, en partie aux ganglions lombaires. Ces vaisseaux communiquent directement et largement avec le canal thoracique, de telle sorte qu'un des meilleurs moyens pour in- Jecter ce canal consiste à pousser l'injection dans les lymphatiques du foie.
: Nerfs. Is sont peu considérables, eu égard au volume du
NU foie. Ils proviennent de deux sources : 1° du système céré-
bro- rachidien ; 2° du système deg £ ganolions. Les premiers
viennent des pneumo-gastriques : les OR constituent le
plexus hépatique, émanation du plexus solaire. Ces derniers
enlacent l'artère hépatique : quelques-uns, cependant, par
une exception toute spéciale} accompagnent la veine-porte.
On admet généralement que quelques filets du pin HAE | matique vont se rendre au foie.
PE Canaux biliaires. Quelle que soit l'origine des canaux biliaires. liaires , leurs radicules, à quelque degré ÉE ténuité qu'on les suppose. arrivées, s'observent toujours dans la capsule de Glisson, avec les radicules correspondantes de la veine-porte et de l'artère hépatique. Ces radicules se réunissent successivement à la manière des veines en rameaux, en branches, pour aller constituer le canal hépatique. Ns se distinguent facilement des autres conduits vasculaires du foie par leur couleur jaunâtre, par le liquide qu'ils contiennent, et par l'aspect ide leurs parois.
Troisieme question. Quelle ést la texture de la granulation ? En examinant la coupe d’un foie de cochon à l'aide du mitd croscope simple, j'ai vu de la manière la plus manifeste que ri moclle chaque granulation présentait l'aspect poreux et spongieux
de la moelle du jonc ou du sureau, en sorte que le tissu propre du foie représenterait une sorte de filtre. Cette disposi-
ORGANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. FOIE. 573 tion était encore bien plus prononcée sur des foies que j'avais faitinjecter avec de l'huile de noix, soit pure, soit colorée en bleu. La matière colorante , poussée dans la veine-porte, s’était comme infiltrée dans le tissu spongieux du foie.
Si l’on cherche à déterminer la texture du foie pe 19°56* 'Ouel désiqi cours des injections, on verra avec Sœæmmering , 1” que,le vaisseau
qu’on injecte, quel que soit le vaisseau qu'on injecte, artère hépatique, toutes les gra-
conduit hépatique, veine-porte, veine sus-hépatique, pourvu PTE hd que l'injection soit our qu’elle soit composée, par exemple, jectées, de gélatine, d’essence| de térébenthine colorées, ou bien encore d’une forte solution aqueuse de gomme-gutte; on verra, Le liquide dis-je, qu'il n’est pas une seule granulation du foie où la ma- Bt tière de l'injection n'ait pénétré; 2° que la liqueur, poussée SUsIG pre par un vaisseau, passe, ou dans un autre ordre de vaisseaux, | (EH 7 ou dans deux ordres, ou dans les trois autres ordres de vaisseaux ; et la facilité ave laquelle se fait ce passage prouve que la communication a lieu par l'abouchement direct de ces divers ordres de vaisseaux, et non point par l'intermède de cellules ou de petites HecbE | à Chez le fœtus ou chez l'enfant mort immédiatement nee la naissance, l'injection de la veine ombilicale donne les mêmes résultats : je n’ai jamais vu passer la matière de l’injection . dans les vaisseaux lymphatiques, à moins de rupture du tissu du foie. L'air poussé dans un des vaisseaux du foie pénètre plus facilement que les liquides dans les vaisseaux lymphatiques, sans doute à raison de sa plus grande subtilité. Il suit delà que dans chaque granulation du foieil ÿ a une Composition radieule artérielle, uneradicule de la veine-porte, une radicule ?° ea de a srTanulation, des veines hépatiques , une radicule des conduits biliaires, Ë probablement des vaisseaux lymphatiques, un filet nerveux ; agglomération dont Sæmmering se figure l'image d'après la disposition d’une rose de Damas (1), et il ÿ a communi-
cation libre entre ces divers ordres de vaisseaux.
(1) Quilibet acinus hepatis à glomeroso constat, vei & particulis
Résultats de l'injection du foie chez le cochon.
Disposition @espective des divers systèmes vasculaires dans la granulation.
59% SPLANCHNOLOGTE.
Maintenant , quelle ct dons le grain glanduleux, la dispo-
sition. respective de ces divers vaisseaux ? Cette question ne
pouvait être résolue que par des injections simultanées ou
plutôt successives; car Ja pénétration simultanée de l'injec-
üon dans tous les vaisseaux du foie est à peu près impossible à obtenir.
J'ai donc fait injecter successivement , 1°ÿla veine-caye, et par conséquent les veines hépatiques , avecde la cire colorée par du bleu de Prusse : une certaine quantité d'huile de noix, également teinte de bleu de Prusse, avait été préalablement poussée dans cette veine; 2° la veine-porte en rouge; 5° l'artère hépatique en rouge; 4° le canal hépatique en jaune, Cette injection a été faite, le foie étant dans l'eau tiède ( c'était un foie de cochon); elle a été poussée avec une force continue graduellement croissante. On voyait pendant l'injection de la veine-cave et de la veineporte, les rides du foie s'effacer, les dépressions centrales des grains glanduleux superficiels, remplacées par une petite saillie. Il était bien évident que chaque grain glanduleux était creux, et que le vide était rempli par la matière injectée.
Le foie ainsi injecté, soumis à divers agens chimiques, a présenté les résultats suivans : 1 le etions bleue , c'est-à-dire celle de la veine-cave, avait pénétré dans la partie centrale des grains glanduleux, partie qu’on appelle substance jaune du foie. Au milieu de la partie centrale, était l'injection jaune, c'est-à-dire l'injection du canal biliaire. Autour de l'injection bleue, était l'injection rouge, c’est-à-dire, l'injection de la veine-porte et de l'artère hépatique, qui occupait toute la substance ‘dite rouge du foie. Il suit de là que chaque grain glanduleux présente un appareil vasculaire ainsi disposé :
arteriæ, venæ portarum, venæ hepaticæ , ductusj biliferi et vasorum absorbentium , cujus formam rosæ sic dictæ Damascenæ imagine fingere nobis licet, Corpor. human. fabrica ,t. VI, p. 180.
au centre, un canal biliaire, 2° sur un plan plus excentrique, un cercle vasculaire formé par les ramificauons de la veine hépatique; 3° un cercle vasculaire concentrique au précédent, formé par les ramifications de la veine-porte et de l’artère hépatique. Quant à la manière dont se comportent la veine-porte et l'artère hépatique l’une - par rapport à l'autre, on voyait, en suivant ces deux ordres de vaisseaux dans l'épaisseur du foie, les divisions de l’artère hépatique accompagner rigoureusement dans leur distribution les divisions de la veine-porte, et les canaux biliaires, que nous nous avons dit être contenus dans la même gaîne , se ramifier et se perdre sur les parois de cette veine et des canaux , à peu près comme les artères bronchiques se ramifient et se perdent sur les parois des divisionssbronchiques. J'ai dû conclure que l'artère hépatique était, par rapport au foie, les vasa vasorum de la veine-porte, et des canaux biliaires; ce qui expliquerait la disproportion qui existé entre cette jrière et le foie.
