i 5- ^ ^ r i -, Thyroïdiennes
ont lieu à la ligne oblique de la face externe de ce cartilage, aux deux tubercules qui terminent cette ligne , à toute la surface qui est en arrière de la ligne oblique , au bord supérieur, au bord postérieur , et aux petites cornes du même cartilage.
Nées de cette double insertion par deux digitations bien 1. . T ^, , , -,. ,. Direction
distmctes, les libres charnues se portent dans diverses direc- des fibres ébattions : les inférieures, courtes et horizontales, en dedans; les °acs. supérieures d'autant plus obliques de bas en haut, et d'autant plus longues , qu'elles sont plus supérieures, viennent se terminer par un bord épanoui, beaucoup plus étendu
que le bord externe, et dont l'extrémité supérieure s'élève
. Teronaaispn.
rarement au-dessus de la paptie moyenne du pharynx. La direction transversale et la brièveté des fibres inférieures de ce muscle leur ont fait donner le nom de muscle œsophagien, (Winslow, Santorini.)
Rapports. Revêtu par une membrane celluleuse dense, qui environne tout le pharynx, et qu'on peut comparer à la
likO SPLANCHNOLOGIE.
Rapports gaine propre des muscles, le conslricteur infe'rieiir affecte
en arrière les mêmes rapports que le pharynx. H est recou- Snperficiels, , , , , i ■• i- ^
vert en denors par le muscle sterno-thyroidien et par le
corps thyroïde.
Profonds ^^ recouvre le constricteur moyen, les muscles stylo-pha-
ryngien, pharyngo-staphylin , et, dans une assez grande étendue, il est en rapport avec la membrane muqueuse du pharynx.
Rapporis: C'est SOUS le bord Inférieur de ce muscle, au voisinage de Diibord in- son insertion cricoïdienne , que le nerf récurrent s'engage
férieur avec le ,, iii c// '• t-
nerf récurrent • pour pénétrer dans le larynx, bon bord supejxeur se distmgue Du bord su- dcs autres constricteurs : if^par une saillie assez prononpeneuravecle qqq . ^o p^j. jg jjgj.£ laryngé supérieur, qui pénètre sous ce supérieur. bord.
Winslow dit avoir vu quelques fibres de ce muscle provenir de la glande thyroïde; Morgagni, du premier anneau de la trachée.
Action, Constricteur pur et simple du pharynx par ses fibres inférieures, constricteur, abaisseur et extenseur de la paroi postérieure du pharynx par ses fibres supérieures, il peut élever le larynx en le portant en arrière.
Constricteur moyen.
Siiuation. Muscle membraneux , triangulaire , situé à la partie Figure. moyenne du pharynx , sur un plan antérieur au précédent ; il s'insère, dlune part^ à l'os hyoïde; d'une autre part ^ au raphé médian du pharynx (^hyo-pharyngien).
Ses insertions à l'os hyoïde ont lieu : i" à la grande corne rnsertions dans toute la longueur de sa face supérieure, au-dessous de hyoïdiennes. l'jiyQ.giosse , dont il est séparé par l'artère linguale. Les fibres qui naissent du sommet de la grande corne sont nombreuses, et s'implantent par des fibres aponévrotiques. 2° Ce muscle s'insère encore à la petite corne de l'os hyoïde et à la partie voisine du ligament stylo -hyoïdien.
INées de ces diverses insertions , qui constituent l'angle ex-
Âction.-
0RGA:SE3 iîh LA UlGîiSTIOK. l'HAF.'ïiSX. 44 1
terne troncfuë du muscle, les fibres cliarnues se portent en Directloa divergeant: les inférieures de haut en bas, les moyennes^
, -, / . , , 1 II • Leur diver-
transversalement 5 les supérieures de bas en haut; celles-ci, „ence. beaucoup plus obliques et plus nombreuses que les infe'- Lear termlrieures, se terminent par une extrémité pointue qui n'at- °^"onteint jamais Tapopiiyse basilaire.
Rapports. Sa surface externe , en grande partie superfi- Rapports, cielie, répond, par l'intermède de la gaine celluleuse du pharynx, aux muscles de la région préverîébrale. Elle est recouverte, dans le reste de son étendue, par le constricteur inférieur et par le muscle hyo-glosse.
