‹ Anatomie descriptive / (volume 3)Chapitre 96 sur 238 · BE LA. PEAU · texte numérisé non relu

BE LA. PEAU

) reste, des nuances insensibles conduisent de la coloration „

ùicheà la coloration noire : ainsi, sous. l’épiderme de la insensibles

d’ , • -1 1*' t conduisrnt de

un certain nombre d européens , et particiuierement coloraiion

ei peau du scroliun; sur la face basanée de certains indivi- blanche à la

U qui avaient passé leur vie à l’ardeur du soleil, j’ai re-

O lli une matière colorante tout-à-fait semblable à celle des

ères. Il est une maladie qu’on a désignée sous le nom

'itère noir ou cuivreux, daTts laquelle la peau des blancs

■eent noire ou olivâtre : Une irritation chronique superfi-

ide déterminée par des yésicatoipes, par une dartre, par

1 oisinage d’une plaie, amène aussi parfois la coloration

ce.

'uelle est la source de cette matière colorante M. Gau- sources du l.r pense qu elle est fournie par les bulbes des poils, pigment. I.Ireschet admet un organe secréteur du pigmentum, or- » i glanduleux qui serait situéà la partie extérieure du derme a ; de profonds sillons,- cet organe serait surnionté d’un ti d nombre de tubes excréteurs qui verseraient sous l’épiéiiie les globules du pigmentum. Je n’ai point été assez eèeux pour pouvoir constater l’existence de cet organe et ess tubes excréteurs. On pense généralement que le pig- U tum est fourni par les vaisseaux des papilles; le mécanisme f l furmation doit être le même que le mécanisme delà for- Kton du pigmentum choroïdien, et il est tout aussi peu ) ni.

De l’épiderme.

'épiderme^ cuticule^ est la couche la plus e'xtérieure de la éa : c’est une lamelle demi -transparente , cornée, qui se e,pèce%*e vérifié sur la surface des papilles à la manière d’un vernis nîs étendu sur r s garantit contre I impression des corps exteneurs, ha l' ece interne est en effet creusée d’une multitude de fosel;s, dans chacune desquelles, est reçue une papille : en Te qu’on peut considérer l’épiderme comme le moule de a irface papillaire de la peau. Sur la peau du nègre, lama-

L’fpiderrae fonriilt aux papilles fies gaines ou étais

L’épitierme adhère à ces papilles par des lil'ameiis dont la nature ij’est p is exactement deter-

4ofi srÉVROLoeiE.

tière colorante remplit les fossettes , et se voit en p

grande quantité dans les intervalles des papilles qu’à li

niveau.

Pour bien voir la disposition de la surface interne de piderme, on peut soumettre la peau de la paume des ma et de la plante des pieds à des coupes variées. On voit al queles papilles s’enfoncent, pour ainsi dire, dans l’épideri qui fournit à chacune d’elles une sorte, d’étui. Cette dispt tion est à son ntaximum de développement dansla peau revet la face inférieure de la patte de l’ours. J ai mentioi cette disposition dans la deuxième livraison de Y A mit o, pnlhologique (nialadies'des vaisseaux lymphatiques). M. Bi chet l’a récemment observée sur la peau de la haleine:' piderme forme, pour chique papille, un véritable ta Tous les tubes, unis par une matière glutinense, peuv se séparer, au moins chez l’ours, avec la plus grande facil

Par sa face interne, l’épiderme adhère intimement à surface ex terme du derme ; mais cette adhérence est truite sur le vivant, par lapplicalion d un vésicatoire; le cadavre, par la macération. Si, sur un fragment de p macérée, ou écarte avec précaution l’épiderrne du cor^ la peau, on voit que l’ailhérence est établie par le ni(# d une foule de filamens très-déliés, transparens, susceptil d'acquérir plusieurs lignes de longueur avant de se déj rer. Si on examine sous l’eau la surface interne de 1] derme, on voit flotter ces filamens.

Quelle est la nature de ces filatnens.? Doit-on les con reravec Cruikshaiik comme des prolongeniens del’épide qui senfonceht dans les aréoles du derme; avec Bée comme des espèces de Iractus muqueux qui se forment l’alongement de la substance muqueuse intermédiaire derme ou à l’épiderme.'’

Ces filamens , au contraire, sont-ils canaliculés ? Sils i( canaliculés, doivent-ils être considérés comme des vai.saï

SE SA EEAV.

«lalans, ainsi que le croyaient KawBoerhaave et G. Hunterj

Kit-ils à la fois exhalans et absorbans , comme le veulent „ • I 1 • I • 1 • 1 - Hypothèses

fcaussier et Bichat; ou bien doit-on les considérer comme rplatires à ces

4ii vaisseaux particuliers, vaisseaux sudorifères de Bid-

k', sudntoûes d’Eicborn, qui leur attribue la faculté d’exba-

k et d’absorber tout à la fois? Voilà des questions qui «e

s«it pas encore résolues. L’exhalation et l’absorption si ac-

liîsqui s’opèrent par la peau, supposent nécessairement des

Ijtns spéciaux.

sténon,Malpighi et autres, avaient admis glandes sudo- ^

situées dans le tissu cellulaire adipeux, sortes de tubes dorîfères. Ouvrant à l’extérieur par un orifice muni d’une valvule (1).

|;te opinion vient d être reproduite, avec quelques modifi- ♦ions, par M. Breschet, qui ailmet des glandes sudorifères é forme de sacs, situées dans l’épaisseur du derme. De ce # part un canal spiroide {2) qui traverse le derme et l’épii •me, et qui, après avoir décrit plusieurs spires , s’ouvre à fciurlace extérieure de la peau.