Les divisions de la veine-porte qui suivent un trajet à part, présentent cette singulière disposition que nous retrouverons dans la veine splénique , c'est-à-dire une multitude de pores ou pertuis dans lesquels s'ouvrent directement de très-
Les ramifications des vei-
ues hépatiques
sont moins
nombreuses
petites veines. Aussi les ramifications des veines hépatiques que celles de sont-elles beaucoup moins multipliées que les ramifi ications" veine porte.
de la veine-porte.
L'injection dont j'ai rapporté les détails explique encore la différence de coloration que présente la partie centraleet la partie excentrique de chaquegrain glanduleux; elle démontre en outre qu'il y a une partie des grains glanduleux, qui n’est “pas injectable ; et la disposition spongieuse à la manière dela moelle du sureau ou du jonc, apparaît dans toute son évidence, même à l'œil nu, sur une coupe de foie ainsi injecté, qu'on expose à un rayon solaire,
Ainsi, en résumé, le foie est une agglomération de grains glanduleux, ovoides, ellipsoïdes, ou plutôt polyèdriques,
SE exactement moulés les ans sur les autres. Chaque grain glanas Men da duleux à sa capsuie fibreuse propre ; toutes ces capsules sont foie. liées entre ‘elles par des prolongemens, elles tiennént aussi par le même mode de connexion, 1° à l'enveloppe générale du foie, 2° à son prolongement ou capsule de Glisson, Les grains glanduleux sont indépendans les uns des autres; chacun A présente , indépendamment de ces vaissedux, un tissu non-injectable, spongieux, un conduit biliaire qui part du centre, un premier réseau veineux appartenantaux veines hépatiques, un second réseau veineux, appartenant à la veineporte , un réseau artériel très-délié qui se répand et sur les parois de la veine-porte et sur les parois des canaux biliaires..
Tel est Le foie.
Il me restemaintenant à m’ occuper de l'appareil excréteur
de la bile. | , -
Appareil excréteur du foie. 9
Parties con. L'aPpareil excréteur du foie se compose, 1° du conduit stituantes de pape 2° du conduit cystique ; 3° de la vésicule du fiel ; l'appareil excréteur du foie 4 du conduit cholédoque.
sn canaux hépato-cystiques, admis par quelques auteurs, soit constamment , soit exceptionnellement chez l'homme, sont faciles à démontrer chez les animaux, mais ils n'existent , 4 LÀ spas dans l'espèce humaine.
°, Conduit Répatiqae
Le ut hépatique a son origine dans chaque grain glanduleux du foie, par des SEE radicules hepatiques , lesquelles se réunissent successivement à la manière des veines, et constituent des ramuscules, des rameaux etdes | branches. Ces branches CORTETERE vers le sillon tranversal du foie, où, par leur réunion successive , elles donnent, naissance à deux troncs d’un calibre à peu près égal : ceux-ci viennent à la rencontre l'un de l’autre, dans le sillon transversal, etseréunissent à angletrès-obtus, pour constituer … le canal hépatique, Rien de plus variable que la manière s
Conduit hepatique.
dont se comportent dans le sillon transverse les branches du
conduit hépatique : ainsi, tantôt le tronc droit est plus con-
sidérable que le tronc gauche, et tantôt c’est le contraire.
Souvent plusieurs branches opèrent leur jonction tardive dansle sillon transverse ; quelles que soient ces variétés, jamais elles ne sont telles que le tronc droit réponde exactement au lobe droit du foie, et le tronc gauche au lobe gauche. |
Rapports. Les radicules, ramuscules, rameaux et branches
du conduit hépatique sont contenus dans la capsule de Glis-
son avec les ramifications de la veine-porte et du canal hépatique, auxquelles ils sont unies par un tissu cellulaire assez lâche. Dans le sillon transverse!, les troncs du canal hépatique occupent le fond de ce sillon, et sont cachés par le tronc de la veine-porte hépatique et par les branches de bifurcation de l'artère du même nom.
Formé par la réunion des deux troncs qui occupent le sil lon transverse, le canal hépatique se porte en bas et à droite ; et, après un pouce à un pouce et demi de trajet, se réunit à angle très-aigu avec le conduit cystique, pour se continuer avec le canal cholédoque. Dans ce trajet, le canal hépatique est contenu dans l'épaisseur de l’épiploon ÿastro-hépatique en même temps que la veine-porte, qui est en arrière, et la branche droite de l'artère hépatique qui est en avant : une grande quantité detissu cellulaire lâche l'unit à ces vaisseaux.
| De la vésicule du fret.
Préparation. On peut étudier sans préparation une vésicule
remplie de bile : si elle est vide, on la distendra, soit avec un li-
quide, soit avec de l'air. Deux belles préparations à conserver Peuvent être faites de la vésicule. La première , à l’aide de la dessiccationi après insufflation ; la deuxième , en la remplissant de suif, dont on se débarrassera ensuite au moyen de l'huile essentielle de térébenthine.
La vesicule biliaire (cystis fellea) est le réservoir de la bile, 2. 37
Les divisions du conduit hépatique sont contenues dans la capsule de Glisson,
{Direction da conduit hépa= tique,
578 SPLANCHNOLOGIF:
Sitnation de LL Est située à la face inférieure du lobe droit du foie et a vésicule. occupe une fossette particulière , fossette cystique, à droite du silion antéro-postérieur, dont elle est séparée par l'éminence-porte antérieure. Elle est maintenue dans sa situation par le péritoine qui ne fait que passer au-dessous d'elle, chez le plus grand nombre des sujets, qui, chez d'autres, lui forme une*enveloppe presque complète, de telle manière que la vésicule est fixée au foie à l’aide d'une sorte de mésentère. Dans ce dernier cas, elle est en quelque sorte détachée du foie, disposition qu'on rencontre chez quelques animaux.
Sa forme est assez exactement celle d’une poire ou d’un Sa forme. vi f n ds til E | cône à base arrondie, obliquement dirigé de telle sorte que sa grosse extrémité regarde en avant, en bas et à droite, et sa petite extrémité en arrière , en haut et à gauche. Capacité. La petite capacité de la vésicule biliaire est en Le peu de rapport avec le peu de développement des autres parties capacité de la qe l'appareil excréteur de la bile, eten opposition avec le vovésicule est ; Je Ê ad 4 en opposition lume si considérable du foie. La différence devient encore avec le volume Ljus frappante, si l'on compare , d'un côté, le rein au foie, du foie. PE td He GARE MTS . deb rer d'un autre côté, la vessie urinaire à la vessie biliaire. Il est vrai que la totalité de l'urine doit traverser la vessie urinaire, tandis qu'une partie seulement de la bile doit être déposée
dans la vésicule du fiel.
- Cette capacité présente d'ailleurs beaucoup de variétés : elle devient quelquefois triple, quadruple, décuple dans le cas Sa capacité de rétention de bile, par un obstacle situé dans le canal cholé-
présente beau- : à : :
coup de varié. doque (1). On dit même avoir vu des cas dans lesquels elle
mp contenait 6, 8, 10 livres de bile, ce que j'ai peine à concevoir.
