ORGANES DE LA DIGESTION. AHUS. RELEVEUR. SS
tum ; 4° «^u sommet du coccyx et à un raphé fibreux étendu de ce sommet au sphincter.
Les insertions antérieures ou sympîiysaires sont cachées par insertions le ligament pubio-prostatique. Elles sont peu nombreuses , «ymphysaires.
courtes, dirigées en dedans, en arrière et en bas, et consti- ^,,
' to ' ' Elles consti-
tuent un faisceau {^faisceau prostatique) décrit par Santorini tuent le faissous le litre àe levator prostatœ^el que Winslowappelle/?roj- ^^^^ pros atxtatique supérieur.
Les insertions à l'épine sciaîique se confondent avec celles ..
i >■ Insertions a
de l'ischio-coccygien, et se portent transversalement en de- l'épine sciati-
dans , au sommet du coccyx. ^^^'
Les insertions à la pariie supérieure du trou sous-pu-
. , ' , ,. . , Insertions à
bien et au détroit supérieur ont heu par 1 intermédiaire de l'aponévrose
l'aponévrose pelvienne, qui se dédouble pour recevoir ce pelvienne, muscle dans l'intervalle de ses deux lames. Ces fibres, d'autant plus longues qu'elles sont plus postérieures, se portent toutes en dedans, en décrivant une courbe à concavité supérieure, et se divisent en vêsicales^ anales elprécoccygiennes.
Ijest fibres vésicules se portent sur les côtés du bas-fond de ., la vessie. Je ne les ai jamais vues se rendre aux vésicules se- cales, minales.
Les Jidres anales, parvenues sur les côtés du rectum, au- pibresanales. dessus du sphincter, se portent d'avant en arrière , et viennent se réunir derrière le rectum. Elles constituent de cha- libres vaginales, que côté un demi-anneau qui prolonge en haut le sphincter
sans ligne de démarcation tranchée.
Les fibres précoccygiennes se dirigent d'avant en arrière ,
Fibres "orc*
forment un plan charnu, épais, qui remplit l'intervalle qui s'é- coccy<^i«nues. tend du coccyx au sphincter, et complètent la paroi inférieure ou plancher du bassin. Chez la femme , il existe en outre des fibres vaginales.
Rapports. Sa face supérieure ou interne est recouverte Rapports, par l'aponévrose pelvienne, qui la sépare du péritoine et des organes contenus dans le bassin. Sa face inférieure ou externe répond, par i intermédiaire d'une autre aponévrose,
S/jO SPLANCHN0L06IE.
au niuscie obturateur interne, dont il est séparé inférieurement par un vaste espace triangulaire, étroit en haut, large en bas, que remplit du tissu cellulaire adipeux. Sa partie postérieure est en rapport avec le muscle fessier. Action. action. Il sert de plancher musculeux au bassin; il re-
lève la prostate, le bas-fond de la vessie, l'anus, et fait équilibre dans le mécanisme de l'effort au diaphragme et aux muscles abdominaux. Il concourt puissamment à l'expulsion des urines, du sperme et des matières fécales.
La porlion la plus considérable de ce muscle occupant les côtés et la partie postérieure du rectum, c'est surtout relativement à l'expulsion des matières fécales, que ses usages doivent être examinés. Or, par ses fibres précoccygiennes, il soulève le rectum; par ses fibres anales, il porte en avant et en haut le rectum, et le comprime latéralement.
Usages du j^ros intestin.
Dans le gros intestin, i'' les substances alimentaires prennent l'odeur et tous les caractères des matières fécales; Il caiivcnit 2° elles se dépouillent des restes de substance nutritive et en itiitueres^ e- ^^ d^yle qu'elles pcuvcnt contenir ; 3" elles durcissent, et se (les sabstauces moulent dans les cellules du colon.
alimentaires. - i i • •
., L'absorption est assez active dans le gros mtestm , pour d'une iiLsorp- qu'on ait pu soutenir pendant long-temps, avec de simples tion asspz "'^^' lavemcns nourrissans, des individus qui étaient dans l'im-
tive. ' ^
possibilité de recevoir des alimens par les voies supérieures.
Le gros intestin fait encore l'office de réservoir; son long trajet , ses courbures , sa dilatation facile , lui permettent de contenir une grande quantité de matières ; et par Fait l'office j^^ nous sommcs affranchis de l'incommodité de rendre in-
de rcsci'voii'
cessamment les matières fécales.
