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PORTION THOUACIOUE DU GRAND SYMPATHIQUE

Dans le thorax , le grand sympathique constitue un coi don grisâtre, présentant autant de nœuds ou de ganglions]

j GRAND SYMPATHIQUE. PORTION THORACIQUE# IOO7

pijqu’il y a de vertèbres. Ce cordon est placé, non au-devant Ides vertèbres dorsales, mais bien au-devant des têtes des eijcôtes ; les renflemens ou nœuds répondant pour la plupart ,ljau niveau de ces têtes: les deux renflemens , ou ganglions s^thoraciques supérieurs, sont les plus volumineux; ils sont

3 presque toujours continus; les suivans sont à peu près égaux en volume. Le douzième est le plus considérable après les :«tdeux premiers.

Du reste , la structure ganglionnaire s’observe dans toute ila longueur de ce cordon : en sorte qu’on peut dire que les <1 cordons de communication des ganglions entre eux, ne sont ^iutre chose que les ganglions prolongés. Chez quelques su^ “(ets , les ganglions ne sont distincts de la portion de cordon Pljui précède et de celle qui suit, que par les rameaux qui y ^'liboutissent , et qui en émanent: ce serait donc une grave Êt'irreur anatomique, que de considérer les portions de cordon “î ntermédiaires aux ganglions thoraciques comme de simples i^Hlets de communication entre eux. Chez quelques sujets, le iordon de communication est, dans l’intervalle de deux ganbie filons, divisé en deux ou trois filets. Les variétés de ioiiombre observées dans les ganglions thoraciques sont plutôt lus pparentes que réelles , et tiennent 1^ unes , à la fusion ;e ilu premier ganglion thoracique avec le ganglion cervical ; ( nférieur, ou à la fusion des deux premiers ganglions thoralur iques en un seul; les autres à la fusion de deux ganglions noiientraux ; à celle moins rare du dernier ganglion thoracique vec le premier ganglion lombaire; à une sorte de transosition du dernier ganglion thoracique , qui est placé ur la première vertèbre lombaire ; ou bien enfin à ce que ;s deux derniers ganglions thoraciques sont situés dans le ernier espace intercostal. Du reste , les trois derniers ganlions thoraciques présentent un grand nombre de variétés, int sous le rapport de la situation que sous celui de la >rme: il en est de même du mode de communication du

Sa position an devant des têtes des côtes.

Structure gangliontïaiie dans tonte la longnenr dn cordon.

Les variétés de nombre dans les ganglions thoraciques sont plutôt apparentes que réelles.

tel

Les trois deiMers };anglions thoraci.

ques présentent beaucotip de variétés.

NÉVROLOGIK.

clcjuzième ganglion thoracique avec le premier ganglionlon baire.

La portion thot-acique du grand sympathique est subj: cente à la plèvre et à la lame fibreuse très-mince qui la soi tient. Elle s’aperçoit très-bien sans préparation à raison d la ti’ansparence de ces feuillets. Les artères et veines intei costales passent derrière lui: à droite, ce cordon est c( toyé par la grande veine azygos.

De la portion thoracique du grand sympathique parten 1° des branches externes^ ou branches de communicatio! avec les nerfs dorsaux; 2° des branches internes^ qui soi destinées à l’aorte et aux viscères abdominaux.

I®. Branches externes ou rachidiennes.

Elles sont au moins au nombre de deux pour chaque gai

dedenx ^ Superficielle, plus grosse, se porte à l’ang

saperfiidelle externe du ganglion J l’autre, profonde, plus petite, qui

plus grosse, ^ postérieure de ce ganglion. Il existe que

autre proton- r r o o T.

déplus petite, quefois un troisième filet de communication j il n’est pas ra de voir eps branches se réunir en un seul tronc, avant d’a river au ganglion.

Je considère les branches de communication des paires sj cli^^V emu* ganglUns du grand sympathique, non comii

municatiou des rameaux fournis par ces ganglions aux paires spinale| des panes .spi- comme de simples moyens d’anastomose entre les u Lrauches d’o • et Ics auties, mais bien comme des branches d’origine po' rigine pour le jg ^pand .sympathique : cette manière de voir tout anl

gtflud sympa- o J i i ,

tliique. tomique, est manifestement démontrée par la dispositit

des branches rachidiennes du grand sympathique. Elles s0 ^ en effet toujours en rapport avec le volu.me des ganglio correspondans. En général , la communication n’exii qu’entre les ganglions et les paires rachidiennes du mêr rang. Cependant il n’est pas rare de voir les ganglions red voir un filet du nerf intercostal qui est au-dessous (ij.

(i) J’ai rencontré chez un sujet une disposition fort remarqua!!

POHTIOIf THOH/VCIQUK. BRARCHSS KÂCHIDIENnES.