(1) Une autre cause du développement de la vésicule, c’est l’oblitération du col de cette vésicule par un calcul; maïs alors la vésicule contient, au lieu de bile, une sérosité limpide : elle est convertie en kyste séreux. La tumeur biliaire, dans ce cas, représente la tumeur lacrymale dans le cas d’obstruction des points ou des conduits lacrymaux.
ORGANES DK LA DIGESTION. ANNEXES. FOIË. 579
Dans d'autres circonstances au contraire, on trouve la vésicule appliquée sur un petit calculauquel elle adhère : le canal cystique, complétement oblitéré , est réduit à un cordon fibreux; et c ‘est sans doute dans dés cas de cette espèce qu’on a pu croire à l'absence congéniale de la vésicule.
Rapports. Pour faciliter leur exposition , nous considère-
rons à la vésicule un corps, un fond et un col, | Rapports de
la vésiculeavec
Le corps est cenoïde et affecte les rapports suivans : 1° are du Colar,
En bas, où il est recouvert par le péritoine, il répond à la pre-
mière portion du duodénum et à l'extrémité droite de l'arc se A du colon. Il n’est pas rare de voir la vésicule répondre au mac. pylore, ou même à la portion d'estomac voisine de cet
orifice. Quelquefois des adhérences accidentelles ou nor-
males , l'unissent au duodénum et à l'arc du colon.
Ces rapports expliquent, 1° la coloration en Jaune ou Conséquenen vert des parties du canal alimentaire contiguës à la Na APE vésicule, coloration qui est tout-à-fait cadavérique; 2° le
passage dés calculs biliaires de la vésicule dans le duodénum,
dans le colon, dans l'estomac. IL n’est pas fort rare de voir
la vésicule répondre au rein droit, sur lequel elle est
couchée dans toute sa longueur: ce rapport suppose un abaïssement du duodénum et de l'arc du colon.
2° En haut, la vésicule du fiel adhère à la fossette cystique parun tissu cellulaire plus ou moins lâche (1), par des vaisseaux artériels et veineux, et jamais chez l'homme par des conduits biliaires ou ébriaiits hépato-cystiques.…
Avec le foie,
Le fond de la vésicule du fiel , entièrement recouvert par d D d puit le d : Avec lespa- | péritoine, déborde le plus souvent le bord antérieur du 4 2bdomi- | nales, ! (1) Ce tissu cellulaire’est susceptible d’inflammation; et, dans ces Cas, le pus peut se faire jour dans la vésicule, tandis que la bile pénètre dans le tissu cellulaire: de là des accidens mortels. J'ai obseryé en peu de temps trois exemples de cette lésion, qui n’a peutêtre pas été bien analysée, et dont on m'a présenté plusieurs cas sous le titre de gangrène de la vésicule du fiel. | 37.
560 SPLANCHNOLOGIE.
| foie , et répond aux paroïs abdominales , au niveau du bord da externe du muscle droit, immédiatement au-dessous du ports de la vé- rebord cartilagineux des côtes, au voisinage de l'extrémité ne RER antérieure de la dixième côte : distendu par la bile ou par nales. des calculs, le fond de la vésicule devient proéminent, soulève les parois abdominales, et a pu être senti à travers ces parois chez les personnes amaïgries. On assure même avoir entendu le bruit des calculs qui se choquaient sous l'action de la main. Ce rapport explique la possibilité des fistules biliaires abdominales, la sortie des calculs biliaires par cette ouverture, le‘projet d'extraire ces calculs par une opération analogue à celle qu'on pratique pour les calculs urinaires, projet d'opération dont je ne parlerais pas, s'il n'avait été concu par J.-L. Petit.
Au reste, les rapports, de même que la capacité du fond Variétés dans de la sein le du fiel presentent beaucoup de variétés. Ce PA EN Ur fond, c’est-à-dire la partie qui déborde le foie, est quelquesicule, fois aussi considérable que le corps de la vésicule. J'ai vu le fond de la vésicule, ou plutôt la partie de cette vésicule qui débordait le foie, renversé à angle droit sur le corps de cette vésicule, et atteignant l'ombilic. On conçoit que les différences 5h forme et de situation du foie doivent singulièrement influer sur la situation du fond de la vésicule, que j'ai trouvée dans l’hypogastre, dans la fosse iliaque droite, avec ou sans adhérence aux parties voisines.
Col de la vésicule ou sommet. Le col de la vésicule est fortement courbé deux fois sur lui-même, à la manière d'une S Incurvations italique, dont les trois branches, seraient contiguës. Il sema less dela vé- Plerait, dans certains cas, que ces deux courbures imitent un , pas de vis. Cette double courbure peut s’effacer avec la plus grande facilité à l'aide de l'ablation du péritoine et de la dissection du tissu cellulaire. Les limites entre le col et le corps de la vésicule, d'une part, entre le col et le conduit cystique, de l’autre, sont marquées à l'extérieur par un rétrécissement, |
Surface interne de la vésicule. Elle est teinte en vert ou en PAST jaune , suivant que la bile présente l’une ou l’autre colora- térieure de la tion, mais cette couleur est l'effet d’une transsudation cada- "ésicule. vérique ; sa couleur naturelle est d’un gris-blanchâtre: du reste, cette surface {interne est inégale, comme chagrinée, et présente 1° des crêtes ou saillies disposées en polygones, subdivisées elles-mêmes par des crêtes moins considérables , | à la mânière du bonnet des ruminans, en sorte qu’examinées Rss ue | à une forte loupe, cette surface interne est divisée en une gure polygone. foule de petites alvéoles bien distinctes; 2° des papilles ou | villosités extrêmement développées, de forme très-irrégu- . Papilles on lière. Pourquoi l’une et l’autre disposition ? serait-ce pour ‘°sitésfavoriser l’absorption en multipliant les surfaces? On l'ignore complétement. ÿ
Au niveau de chacune des deux courbures de YS décrite.
A das : Valvules oppar le col, on trouve une valvule très-considérable, Les posées du col. deux yalvules qui sont opposées, de même que la courbure, sont l'effet de l'inflexion alternative du col lui-même, et s'effacent par le redressement de cette partie. Il n'est pas rare de voir la portion du col intermédiaire aux deux valvules dilatée en ampoule. Souvent un calcul se forme dans cette portion intermédiaire, où il reste comme enchatonné Elles déterou enkysté et intercepte le cours de la bile, et cela d'autant pnremtent plus facilement que les valvules rétrécissent singulièrement ment d'un callorifice de communication, soit du col avec le corps de la | .vésicule, soit du col avec le canal cystique. Du reste, ces valvules ne s opposent ni à l'entrée, ni à l’issue de la bile
dans la vésicule.
Structure. La vésiculeest constituée de dehors en dedans : 1° par une membrane peritonéale qui se réfléchit de la face
Structure,
. fé s d f. . | , lé Membrane antérieure du foie sur cette vésicule, couvre complétement péritonéale,
le fond ; incomplétement, mais dans une étendue plus ou moins considérable le corps et le col, et se continue avec le feuillet antérieur de l'épiploon gastro-hépatique.
