CONSIDÉRÉE COMME ORGANE DU GOUT
. Il langue, organe du goût, que nous avons décrite ailfcs (Voy. Cavité buccale, X. 2, p. 4^3 ), est de tous les l-mes des sens spéciaux, celui dont la structure a le plus Valogie avec la peau.
> e sens du goût réside essentiellement dans la membrane ipllaire qui revêt la face supérieure de la langue. Nous *^rLide iis dit que les éminences perforées qui occupent la base «ians la mem- “ti langue, ne sont pas des papilles , mais des glandules ,
: JUS avons divisé les papilles proprement dites en pals grosses ou caliciformes, qui tracent le V de la base de » ngue , et en papilles petites , qu’on peut subdiviser en I lies coniques , filiformes et lenticulaires d’après la forme 'é^ie qu’elles présentent.
♦'out sens spécial , et on donne ce nom aux sens qui n’ont Caractères '^Ijour objet la sensation tactile proprement dite , présente ciauxT*** ïjdier un appareil spécial destiné à recevoir les impresl5,et un nerj spécial approprié à ces impressions, et Inné à les transmettre.
I structure musc ulaire de la lan gue, qui semble n’avoir trait I des usages relatifs à la mastication, àla déglutition et à l’arè(alion des sons , est intimement liée à la gustation qui ilit très-imparfaite si la membrane gustative ne pouvait pas ii promenée sur les corps sapides. Une membrane papil- j^ppareii de iif: étendue sur une surface musculeuse, à laquelle elle est la gastaüon. Jrtement unie, qu’il est impossible de l’en séparer, mem-*
»ie maintenue dans un état habituel d’humidité, et occur;la première des cavités que présente l’appareil digestif;
)l:sl l’appareil de la gustation.
hmbrane papillaire gustative. On trouve dans la memr.ie gustative tous les élémens de la peau.
KÉVRaLOGïE.
Densité da chorion de la membranegastative.
Les papilles linguales lepiésentent les papilles cutanées.
Nerfs.
Vaisseaux.
Réseau lymphatique.
i“ Un chorion qui ne le cède en rien, sous le rapport d( densité, au chorion cutané le plus dense, et auq viennent s’insérer un très-grand nombre de fibres, en so que la membrane linguale peut éprouver non-seulement i mouvemensen masse, mais encore des mouvemens isolés d: chacune de ses parties.
2" Les papilles qui hérissent la surface de la langue rep sentent le corps papillaire de la peau à son summum de; veloppement (i).
Les papilles reçoivent des nerfs ; leur présence dans les pilles de la langue est bien plus facile à démontrer que d les papilles cutanées; Haller les a poursuivis jusque dans papilles, je les ai suivis également, mais sans pouvoir terminer comment ils se terminent.
Les papilles reçoivent des 'vaisseaux \ ils sonttellera abondans dans les injections heureuses, qu’il semble quij corps papillaire soit entièrement vasculaire.
"à^Réseaulympliatique. Si on pique au hasard, mais supt' ciellement, soit la membrane tégumentaife delà langue, )||l lesbordsde l’organe, on trouve un réseau lympbatiquetou ■ fait semblable à celui de la peau.
corps muqueux ou co/piy/’éb’cM/mVen’existe pas plus la langue que sur la peau. J’ai déjà dit que c’était en étudi la langue du bœuf péalablement soumise à l’ébullition, ( Malpighiavaitreconnu une couche glutineuse, intermédilj à l’épiderme et aux papilles , perforée d’autant d’ouvert|j| qu’]l y a de papilles : d’où le nom de réticulum qu’il l| donné (2) ; mais il est aussi impossible de le démontrer la langue que sur la peau.
* (i) Lorsqu’on a enlevé les tubes épidermiques si remarqu; de la patte de l’ours, les papilles mises à nu, représentent exà ment les papilles de la langue.
(2) Hanc fabricam à Malpigliio inventam, et à Bellino libieJ acceperunt scriptores anatomicorum et physiologicorum open iconibus etiam fictis expresserunt. Haller, t. 5, lib. i3, pl 107
J DE d’organe du GOUT 4^3
5”. Piementum. Il n’existe jamais de matière colorante
à O J Pigmentum.
tii^sur la langue de l’homme ; elle est on ne peut plus matèste sur la langue de certains animaux , du bœuf, par iljemple, et son sie'ge entre les papilles et l’épiderme est ïnle à démontrer.
