‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 113 sur 185 · ESTOMAC · texte numérisé non relu

ESTOMAC

Vestomac est un des principaux organes de la digestion. Définition. C'est cette portion du canal alimentaire , intermédiaire à l'œsophage et au duodénum , ample dilatation dans laquelle s'amassent les alimens et où ils sont convertis en chyme (>«(rîn'a , ventricidus').

Situation. Il est situé à la réunion du dixième supérieur et des neuf dixièmes inférieurs du canal alimentaire, entre les organes de la déglutition et. l'organe de la chylification. Il occupe la partie supérieure de la cavité abdominale, remplit presque entièrement Fhypocondre gauche,, s'avance dans l'épigastre jusqu'aux limites de Fhypocondre droit.

Situation,

ïl est maintenu dans sa situation par l'œsophage et le duo- ges moyens dénum, et par les replis du péritoine qui le fixent au dia- de fixité, pliragme, au foie et à là rate. Aussi l'estomac est-il moins sujet aux dëplacemens que le plus grand nombre des viscères abdominaux. On peut même dire , d'une manière générale , que la plupart des cliangemens de rapports de cet organe sont consécutifs aux déplacemens ou aux changemens de volume des organes avec lesquels il a des connexions ; je ne parle pas des cas de transposition complète des viscères , ou de ces cas de vices de conformation du diaphragme, dans lesquels on a vu l'estomac occuper la cavité thoracique.

Direction. L'estomac est obliquement dirigé de haut en Direction. bas, de gauche à droite, et un peu d'arrière en avant : on explique en partie] par cette direction le décubitus sur le côté droit, que nous prenons le plus habituellement pendant le repos, et pourquoi un sommeil pénible, une digestion laborieuse accompagnent le dccubitus sur le côté gauche

Les changemens de direction de l'estomac sont d'ailleurs Changemens dus aux mêmes causes que les changemens de situation de de direction. cet organe. Ainsi , les tractions exercées par l'intestin grêle ou par l'épipioon déplacé, l'augmentation de volume du foie, de la rate, et l'usage de corsets trop serrés (i), doivent nécessairement influer sui: la direction de ce viscère. Il est assez fréquent de trouver des estomacs qui présentent une direction verticale.

Nombre. L'estomac est unique chez l'homme comme d'ail- Nombre. leurs chez le pms grand nombre des animaux. Les exemples

(i) On ne saurait trop insister sur l'influence qu'exerce l'usage des corsets trop serrés sur la situation, et même sur la forme des viscères qui occupent la base du thorax. Aussi les changemens de situation et de direction de l'estomac sont-ils plus fréquens chez les femmes que chez les hommes. Sœmmering avait observé , sans en indiquer la cause, que l'estomac est plus arrondi chez l'homme, et plus oblong chea la femme.

''l^^ SPtANCHNOLOftIE.

(restoïiiacs doubles ou triples, dans l'espèce humaine, sont (les exemples d'estomac unique, rétréci circulairement en un ou deux points de son étendue (i): ce qui caractérise un double estomac, ce n'est point un rétrécissement congénial ou accidentel , mais bien une différence de structure. Au Estomacs reste , rien de plus fréquent que les estomacs bilocuîaires; mais cette disposition (en forme de gourde «le pèlerin), qui est quelquefois extrêmement prononcée sur des estomacs vides, disparaît, au moins en grande partie, lorsque cet organe est fortement; distendu par l'insufflation. Volaaic. Volume. L'estomac est la partie la plus volumineuse da

canal alimentaire, et cela dans toute la série animale, tellement que dans beaucoup d'espèces chez lesquelles la ligne de démarcation entre l'estomac et les autres parties du tube digestif n'est pas aussi tranchée que chez l'homme, on ne reconnaît l'estomac qu'à la présence d'un renflement .

