I)E LX PEAU
Papilles.
hi’ement disséminées à la surface de la peau. Ces éminences s nomment pnpilles: leur réunion constitue le corps papillire. Pour en avoir une bonne idée, il faut étudier la cape d’une portion de peau appartenant à la paume de la Procédés nin ou à la plante du pied ; cette coupe doit être perpen- pour les metdmlaire aux séries linéaires des papilles : on voit alors le (I me hérissé de petites saillies qui s’enfoncent dans l’épaisfrir de l’épiderme, lequel se distingue des papilles par sa tnisparence et par son aspect corné. Ces papilles apparssent mieux encore sur la peau dépouillée de son épiderme P’ la macération, et étudiée sous une couche mince de liqide.
Quelle est la structure des papilles (i).? C’est un tissu jjmgieux, érectile, dans lequel se distribuent, i" des filets jes papdles^^ B'veux, 2“desvaisseaux artériels et 3° des vaisseaux veineux.
Les papilles reçoivent beaucoup de nerfs. A cet égard, on Elles reçoi-
o “ 1 1 I CI ^ ' vent beaucoup
ruarque, 1 que le nombre des nlets nerveux cutanés est de nerfs, tujours en raison directe du nombre et du développement di papilles: vcilà pourquoi les nerfs cutanés de la face pt)l"
B ire de la main sont si multipliés.
■ 2® Plusieurs anatomistes disent avoir vu les nerfs s’épaùair en pinceau dans la papille elle-même (a).
» Les papilles reçoivent des vaisseaux artériels et veineux ;
4is les injections heureuses, faites au mercure, à la gélatine, seaux artériels
et veineux.
i) On ne saurait révoquer en doute l’analogie qui existe entre le papilles de la peau et les papilles linguales , et même les papes intestinales. Bien que nous ignorions ce qu’il y a d’intime l.is cette structure, il nous suffit de savoir que les papilles sont «« stituées par une sorte de tissu spongieux érectile où abqutisstlt des nerfs et des vaisseaux. On suit par la dissection les filets 9 veux jusqu au fond des alvéoles du derme.
ajAnalyse d’un premier mémoire sur la structure et les fonctions d la peau , j>ar MM. Breschet et Roussel de Mauzène. Ces auteurs dent avoir constaté pour les nerfs de la peau, la disjiosition en aie ou en arcade, indiquée par MM. Prévost et Dumas , pour la 3. ^ 26
Procréé pour obtenir le résciiii lyinpliatiqiie d« la peau.
Elle est plus snperlicielle que les vaisseaux sangaias.
40a KtivROLOGlI.
OU auvex'nis à l’alcool, ou à l’essence de térébenthine coloi avec le vermillon, les papillesen sont toutes pénétrées, et pi sentent, dans leur épaisseur et à leur surface, un lacis vase laire. On dirait un tissu érectile.
Reseaii lymphatique de la peau.
Si , avec un tube à injection lymphatique , on piq très obliquement la peau de manière à soulever l’épiderni on voit, dans les cas heureux, le mercure se précipiter da| les mailles d'un réseau vasculaire sous épidermique , et couv bientôt la peau d une couche argentée. Oes mailles §c bien évidemment des vaisseaux lymphatiques, car le merci ne tarde pas à passer dt? ce réseau dans les vaisseaux lympl^ tiques sous-cutanés, et de ces vaisseaux dans les ganglions guinaux, si !’mjection est pratiquée sur les membres pelviei î dans aucun cas il ne pénètre dans les vaisseaux sanguins.l Mascagni, qui dans ses belles planches, nous représer^^ si souvent les vaisseaux de la peau, a figuré dans plusiei^ celte couche lymphatique plus superficielle que la couci des vaLsseaux sanguins. 1
La prévention universelle contre les recherches mien' copiques avait à tort jeté quelque défaveur sur les résull si positifs obtenus par ce grand anatomiste; un hasard h<j reux permit à Haase (i) de suivre et de figurer les vaissea lymphatiques cutanés de la région inguinale^ depuis la pe! jusqu aux ganglionsde l aine. Ce futégalementpar hasard q M. Lanth injecta le reseau lymphatique de la même région. I' nizza, en i83o, dans ses belles injections du pénis de 1 hoaii et des animanx,aparfaitement mohtréla disposition du rése lymphatique du gland et du prépuce. Enfin, M. Fohman i
terminaison des nerfs musculaires. Nous verrons ailleurs ce-ll faut j)enser de ces anses terminales des nerfs dans les muscles, de la théorie de la contraction musculaire qu’on a déduite de 0( dispos. lion.