2° Par une membrane fibreuse aréolaire qui forme comme
582 SPLANCHNOLOGIE.
la charpente de la vésicule, apporte des limites à sa disten- Membrane sjon brusque, mais finit pe céder sous l'influence d’une fibreuse aréodistension lentement exercée. Ilne m'a pas été donné de voir
laire.
les fibres musculaires admises par quelques anatomistes , et qu'il est si facile de démontrer chez les grands animaux, le bœuf en particulier. | Membrane 9° Une membrane interne muqueuse dont j'ai exposé les
muqueuse, principaux caractères à l’occasion de la surface interne de la vésicule ; membrane qui présente des plis bien faciles à dis-
Pis de la tinouer des aréoles, en ce que ces dernières ne s'effacent
membrane mu- Ÿ J ; . , queuse. pas par la distension. L'examen le plus attentifne permet d'y
reconnaitre aucun crypte ou follicule.
La vésicule recoit une artère très-considérable : c'est le rameau cystique, branche de l'hépatique. La veine cystique Vaisseaux. se rend dans la veine-porte. Les vaisseaux lymphatiques sont très-nombreux et faciles à démontrer ; ils sont quelquefois
Nerfs, teints par la matière colorante de la bile. Ses nerfs sont une émanation du plexus hépatique.
Conduit cystique.
Le conduit cystique , ou conduit excréteur de la bile , est le moins volumineux des conduits biliaires ; il n'est Br Variétés de
volume du rare cependant de le voir d'un volume égal et même
conduit eysti- supérieur à celui des autres conduits; ce qui suppose tou-
te jours un obstacle au cours de la bile dans le canal cholédoque. Né du col de la vésicule, il se porte en bas et à gauche, pour se réunir , après un pouce environ de trajet , sous un angle très-aiou avec le conduit hépatique.
Direction. . Sa direction n'est pas rectiligne, mais inflexe et comme si nueuse. Ç Rapports. Rapports. Il est contenu dans l'épaisseur de l'épiploon gas:
tro-hépatique, situé au-devant de la veine-cave et cotoyék gauche par l'artère eystique.
Sa surface interne est remarquable par des valvules en nombre indéterminé, depuis neuf jusqu'à vingt, suivant
ORGANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. TOIE. 583 Sœmmering; ce qui me paraît exagéré : j'en ai compté de cinq à douze, Ces valvules, concayes par leur bord libre, sont peu résulières, alternes, obliques , transversales, quelquefois même verticales, réunies entre elles par de petites valvules obliques. Pour bien voir cette disposition, il faut étudier un canal cystique sous l’eau ou bien un canal cystique insufflé et desséché, Cette disposition alterne des valvules donne quelquefois à la surface interne du conduit cystique l'aspect d’une spirale (r).
Ges valvules , qui n'existent que chez l'homme, peut-être à cause de l'attitude bipède qui lui est propre, ne s’effacent pas, comme les valvules du col de la vésicule, par la .dissection qui permet le redressement du conduit. Il n'est pas rare de voir de petits calculs engagés dans Vintervalle des valvules, donner au conduit cystique un aspect noueux et intercepter la circulation de la bile.
Du reste, les valvules du conduit cystique ne s ‘opposent pas plus à la circulation de la bile de haut en bas, qu’à la circulation de bas en haut. Il est probable même qu'elles facilitent l'ascension de la bile, en soutenant la colonne de liquide, à la manière des valvules veineuses. Peut-être aussi sont-elles destinées à ralentir le cours de la bile, de la vésicule vers le conduit cholédoque. Leur disposition quelquefois d'apparence spirale a fait émettre par M. Amussat une opinion fort imgénieuse : c'est que l'ascension de la bile s'opère par le mécanisme de la vis d'Archimède, Mais la vis d’Archimède ne détermine l'ascension du liquide , que lorsqu'on lui imprime un mouvement circulaire. Or, où sont les agens du mouvement circulaire dans le canal cystique (2)?
(x) Quæ possint aliquam spiralis fabricæ imaginem ferre, (Haller, tom. VI, liv. XXIIE, p. 530.)
(2) Une autre opinion, fondée sur la présence des valvules, est celle de Bachius , qui, croyant avoir expérimenté que les valvules s'opposent à ce que la hile remonte du conduit hépatique dans la
Valvules
de
ce conduit, |
Elles n'existent que chez
l’homme.
Effets
fonctions
ou de
ces valvu!es.
Conduit cho- Jledoque.
Manière sim pie de considérer les condaits biliaires,
Direction.
Calibre.
Longueur.
584 SPLANCHNOLOGIP.
Conduit cholédoque.
Conduit excréteur définitif de la bile, le conduit cholédoque (ge bile, deze qui contient) semble formé par la réunion du conduit hépatique et du conduit cystique. Une autre manière peut-être plus simple d'envisager les conduits excréteurs de la bile, serait celle-ci : le conduit hépatique, après un certain trajet, émet à droite le conduit cystique, lequel, après un trajet rétrograde, se dilate en ampoule ovoïide pour former la vésicule : d'après cette manière de voir; le conduit cholédoque ne serait autre chose que la continuation du conduit hépatique.
La direction du conduit cholédoque est en effet la même que celle du conduit hépatique , c’est-à-dire oblique en bas et un peu à droite et en arrière ; aucune ligne de démarcation n'existe entre ces deux conduits : leur calibre ne présente pas de différence notable dans l’état naturel : le canal cholédoque , affaissé sur lui-même, a un calibre égal à celui d'une plume d'oie de moyenne dimension. Les mêmes causes, qui déterminent la dilatation du canal cholédoque, produisent celle du canal hépatique. Je l’ai vu aussi volumineux que le duodénum {r).
Sa longueur est de 2 pouces à 2 pouces et demi.
Rapports. 1° Dans la première portion de son trajet, avant d’avoir atteint le duodénum, le canal cholédoque est contenu dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-hépatique , au devésicule, émit sur la formation etsur les usages dela bile une opinion fort singulière : la bile, suivant lui, était formée dans la vésicule du fiel, portée par le canal cystique dans le canal hépatique et dans le canal cholédoque. D’après sa théorie, la bile, qui arrivait par le canal hépatique au foie, concourait puissamment à l’hématose Cette opinion, tout erronée qu’elle est, a peut-être exercé une grande influence dans la science, en contribuant à déraciner l’idée d’humeur âcre, corrosive, essentiellement nuisible, excrémentitielle, attribuée à la bile. .
