‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 123 sur 185 · DU FOIE · texte numérisé non relu

DU FOIE

Le foie est un organe glanduleux destiné à la sécrétion de la bile; il est en outre l'aboutissant du système veineux abdominal cliez l'adulte, et d'un double système veineux chez le fœtus.

Situation. Il cst situé à côté de la portion du canal intestinal dans

laquelle la bile doit être versée (le duodénum); il occupe riiypochondre droit, qu'il remplit entièrement, s'avance dans répigastre et jusque dans riiypochondre gauche. Il est protégé par les sept à huit dernières côtes droites qui le garantissent contre l'action des corps extérieurs, et séparé <les organes thoraciques par le diaphragme.

Moyens tie H cstsouteuu, i" par les replis du péritoine, qui Fatlixite. tachent au diaphragme , replis que l'on considère comme

des espèces de ligamens suspenseurs ; a° par l'estomac et les intestins, qui lui forment une sorte de coussinet élastique; 3° psîP^Ia veine-cave, qui lui adhère intimement.

ORGANES BE LA ï)IGESTIOiï^' ANNEXES. FOîE. 54o

Ces moyens de fixité lui permettent des mouvemens d'oscillation , et même de légers cliangemens de position sans dé placement proprement dit. Ainsi , il s'abaisse dans l'inspiration, et déborde un peu le rebord cartilagineux des côtes; il s'élève dans l'expiration ; il se porte en bas dans la station verticale, en arrière dans la position horizontale , et se dirige dans les divers décubitus, du coté où l'entraîne son centre Changeœens

•'1 11-iiri 1 légers de posi=

de gravite : les tumeurs abdommales le refoulent en haut, et tion. les épanchemens thoraciques en bas. On a attribué au foie, qui pèse sur l'estomac, dans le décubitus gauche, le sommeil pénible que détermine chez un grand nombre d'individus le décubitus sur ce côté. On a également fait jouer Expiicaiioii3

Al • -11 ' • 1 /> • 1 !• 1 physiologi-

un rôle au tiLaillement qu exercerait le foie sur le diaphragme, ques fondées

pour se rendre compte du sentiment de la faim et du soula- ^^'^ '^^■^ depla-

, . .... cemens.

gement que détermine dans ce cas une constriction circulaire

exercée sur l'abdomen. Mais tout cela est hypothétique; et, en

général, dans la solution de toutes ces questions, on^n'a point

tenu un compte suffisant delà plénitude exacte delabdomen, et

de l'action et réaction réciproques des parois et des viscères. Les déplace-

Du reste, les déplacemens proprement dits du foie sont ex- mens propie-

,,, , \ 7 /^ • 1 ^ • \ 1 ' ment dits i\,i

cessivement rares, et \ nepatocele (hernie du toiej est Je re- ^^j^ g^j^^ ^^^^ sultat d'un défaut de développement des parois abdomi- rares. nales.

Volume. Le foie est le plus volumineux et le pliisl pesant de tous les organes; bien plus, à lui seul, il l'emporte en poids es^jj^e""^^ l^ et en volume sur la totalité des glandes du corps humain réu- foie, nies. Il est faux que le foie soit plus volumineux chez l'homme que chez tous les autres animaux, ainsi que le disaientles anciens. Yaurait-il dans l'échelle animaleun rapport inverse entre le volume du foie et le développement des organes de la respiration, en sorte qu'il serait beaucoup plus considérable chezles reptiles et les poissons qui respirent peu, que chez les animaux qui respirent beaucoup, tels queles mammifères elles oiseaux '^ Cette opinion , soutenue par plusieurs naturalistes , n'est pas dénuée de fondement.

556 SPLAKCHNOLOOIE.

Le foie, dont le poids est de 3 à 4 livres, forme la

36* partie de celui du corps , d'après Bartholin , la aS^

suivant d'autres. Ses dimensions sont de lo à la pouces

^, dans son plus grand diamètre , qui est transversal , de 6 à

Dimensions i» ■ > , , i^ ,

dnfoie. 7 pouces d avant et arrière, de 4 à 5 pouces dans son

diamètre vertical , au niveau de sa grosse extrémité. Au reste , rien n'est plus variable que ces dimensions qui sont toujours en raison inverse l'une de l'autre. Il est un grand nombre de foies dont le diamètre transversal est le plus petit , et dont le diamètre vertical est le plus grand. Différence» Au reste, il est bien peu d'organes dont le volume et le e vo nme et pQJjg présentent plus de différences individuelles que le foie. Je me suis assuré que le rapport entre les foies de divers individus était de i à 3 , en l'absence de toute lésion morbide. On pense assez généralement qu'un foie volumineux imprime à toute l'économie des modifications telles qu'on a cru y trouver la source d'un tempéluflaence «t- • i- ,,,, • -i i • '

tribnée à nn manient particulier. Mais est-il bien constant que le terapera-

foie volami- rnent bilieux, le tempérament mélancolique, soient caracté-

nenx snr toat« . , , . i.i i i •

} eeoDonii*. Tises par un roie volumineux , que 1 hypochondne en parti* culier(i) soit le résultat d'une prédominance relative du foie ? La précision anatomique ne s'accommode guère de semblables idées, qui sont plutôt le résultat d'idées préconçues sur les usages du foie et sur l'influence de la bile « que le fruit d'une observation bien positive.