Son volume^ considéré dans l'échelle animale, est considérable chez les herbivores, beaucoup moindre chez

les carnivores. L'estomac de l'homme tient le milieu entre L'estomac * i- • • • i • • ^ t

de l'homme ^'^^ cxtremes, disposition qui atteste sa destination a 1 une et a

tient le milieu l'autre espèce d'alimentation. Du reste, l'estomac de l'homme

sons le rapport , ,,. i i i . y / t • • ■> , >

du volume. présente d innombrables variétés , depuis cet état de rétrécissement extrême dans lequel il ne surpasse pas le volume de l'intestin duodénum qui lui fait suite, jusqu'à cet état de dilatation énorme dans lequel il remplit un tiers, une moitié, ou même la presque totalité de la capacité abdominale. Ces différences dans le volume de l'estomac tientrent moins à

(i) On pourrait dire à la rigueur que les rurainans n'ont qu'un seul estomac, la caillette; que les trois premiers, la panse, le bonnet et le feuillet , ne sont autre chose que des renflemens de l'œsophage, dans lesquels les alimens subissent une élaboration i^réparatoire. La même observation est applicable aux oiseaux, dont le jabot et le gésier ne sont nullement des organes de chymification , mais bien le premier un organe d'insalivation , el le second un organe de trituration.

OROANKS DE LA HlllKSTIOK . EblO-HAC. /^Sq

une différence originelle qu'à une structure tout à lii fois chcons-

émineniment dilatable et élastique qui permet à cet organe i"n*^cs qui in-

^ , ,,. . . -, , '' , ■ ' 1' !• fliicnt sur les

de se prêter a l introduction d une très-grande quantité d ali- différences de mens, et de revenir plus ou moins complètement sur lui- c^ipaoïte àe

A 1 1. / 1 . ^ l'estomac.

même dans 1 état de vacuité.

Ainsi l'estomac est bien plus considérable chez les individus qui ont la mauvaise habitude de ne faire qu'un seul repas très-copieux, en vingt-quatre heures, que chez ceux qui en font plusieurs , mais peu copieux ; il devient énorme dans , certains cas de rétrécissement du pylore. L'abstinence longtemps continuée détermine un rétrécissement tel, qu'on a prétendu qu'il en résultait un frottement douloureux des ptirois l'unecontre l'autre, d'où naissait le sentiment de la faim ; mais cette théorie, toute mécanique, doit être rejetée. Chez un grand nombre de cholériques, l'estomac était réduit à des dimensions extrêmement peu considérables. Chez une femme qui succomba un mois après l'ingestion volontaire d'une petite quantité d'acide sulfurique, l'estomac racorni n'avait pas plus de volume qu'une vésicule biliaire de moyenne capacité.

Figure. L'estomac a la forme d'un cône aplati, recourbé Figaro sur lui-même, d'avant en arrière et de bas en haut, dont la base serait arrondie, disposition qui l'a fait comparer à une cornemuse. Les diverses coupes faites perpendiculairement à son axe représentent des cercles successivement décroissans depuis l'insertion œsophagienne jusqu'au pylore. On lui considère une surface extérieure et une surface intérieure.

Sur/ace extérieure.

Sa forme permet de lui considérer une face antérieure, „ ,

^ ^ ^ ' Surface ex-

une face postérieure, un bord convexe ou grande cour- térienre. bure, un bord concave ou petite courbure, une grosse tubérosité, une extrémité œsophagienne et une extrémité pylorique.

Face antérieure {face supérieure de quelques anatomistes), regardant en avant et un peu en haut. L'insufflation rend

46o SPLAKCHNOLOaiE.

Rapports de ^^^^^ ^"^^^ Complètement supérieure sur le cadavre, l'abdo-

la face anté- «len étant ouverLj il ne doit pas en être de même sur le vi-

rieure. ^^^^ o^ j^a^^^^ g^^, j^ cadavre , avant l'incision des parois

abdominales. L'estomac distendu se porte alors dans le sens

qui lui offre le moins de résistance, c'est-à-dire eiî avant et

en bas, et son redressement ne saurait être complet.