Il recouvre la membrane muqueuse dtî pharynx, les muscles constricteur supérieur, stylo-pharyngien et pharyngostaphyiin.
Son bord supérieur se distingue du constricteur supé- Limites su-
1 1 ' ^ Ml- ■>•^ c •' 1 Tîérienres de ce
rieur, et par la légère saillie quil lorme en arrière de ce ^ , muscle , et par le muscle stylo-pharyngien , qui soulève ce bord pour pénétrer dans le pharynx.
Action. Constricteur du pharynx , il peut élever l'os Action. hyoïde en le portant en arrière.
Constricteur supérieur.
Plan muscuîeux, quadrilatère, occupant la partie supérieui-e du pharynx, s'insérant, cVune part ^ à l'apophyse pté- ^.^ rygoïde, à la ligne myloïdienne et à la base de la langue," insertions. cVune autre part^ au raphé médian du pharynx [ptérygopharynglen^ huccinato pharyngien^ mylo-pharjngien et glossc pharyngien j de Santorini.)
Ces insertions ont lieu : i" par des fibres aponévrotiques, au tiers inférieur du bord de l'aile interné ptérygoïdienne, Insertions
. ^ '' J^ . hx.es tres-mul-
et au crochet qui la termine,- 2° quelques fibres vien- tipliées. nent de la partie voisine de l'os du palais , et du tendon 3'éfléchi du péristaphylin externe; 3° d'autres fibres naissent de l'aponévrose buccinalo - pharyngienne, qui s'étend de
442 SPLAKCHMOLOGIE.
l'apophyse pterygoïde à l'extrémité poslérieure de l'arcade alvéolaire inférieure (1); 4° à l'extrémité postérieure de la ligne inTloïdienne ; 5° les fibres qu'on dit naître de la base de la langue ne sont autre chose que ces fibres du génioglosse que Winslow a désignées sous le nom de génio-phuryngien. Ce sont ces mêmes fibres, difficiles à démontrer, que Valsalva et Santorini ont considérées comme formant un muscle particulier sous le titre de glosso-pharyngien.
De ces diverses insertions, les fibres charnues se recour- Dj'reclion. in) . v -, i i
bcntd avant en arrière, se portent transversalement de dehors en dedans ; les supérieures forment une espèce d'arcade à concavité supérieure, et s'insèrent à l'aponévrose céphalo-pharyngienne.
Les fibres Ce sont ces faisceaux supérieurs c|ui constituent le muscle supeueuies céphalo-pharyngien de quelques auteurs. On dirait qu'il y muscle cépha- a Continuité d'un côté à l'autre sans raphé intermédiaire. Ce o-p aiyngi^n. j^^g^jg constitue un plan très-mince, dont les faisceaux sont plus pâles et moins distincts que ceux des autres constricteurs.
Ranports. /{«/woi't.y.- Recouverte en partie par le muscle précédent, la face externe de ce muscle affecte en arrière et latérale- II limite en ment Ics mêmes rapports que le pharynx. Ce muscle forme ans espace |g ^^^.^ interne de l'espace trianeulaire déjà décrit, dont
maxillo - pha- i. o J '
ryngien. la branche de la mâchoire inférieure, doublée par le ptéry-
goïde interne, forme le côté externe , espace maxillo-pharjngien^ que remplissent l'artère carotide interne, la veine jugulaire interne, les nerfs pneumo-gastrique, hypo-glosse et spinal.
Su. face interne est en rapport avec la muqueuse pharyngienne, avec le muscle péristapliylin interne, que le constricteur supérieur sépare de l'externe, et avec le muscle pharyngo -staphylin.
(i) Cette même aponévrose donnant insertion au muscle bucciïiateur, on conçoit que la contraclion de ce muscle ne doit pas être tout-à-fait étrangère à celle du pharynx.
OROANES DE LA UIGnSTION. PHARYNX. /)43
Action. Gonstricteun Action.
