ÉPINIÈRE
Les résultats ijni vont être exposés sur la structure moelle ont été obtenus à l’aide de plusieurs moyensd’im gation : i° lescoupesj le jet d’eau; 3® le durcissemen
s:oo]; 4° 1 evolution| de cet organe; 5° enfin, quelques «ails d’anatomie comparée qui m’ont paru nécessaires pour capléter les notions acquises par les autres moyens
’ vestigation. »
Coupes de la moelle.
l résulte de l’étude de la conformation extérieure de la 1 :11e , que cet organe est formé de deux cylindres Etude de la Jics juxta-posés, aplatis et contigus par leurs faces corres- P®*' tdantes, unis entre eux par une commissure médiane, et ^ chacun de ces cylindres peut être divisé en deux cor- ^
CS, l’un postérieur plus petit, dont le cordon médian n’est cm appendice; l’autre antéro-latéral, qui forme les deux c; de la circonférence du cylindre.
oupes horizontales. Si on soumet la moelle à des coupes czontales faites à diverses hauteurs, on voit que chaque .
, Tl * ^ nzontalcs.
®ttié de moelle représente un cylindre de substance
ikche rempli par de la substance grise; que lacom-
léUire médiane est formée par une lamelle blanche (co;w-
mure blanche), doublée d’une lamelle grise {^commissure
ir) ; que sur chaque coupe la substance grise représente assez
♦ la lettre x, dont les deux moitiés, ou demi-lunes, sc- Figure en*
■liit réunies par un trait horizontal, et dont les branches, la snbstan- ^ , , , ' , ^ ce grise SUT les
i*;xtrémités, se dirigeraient, les unes du côté des racines coupes.
litrieures, les autres du côté des racines postérieures. -Les
inches postérieures arrivent beaucoup plus près de la su-
!<|icie. On voit en outre sur ces diverses coupes que la
iinnférence de la moelle n’est pas parfaitement régulière,
ril forme des sinuosités dont nous parlerons plus bas.
U reste, le volume de la masse grise centrale dans cha-
;B moitié de moelle , la longueur et l’épaisseur des pro- de figure de la
ot emens ou pointes qu’elle envoie au niveau des racines S"*
, . Il ' • • se sur le» cou>
orietires et postérieures, l épaisseur de la commissure pes.
.'ri;, présentent beaucoup de variétés, suivant le lieu de la
0 le (i) : de là naît la divergence des auteurs, relativement
() Je conseille de faire cinq coupes de moelle, qui me paraissent
NÉVROLOGIE.
Dans la moelle, la snbslance blanche est ex-léiieure à la substance grise.
Il n’y
fjn’nne espèce
de substance grise,
à la forme de celte coupe. Ainsi Huber comparait la coi de la substance grise de la moelle à un os hyoïde, Monr une croix , Keuffer à quatre rayons qui convergent vers i partie centrale.
llolando, qui a repris ce travail, a figuré les diverses cçu de la moelle dans tous les points de sa longueur.
Les coupes de la moelle établissent ce fait général, i la substance blanche forme nn cylindre, rempli par la s stance grise. La couche mince de substance grise péri[: rique admise par Monro, a été, à juste titre, rejetée tous les anatomistes. Cette situation respective des d .substances, qui est l’opposé de ce qu’on observe dani cerveau, a dii fixer l’attention des physiologistes qui donné de ce fait des interprétations plus ou nloins ii nieuses , mais entièrement hypothétiques.
Il y aurait, suivant Rolando, deux espèces de subst grise dans lamoelle : l’une qui formerait la moitié antérie l'autre qui occuperait la moitié postérieure du cylin
comm.e deux moitiés s’encreneralent l’une avec l’autre
des espèces de dentelures, à la manière des os du crâne. Je n’ai pu constater l'existence de ces deux espècaj grise, mais j’ai parfaitement vu l’aspect dentij
substance
de la circonférence de la substance grise, disposition qu’il y a, en quelque sorte, pénétration réciproque di
substance grise et de la substance blanche.
Nuances de coloration de la substance grise.
La substance grise présente beaucoup de variétés sot rapport de la nuance de coloration. Chez quelques sujets,' est blanchâtre, et ne peut être distinguée de la substj blanche que par sa mollesse , par sa vascularité et pS
donner une idée fort exacte de la conformation intérieure t prolongement: la première coupe se fera immédiatement au-des de l’entrecroisement des pyramides ;la deuxième ati milieu du flement brachial ; la troisième au milieu du renflement dorOfl quatrième au milieu du renflement crural ; la cinquième p sommet du cône queforme le renflement crural.