Cette face est en rapport , i" avec le diaphragme qui la sépare du cœur; 2° avec le foie qui se prolonge plus ou moins sur eUe(i)j 3° avec les six dernières côtes, dont elle est séparée par le diaphragme; 4° avec les parois abdominales, au niveau de i'épigastre, auquel l'estomac a donné son nom. Il n'est pas rare de voir le grand épiploon renversé de bas en haut entre l'estomac et le foie. Dans l'état de distension , les rapports de l'estomac avec i'épigastre , ou mieux , avec les parois abdominales, sont bien plus étendus, soit dans le sens vertical, soit dans le sens transversal. L'estomac ne ^''"^ ^^^ rapports sont de la plus haute importance; ils répond pas à ^out coustans, à l'exception des rapports avec I'épigastre. Il qu'on dïïgne ^'^ '^^""^ *^" ^^^^^ "f"^ l'cstomac réponde précisément à l'ênsons le nom foncemcnt sousternal ou xyphoïdien, qu'on a appelé tour à itstomTc! '^^ ^'''''' ^'^^"^ de /'estomac, fossette du cœur.scroUcule du cœur, et qui n'appartient pas plus au cœur qu'à l'estomac. Presque toujours, en palpant ce creux d'estomac, c'est le foie que l'on explore; l'estomac est plus bas, et répond le plus souvent au-desàous de l'appendice.

Face postérieure {face inférieure àe quelques anatomistes ); elle regarde en bas et en arrière, et se voit dans l'arrière-cavité des épiploons, dont elle forme la paroi antérieure.

(1) Les mpporfs de la face antérieure de l'estomac avec le foie sont très-variables pour leur étendue. Quelquefois même elle répond à la vésicule biliaire. Ainsi j'ai vu un cas dans lequel la vésicule biliaire adhérente à Ui face antérieure de l'estomac, et par conséquent à gauche du pylore, s'ouvrait dans l'estomac par un orifice qui versait dans ce viscère et la bile et des calculs biliaires.

0RGAN3SS DE LA DIGESTIOW. F.STOMAC. 46l

Elle répond, i° au mésocolon transverse qui lui sert comme

. ... Rapports

de planclier, et qui la sépare des circonvolutions intestinales j de la face pos-

2° à la troisième portion du duodénum , que quelques ana- ^^^^^"^*^-

toniistes anciens avaient appelée l'oreiller de l'estomac, -ventri-

cull pulvinar '^ 3° au pancréas. Le duodénum, le pancréas,

l'aorte et les piliers du diaphragme la séparent de la colonne

vertébrale sur laquelle elle est obliquement couchée.

Ces rapports sont d'ailleurs modifiés par l'état de vacuité ou de plénitude de l'estomac.

Grande courhure {hord inférieur ^ bord «/ïteWewr de quelques anatomistes). Elle est convexe, dirigée presque directe- , , ^PP°^'* ment en bas dans l'état de vacuité, presque directement en courbure, avant dans l'état de plénitude, et donne attache aux deux feuillets antérieurs du grand épiploon . Elle est en rapport avec les parois abdominales et les cartilages des dernières côtes , et longée par l'arc du colon , au-dessus duquel elle s'avance lorsque l'estomac est considérablement distendu: d'où le nom de bord colique^ donné par Ghaussier à la grande courbure. Dans l'état de distension , ses rapports avec les parois abdominales deviennent également beaucoup plus considérables ; mais j'ai peine à croire qu'on puisse alors, chez les individus maigres sentir avec le doigt les batteraens des artères gastro-épiploïques, ainsi qu'on l'a avancé.

Petite courbure {bord supérieur^ bord postérieur de quelques anatomistes ) , concave , mesure l'intervalle qui sépare le de k petite cardia du pylore , donne attache au petit épiploon ou épi- ^^"^^ ^^^' ploon gastro-hépatique, regarde en haut dans l'état de vacuité, en haut et en arrière dans l'état de plénitude , et embrasse alors par sa courbure la colonne vertébrale, dont elle est séparée par l'aorte et les piliers du diaphragme j elle embrasse, également le petit lobe du foie ou lobule de Spigel 5 le trépied cœliaque et le plexus solaire.