Remarques. Il suit de ce qui précède : i° que les constric- Remarques leurs du pharynx foi'ment trois plans musculeux superposes, p"^""^ *■* *"^
t J i i JL ' les luuscles
OU mieux, imbriqués. L'imbrication ou remljoîtement a lieu constricteurs, de telle manière, que le relief (peu considérable, il est vrai) des bords des constricteurs a lieu en dehors et non en dedans ; disposition qui a peut-être quelque rapport avec la direction dans laquelle se fait la progression du bol alimentaire (i); 2° que la partie la plus épaisse de la couche musculaire formée parles constricteurs répond à la portion buccalej car là se trouvent, superposés le constricteur inférieur et le constricteur moyen; que la partie la plus ténue répond à la portion nasale, et se trouve formée par le constricteur supérieur ; 3" que les insertions pharyngiennes du constricteur Oïit lieu sur une seule ligne, sur la ligne médiane, tandis que les insertions latérales de ces muscles , très-muîtipliées. sont de bas en haut: ï° le cartilage cricoïde; a° le cartilage thyroïde; 3° les grandes et les petites cornes de l'os hyoïde; 4° la base de la langue; 5" la ïigne myloïdienne; 6" l'aponévrose buccinato-pharyngienne; ^° l'apophyse ptérygoïde.
" B. Muscles extrinsèques.
Les muscles extrinsèques dti pharynx sont généralement au nombre de deux : le stylo-pharynaien et le stanhylo-pha- , - .
J l J t) L J r trinscques
ryngien. Ce dernier a déjà été décrit à l'occasion du voile du palais. Il n'est pas rare de voir plusieurs muscles surnuinéraires.
Stylo-pharyngien.
Ce muscle, arrondi supérieurement, large et mince inférieurement, s'insère, par de$fîbres aponévrotiques et char-
(i) Dans tous les aqueducs ou tuyaux de conduite, la pièce inférieure emboite la supérieure; une disposition contraire favoriserait l'engorgement de ces tuyaux.
Muscles ex-
SPLÂNCHNOLOGIE.
Insertion îuies, en dedans de la base de 1 apophyse styîoide, ou plutôt sh'lienne. . ,, . • tv i i
a l apophyse vaginale qui Ja soutient. De la ce muscle se
porte en dedans et en bas , s'aplatit dans le même sens, s'élargit pour pénétrer dans le pharynx, entre le constricteur moyen et le constricteur supérieur, et s'épanouit sous la Dlreciion muqueuse. Ses libres supérieures sont ascendantes ; ses desfibres clar- fibres moyennes, transversales; ses fibres inférieures, descen-
nues. -^ / ' \
dantes. Celles-ci vont se terminer au bord postérieur du cartilage thyroïde (i). Ces fibres musculeuses, unies à celles du staphylo-pharyngien 5 constituent la quatrième couche musculeuse du pharynx.
Rapports : Roppoi'ts. Hors du phciiynx^ le stylo-pharyngien répond 10 Hors da '^^ dehors au muscle stylo-glosse, à l'artère carotide externe pharyDx. et à la glande parotide ; en dedans , à l'artère carotide et à la veine jugulaire internes. Son rapport le plus intéressant est celui qu'il affecte avec le nerf glosso-pharyngien , qui longe son côté externe. Souvent ce muscle est traversé par des branches de ce nerf.
1". Dans Dans T épaisseur du pharynx , recouvert par le constricpbaryiii ^^^^ moycn, H rccouvre le constricteur supérieur, le sta-
phylo-pharyngien et la membrane muqueuse.
action. Elévateur du larynx et du pharynx. »
Muscles surnuméraires du pharynx.
Je noterai, parmi les muscles extrinsèques surnuméraires Muscles sur- du pharynx, i° un faisceau indiqué par Albinus, et que j'ai
nuiucraires : ",,. -. ., aii> i ''j
rencontre plusieurs rois : il naît de 1 apophyse petree du etio-p a- tgj^^pQj.jj| ^ g|- gg porte dans l'épaisseur du pharynx: c'est
]e pélro-pharjngien de quelques auteurs.
Occipito- 2". Un autre faisceau très-fort, né de l'apophyse basilaire pharyngien, au- devant du trou occipital, se portant en bas et en dedans, et s'entrecroisant sur la ligne médiane avec celui du côté o^posé: on peut l'appeler oc«^?Yo-/'Aarj/?^ie/z.