Profondeur des sillons.
ItlUt de disposition linéaire. Plus l’individu est jeune, plus tiouleur grise tranche sur la couleur blanche.
,es deux substances m’ont paru également différer entre 4 j sous le rapport de leur proportion chez les divers indi- Propoition iis. Keuffel a établi avec beaucoup de vérité que chez substances. Imme la substance grise est plus abondante que chez les miiaux; fait qui rifndrait raison de la prééminence de bninie, sous le rapport de la sensibilité , d’après la théorie fcBellingeri , qpi place la sensibihté dans la substànce Tie.
• es coupes horizontales ne permettent pas seulement d’émir les rapports de position et les proportions entre la «itance blanche et la substance grise, elles permettent en-
de distinguer les sillons superficiels des sillons qui pélèenttoute l’épaisseur de lamoelle, etjustifient pleinement jiistinction des faisceaux précédemment établis. f 'oupes verticales. La plus importante de toutes est une
• De verticale antéro-postérieure pratiquée sur la ligne Coupes ver- «iane, etpar laquelle on sépare les deux moitiés de moelle ticales de la ■'3 de l’autre. On peut alors dérouler chaque moitié de
■tlle à la manière d’un ruban, à la surface interne duquel , isbstance grise forme une couche mince.
! ne coupe verticale faite transversalement, et qui passe !lila partie centrale de la moelle , permet de voir le mode iiqigine des racines antérieures et des racines postérieures.
Etude de la moelle par le jet d’eau.
2S diverses coupes que je viens d’indiquer mettent en Ut ère la conformation intérieure de la moelle , bien plus ^sa structure proprement dite.
^iisque dans ces derniers temps, les auteurs avalent con- snbstans^ré la moelle comme une sorte de pulpe demi-fluide qui ce blanche de €)ulait lorsque son névrilème avait été divisé. Pl>^sieurs vent dit, coriime en passant, et sans établir aucune dis- fibres longito-
tlion entre la substance blanche et la substance grise, que
dinales.
NÉVROLOOIE.
la moelle avait une structure fibreuse, et que ses fil; étaient longitudinalement dirigées. Gall regardait moelle comme formée par des ganglions superpos mais aujourd’hui il est généralement admis que la substa blanche de la moelle est fibreuse, que ses fibres sont Vin rement disposées, et c’est ce que démontre pariaitemer dissection de cet organe, à l’aide d’un filet d’eau dont varie à volonté la force et le diamètre.
Projeté sur la coupe verticale et médiane antéro-po Sepaiation j.jgyj-g )g fjjgj. (j’eau pénètre dans l’épaisseur de la moell deux coiJons, travers la commissure grise, brise la substance grise t traie, et étale la moelle en un ruban médullaire qu’il bien difficile de dépouiller complètement de substance gi Ainsi attaquée de dedans en dehors, chaque moitic moelle se divise presque immédiatement en deux cordon; si on porte le jet d’eau sur la face interne de ces corc Séparation cux-mêmes, on les décompose en un grand nombre d< de chaque cor- melles Verticales cunéiformes dirigées de la circonfért
dofl IdQQcl* l 1111 f * 11 L
le* cunéifor- Centre, dont le bord externe épais regarde la sun
et dont le bord interne mince regarde le centre de la nio I Or, toutes les lamelles n’ayant pas la même largeur, Ijl bords internes n’arrivent pas à la même distance du cen | de là l’aspect denticulé de la circonférence de la substtï grise; de là l’erreur de Rolando, qui dit que la substlji blanche de la moelle est formée par une lame médulll repliée un très-grand nombre de fois sur elle-même (i).
(i) Rolando a porté l’exactitude jusqu’à compter le noinbn ces replis, qui seraient de cinquante dans la moelle épinièrl bœuf, au niveau de l’origine de la sixième paire des nerfs saciH fiente au niveau de la troisième paire sacrée, et cela pour les I dons antérieurs de la moelle seulement; car d’après les J figures qui représentent cette disposition, les cordons posléd ne seraient pas plissés. Rolando faisait ses observations sur moelles qui avaient macéré soit dans l’eau pure, soit dansi salée.