Les usages de l'appendice vermiforme sont nuls chez
ORGANES DE LA DIGESTION. DÉVELOPPEMENT DU CANAL ÎÎJTEiïtNAL S/j I
l'homme. Elle est le vestige d'un intestin très-développé, et même multiple chez les herbivores.
Le rectum est le réservoir définitif et Vun des agens ^e Uiagt:?: du i ec l expulsion des matières fécales, qui, par leur présence dans *"*"■ cet intestin, déterminent une sensation qui nous avertit du besoin de les rendre. Le sphincter s'oppose, en générah à cette expulsion jusqu'à ce que la volonté ait prononcé. Cette expulsion se fait par l'action du rectum, aidée de celle du diaphragme et des muscles abdominaux.
Développement du canal intestinal.
Le développement du canal intestinal doit être envisagé Sous deux points de vue : i" sous celui des rapports qui existent entre ce canal et la dépendance de l'enveloppe fœtale connue sous le nom de vésicule ombilicale ; 2° sous celui du développement considéré en lui-même, indépendamment de ses connexions avec la vésicule.
1°. Sous le premier point de vue, l'anatoniie du fœtus lia- ^-'' ''^"''' '"^^ nmin est encore plongée dans la puis grande oJ3scurite : Jes nnmique-i-ii anatomistes sont partagés à cet égard; et, sans entrer ici «''^ec3a'''és;cn]e
1 1 P 1 1, -,. . . . , ,, . oiiiliiiicale ?
dans le tond dune discussion qui appartient a lanatonne transcendante, je dirai que les principaux argumens de ceux qui admettent la communication du canal intestinal avec la vésicule ombilicale, sont tirés de l'analogie, et en particulier de ce qui se passe chez les ovipares, dont la membrane vitelline est regardée comme l'analogue de la vésicuie ombilicale, et chez lesquels la communication existe delà manière la plus manifeste à toutes les époques de la vie fœtale.
Je dirai, en outre, que ces mêmes anatomistes ne s'entendent nullement sur le lieu de cette comnnmicaïion. Suivant Oken, ce serait le point de jonction de i intestin grêle
542 SPLANCHNOLOGIE.
Dissidence avcc le gros intestin (i); suivant Meckel, ce serait la partie in-
des partisans f^J.Jg^pg de l'intestin ffrêle, et les diverticules crue l'on observe
nication. sî fréquemment à cette partie inférieure, seraient le vestige
du canal de communication. Ce dernier anatomiste, après
avoir discuté tous les argumens pour et contre, conclut
ainsi (2) : « Je crois donc jusqu'à présent devoir admettre une
» continuité de substance entre la vésicule ombilicale et le ca-
» nal intestinal, sans avoir la prétention de décider si les cavi-
» tés de ces deux organes s'ouvrent l'une dans l'autre. » Mais,
évidemment cette communication des deux cavités est
toute la question.
Il est pro- Lgg argumens de ceux qui rejettent cette communication
communica- chez le fœtus humain et les mammifères , sont fondés sur
tioa n'existe l'inspection directe. Je dois dire avec Emmert, Cuvier et pas. *■ ...,., , . . TT
autres, que jamais je n ai ooserve cette communication. Je
suis loin cependant delà nier absolument; mais il est besoin de nouveaux faits pour la constater.
2°. Le développement du canal intestinal, considéré en lui-même, présente, à côté de questions encore indéterminées, des faits positifs sur lesquels il ne saurait y avoir aucune discussion.
Hypothèses Les questions indéterràinées sont relatives : 1° au mode sur la forma- j^ formation de l'intestin. Le tube digestif ne serait-il d'a-
tiou de J intes- . , .
tin. bord qu'une vésicule obîongue qui salongerait en même
temps par ses deux extrémités, l'une céphaiique, l'autre coccygienne, extrémités imperforées qui s'ouvriraient ensuite pour constituer la bouche et l'anus ? A-t-il , dans le principe, la forme d'une gouttière ouverte en devant, ainsi que l'a démontré Wolf chez les oiseaux; ou bien se forme-t-il par deux moitiés latérales, qui se réuniront ensuite, comme le pense M. Serres? Le csmal intestinal se forme-t-il d'une
(i) L'appendice Yermiforme et le cœcurn seraient , suivant Oken , les débris de cette comniumcalion.
(2) Manuel ctAnatomie, t. ïïï, p. 4i6,trad. par MM. Jourdan et Breschet.