Grosse tuhérosité de F estomac {J'ond^ grande cul-de-sac de l'estomac ). Elle comprend toute la portion qui est à gauche du cardia 5 c'est une sorte de demi-sphéroïde ap-

46a SPLAKCHWOLOGIK.

pliqué à la hùse tlii cône , représenté par lestomac : elle constitue la partie la plus élevée et la plus volumineuse

Grosse tu- , t-i n . • ^ ^ \

bérosité de ^6 cct Organe. Elle manque presque entièrement chez les l'estomac. carnivores; elle est très-volumineuse chez les herbivores : l'homme tient le milieu. Il existe, d'ailleurs, beaucoup de variétés entre les différens individus sous le rapport du volume de cette grosse tubérosité. J'ai vu des estomacs humains dont la grosse tubérosité ne dépassait pas en volume celle des carnassiers.

„ La "rosse extrémité répond îi la T^le.( extrémité splénique.

Ses rapports. t^ ^ \ r i ■>

Chaufl.), à laquelle elle est fixée par un repli du péritoine appelé épjploon gastro'SpUnique^ et par les vaisseaux courts. Dans l'état de distension de l'estomac, la rate est comme accolée à cette grosse extrémité , sur laquelle elle se moule (i). On déduit de ce rapport un grand nombre de conséquences pliysiologiques. La grosse extrémité remplit l'hypocondrc gauche et répond encore , dans la plus grande partie de son étendue, à la moitié gauche du diaphragme qui s'applique exactement sur elle, et qui la sépare en haut des poumons, et en avant des six'dernières côtes. Elle s'élève plus ou moins, suivant que re«tomac est dans un état de distension plus ou moins considérable. On conçoit d'après cela la gène de la respiration qui suit l'ingestion d'ime grande quantité d'alimens. Enfin, pour ne rien omettre, la grosse extrémité répond en arrière au pancréas , au rein et à la capsule surrénale gauches.

( i) La grosse tubcércsité est tellement liée à la rate, qu'elle suit néeessairement cetle dernière dans ses déplacemcns. Ainsi, j'ai vu dans un cas, la raie, trois ou quatre fois plus volumineuse que de coutume, occupant la région ombilicale : elle avait attiré dans cette même réj^ion la grosse tnbérosité de l'estomac: l'extrémité gauche de l'arc du colon et la partie supérieure du colon descendant avaient jiris la place de la grosse tubérosité. La malade se plaignait depuis long-tearps de mauvaises digestions, qu'on avait attribuées à une gaïliile cluoniqne.

ORGANES DE LA DIGESTION, ESTOMAC. jj63

Extrémité œsophagienne. L'œsophage s'ouvre cîans l'estomac, sous un angle variaDle, suivant que ce (iernier viscère cisor>ha"ienne. est dans un ëtat de vacuité ou dans un état de plénitude; ie lieu de cette ouverture , qui est désignéesouslenom impropre de cardia ( cœur), occupe l'extrémité gauche de la petite courhure, à droite de la grosse tubérosité , au niveau de l'ouverture œsophagienne du diaphragme. Cette ouverture estembrassée en avant par l'extrémité gauche du foie qui l'entoure quelquefois en demi-cercle, en arrière par le lobe de Spigel. Un cercle vasculaire et des nerfs circonscrivent cet orifice: vue seulement à l'extérieur, l'extrémité inférieure de l'œsophage se continue avec l'estomac sans autre ligne de démarcation que la différence de capacité et la différence de direction. Le péritoine se réfléchit directement du diaphragme sur lœsophage et sur l'estomac, en formant une espèce de repli qui est appelé gastro -diaphragmatique [ligamentum phrenico-gastricum^ Sœmmer.)