(1) Anat. pathol., avee planches.
vant de la veine-porte, au-dessous de l'artère hépatique, pr ss , A » + = - . Canal cnoledo= longé à gauche par l'artère gastro-épiploïque droite, envi- Que 1° dans sa
ronné d'un tissu cellulaire lâche, d’un très-orand nombre première portion ou por-
de vaisseaux et de plusieurs ganglions lymphatiques. ET PO
2° Lorsqu'il a atteint le duodénum, au niveau de la pre- Dans sa
mière courbure de cet intestin, il se place derrière et au deuxième por- AL A: ‘x . 0 j tion ou portion côté interne de sa deuxième portion, et là il est recu dans panéféatique! une gouttière, et plus souvent dans un canal complet que lui forme le pancréas. ; 0 7 FURIN \ . >, 2 ,
3° fl pénètre très-obliquement dans l'épaisseur du duodé à Dans 04 num, à peu près à la partie moyenne de sa deuxième portion troisième por-
} porti ticale , traverse | brane musculeuse, se ‘92 ouportian ou} portion verticale , traverse la membrane 8e À denale. place entre cette membrane et la membrane fibreuse, puis entre la membrane fibreuse et la muqueuse, qu’il soulève lorsqu'il est distendu par la bile ou par un stylet, et après 7 à 8 lignes de trajet entre les tuniques, vient s'ouvrir dans le duodénum à la partie inférieure de la deuxième portion, au sommet d’un mamelon plus ou moins proéminent, suivant les sujets, | |
Dans cette troisième portion de son trajet , le canal cholé-
; à . ,+ Rapports du doque est en rapport avec le canal pancréatique qui est situé canal chotédoà sa gauche. Arrivés au niveau de la base du mamelon ces 4% €! GR
rs À PA ual pancréattdeux canaux se réunissent, ou plutôt le canal pancréatique que. souvre dans le canal cholédoque , de telle manière qu'à sa terminaison , le canal cholédoque peut être considéré comme un canal à triple origine, savoir : une origine hépatique, une origine cystique, et une origine pancréatique (x).
Surface interne des conduits hépatique et cholédoque.
La surface interne des conduits hépatique et cholédoque est remarquable, 1° par l'absence de valvules. Il n’est cependant
(1) D'où la définition de Sœmmering : Duetus choledochus , id est, ductus hepaticus, cysticus et pancreaticus , ir unurm conflati. Corpor. hum. fabr., tom. VI, p. 186.
586 SPLANCHNOLOGIS.
pasrare derencontrerun vestige de valvules dansle canal cholé aies a Un doque ; 2° par l’absence de la disposition aréolaire celluleuse, terne des con- Que nous avons remarquée dans la vésicule; 3° par une multi- Sa Pa tude d'ouvertures ou de pores trés-prononcés, que l’on consique. dère comme appartenant à des follicules mucipares, et qui semblent le résultat de l'entrecroisement de faisceaux d'apparence fibreuse, qui se coupent à angle très-aigu. Le canal cholédoque et le canal hépatique sont d'un calibre uniforme dans toute leur longueur, Le canal cholédoque se rétrécit un peu au niveau de la troisième portion ou portion duodénale , se dilate en ampoule olivaire, au niveau de la base de la papille où mamelon, et s'ouvre par un orifice ou bouche extrémement étroite. Cette disposition explique pourquoi les calculs biliaires s'arrêtent si fréquemment dans l'ampoule du conduit cholédoque.
Il résulte, 1° de l’étroitesse de l’orifice duodénal du canal cholédoque; 2° de ja saillie mamelonnée , mobile, ou en quelque sorte fluctuante, sur laquelle cet orifice est pra-
…, tiqué ; 3° du trajet oblique du conduit cholédoque dans l'éone fe paisseur des parois du duodénum; que la bile et le suc{panliquides intes- créatique peuvent passer librement du canal cholédoque rx dans dans le duodénum mais Ho refluer du duodénum dans le conduits bhé- ? < patique et cho- canal cholédoque. J'ai fait, à ce sujet, plusieurs expériences. Hein J'ai fait injecter fortement dans le duodénum, cerné entré
deux ligatures, de l’eau et de l'air : rien n’est arrivé dans les voies biliaires ; d’un autre côté, j'ai fait injecter les mêmes fluides de la vésicule dans le duodénum que j'ai pu distendre à volonté. Alors, comprimant avec une grande force cet intestin distendu , je n'ai jamais pu déterminer le moindre reflux dans les voies biliaires (r).
À la réunion du conduit cystique et du conduit hépati-
(1) Comment concilier ce fait avec l’autre fait non moins incontestable du passage des vers lombrics dans les voies biliaires ? C'est que le ver lombric est un corps étranger intelligent, si l’on peut ainsi parler, qui choisit, qui peut tourner un obstacle, chercher l’orifice du conduit cholédoque et s'y engager,
que, se voit une espèce d'éperon très-prolongé, formé par la kéron pla-
membrane interne réfléchie sur elle-même. A la réunion du cé entre les conduits “qui
conduit cholédoque avec le conduit pancréatique, existe 6ga- sccolent.
lement un éperon que j'ai vu se prolonger jusqu'à l'embouque prolonger ] chure dans le duodénum. L'un et l’autre éperon ne 5 Op- ; P posent pas au passage du liquide de l’un dans l'autre conduit, Ainsi, la bile cystique pourrait refluer dans le canal hépatique , le suc pancréatique refluer dans le canal cholépauque , P q doque, et réciproquement la bile refluer dans le conduit pancréatique, si ces conduits n'étaient pas habituellement pleins. Au reste, l'éperon, intermédiaire au canal cholédoque et au canal pancréatique, ne peut nullement intercepter, en s'appliquant sur l’un ou l'autre orifice, la circulation soit du fluide pancréatique, soit de la bile.
P que; «Structure des conduits biliatres.
Cette structure est identique pour tous les conduits bi- : jois tnniliaires : 1° une membrane interne muqueuse qui se continue ques : d’une part avec celle de la vésicule, d’une autre part avec
, 4 . ; 1°. Muquéucelle du duodénum, membrane mince, pourvue de papilles se ;
peu développées ; 2° une membrane propre, composée d'un Tadiaue tissu dense, aréolaire, que l’on regarde généralemenit propre; comme fibreuse, mais qui me paraît analogue au tissu AM à» Celle: dartos condensé ; 3° une couche celluléuse qui lie ces canaux! leuse ;
aux parties voisines; 4° enfin, le péritoine qui leur forme une ;. PAPE. membrane accessoire , fort incomplète. Ainsi constitués, les
conduits biliaires ont. des parois fort minces; aussi sont-ils
aplatis comme les vemes et extrêmement dilatables. Dans
certains cas de rétention de bile , on trouve le canal chole-
doque et le canal hépatique gros comme le duodénum, les di-
visions du conduit hépatique dilatées dans la même propor-
tion, et le tissu du foie plus ou moins atrophié par la com-
pression qu'il a subie.
Développement du foie. :
Le développement du foie est un des pointsiiles plus importans de l'histoire de cet organe.
588 SPLANCHNOLOCGIE.
. , x ° 77 0, p s Horae Sous ce rapport, le foie présente à considérer, x 1 épo d'apparition. que de son apparition, qui est antérieure à celle de tout autre organe : dès les premiers jours de la vie intra-utérine, il peut être distingué par sa couleur au milieu de l'espèce de cellulosité que représente le fœtus.