(i) Quelc es anatomisles disent avoir vu les fibres de ce muscle gagner la b . e de la langue, l'épiglolie, l'os hyoïde.
ORGANES DE LA DIGESTION. PHAUYNX. /,/j5
3". Un petit muscle que j'ai vu s'insérer, par des fibres apo- Ptérygo- . névrotiques très-prononcées, au sommet du crochet de l'aile f^t^^^jfql," interne ptérygoïdienne, se porter très-obliquement en dedans et en bas, pour s'épanouir dans l'épaisseur du pharynx : on peut W-ç^e\ev ptérygo-pharfriglen-extrinsèque.
4°. Enfin, Piiolan a décrit un sphéno-plutryngien naissant de Sphénol'épine du sphénoïde; Santorini et Winslow, un salplngo- pli'^'y'S'cnpharyngien^ naissant de la portion cartilagineuse de la u. ,. ljf„'i"fj ' trompe d'Eustachi et de la portion osseuse voisine, et venant se rendre dans le pharynx, en se confondant avec le staphylo-pharyngien. !
Tels sont" les muscles du pharynx. On voit que ces mus- /
, ^ ^ , E.eniai'qnes
cles sont tous constricteurs; tous sont en ,meme temps éle- généiviles sur vateurs, à cause de la direction de leurs fibres, qui sont ^'"'^""" '^''"^
/ 11 11- ' !• '11 muscles dn
plus élevées en dedans sur la ligne médiane, qu en dehors: pharynx, le stylo-pharyngien seul peut être considéré comme dilatateur. La dilatation est confiée surtout aux muscles de l'os hyoïde, à l'aide desquels le larynx est porté en haut et en avant : aussi peut-on, avec Haller, les considérer comme faisant partie des muscles extrinsèques.
Membrane muqueuse.
Le demi-canal musculeux formé par le pharynx est tapissé Membrane par une membrane muqueuse qui se continue, d'une part, mamense. avec la muqueuse buccale et nasale, et, d'une autre part, avec la muqueuse laryngienne et œsopliagienne.
Cette membrane, de couleur rosée, présente quelques Scs moili 11 cimodifications dans les divers points de sa longueur. Supé- tions dans lep
11» 1 1 •» • Il divers points
neurement, au niveau de i apophyse basiUare, elle est ji^^^j^ly^^^^^.jj,, épaisse et comme fongueuse, intimement unie au périoste, ;
dont elle ne peut être séparée; dans cette région, elle est Poriioti baextrèmement sujette aux poljpes fibreux. Elle présente, à*'''"''' quelques égards, les caractères de la membrane pituitaire, „ . au voisinage de l'orifice postérieur des fosses nasales et des sale, trompes d'Eustachi. Là elle entoure le pavillon de celte
4/(6 SPÏ.ANCHS-OLOGIE.
trompeàla manière d'iiii bourrelet, etenvoie un prolongement ment' qu'en- tr^'s-remarquablc clans l'intërietir de cette trompe, prolonvoie la imi- gement qui va en s'amincissantgraduellement, et se continue
queuse dans la . ,,"■.-
trompe d'Eus- avec ia membrane interne de la caisse du tympan. Cette con-
tachi. tinuité de la membrane pharyngienne avec la membrane de
la trompe explique les rapports indnies qui existent entre ces
deux membranes, et la surdité qu'entraîne lobstrucîion de la
trompe, suite fréquente des angines et des coryzas chroniques.
Dans sa portion buccale, elle ressemble exactem^ênt à la Portion bue- . ^ i ,- ■ r- • -, -i i i •
cale. muqueuse qui revêt la tace intérieure du voile du palais :
elle est pâle et plissée sur elle-même dans la portion qui revêt la face postérieure du larynx.
La muqueuse pharvnaienn© n'adhère aux plans muscu-
Sonpeuda- . . .
dhérence aux îaires subjacens qu'à l'aide d'un tissu cellulaire assez lâche, muscles subja- -j^g^-g g^aisseux , jamais infiltré de sérosité. Elle adhère
cens. \ ^ ' •*
bien moins encore à la face postérieure du larynx.
