RÉGION THORACIQUE. GRAND PECTORAL. | 83 RÉGION THORACIQUE
Muscle grand pectoral.
Préparation. 1° Écarter le bras du tronc ; 2° faire une incision transversale, horizontalement dirigée depuis la partie la plus élevée du sternum jusqu'à la partie antérieure du bras , Au niveau du bord inférieur du creux de l’aisselle; que cette inéision comprénné une mernbrane aponévrotique très-adhérente aux fibres charnues. 3° Renverser l’une des lèvres de l’incision en haut , l’autre en bas,
en disséquant parallèlement à ces fibres, c’est-à-dire transversale=
ment.
Le grand pectoral, situé à la partie antérieure ét supérieure du thorax et de l’aisselle, large, épais, triangulaire, s’insere : d'une part, au bord antérieur de la clavicule, à Ja face antérieure du sternum, aux cartilages des deuxième, troisième , quatrième, et surtout cinquième et-sixième côtes, à
Situation.
Figure.
Insertions.
la portion osseuse de cette dernière, et à l'aponévrose abdo-
minale. etat
D'une autre part, au bord antérieur dé la coulisse bicipitale de lhumérus (sterno-huméral, Chauss. ).
L'insertion claviculaire se fait par de courtes fibres aponévrotiques à toute l'épaisseur du bord antérieur de la clavicule, dans une étendue qui varie depuis le tiers interne jusqu'à la moitié de la longueur de ce bord.
L'insertion sternale présente des fibres aponévrotiques qui s’entrécroisént avec celles du muscle opposé, et forment au-devant du sternum une couche fibreuse très-épaisse, quelquefois presque totalement recouverte par les fibres charnues, qui chez certains sujets s’avancent jusqu’à la ligne médiane. | sn
Les énsertions costales ont lieu par des lames aponévrotiques fort minces, et l'insertion à l'aponévrose abdominale se confond avec celle du grand droit de l'abdomen,
Insertions claviculaires,
Sternales.
Costales.
84 | MYOLOGIE.
PRE Nées de ces diverses insertions, les fibres charnues se desfibres char- portent de dedans en dehors, dans diverses directions : les Fee fibres supérieures obliquement de haut en bas, les fibres
moyennes transversalement, les fibres inférieures obliquement de bas en haut. Celles-ci se recourbent en arrière, de mànière à former une sorte de gouttière qui embrasse le bord inferieur du petit pectoral. Il suit de là que le grand pectoral
Trois fais-
sent ce muscle. PARENT É è s ‘ « considérable de tissu cellulaire. Ces trois faisceaux vont en
ne œeant, et se comportent ainsi qu'il suit : le supérieur Maniéré dont SOVEES ; P LA ED À FES ces faisceaux recouvre le moyen, celui-ci l'inférieur, dont les fibres se # rconvret contournent sur elles-mêmes, de telle manière, que les l’un l’autre. MAT ; 154
plus inférieures en devant deviennent supérieures en ar-
rière, et les supérieures deviennent inférieures (1) : toutes
viennent s'insérer au bord antérieur de la coulisse bici-
Tendon hu- pitale de l'humérus, à l’aide d'un tendon aplati, de quinze
pure lignes de largeur , qui se continue ävec le bord’ anté:
rieur du tendon du deltoïde, et qui présente une dispo-
sition sur laquelle nous devons insister, On ne peut bien
étudier le tendon huméral qu'après avoir divisé le muscle
en travers, et renversé en dehors sa moitié externe: on
I est com. trouve alors que ce tendon est composé de deux lames
posé de deux aponévrotiques placées l’une au devant de l’autre, quelqué-
james aponé- &ic confondues, le plus souvent distinctes , ou réunies seuvrotiques. ? ,
Réunies par lement par leur bord inférieur; en sorte qu'elles forment
M in- une espèce de gouttière ouverte en haut. La lame antérieure,
: qui est la plus épaisse, recoit le faisceau claviculaire et le
faisceau moyen; la lame profonde recoit le faisceau infé-
rieur. Il n’est pas rare de voir ces deux lames séparées l’une
(1) Pourquoi ces trois faisceaux se recouvrent-ils lun lautre? pourquoi cette contorsion des fibres ? Je pense que cette double disposition s'oppose au déplacement des fibres musculaires, en leur permettant de se faire mutuellement obstacle.
est compose de trois faisceaux bien distincts par leur direca, Ceux Compo- tion, et quelquefois séparés par une couche plus ou moins