6®. Epiderme. Chaque papille est revêtue d’une espèce d’é- Epiderme i l épidermique, dontHaller attribue la démonstration à Mery Hugual. k’à. Cowper, etqu’Alhinusa parfaitement décrit sous le nom I periglottis. Cet épiderme, si facile à démontrer chez les simaux, o^i il présente une consistance cornée, n’est pas t)ins facile à démontrer chez Ihomme, malgré sa ténuité, li est en harmonie avec le développement du goût dans démonsl ipèce humaine. Si on examine à la loupe la face supérieure nation, c la langue, surtout après la macération, on voit que Iplderme lingual se comporte absolument comme l’éjlerme cutané , et forme à chaque papille une enveloppe |otectrlce. Chez les individus qui ont succombé à une lon- ^^‘e diète, la gaîne épidermique forme plusieurs étuis imliqués, qui s’enlèvent par le frottement; l’enduit lingual ihérent est en grande partie formé par ces débris de l’épicrme qui se dessèchent. L’épiderme lingual s’enlève parle t)ttement et la langue s’en dépouille dans certaines inflamïitions. Lorsque la papille linguale est dénudée d’épiderme, te est excessivement douloureuse.
t Nerfs de la langue. Vi n’est peut-être aucun organe qui, pour
kl volume donné, reçoive autant de nerfs que la langue; une
pire tout entière lui est destinée : c’est la neiu>ihne.,ovL le grand
Ipoglosse'.^ le nerf glosso -pharyngien, compris dans la hui-
tjime; le , branche volumineuse de la cinquième paires
|ire, lui appartiennent également. Quel est celui de ces nerfs de nerfs arri-
(l’on doit considérer comme nerf gustatif .?c’est évidemment g*"* ^
(lui qui se distribue aux papilles linguales. C’est à ce titre ue, depuis Galien, le nerf lingual est regardé comme le i:rf gustatif, tandis qu’il semblerait plus naturel d’admettre : ecBoërhaave que le nerf granj-hypoglosse , qui appartient
NEVaOLOGIE,
L nerf lin à la langue, est comme J)réposé aux fonctjbr
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gualest le nerf propres de cet organe. Or, le nerf lingual pénètre la la^u
gustatif. pjij, ggg bords , s’épanouit en rameaux qui se portent vei
Il se üistri- gaorgut la membrane papillaire, et s tae a la mem- ^ o o r r j ,
hrane papillai- distribuent seulement à la moitié antérieure ou libre de ]
langue.
Le xi^xî grand hypoglosse se porte d’arrière en avant , enti le génio-glosse et le stylo-glosse, communique avec le ne) lingual, de manière à constituer un plexus, lingica Le grand H ^ ^st pas certain que quelques-uns des filets nerveux d
hypoglosse se grand-liypoolosse ne se portent aux papilles : il est posit
perd dans les i i i ^ ^ i • • '
muscles. que la presque totalité se perd dans les muscles intrinsèque
Yie glosso-pharyngien^ nerf de la base de la langue, y se rendre exclusivement à la membrane muqueuse qui rt Le glosso- vêt cette base. Aucun filet du glosso-pharyngien n’est de; diMrX'ue^à la fibrcs musculaircs; et, chose bien remarquable, dar
meinbranemu- un cas où le nerf facial envoyait à la langue un rameau suj
quense de la , , • i i i • i-
base delalan- plemeiitaire du glosso-pharyngien, ce rameau se distribua
gue
absolument de la même manière que le glosso-pharyngien c’est-à-dire qu’il se rendait exclusivement à la membrane d la base de la langue. D’après tout ce qui précède,’il est aal tomiquement démontré que le nerf lingual et le nerf glosstj pharyngien sont les nerfs spéciaux de la langue. |
Un fait d’anatomie pathologique non moins démonstrti Fait d’ana- Suivant ; Un individu avait une paralysie complft!
tomie palho- du mouvementdans lamoitié droite dansla langfue.Cette ino
O il
logique qui d|> langue était atrophiée, et avait à peine le tiers de répaîl|
montre que le o i ^ i ^ ij
nerf grand hy- seur de la moitié saine. La sensibilité tactile et gustative éta’
pre^ùd''*LcuL développée au même degré de l’un et l’autre côté. A la moi part à la sen- de cet individu, on trouva un kyste acéphalocyste engag
sibilité gusta- , , . i ■ ' ■ i • i
dans le trou condylien postérieur : ce kyste avait complt tement atrophié le nerf grand-hypoglosse. La moitié coi respondante de la langue avait subi la transformation graii seuse.