2° Son volume, qui est proportionnellement d'autant plus 2°. Variétés : "1: ’ , HAE sie de volume. COnSidérable qu'on gapaus à une époque D rapprochée de la conception. Ainsi, d après Walter, chez l'embryon de trois semaines, le poids du foie est moitié du poids de tout le IL est d'au- corps. Ce volume, relativement énorme, se maintient pendant tant plus con. “x sai . re diable quiee la premiére moitié de la vie intra-utérine. À dater de cette , , 4 ? QI . 0 . , .
l'examine plus époque, l'accroissement du foie se ralentit, tandis que celui A tres organes est proporti Il t plus considé De es au gai proportionnellement p us considéra ble; si bien qu’à la naissance le poids du foie es? la dix-huitième partie du poids du corps (x). Après la naissance, le foie subit'une diminution réelle et absolffe dans son vo-
lume : quelques auteurs ont même avancé que le foie d’enfans nouveau-nés, pesé comparativement avec le foie d’enfans de huit à dix ans, donne une différence d’un quart à l'avantage de l'enfant nouveau-né. Cette assertion est erronée. On dit généralement que la diminution de volume porte plus sur le lobe gauche que sur le lobe droit. Cela né m'a pas paru évident. | "+ Vers l’âge de la puberté, le foie présente le même volume Epoque de relatif que celui qu'il aura par la suite. On a cherché à éta- RARE blir le rapport de son poids avec celui du corps, et on a dit qu'il était la trente-sixième partie du poids total du corps. Mais quel rapport établir entre deux termes, dont l’un, le poids du corps, est sujet à de continuelles variations ? Dans Vicillesss la vieillesse, le foie est moins volumineux que chez l'adulte,
(1) J'ai eu occasion de remarquer à la Maternité les différences très-considérables que présente le volume du foie chez les enfans à l’époque de leur naissance, différences dont je n’ai pu déterminer ia raison suffisante. Il est des enfans naissans, très-bien constitués, dont le foieloffre pas un volume proportionnellement plus considérable que celui de l’adulte.
et cette diminution ma paru en rapport avec celle qu'éprouvent tous nos organes.
3°. Les différences de situation du foie sont liées aux différences de volume : ainsi, dans la première moitié de la vie intra-utérine , le foie remplissant la plus g orande partie del'abdomen, est en rapport avec des régions dans lesquelles on ne le rencontre pas à des époques plus avancées ; dans les premiers temps, il descend jusqu’à la crête iliaque: et quand ôn ouvre l'abdomen , il se présente sous l’aspect d’une masse rouge, au-dessus de laquelle sont placés les autres viscères abdominaux. Pendant la deuxième moitié de la vie intra-utérine, et à la naissance, il n'occupe qu’une partie de l'abdomen; mais il répond encore, dans une assez grande étendue, aux parois abdominales: d'où la facilité des déchirures du foie par une ÉEARON exercée sur l'abdomen de l'enfant nouveauné, Un fait m'a semblé établir que, dans un premier accouchement par les ns la pression exercée par les parties génitales de la mère était suffisante pour produire ce résultat (ER | À |
Dans les premiers temps, le lisament falciforme du foie répond à la ligne médiane ; à la naissance , il répond un peu à droite de cette ligne, et s'en éloigne davantage dans les années qui suivent la naissance.
4 Le volume si considérable du foie pendant la vie intra - utérine est lié à l'existence de la veine ombulicale, par laquelle le fœtus recoït le sang venu du placenta, c'est-à-dire tout le sang qui doit servir à sa nutrition. La diminution si rapide du foie après la naissance est probablement due à l'oblitération de cette veine. Un fait fort remarquable, c'est que la persistance de cette veine chez l'adulte na nullement pour résultat un volume considérable du foie. Dans un cas particulier (2) de persistance de la veine ombilicale, le foie avait un très-petit volume.
(1) J’oy. Procès-verbal de la distribution des prix de la-Maternité, 1832.
(2) Anat, pathol., avec planches, livr, XVII,
Situation.
Première moitié de la vie fœtale.
Deuxième moitié,
Rapports étendus avec les parois abdominales.
4°. Communication avec le système veineux placentaire.
590 SPLANCHNOLOGIE.
PR EAN 5° Le tissu du foie du fœtus est d'une couleur rouge-clair intime du foie. dans les premiers temps, et brun foncé dans les derniers terips de la grossesse : sa cploration devient moins foncée après la naissance. Le foie est gorgé d'une plus grande quantité de sang avant qu'après la naïssance. Son tissu est d'au-
Consistance tant moins consistant , qu'on l'examine à une époque plus
rapprochée de la conception , €t à sa mollesse se joint une grande fragilité.
6° La ie AL de ce qu'on appelle les deux substances eme du foie n'est pas appréciable pendant la vie intra-utérine, .
deux substan- Elle se dessine seulement après la naissance,
ces n'est pas appréciable, Us re
Coloration,
Le foie est l'organe sécréteur de la bile. La bile est sécré-
TARA tée dans les grains elanduleux par un mécanisme inconnu.
la bile, On est encore incertain sur la question de savoir si les maté-
riaux de la sécrétion sont apportés par l'artère hépatique
ou par la veine-porte. L'opinion émise par quelques auteurs
On ignore modernes que la substance jaune du foie est seule destinée à
quelest le vais ]a sécrétion bilieuse, et que la substance brune est affectée die Va a à d’autres usages, est une hypothèse purement gratuite.
2 à La bile parcourt successivement toutes les ramifications
du conduit hépatique : parvenue dans ce conduit, elle
peut suivre deux directions, ou bien arriver directement
dans le duodénum par le canal cholédoque, ou bien se por-
ter dans la vésicule biliaire à traversle canal cystique. Cemou-
vement vers la vésicule, qui est un cours rétrograde, a beau-
Excrétion de la bile.
coup occupé les physiologistes : peut-être s'explique-t-il par l'étroitesse de l’orifice duodénal du canal cnolédoque, par son élasticité et surtout par la compression qu'exercent sur la portion duodénale de ce canal, les fibres circulaires du duodénum. La vésicule du fiel et le nu cystique ne sont pas Indispensables à l’excrétion de la bile. Rien de plus fréquent que de rencontrer chez les vieillards l'appareil excréteur du foie réduit au conduit hépatique et au conduit cholédoque.
Le foie remplit-il d’autres usages que celui de sécréter la bile. La disproportion qui existe entre le volume de cet or-
ORGANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. PANCRÉAS, 5gr
yaneet la capacité de l’appareil biliaire, le volume énorme du
02 ’ vx » À # LA y # foie chez le fœtus, c'est-à-dire à une époque où la sécrétion 4
Probabilité
usages du
biliaire est à son #vwinimum d'activité, militent en faveur de foie relatifs à
“eux qui admettent que le foie a une autre destination; et i l'on considère d’une autre part que le foie est l’aboutisant chez l'homme d'un système veineux très-considérable, * chez le fœtus du système veineux placentaire, on sera iondé à présumer que ces usages inconnus du foie doirent être relatifs à l’hématose.
DU PANcnéas. .
Préparation. On peut l’apercevoir sans préparation à travers ’épiploon gastro-hépatique, en portant en bas l’estomac.
Pour le mettre à découvert, renverser l'estomac de bas en haut : iprès avoir divisé les deux feuillets du péritoine qui partent de sa xrande courbure#pour aller constituer le grand épiploon.
On peut encore le découvrir en renversant en haut l'arc du coon, et en divisant lé feuillet inférieur du mésocolon transverse.
Le conduit excréteur occupe l'épaisseur de l’organe. Pour le préparer, il faut enlever avec beaucoup de précaution, vers le miieu et vers l’extrémité droite de la glande, les granulations qui le recouvrent. On pourrait l'injecter par le canal cholédoque, après ioir préalablement cerné entre deux ligatures la partie ver= icale du duodénum. Lorsque le duodénum est rempli de la maière à injection, le conduit pancréatique se remplit à son tour. On peut encore l’injecter par le canal cholédoqueÿen liant l'espèce de mamelon ou ampoule commun aux deux conduits.