Extrémité pylorique: pylore^ portier^ de deux mots grecs , . ,

{ TrhXyt, porte; ou^a? , gardien ). Elle occupe l'extrémité droite pyioiique. del'estomac. Elle forme le sommet du cône que constitue cet organe, présente un rétrécissement ou étranglement circulaire qui établit parfaitement les limites entre l'estomac et le duodénum. C'est au voisinage de ce rétrécissement, à un pouce environ, que l'estomac se recourbant fortement sur lui-même, forme un coude très-prononcé, coude de ï^siomac^ et présente du côté de la grande courbure une ampoule, laquelle répond à une excavation intérieure , désigné par Willis sous ie nom dîantre du pylore^ par d'autres sous celui de petit eul-de-sac de Vestomac. Il n'est pas rare de voir une seconde ampoule à côté de la première, et une troisièuie, mais plus petite, du côté delà petite courbure, par le fait du coude que décrit l'estomac. L'extrémité pylorique de l'estomac regarde à droite, en arrière, en haut , et quelquefois même il regarde un peu à gauche , loisque l'estomac est fortement distendu.

Les rapports de l'extrémité pylorique avec les parois ab-

464 SPlÀîrCHWOLOGIE.

Ra norts '^'^""^"^^^^ ®*^"* três-variabîes j car c'est principalement sur de l'extrémité Cette extrémité que portent les cbangemens de situation de vec^Tel'^'' ^° ^' l^stomae, Elle répond, à droite de l'épigastre, sur les limites abdominales, de l'épigastre et de i'hypocondre droit; quelquefois à la vésicule du fiel, qui la colore : dans un certain nombre de cas , îl déborde à droite cette vésicule, dans l'étendue d'un pouce à un pouce et demi. Je 1 ai vue occuper le sillon horizontal du foie, dont les bords étaient écartés pour la recevoir. Rien de plus fréquent que devoir le pylore occuper la région ombilicale. Je l'ai rencontré à l'hypogastre chez une femme qui avait un squirrhe au pylore; je l'ai vu dans le flanc droit, dans la fosse iliaque droite : aussi est-il extrêmement difficile de déterminer le siège d'une lésion organique du pylore, d'après le point des parois abdominales auxquelles la lésion correspond. 20 Avec les Les rapports du pylore avec les viscères abdominaux sont viscères abdo- pj^^g coustans. En haut, il répond an foie et au petit épipîoon:

mmaux. ^ ■ f t. l j. j. '.

en bas, au grand épipîoon; en avant, aux parois abdominales; en arrière, au pancréas. Il n'est pas rare de le voir adhérent à la vésicule biliaire.

Surface interne de l'estomac.

Elle offre les mêmes régions que la surface externe; Surface in- jgg particularités qu'elle présente appartiennent à la membrane muqueuse qui va nous occuper à l'occasion de la structure. On y voit en outre les deux orifices de l'estomac. .„ Orifice œsophagien: orifice cardiaque, orifice gauche ou

iophagien. Supérieur {ostium introiius ). Il est remarquable , i** par des plis radiés ( ad stellœ similitudinem , Haller ) qui s'effacent par la distension; 2° par un bord inégalement frangé et par un changement de coloration qui établissent les limites entre la muqueuse œsophagienne et la muqueuse gastrique; 3" par sa largeur et sa dilatabihté; ^° par l'absence complète de valvule et de sphincter.

Orifice duodénal: orifice pylorique, orifice droit ou infédénal"^ ' ^^^^^^{j^^nitor ; sphincter ; ostium exJtûs). H est remarquable ,

OIIO.V.KES ns LA niGEÎVTIO.X, ï,ATx:(jriCj, /,fî;)

i** par un bourrelet intérieur ou 'vahmîe circulaire ^ valvule qui, sur un estomac distendu et desséché, représente une espèce de diaphragme ( iri speciem cUaphragmatis ^ qua- de l'orific» lia sunt in tuhis telescopicis, Morgag. ) ; 2° par l'étroitesse ^^o^^^aal. de l'ouverture qui admet difficilement le petit doigt chez un grand nombre de sujets; 3° par le peu de dilatabilité de cet orifice; 4*' par la présence d'un anneau musculaire, qu'on peut considérer comme un véritable sphincter. 11 ne sera point indifférent de remarquer que l'orifice duo* dénal de l'estomac présente, indépendamment de toute lésion v •»'

morbide, beaucoup de variétés sous le point de vue de ses di- dans le» dimensions; et il est probable que ces différences congéniales 'f'^'^*'°'^* '• ou acquises doivent exercer quelque influence sur les mala- Aiodénum. dios de cet orifice.