Les branches de communication des paires dorsales avec îles ganglions thoraciques sont horizontales ou plutôt légèjalrement obliques de haut en bas et de dehors en dedans, à lul’exception des branches destinées au premier ganglion tho- Jjracique qui sont ascendantes, et de celles destinées au dereijnier ganglion thoracique qui sont descendantes ; leur couleur colest blanche comme celle des nerfs qui appartiennent au sys tème cérébro-rachidien, et non point grises comme celle des Dtaerfs qui émanent du système ganglionnaire. Si, sur une pièce iajui a macéré successivement dans l’acide ïiitrique étendu et lOijians l’eau pure, on étudie, d’une part, leur distribution ultéj’ieure dans le ganglion, d’une autre part, leurs connexions jivec les paires dorsales ou intercostales, on verra, i” que

j:es branches sont manifestement des cordons réfléchis des

lerfs rachidiens; qu’immédiatement après leur émission, les erfs dorsaux ou intercostaux diminuent en proportion du olume des branches émises; 2" qu’arrivées aux ganglions, 3S branches se divisent en filets, dont les uns ascendans euvent être suivis sur la portion de cordon qui est au-desus, et paraissent se continuer avec le filet descendant de la aire antécédente, dont les autres descendans se portent à i portion de cordon située au-dessous; 3° que ces filets lancs marchent à la surface du cordon, et contrastent par ur blancheur avec là couleur grise du centre du cordon li-même.

2°. Branches internes ou aortiques et splanchniques.

Les branches internes des cinq ou six premiers ganglions ess( '.oraciques sont exclusivement flestinées à l’aorte.; quelquesas paraissent se jeter dans le plexus pulmonaire.

Elle* sont légèrement obli(|ue«.

Leur conlenr blanche.

n'eïi

lUll

arqil

Ces branches sont manifestement des cordons réfléchis des nerfs rachidiens.

Arrivées aux ganglions, elles se divisent en filets ascendans et en filets descendans.

Ces filets blancs marcbentà la snrface da cordon.

)ur les quatre derniers ganglions thoraciques. De petits filets énias de ces quatre ganglions venaient se terminer à un petit ganglion iquel partaient les rameaux qui se rendaient au grand sympathile. Nous verrons que la même disposition est fréquente à la région mbaire.

Les branches internes des cinq ou six premiers ganglions thoraciques sont exclusivement destinées è l’aorte.

NÉVROLOGIE.

Les branches internes des six derniers ganglions thoraciquei

Les bran- ^ unes destinées à l’aorte , les autres , et ce sont le;

cbes interues

des 6 dernieis principales, destinées à former par leur réunion, les nerf desdnéesà^foT splaiichiiiques OU Ics nerfs des 'viscères abdominaux. Je n’ei nier les nerfs ai VU aucune SC porter à rœsopliage.

splanchniques.

A. Branches aortiques. I

Filets très-

Les branches aortiques sont des filets éxcessivement grê * grêles, au nom- Iss, au nombre de deux ou trois par chaque ganglion. Ellej bre de 2 ou 3 accompagnent les^ artères intercostales , autour desquelle ■ ganglion. ^ elles forment une espèce de plexus. Ces filets , beaucou ^ plus longs à droite qu’à gauche, à raison delà situation d'

Plus longs a gg portent, les uns au-devant, les autres en arrièr

droite qu’à

gauche. de l’aorte , sur laquelle il est bientôt impossible de h suivre. La branche aortique , fournie par le quatrièn; aortique four- ganglion thoraciquc, présenté seule un volume assez coi nie par le sidérable ; elle paraît se partager entre l’aorte et les plexi radqne'est'vo- pulmonaircs. Les filets aortiques convergent quelquefois e lumineuse. certain nombre, vers de petits ganglions ou nœuds, situt au-devant ou le long des côtés de Taorte, desquels parte un certain nombre de filets.

“angliou^^^o- premier ganglion thoracique envoie quelques filets at

racique envoie plexus cardiaques. Il n’est pas rare de voir le nerf cardiaqi quelaucs filets . . , . , , v i ' >

aux plexus car- inférieur emaner de ce ganglion. Quelques iilaraens émanés diaques. ce même ganglion se distribuent à la partie inférieure ,t

Quelques niUSclc long du COU.

filets à la par- i ni ^ i ^

lie inférieure Lobstein (i) parle d un filament tres-dehe provenant de

dumuscleloug oanu'lion, cjui traverse le grand ligament vertébral commi du cou. ^ ° , , -l

antérieur , et pénètre dans l’épaisseur d’une vertèbre. Cel

Quelques fi- ,. . . , . i • t • !

lets pour les disposition m a paru commune a tous les ganglions cervica ; vertèbres. tlioraciqucs , lombaires et sacrés. Les vertèbres , comme ] autres os, sont pourvues de nerfs qui n’échappent à un ex men peu attentif qu’à raison de leur excessive ténuité.

(i) Page 19: De nervo magno sympathico.

PORTION THORACIQUE, NERFS SPtANCHNIQUES.