Le pancréas (rævxpsas, tout chair) est un organe glanduleux annexe du duodénum, avec lequel il affecte des rapports immédiats, szué transversalement et profondément derrière l'estomac, au-devant de la colonne lombaire.
Forme et volume. Sous le rapport de sa forme, le pancréas ne ressemble à aucune autre glande: il est oblong transversalement, aplati d'avant en arrière; volumineux à son exrémité droite, où il présente une espèce de renflement anguleux, à la manière d'un marteau, s’effilant par decré à mesure qu'on approche de son extrémité gauche; d’où la di-
« lhématose,
Situatio:à,
Forme,
Volume.
Poids.
Rapports avec l'estomac.
Conséquences.
Avec les pas rois abdomi- " males.
592 SPLANCHNOLOGIE.
vision scolastique du pancréas en téfe, en corps et en queue, Son grand diamètre, ou diamètre transverse, est mesuré par l'intervalle qui sépare la concavité duodénale de la rate. Du reste, le volume et le poids du pancréas présentent beaucoup de variétés. Son poids, qui est pour l'ordinaire de deux onces à deux onces et demie , peut s'élever jusqu’à six onces. Il n’est pas rare de voir le pancréas atrophié, et dans un cas de ce genre, son poids n’excédait pas une once, Rapports. Sa face antérieur eggy convexe, recouverte par le péritoine, répond à l'estomac qui glisse librement sur elle. Dans certains cas de maladie, une adhérence s'établit entre le pancreas et l'estomac : si bien que dans l’ulcère chronique de ce dernier organe, on voit le pancréas remplacer de trèsgrandes portions d'estomac détruites. Lorsque l'estomac est placé plus bas que de coutume, le pancréas répond, soit au foie, soit à la paroi abdominale antérieure, dont il est séparé seulement par l’épiploon gastro-hépatique ; en sorte qu’on
peut l’explorer avec la plus forande facilité à travers les pa-
Conséquences.
Rapports en arrière,
rois de l'abdomen (1). Il n’est pas rare de voir des praticiens, d’ailleurs expérimentés, diagnostiquer dans ce cas un squirrhe au pylore. Le pancréas répond encore en avant à la première portion du duodénum et à l'angle de réunion du colon transverse avec le colon ascendant.
Sa face postérieure, concave, répond à la colonne vertébrale, au niveau de la première vertèbre lombaire ; elle en est séparée par la veine splénique, la veine mésentérique supérieure et Île commencement de la veine - porte : ces deux dernières veines sont logées dans une gouttière profonde, ou plutôt dans un canal presque complet, que forme
(1) On peut reconnaître à priori cette disposition : c’est lorsque la colonne vertébrale: peut être sentie immédiatement derrière les parois de l'abdomen. Je ne l’ai jamais rencontrée que chez les personnes amaigries, lorsqu'une grande partie de l’intestin grêle oecupait l’excavation du bassin. Il est probable que c’est la traction exercée par l'intestin gréle contenu dans le bassin qui détermine l’abaissement de l'estomac.
le pancréas, à ces veines, à l'artère mésentérique et au
plexus nerveux qui environne cette artère. Un grand nombre de vaisseaux et de ganglions Iymphatiques, les piliers du pancréas en
Rapports du
; » x : . : , arrière, diaphragme, la veine-cave à droite, l'aorte à gauche, la sé-
parent encore de la colonne vertébrale, A gauche de cette colonne, le pancréas répond à la capsule surrénale, aux vaisseaux rénaux et au rein gauche, Le rapport du pancréas avec l'aorte est important : c’est donc à travers le pancréas qu'on sent les battemens de l'aorte à l'épigastre, chez les personnes amaigries , et que l'on comprime ce vaisseau. |
Son Dord supérieur, épais, est creusé en gouttière pour loger l'artère splénique, qui souvent parcourt, dans l'épaisseur EE de cette glande, une espèce de chemin creux qui a toute | sa longueur. Ce bord répond encore à la première portion du duodénum, au Jobule de Spigel et au tronc cœliaque. L'épaisseur de ce bord avait fait dire à quelques anatomistes que le pancréas était prismatique et triangulaire,
Son bord inférieur, beaucoup moins épais que le supérieur, Bord infi. est longé par la troisième portion du duodénum, dont il est rieur, x
séparé à gauche par les vaisseaux mésentériques supérieurs.
Son extrémité droite, ou duodénale, où groëse extremité, Dela grosse répond au dupdénum et au canal cholédoque. Cette ex. °xtrémité. trémité duodénale présente une disposition fort remarquable : elle se recourbe sur ellemême de haut en bas, comme le duodénum, par la concavité duquel elle est cir: conscrite , devient transversale lorsqu'elle à atteint la troisième portion, se porte de droite à gauche derrière les vais- Re eaux mésefitériques ét forme la paroi postérieure du canal RTE qui protége ces vaisseaux. Cette portion réfléchie > disposée tion en volnte, en volute, se détache quelquefois du reste de la glande, ce qui lui a valu le nom de petit pancréas. Par sa grosse extrénité, le pancréas est comme attaché au duodénum, qu'il PAT QR a léborde en avant et surtout en arrière, et quil suit dans ous ses déplacemens , en sorte que lorsque le duodéuum est ïtué plus bas que de coutume; ce qui arrive dans tous lès
594 SPLANCHNOLOGIE.
déplacemens en bas de l’estomaé ; ‘la tête Se pancrfas est déplacée dans le même, sens, : # ess É LEUR
Rapports de Son extrémité. gauche; où splenique, ou petite extrémité
l'extrémité … est étroite, et-vient s'appliquer contre la rate, sûr laquelle
splénique.
AUS elle saplatitiet s’émousse:en Pt quélquelois un léger renflement, sit 552: & «ei 14 tail
On voit que, sous le point de vue des rapports, il existe
Traits é'a- une grandeanalogie entre le pancréas et les glandes salivaires. nalogie entre
ovorts Ainsi, des vaisseaux volumineux avoisinent et pénètrent cet es rapports
du pancréas et organe; ilileur forme en: quelque sorte un chemin couvert, ceux des glan-
des salivarres. 6st agité par léurs mouvemens. Le GA PRIAÈTRE, le duodénum.
et l'estomac sont encore pour le PAñCreas une source de suc-
cussion et de Va
Structure.