La muqueuse pharyngienne est soulevée par un grand G.andoles nombre de fflaiidules qui occupent principalement la partie
pharyngiennes ^ ^ ° ' . \, , .
supérieure du pharynx, au niveau de l'ouverture postérieure ^- . , des fosses nasales: nous les diviserons en asslomérées at en
Glandules ^ , ,
agglomérées et isolées. Deux glandiiles agglomérées occupent constammentisolées. Yq pourtour de la trompe d'Eustachi. Elles s'ouvrent sur la
muqueuse, tantôt par des orifices isolés, tantôt par des orifices communs. On rencontre quelquefois ces glandules disposées linéairement, quelquefois raême plusieurs séries de > glandules parallèles. Haiier croit que le muscle salpingo- pharyngien de Santorini et de Winsiow n'est autre chose qu'une série de glandules unies entre elles par du tissu fibreux. Les glandules isolées sont disséminées dans toute l'étendue du pharynx.
Du reste, la muqueuse pharyngienne est pourvue d'un épidémie mince , mais facile à démontrer par la macération et l'action des acides.
Vaisseaux et nerfs.
Artères. Le pharynx reçoit de chaque côté une artère
ORGANES DE I,A DÎGESTIOH. PHARYNX. t^f^'j
principale : la pharyngienne inférieure, branche de la caro- Altères. tide interne. La pharyngienne supérieure, branche de la maxillaire interne, quelques ramnscules provenant de i'artère palatine et de la thyroïdienne supérieure complètent le système artériel de l'organe.
Les veines forment autour du pharynx un plexus très- Veines, considérable, plexus ■veineux pkaiyngien , qui va s'aboucher dans les veines jugulaires internes et ies thyroïdiennes supérieures.
Les vaisseaux lympJuitiques peu connus vont s'ouvrir Valsseanx dans les ganglions qui longent la veine jugulaire in- b''"P^''^ti'ï^es. terne.
Les neifi sont très-multipliés et constituent un plexus ^^™fort remarquable , plexus nerveux pharyngien. , que je regarde comme un des plus grands plexus nerveux de l'économie.
/-, £ • «.11 o ! T ' '! Ils viennent
Ces neris viennent de deux sources: i de laxe cerebro- , ,
de deux sour-=
spinal: ce sont le nerf pharyngien ^ branche du pneumo-gas- ces. trique, qui paraîj se distribuer plus spécialement dans la couche musculeuse ; le wevî glosso-pliaryngien^ qui paraît plus particulièrement destiné à la muqueuse; enfin , quelques rameaux du laryngé supérieur et de l'accessoire de Wiliis. 2° Du système des ganglions. Ainsi, plusieurs grosses branches grisâtres et molles , détachées du côté interne du ganglion cervical supérieur, viennent se rendre au plîarynx. Cette grande quantité de nerfs, d'une part; les sources de ces nerfs, d'une autre part, expliquent , i° la grande sensibilité du pharynx : c'est à lui que se rapporte le sen- Conséqnentiment de la soif, qu'on a proposé d'aDpeler sens pharvn- ces qui résnl-
A, . 1 , , , -1 tent de la
gien ,• 2 le rôle que joue le pharynx oans la perception des quantité et de
saveurs : c'est le pharynx qui apprécie certaines saveurs, les ^a qualité des
\ . . . nerfs pharyn*
saveurs acres; 3° la sympathie qui lie le pharynx à la base de ^i^ns.
la langue, à l'estomac; 4° ^ss sentimens de constriction , de
strangulation , si communs dans le pharynx ; 5° les spasmes
448 SPI.ANCHNOLOGIF.
qui s'en emparent dans le tétanos, la rage; 6" la boule hystérique, etc. (i).
Dévolopie- Développement. Rien de particulier pour ce développement, ment, qui est encore en opposition avec la loi de formation par deux moitiés latérales , admise par quelques anatomistes.
Usages du pharynx. Le pharynx est un des organes principau>: de la déglutition. Il sert en outre de passage à l'air dans la respiration , et de tuyau vocal pour les modulations de la voix. L'importance du pharynx sous ce dernier raoport, l'influence qu'exercent ses divers degrés de raccourcissement et de constrictJon sur l'échelle diatonique , ne me paraissent pas avoir fixé suffisamment l'attention des physiologistes.