1 résulte de mes observations que chaque lamelle est ind^pen- *)lètement indépendante des lamelles voisines, et l’anato* danee des laitpathologique confirme pleinement cette observation, en o;rant qu’une seule lamelle peut être lésée, atrophiée au d u des autres lamelles parfaitement intactes, fon prolonge l’action du jet d’eau, les lamelles médul- IX. sont décomposées, en filamens très-ténus, juxta-posés, itels mesurent toute la longueur de la moelle ; ils sont sent en filalU indépendans les uns des autres, liés seulement entre ï)ar du tissu cellulaire et des vaisseaux.
I structure de la moelle est donc filamenteuse ou fasci- K : il y a identité presque complète entre les filamens '™o^elle 1 moelle et les filamens longs et parallèles qui constituent est fasciculée, ï)stance propre des neifs. Chaque fibre de la moelle en r.iurt toute la longueur, comme chaque fibre nerveuse ^lurt toute la longueur du nerf auquel elle appartient.
I conséquence très-importante de ces recherches, c’est dancrde cha- Kpendance , non - seulement de chaque lamelle , mais qne filament
. 1. 1 1 r.» de la moelle.
fcais dire de chaque nbre.
Etude de la moelle durcie par l’alcool, rivée de son humidité par l’alcool , la moelle épinière T nt très-dense , extensible et élastique. Sa texture fila- stmcturefi «îuse apparaît alors dans tout son jour , et à l’aide ïamcntense I anche du scalpel ou d’une traction légère on la di- démontrée par •èn filamens juxta-posés, légèrement flexueux, à cause ment dans l'ai- I lirait quelle a subi. Je n’ai point'vu dans les fibres de la aie cet entrelacement qui est figuré sur les belles plan- ’ilîe Herbert Mayo , entrelacement qui n’est, à mon avis, ipe simple apparence produite par la traction en sens ^ié des parties soumises à l’examen.
Des cavités ou venti-icules de la moelle, tireurs anatomistes ont admis que chaque moitié de <|C8 e'tait creusée d’un canal central (i).
iH n'est pas néo^saire de dire que le ^nal central ooiquij
îfKVROtOOlK.
Ce qa'il faut penser des canaux centraux de la moelle.
Morgagni ( i) a parlé un peu légèrement de ce canal, i n’eut pas le temps de suivre au-delà d une étendue de i travers de doigt.
Gall rapporte qu’en examinant le corps d’un enfant fecté de spina-bifida , il coupa transversalement la mo( et vit qu’elle était creusée de deux canaux qu’il suivit jus dans l’épaisseur du bulbe rachidien , et de la protubéri annulaire, sous les tubercules quadrijumeaux, et jusqu couches optiques, où ils se terminaient par une poche avait le volume d’une amande (2).
Il est certain que jusqu’au quatrième mois de la vie Ir utérine , chaque moitié de moelle est pourvue d’un c
admis au milieu de la moelle'par quelques auteurs, est incompa avec l’organisation de la moelle. i
(1) Adversaria Anat. VI, pag. 17, Morgagni raconte qu’aj sépare par une section horizontale la moelle alongée de la ni proprement dite , il vît dans l’épaisseur de la moelle , et dans pace de cinq travers de doigt (er fartasse etiam longius si j timc otiurn habuisset ulleriorern rnedullam e verlebris escime i une cavité qui pouvait admettre l’extrémité du doigt ; tout lui ] 1 dans l’état naturel , à l’exception de cette cavité. Il ajoute qu’ 1 jamais rencontré une cavité aussi considérable, ce qui suj qu’il l’avait' vue d’autres fois : Neque enim alias tantam aut, huic accederet vidi.
(2) Le spina-bifida et l’hydrocéphale n’ont aucun rapport
avec la persistance des canaux de la moelle, et je puis, soi rapport , dissiper les doutes élevés par Keuffel ( De medulla nali, p. 62), sur l’observation de Morgagni :«Forsan nos qu eam (scilicet medullæ spinalis caveam) invenlssçmus , si medil spinalem ex homine hydrocephaio aut spinâ bifidâ labojsj i inquirere potuissemus. Utinam hujusmodi opportunitas , si oJ ret, à nemine negligatur, ut tandem dehac re certiores fiani Cinq enfans affectés de spina bifida , deux enfans affectés d’h^ céphale chronique, examinés dans ce but , présentaient uneffi! épinière dans l’état normal. Tiedemann regarde les canaux di' par, Gall comme le prpdijit de l’insufflation. . .1
Ot-à-falt: semblable à celui des poissons ; mais après cette Les canaux i|ique, le liquide gélatiniforme qui remplissait le canal est ■tiplacé par la substance grise. Cependant, j’ai vu dans qu’au quatrièiicas ce canal persister après la naissance.