Des analogies non moinsmultipliées existent souslerapport Analogiesde de lastructure, entre le pancréas.et-les glandes sahvaires, ‘et FURCRTE justifient pleinement la dénomination de slandesalivai ire abdoral QUtIUt a été donnée par Siébold:: mème-couleur blan châtre; même densité (2); même, disposition en lobuies susceptibles de se diviser en granulations. L'identité est'telle” qu'il serait impossible de, distinguer.une portion de pancréas" d'une portion de glande,.salivaire. Soumis-l'un retil'autre à la coction, ils présentent Je même aspect et la même:savéur. Point de capsule fibreuse. proprement. dite;mmais lamelles fi-:"" breuses qui séparent les: ]obules, etes granulations ; tissu’ cellulaire séreux assez sabondant. il n’ést:pas rare dé ren: contrer une, certaine quantité, de sait; soit à! a Strefage ; LS
re \ tr L IL Cr: |
(1) Le M cLAnE a ASUS une densité extrême, qui a beaucoup d’ analogie 4 avec celle du squirre. Dans.ce éas jälest nécessairé: 1! de s'assurer, par | des coupes, de l'intégrité parfaite-du tissu glanduleux. Cette dureté, comnie pierreuse, coïncide le plus souvent: avec l’atrophie de l'organe. ee
ORGANES DE La DIGESTION. ANNEXES. PANCRÉAS. 595
soit dans l'épaisseur du pancréas; j'ai même vu des cas d’atro- y Craisse pen
phie de cet organe dans lesquels la graisse semblait avoir créatique. |
pris la place des grains glanduleux.
Le problème de la structure du pancréas, comme d’ailleurs la détermination de la structure ne toutes les glatides, se réduit à ces deux propositions : ° Déterminer la texture d'un grain glanduleux ; 29 aéérie la disposition . des vaisseaux et des nerfs dans l’é épaisseur de la glande,
Pour là prémièré question , je renvoie à ce que j'ai ditpour les glandes salivaires. Quant à la disposition des vaisseaux, ellé est parfaitement connue.
Artères. De même qu'aux glandes salivaires, les hrtères arrivent au pancréas par un grand nombre de points. Elles sont très-nombreuses et très-considérables, eu égard à la petitesse de l'organe ; elles viennent de l’hépatique, de la splénique et de la mésentérique supérieure. La principale porte le nom de pancréâtico-duodénalé. :
Les veines Yont se jeter dans les veines mésaraique supé- Veinés, rieure et spléniqué.
Les vaisseaux lÿymphatiques ne sont pas’ ‘bien connus, il “Vaisseaux est probable qu'ils sé rendent dans les ganglions nombreux IYmphatiques, qui l’avoisinent,
Les nerfs du pancréas viennerit Qu pletus solaire. | NEUVE
Conduit excrèteur, nommé aussi canal de Wi ü sung, du: nom
Artères,
Conduit exdu jeune anatomisté, trop tôt enlevé à à la science, qui l'a créteur, Ou canal de Wir
découvert. Par une disposition unique dans FL et Ge
conduit excréteur ést contenu tout entier dans l'épaisseur, R on péut même dire au centre de la glande,” en sorte que, pour le mettre à découvert, il faut diviser avec précaution les couches les plus superficielles de cet organe. Ordinairement unique, le canal excréteur est quelquefois double, et alors il : y à un canal principal qui appat tient au PE LR corps même du pancréas, et un petit canal qui appartient à la portion réfléchie, ou petit pancréas.
Le canal pancréatique mesure toute la lotetens de la
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tone glande: étroit à l'extrémité splénique qu’on peut considérer conduit pan- COMME Son origine, il augmente progressivement à mesure créatique. "qu'il s'approche dé l'extrémité duodénale; là, il s’infléchit en bas, pour attendre le canal cholédoque, à gauche.duquel il est placé, s’'accolle à ce conduit, le perfore obliquement, Le canal et s'ouvre de la manière que j'ai indiquée, à l’occasion du pancréatique loie, dans l'ampoule olivaire qui précède immédiatément s'ouvre tou
jouts par 1 orifice duodénal du canal cholédoque : il suit de là que le orifice qui lui canal cholédoque et le canal pancréatique s'ouvrent chez D Tue l'homme par un orifice commun. Cette disposition est cons: . cholédoque. tante , et lorsqu'il arrive de rencontrer un canal pancréatique qui perfore isolément le duodénum, on peut être as- * suré qu'il existe un autre canal pancréatique qui présente la disposition accoutumée : du -moins cette règle ne m'a ja- . mais trompé. Quant au siége précis de l’ouverture isolée du canal pancréatique surnuméraire, il a lieu devant, derrière, au-dessous , ou au-dessus de l'insertion du canal cholédoque. Tiedemann, qui a recueilli tous les cas connus de canal pancréatique double et toutes les variétés d'insertion qui ont été rencontrées dans l’homme est parvenu à ce résultat curieux ,que ces variétés ont leurs analogues dans les diver-
ses espèces d'animaux. Le mode d'insertion des divisions du canal pancréAtique sur le tronc principal mérite d’êtrenoté. Les radicules pancréa- Mode d'in- tiques ne se réunissent pas en effet en ramuscules, rameaux et
sertion des di- branches à la manière des veines; mais les ramuscules provisions du ca- x nal pancréatique sur le yement au conduit goncris disposition qui donne à l’aptronc rinCis dal 4 pareil excréteur des pancréas, l'aspect de ces insectes auxquels on a donné le nom de mille-pattes.
Quant à la structure du conduit pancréatique, ses parois sont très-minces : il est affaissé sur lui-même, d'un blanc
venant de chaque lobule se rendent directement et successi-
Structure du canal pan- de lait qui tranche sur la couleur Élane- LH du tissu
créatique. propre du pancréas. Sa surface interne est extrêmement, lisse, à la manière d’une membrane séreuse; sa ténuité rend
la détermination de sa texture très-difficile ; il est très-extensible. k ‘ Développement.
Le développement du pancréas ne présente d’autres particularités que celles relatives à son volume qui est proporüonnellement plus considérable chez le fœtus et l'enfant nouveau-né que chez l'adulte. Les maladies du pancréas pendant la vie intra-utérine ne sont pas sans exemple. J'ai trouvé le pancréas squirreux sur un enfant à terme.
Usages.
Le pancréas est l'organe sécréteur d'un liquide particulier
connu sous le nom de suc pancréatique, dont les caractères physiques et chimiques n’ont été bien connus que dans ces derniers temps. J'ai eu occasion de rencontrer deux cas de rétention du suc pancréatique. Le canal dilaté représentait üne sorte de kyste séreux transparent; le liquide contenu était extrêmement visqueux , transparent, mais d’un œil blanchâtre , à la manière d’une solution de gomme arabique ; je le goûtai, il était légèrement salé : les canaux collatéraux étaient extrêmemerit dilatés. Il y avait des points blancs comme du plâtre au centre d’une multitude de grains glan-
duleux. Cette matière, plus abondante dans quelques gra- !
nulations, put être enlevée et présentait l'aspect d’un petit morceau de plâtre ou de craie. Ce suc pancréatique soumis à l'analyse chimique par M. Barruel a donné pour résultat un mucus extrêmement pur. C’est même, m'a dit M. Barruel, le mucus le plus pur qu'il ait eu occasion d'examiner. I'jouitau plus haut degré de la propriété de rendre l’eau visqueuse, soit en s y dissolvant, soit en la solidifiant. Ce mucus contient de la soude libre , une trace de chlorure de sodium et une trace très-minime’ de phosphate de chaux.
Il y a donc analogie entre le sue pancréatique et le suc salivaire, conséquence à laquelle l'étude anatomique de ces glandes avait déjà conduit.
Développement.
Usa ges.
‘ Analyse Êu
suc pancréa!ique.
Organespongieux et vasculaire.
Situation,
Mobilite.
Déplacement.
A dhérences
aceidentelles.
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