Le volume du foie varie beaucoup suivant l'état de la cir-

Inflaence , . , , , . i r •

exercée snr le culation de cet Organe : lorsque les vaisseaux du toie, et sur- Tolnme dnfoie iq^^i jgg divisions de la veine-porte, sont vides, le tissu de

par la pleni- r/- • » • i ' •

♦nde on la va- ' Organe est affaissé , sa surface est comme ridee. Lorsqu au eiiité de ses contraire les vaisseaux sont injectés, le foie est dans une sorte

TaiBseani. .

de turgescence. J'ai été plusieurs fois surpris de l'augmentation de volume qu'une injection, poussée avec force et d'une

(i) Hippocratc donne quelquefois au foie le nom d'hypochondre , d'où sans doute la dénomination à'hjpochondriaque.

ORGAIfES DE LA DIGESTlO?r. A>'NEXE5. FOIE. 3.ii

manière continue dans la veine-porte , peut donner au foie,

Le volume du foie , considéré sous le rapport des âges et

des maladies, mérite de fixer toute notre attention. J'indi- Diff«ence • i" n 1 » . V . » 1 ' ^ ^^ volume va-

querai linrluence des âges a {occasion du développement. i^il^^auxÀg^s

Nous verrons, i° que c'est pendant la vie intra-utérine que le volume du foie est le plus considérable; s'* que ce volume est proportionnellement d'autantmoins considérable qu'on l'examine à une époque moins éloignée de la conception : d'où il résulte que le volume le plus considérable du foie coïncide avec l'époque à laquelle la biie est sécrétée en moindre quan» tité ; d'où l'on pourrait conclure que le foie a quelque autre destination que celle de sécréter la bile.

Les maladies donnent au foie un tel accroissement, qu'on a vu cet organe présenter un poids de 3o à 4o livres ; mais il est rare que dans ce cas le volume énorme du foie ne soit pas dû au développement de tissus accidentels. On cite ce = pendant quelques cas d'hypertrophie simple du foie sans lésion organique, et dans lesquelles ce volume était prodigieux. En opposition avec l'hyperlrophie, nous devons mentionner l'atrophie (i), dans laquelle le foie, comme ratatiné , présente le tiers, le quart, la sixième partie de son volume naturel ^ le foie ne pesait qu'une demi-livre environ chez un individu qui nous a offert une persistance de la veine ornbih cale avec dilatation variqueuse des veines sous-cutanées abdominales.

La pesanteur spécifique du foie est à celle de l'eau dans Fcsntsuf le rapport de ta a lo.

Figure. Organe impair et non symétrique, le ioie pvc- fig^ig sente une forme irrégulière qui échappe à toute descriptioîî. î^ous le comparerons avec Glisson à un segment d ovoïde obliquement coupe suivant sa longueur, épais à son extrémité droite, et qui va progressivement en diminuanta nieâure

(i) Je ne saurais admettre cette proposition de Sœnniaering ; Quo sanior homo , eo minus ejus he^mr est.

SSa SPLANCHNOLOGIE.

qu'on approche de son extrémité gauche qui se termine en languette : la forme du foie est représentée par l'espèce de moule que forme la moitié droite du diaphragme , et que limiterait inférieurement un plan oblique dirigé de bas en haut et de droite à gauche.

Aucun or- Dq reste, aucun organe ne se moule phis exactement que

gane ne pré- , , . , . . i • i •

sente de plus '^ '^^^^^ ^"^ '^^ parties environnantes , et ne subit plus impugrandes varié- némcnt quc lui dcs changemcns de forme, par le fait, soit de

tés de forme. . , . . , . / . i

pressions extérieures, soit de pressions exercées par les autres

viscères : on pourrait même dire qu'il est comme ductile ou

Malléabilité malléable SOUS riiifluence d'une pression lentement exercée.

ductilité du G'cst principalement sur le foie que l'usage des corsets fortefoie sous lac- ^ , • a tt '» i ,. • i • tion d'une rre-^ ment scrrcs exerccsoii inrluence. Un étranglement circulaire

sion lentement et un épaississcmcnt fibreux au niveau de la base du thorax , attestent quelquefois cette compression : le diamètre transversal et le diamètre antéro - postérieur du foie sont diminués ; son diamètre vertical est augmenté : il déborde plus ou moins la base du thorax , descend jusque dans la fosse iliaque droite , et même atteint le détroit supérieur, sans lésion aucune de sa substance. Alors sa face supérieure dejj}^ient antérieure, et sa face inférieure postérieure.