(i) De vasis cutis et intestinorum absorbentibus. Lipsiæ 17 ■ Sur celte figure, le réseau lymphatique est fort mal représenté, (a) Estai sur les vabseaux lymphatiques de divers ordres , i8 ■
>E LA PEAV.
T nt de faire des recherches spéciales sur ce sujet, é’est-à-dire SV le réseau lymphatique de la peau et des autres tissus, tux belles planches représentant, l’une, la peau de. la manlle, l’autre la peau du scrotum, du gland et du prépuce, dnnenl une idée parfaite de la disposition de ce réseau qui idi’.e une couche argentée sous l'épiderme ; de ce réseau B sseut des branches qui traversent le derme dans tous les sas, et c’est de la face interne du derme que partent les f sseaux lymphatiques. Nous avons parfaitement réussi à iiecter les vaisseaux lymphatiques de tout le membre abdminal, en piquant la plante du pied d’un enfant nouveau- R.
Ce réseau lymphatique est remarquable, i°par sa position fis superficielle que celle des vaisseaux sanguins, ainsi que IVait très-bien vu Mascagni, et par son indépendance comftte de toutautre genre de vaisseaux^ a^parlesdilatationsou aipoules qu'il présente ça et la ; 3° par l'absence de valvules: 4par l absence d’ouvertures à la surface de la peau : en sorte çe dans aucune circonstance, à moins de déchirure, on ne vit le mercure s’échapper par les pores épidermiques; 5“ il f’me ordinairement , entre lépiderme et le derme, deux Clichés bien distinctes: une couche superficielle extrêmermt déliée, une couche sous-jacente au derme a[>parteint à des vaisseaux plus profonds (i).
Recherches (le M. Fohiuac
Le l'ësesu lymphatique est remarquable ,
i«. Par sa poosition,
2°. Par des ampoules.
3» Par l’absence (le valvules.
4°. Par l’absence d’onvertures à la surface de la peau.
'i) D’après M. Fohman, la peau serait composée en allant de decns en dehors.
!i“ Du pannicule graisseux.
a** De la couche interne du derme caractérisée par des mai'les b reuses.
3° De la couche du réseau vasculaire qui se compose des vais- *iux lymphatiques, delà dernière disiribution des vaisseaux et des irfs réunis par un peu de matière animale.
4® D’une couche de ce réseau, uniqu?ment formée des deruières jmifications des vaisseaux lymphatiques.
5” Du miiscus de Malpighi.
9° De l’épiderm«.
NEVROLOOIK.
Le pîgraentum est la matièie colorante de la peau.
Pigmeiitum.
' Les colorations de la peau de l’homme peuventll) rapporter à la couleur blanche, à la couleur noire et au ro| de cuivre; elles sont dues à la présent e d’une matière c j
Ta.T\\.e , pignientum ^ qui existe chez l’Europe en comme <jj
épti
Le pigmentnnin’esi point contenu dans des vaisseaux.
Il consiitue une eoiudie onifoime à la surface du dermç.
le nègre^ mais a un degré moins marqué, et qui est dépt j sous l épiderme.
Cette matière colorante ou pigmentum.i^eutèwe démonlj sur la peau du nègre avec la plus grande facilité, à l’aitltf la macération. On voit alors qu elle n’est point contel dans des vaisseaux particuliers comme le supposait Bicj mais qu’elle est déposée sous l’épiderme, où elle consl une couche uniforme qui s’enlève avec l’épiderme, qui r quelquefois attachée auchorion, mais qui est étrangère à et à l’autre. L’épiderme , les papilles et le chorion
absolument la même couleur chez le nègre et chez le hlii
La couleur de la peau est eu raj)port avec celle des cheveux.
Identique en tous jtoints au pigmentum choroïdien, le ment cutané est formé de nlolécules. noires insolubles d| l’eau. Blumenhach avait conjecturé que cette mat; noire n’etait autre chose que du carbone : plusieurs j; périences chimiques avaient paru appuyer cette con ture; aujourd'hui on pense généralement qu’elle est fort | par la matière colorante du sang. Chez 1 Européen, j matière colorante nous échappe parce qu’elle ne tran i pas sur la couleur de l epiderme et du chorion.
La couleur de la peau si intéressante pour le naturalist pour le philosophe, et qui est un des caractères principaux races humaines, est en rapport assez constant avec la coul des cheveux: ainsi, les individus à cheveux blonds ontj néraîemenî la peau plus blanche que les individus à chevj noirs ; ainsi, voit-on coïncider avec lés cheveux rouges, ^ taches cutanées plus ou moins analogues à cetlp colorait Dans l'albinisme, il y a absence de matière colorante^ peau, comme aux cheveux, comme dans l’intérieur del<