[ndépendamment de ces filamens, la surface profonde de ^niderme présente au doigt des rugosités, et à l'œil armé i ne loupe des espèces de piquans, qui semblent être un l'ilongement de l’épiderme, et dont je n’ai pu déterminer ftliature. OuTcrtures

,w . 1 / 11- I -11 porcs épî-

• 4; sa face externe^ 1 epiderme présenté les plis et les sillons dermîqnes. Cliques et décrits à l’occasion de la surface libre de la peau.

Boffre des ouvertures visibles, même à lœil nu, à la

• ime de la main et à' la plante des pieds, et parfaitement ^sréciables à l’œil armé d’une forte loupe. On voit, sur C ique rangée de papilles, une série d’ouvertures régu bèreirnt disposées, et dont chacune représente l’aspect d’un

1) Voy, Haller, t 5. lib. 12, p. l^i.

1) Fontana avait parlé de vaisseaux serpentans qu’il a vus sous l’éderme à l’aide du microscope.

TiEVROLOGlE.

L’épiderme est ininjectable et non oigaiiisé.

Il est nn pro doit de secrétion.

Une matière cornée.

4oü

point lacrymal. Si on fait cet examen sur un sujet vivji et en sueur, on voit les gouttelettes de sueur suinter, former comme une petite perle qui disparaît bientôt |;: l’évaporation 5 ce n est qu’au bout de quelques second; qu’une seconde gouttelette apparait. On ne conçoit pas co ’ ment plusieurs anatomistes célébrés ont pu nier l’exister i des pores à la surface de la peau. i

L’épiderme est-il organisé comme le pensaient Délia Tor Fontana et Mascagni , qui le considèrent comme un rése lymphatique. Mais ainsi que l’a parfaitement prouvé F ni/za (i), l’injection du réseau lymphatique est toujoi' sous-jacente à 1 épiderme, et la macération permet toujours P séparer l’épiderme du réseau lymphatique. J’ai, à l’exemp de Panizza, essayé d’injecter l’epiderme de la plante di pieds et des autres parties du corps, sans avoir pu y décc vrir un seul vaisseau. Quanta l’opinion qui établit qu’il enl dans la composition de l’épiderme des vaisseaux sanguin artériels et veineux, elle est tellement en opposition aveo|| résultats de l’observation, qu’elle n’a pas besoin d’être réf tée. 1

L’épiderme n’est donc point organisé : I

C’est un produit de secrétion, une couche de mue concret, transparent, très-hygrométrique; une sorte de m tière cornée, plus ou moins épaisse, susceptible de se i parer après avoir été détruite, et dont les altérations so le résultat, non d’une vitalité propre, mais d’un état nio bide des parties vivantes de la peau , dont il paraît être produit. , I

Quant à la texture de l’épiderme, on a dit et répété qu^' était formé d’écailles imbriquées; mais l’examen le plus a^ tentif de la peau ne permet devoir rien autre chose qu’ui couche uniforme pénétrée par les papilles: en sorte qu’ci

(i) Osservazlon antropo-zootomico physiologiche, tSSojp.S?

UE LA PEAC.

pit la décomposer par la pensée, et même par le scalpel, chez

«. tains animaux, en tubes ou gaines accolées, dont chacune ^ epiderme

’ “ . , peut etre eon-

a )artient à une papille. Les formes diverses que présentent aidéi ’é comme *t Iragmens de lépiderrne détachés, soit spontanément, réunion

O ^ ^ ^ 'de gaines ac-

itt à la suite de maladies, tiennent à des circonstances for- cotées, eites, et attestent la continuité de cette membrane dans l’esp'e humaine. Je dirai dans^un instant la manière dont l’épi- ^ me se comporte, par rapport aux poils, aux ongles et as follicules sébacés.

Existe*t-il

Æ. Broschet admet, pour la secrétion de l’épiderme, de glandes . , , A * ■ ' 1 • f • épidermique.s ?

pites glandes rougeâtres , situées au centre des petites vesi- «es adipeuses sous-cutanées. Du sommet de ces petites ^Indes partirait un canal excréteur qui traverserait le derme #«ir s’ouvrir dans le fond des sillons qu’on remarque à sa mî externe. D’après cet observateur, les canaux épidermiques ifrésen levaient le plus souvent, une rangée de colonnes ré- |iièrement disposées. Et les glandes épidermiques seraient pdquefols situées à des hauteurs inégales, et communiq iraient entre elles par des canaux intermédiaires. Je n’ai K pu constater cette disposition ; il m’a été également mossible de décomposer l’épiderme en plusieurs couches, lut la plus profonde serait la moins compacte.

Corps muqueux, ou corps réticulaire de Malpighi.

lalpighi appelle reficu/ura , et depuis ce grand anato- Acception

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