ORGANES DE LA DIGESTION. DKVEI.OPPEMÏ NT liU GAWAT. INTESTINAL. 54?
seule pièce; OU bien a-î-il plusieurs centres de développement ? Se formet-il de plusieurs pièces qui viendraient, pour ainsi dire, à la rencontre les unes des autres? L'absence de diverses portions du canal intestinal chez les acéphales , les cloisons qu'on a rencontrées quelquefois dans divers points de sa longueur, viennent-elles à l'appui de cette manière de voir ? Je ne le pense pas.
Au reste , cette espèce d'anatomie microscopique qui cherche à saisir les premiers linéamens du développement des organes, est encore plongée dans d'épaisses ténèbres; et je dois dire que toutes les fois que j'ai pu discerner le canal intestinal ,il m'a paru former un cylindre complet.
Une autre question qui me paraît encore indéterminée, Situation de
est relative à la situation de l'intestin dans les premiers ^^"^^"'"'^ . P^"^" T , . . , . , , . . , .1 . f^^^^ la vie in-
temps de la vie inîra-u terme : le canal mtestmal est-il pri- tra-atcrine. mitivement placé, comme le veulent quelques auteurs, audevant de la colonne vertébrale, ou bien, comme le veulent quelques autres, dans la partie du cordon qui avoisine l'ombilic.
Les embryoîogisîes s'accordent à dire que, dans les premiers temps de sa formation, le canal intestinal n'est pas contenu dans la cavité abdominale, où il ne plonge que par
ses extrémités supérieure et inférieure : toute la partie inter- . ^^ »"*"r ' r tins sont - ils
médiaire, c'est-à-dire la presque totalité de ce canal, est con- contenus dans tenue dans l'épaisseur du cordon ombilical, qui présente ^P^**''^"^ " alors un renflement extrêmement considérable. Ce n'est que vers le milieu du troisième mois que le canal intestinal rentre entièrement dans la cavité de l'abdomen.
Cette disposition est invoquée pour expliquer les hernies ombilicales congéniales , qui ne seraient autre chose qu'un arrêt dans le développement. Je dois dire ici que cette si- Les hernies
^ ^. j . ^ ^. t . f , , ombilicales
tuation des intestins dans une cavité creusée en quelque coneéniales sorte dans l'épaisseur du cordon ombilical, ne me paraît pas sembleraient démontrée d'une manière positive ; qu'il est un grand nombre de cas où on ne rencontre nullement cette disposition ; que,
544 SPL.VNCHÎiOLOGIE,
dans d'autres cas , il n'y avait qu'une anse intestinafe dans l'épaisseur du cordon ; que les cas dans lesquels elle a été oLservée peuvent être considérés , sinon comme des cas morbides, au moins comme des cas dans lesquels le développement de la paroi antérieure de l'abdomen avait été retardé.
Dimensions Dimensions du canal intestinal. I.e canal intestinal est ucajja T.tes- ^|',^j^j.^j^j, ^^^ court , d'autant plus étroit, qu'on l'examine chez un embryon plus jeune. Sa longueur paraît d'abord mesurée par celle de la colonne vertébrale , disposition qui est l'état normal et permanent d'un grand nombre
Biièveté du d'espèces inférieures. Bientôt ce canal devient flexueux, can.T infesti- ^^ ^^^ flexuosités Quofmentent à mesure que son dévelop-
n.'il (le i em- ^ ^ l
Jjrvon. pement en longueur devient plus considérable. Déjà du
troisième au quatrième mois, le canal décrit des contours analogues à ceux qu'il décrira par la suite ; à six mois , la proportion entre les diverses parties du canal intestinal est établie.
Ciilibie, L'intestin grêle a un calibre d'autant plus grand, relative-
ment au gros intestin , qu'on l'examine sur un embryon moins avancé en âge. Par une sorte de compensation , les dimensions en longueur du gros intestin sont plus considérables qu'elles ne le seront proportionnellement par la suite. La distinction entra le gros intestin et Vintestin grêle tion entre le ^^^^iste pas dans le principe, il n'y a point de valvule iléo-coegros intestin et cale, poiut de ccecum et d'appendice veriniculaire; mais l'ap- „Vv;.K. T,. nanti on de ces trois elemens de démarcation se tait simultanément du deuxième au troisième mois (i). Le cœcun) et l'appendice vermiculaire ne sont pas distincts l'un de l'autre , et se présentent sous la forme d'une espèce d'entonnoir. L'appendice , d'abord petite , se développe peu à peu , et acquiert
(i) Eadem priniordlalis liouùnis ftrè fabrlca est quœ quddnipcJutn , dit à ce sujet Halier, lib. XXIV, p. 1 16 , qui semble avoir enirevu dans ce passage cî dans beaucoup d'autres la loi d'unité de
COiî)pObitiOil.