Il est bien peu de cadavres de femmes qui ne présentent une déformation plus ou moins considérable du foie : c'est donc chez l'homme qu'il faut chercher le type de la conformation de cet organe (i).

Aucune conséquence pratique ne saurait donc reposer sur la forme du foie, et je serais tenté de dire avec Vésale

Le foie s ac- , . ,

commode aux que le foie n'a pas de forme déterminée, mais s'accommode

formes des par- ^ ^^jj^ ^^^ parties VoisînCS.

ties voisines. '■

■ Ce n'est que dans quelques cas exceptionnels qu'on a trouvé le foie de l'homme divisé en lobules par des scissures

(i) Sœmmering^ sans en indiquer la raison dit ( Corpor. hum. fabtic., tom. 6, pag. i63}. In sexu tnasculo niagis, minus infemineo, costis istis tectuni latet.

profondes, comme chez un grand nombre d'animaux. Les erreurs qui ont long-temps régné dans la science à ce sujet, même après Yésaîe , viennent d'un respect aveugle pour les anciens, qui, ayant disséqué peu de cadavres humains, DivJsioa du avaient coutume de confondre dans leur description la dis- ^oie en lobules, position observée chez l'homme avec celle observée chez les animaux.

On considère au foie une face supérieure ou convexe, une face inférieure ou plane, un bord antérieur, im bord postérieur , une base et un sommet.

Face supérieure [pars gihha)^ convexe, lisse , contiguë au diaphragme qui se moule exactement sur elle; sa convexité, peu régulière , est beaucoup plus considérable à droite qu'à Pace sapés gauche, où la surface est presque plane. Cette face est divisée i'^""^en deux parties inégales , par un repli péritonéaî falciforme , appelé ligament falciforme ou ligament suspenseur du foie^ ligament qui paraît avoir pour destination principale de protéger la veine ombilicale , et qui ne saurait être ti- Ligament

.,, , , 15 ' ' 1 1 ' • 1 ' 11- Il falciforme.

raille dans l état de plénitude ou se trouve habituellement la cavité abdominale. Il n'est pas rare de voir sur la face convexe du foie une ou plusieurs scissures dirigées d'arrière en avant. Je me suis assuré que ces scissures, pour l'explication desquelles Glisson et Fernel avaient émis des opinions singulières, sont dues, au moins dans quelques cas, à des replis saillansdu diaphragme qui s'impriment en quelque sorte sur cet organe. Ce ligament établit supérieurement la ligne de démarcation entre le lobe droit et le lohe gauche ^^^^ ^^ ^^^^^ du foie , distinction purement nominale, que je nç conserve- dtoitetdulobe

-> ,1, , , -, f , eauclie est pu-

rai que pour me conrormer a l usage généralement adopte , igment nomiet qui est une suite de l'habitude ancienne d'admettre plu- nale. sieurs lobes dans le foie. La partie du foie qui est à gauche du ligament suspenseur est toujours plus petite que celle qui est à droite.

La face convexe du foie est limitée en arrière par la réflexion du péritoine qui se porte du diapliragme sur le foie.

554 SPLANCHNOLOGIE.

Cette face est séparée par le diaphragme du cœur^ des côtes et de îa base du poumon droit. Ses rapports avec la base du poumon droit sont très-étendus : la base du poumon et la convexité du foie sont exactement configurées l'une par rap- Rapports; ^^^t à l'autre, ainsi qu'on peut s'en assurer en examinant Avec le pou Une coupe verticale faite d'avant en arrière , sur la partie îa- "''"■ térale droite du tronc. On voit alors que le foie est comme

; reçu dans l'excavation profonde de la base du poumon. Ce rapport explique pourquoi des abcès ou des kystes du foie se ' sont ouverts dans le poumon ; pourquoi des abcès du pou-

mon se sont dirigés vers le foie ; pourquoi le foie peut augmenter de volume du côté du thorax , et refouler le poumon jusqu'au niveau de la troisième ou même de la deuxième Gonséqaenet-s. côîe ; pourquoi les épanchemens de la plèvre peuvent refouler le foie dans l'abdomen ; pourquoi les péritonites circonscrites à la région du foie sont quelquefois prises pour des pleurésies de la base de la poitrine , etc. /

Les rapports du foie avec les sept et huit dernières côtes expliquent les empreintes que présente si souvent le foie dans iiveclesééies. la direction des côtes; ils expliquent encore pourquoi des coups violens donnés sur les dernières côtes ont pu contondre le foie; pourquoi des insîrumens piquans portés dans les espaces intercostaux du côté droit , ont pu intéresser ce viscere ; pourquoi des abcès du roie se sont ouverts entre les côtes.