B. Des nerfs splanchniques.

lOII

' Ils sont divisés en grands et en petits. i I®. Dn grand splanchnique. Le grand nerf splanchnique ;st un nerf blanc, n’ayant nullement l’aspect des nerfs gan- grand

* d neiT spiaiicu-

[lionnaires j il est formé de la manière suivante : du sixième nique est :t du septième ganglion thoracique, quelquefois du cin- ^ [uième et même du quatrième , se détache un gros rameau ij [ui se porte en bas et en dedans sur le côté des vertèbres I lorsales; à ce rameau supérieur d’origine, viennent successi- d’origine, gj ement s’ajouter trois ou quatre branches moins vulumiij leuses, qui se détachent, non-seulement des ganglions thoaciques, mais encore du cordon de communication des , l'anglions les uns aux autres; ces branches sont parallèles Leiaeetle

• * ° I ne ganglion

ntre elles , et obliques en bas et en dedans. Le douzième et thoracique ne , î onzième ganglion thoracique ne concourent jamais à concourent ja-

^ ^ ° mais a sa for-

çj i formation du grand nerf splanchnique. matîon.

Ces branches se réunissent pour constituer les jjj olanchniques qui sont, relativement aux ganglions thoracijlj ues, ce que sont les nerfs cardiaques relativement aux nerfe ervicaux : il importe de remarquer que les nerfs ganglion- ^ aires des viscères thoraciques émanent de la portion cervi- . ale du grand sympathique , et que les nerfs ganglionnaires ^ es viscères abdominaux sont fournis par les ganglions tho-

iciques. •

En général, le grand nerf splanchnique naît par quatre p ^aît par icines; il n’est pas rare de le voir naître par deux racines ^ racines, et ulement, lesquelles représentent alors les quatre bran- seule-

“Ihes d origine.

Si, sur une pièce qui a macéré dans l’acide nitrique étendu, n cherche à déterminer d’une manière exacte le point le plus

levé de l’origine du grand nerf splanchnique, on verra, d’une art , que les filamens blancs dont la réunion constitue ce erf, sont déjà distincts au niveau du troisième ganglion aoracique, et, d’une autre part, que ces filamens blancs sont

taia

Hiv&OLOGIE.

Continuité du nerf splanchnique avec les paires rachidiennes.

Son trajet.

Sa terminaison an ganglion semi-lunaire.

Petits nerfs splanchniques.

Leur origine.

Nerf rénal.

Dans que] cas la série des ganglions est interrompue.

simplement accolés au cordon de communication ainsi qu’au ganglions, qu’ils se continuent arec les branches émanées d( paires rachidiennes; en sorte que lanatomie de texture de montre de la manière la plus évidente, la continuité du nei splanchnique avec les paires rachidiennes.

Ainsi constitué, le grand nerf splanchnique, qui est con plet au niveau de la onzième côte , se petrte en bas et e dedans , au devant de la colonne vertébrale ; s’aplatit e s’élargissant, traverse le diaphragme , dont les fibres s’écai tent et lui ouvrent passage, et se termine immédiatemeri au ganglion semi-lunaire. Il n’est pas rare de voir le gran nerf splanchnique présenter un ganglion olivaire, à une p< tite distance au-dessus de l’ouverture que lui offre le dis; phragme pour son passage (i).

2”. Petits nerfs splanchniques , ou nerfs rénaux. Je croj devoir réunir dans une même description le petit nerf splm chnique des auteurs, et les rénaux postérieurs de Walter, 1 distinction de ces nerfs me paraissant tout-à-fait arbitrais Ils sont au nombre de deux , et quelquefois au nombre d trois. Le plus élevé est celui qui porte le nom de pet splanchnique ; il naît du onzième ganglion thoracique, « quelquefois en même temps du dixième et du onzièmi Le moins élevé, qui est le nerf rénal des auteurs, plus volu mineux que le précédent, vient du douzième ganglion thc racique : souvent c’est du nerf rénal que part un, petit fih qui va au premier ganglion lombaire, et ce petit filet esl dans un grand nombre de cas, le seul moyen de communicij lion entre les ganglions thoraciques et les ganglions Ion baires. C’est alors qu’on dit que la série des ganglions ei

(i) Lobstein a noté (p. 2) un cas dans lequel leganglicn anorm:| du grand nerf splanchnique était semi-lunaire et émettait, par convexité, sept à huit filamens ténus qui accompagnaient l’aorte <1 se perdaient tous dans le diaphragme; il a noté un autre cas daij lequel partaient de ce ganglion trois filets, dont deux se rendaieij au plexus solaire et un au plexus mésentérique. I

GANGLIONS ET PLEXÜS 'VISCÉEAGX DE l’aBDOMEN.

ioi3

Lenr trajet.

‘“iinterrompue; ihais cette interruption n’existe jamais com- Cette inter- 1 J , ^ ruplîon n’est

‘^^pletement, qu’apparente.

Les petits nerfs splanchniques ou nerfs rénaux repré- ^sentent exactement les branches d’origine' non réunies ou solitaires du grand nerf splanchnique, auxquels elles font 5®j5uite. Comme ces branches d’origine, ils émanent des deux *tet quelquefois des trois derniers ganglions thoraciques. Ils portent en dedans et en bas , parallèlement au grand ii^ierf splancluiique , en dehors duquel ils sont placés, et

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