Un point d'anatoraie fort important est relatif à la position position respective des deux orifices. Sous ce rapport, nous devons no* respective des

n 1 -n !• i< 1 i> deux orificea

ter, 1 que ces deux orifices sont peu distans 1 un de l autre eu ^^ l'estomac, égard au volume de l'estomac, et que l'intervalle qui Tes sépare n'augmente pas en raison de ce volume; 2° que l'orifice œsophagien regarde directement en haut; l'orifice pylorique en arrière et un peu en haut; 3° que les deux orifices ne sont pas sur le même plan : l'orifice œsophagien appartient à un plan plus élevé que l'orifice pylorique , et lui est postérieur.

Structure de restomac.

Préparation. L'étude de la structure de l'estomac nécessite une distension préalable de cet organe. Deux estomacs , destinés, l'un à être disséqué de dehors en dedans, et l'autre de dedans en dehors , sont indispensables pour cet objet. On pourra renverser sur luimême , puis insufler l'un de ces estomacs.

Les parois de l'estomac résultent de la superposition de

quatre membranes ou tuniques de texture et de propriétés

différentes. Ces membranes sont, en procédant de dehors ]jranes ou ta-

en <ledans, i** une membrane séreuse, 2° une membrane niq»"* supei- „ posées fûrment

nniseuleuse, a une membrane fibreuse, 4° une membrane resioma«,

a. Ho

466 SPLANCHNOLOGIE.

muqueuse. Nous aurons en outre à examiner les vaisseaux , les nerfs et le tissu cellulaire qui entrent dans la composition de ces parois.

Membrane séreuse ou péritonéale.

Comme la plupart des viscères mobiles de l'abdomen, l'estomac reçoit du péritoine une tunique complète [membrane Membrane Commune des anciens^ membrane capsulaire^ Ghauss.) qui séreuse on pe- gg comporte de la manèire suivante : deux feuillets du péri-

ritoneale. . , , i i • i r •

toine adosses partent de la scissure transverse du loie , et gagnent la petite courbure de l'estomac. Là, ils s'écartent

sa isposi- Y\xi\ de l'autre , laissent entre eux et cette petite courbure un espace triangulaire, dont la base répond à la petite courbure : le feuillet antérieur revêt la face antérieure, le feuillet postérieur revêt la face postérieure de l'estomac j parvenus à la grande courbure,; ces deux feuillets se rapprocbent l'un de l'autre, laissant entre eux et cette grande courbure un espace triangulaire tout-à-fait semblable à celui de la petite courbure et se réunissent pour aller former les deux feuillets antérieurs du grand épiploon. La même disposition a lieu par rapport à la grosse tubérosité de Festomac : un cercle artériel occupe l'angle de réunion des deux feuillets du péritoine le long des grande et petite courbures.

H suit de là que le péritoine forme à l'estomac une enve-

. , ^OPP^ complète, excepté au niveau de la grande et de la petite

et petite cour- courbures , OU se voit un espace triangulaire dans lequel

bures sont dé- ^ c i .p.. ii t^-t

pourvues de ^ ^ï^ïonce en quelque sorLe i estomac lors de sa distension. Je péritoine. doute que, dans les grandes distensions de l'estomac, cet espace triangulaire puisse suffire; dans ce cas, il m'a paru que les deux feuillets antérieurs de l'épiploon étaient euxmêmes attirés sur cet organe. Il est d'ailleurs facile de voir que l'ampliation de l'estomac se fait surtout aux dépens de sa grande courbure,

Adhérence L'adhérence de la tunique péritonéale aux tuniques sub- (le la tunique - ^ t • • i r .. i r »

séreuse. jaccntes , peu prononcée au voismage de l une et de 1 autre

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