Les rapports de îa face convexe du foie avec les parois

Avec lea pa- abdominales, si étendus chez î'enfant nouveau né, el surtout

•oïsabdoMîn». chez le fcetus, sont le plus souvent circonscrits chez l'adulte :

l'^à l'épigastre, dans une étendue variable; 2' au dessous du rebord des côtes droites. Dans certaines conformations (près. que toujours acquises) du foie, et dans les maladies qui augmentent le volume de cet organe, ces rapports deviennent beaucoup plus étendus , et il n'est pas rare de voir, en l'absence de toute lésion organique, le foie atteindre le voisinage àe la région ombilicale j et même la région iliaque droite.

ORGANES DE LA KîGESTIOK. AN^'EXES. FO,TE. 555

Dans l'attitude verticale , le foie tend à déborder les côtes ; aussi est-ce dans l'attitude verticale assise , la partie supérieure du corps étant inclinée en avant et appuyée , qu'il convient de faire l'exploration de cet organe (i).

Il n'est pas rare de voir des adhérences accidentelles éta- Adhérences blies entre le foie et le diaphragme, soit par des filamens cel- accidentelles. luleux, en forme de brides , soit par un tissu cellulaire plus ou moins serré.

Face inférieure ou plane (pars sima ). Beaucoup plus Face infé" compliquée que la précédente, c'est par elle que pénètrent "*^"'^^' et que sortent les vaisseaux hépatiques. On y rencontre des éminences et des sillons ou scissures plus ou moins profonds , qui ont motivé la division du foie en plusieurs lobes ; mais cette division, qui, chez les animaux , paraît destmée à permettre au foie de s'accommoder à la forme des viscère^i de l'abdomen, et qui peut-être a des rapports avec la conformation du cœur, n'existe en aucune façon dans l'homme (2). Cette face inférieure, qui regarde en bas et en arrière Siilon anté-

, „ . ,. .X , . n-postérieiîv,

et quelquerois directement en arrière , présente a considérer : 1° un sillon antéro-posiérieur ou sillon de la veine ombilicale^ nommé aussi sillon longitudinal^ sillon horizontal ^ qui mesure tout l'intervalle , existant entre le bord antérieur et le bord postérieur du foie , et qui est divisé perpendiculairement en deux moitiés , une antérieure , une postérieure , par le sillon transverse. La moitié antérieure loge la veine ombilicale chez le fœtus, ou le cordon fibreux qui la

(i) Chez une vieille femme donî le foie déformé, mais sain, débordait les côtes , j'ai pu diagnostiquer par la percussion médiate une anse intestinale placée entre le foie et les parois abdominales. Tout dernièretneut , j'ai trouve une anse considérable du coIoîî transverse entre le lobe droit et les parois abdominales, et une anse d'intestin grêle entre le lobe gauche et ces mêmes parois.

(2) Les anciens admettaient dans le foie quatre lobes qu'ils distinguaient par les noms singuliers de mens a ^ porta ^ glndius^ imguis.

556 SPLANCHNOLOGIE,

remplace chez l'adulte 5 la moitié postérieure loge le canal

Moitié an- . i r . i i m • i i

iérleuredusil- ^^^'^^^^'^-''^ "" tœtus , OU Je corclon tibreux qui le remplace lonantéro-pos- après la naissance. La moitié antérieure du sillon de la veine ^"'^"'' ombilicale est beaucoup plus profonde que la moitié posté-

rieure, et souvent convertie en canal complet par une espèce de pont formé par un prolongement de la substance du foie; quand ce pont est incomplet, il avoisine toujours le sillon transverse : souvent il est formé par une languette fibreuse. Quelque complet qu'il soit, il présente toujours une échancrure au voisinage du bord antérieur.

La moitié postérieure du sillon antéro-postérleur s'incline

Moitié pos- P^us ou moins obliquement à gauche du lobe de Spigel ,

ffrieure dusii- donne attache, comme le sillon transverse, à l'épiploon gas-

lon aritéro- , , . . • ^ i i i i

postérieur. tro-hepatiquc, et va communiquer en arrière du lobe de Spigel avec le sillon de la veine-cave inférieure.

C'est surtout eu égard au sillon antéro-postérieur que DIvislou du le foie a été divisé en lobe dtwt^ grand lobe ^ et en lobe !obes ^ gauche^ appelé aussi lobe moyen par ceux qui admettent,

comme troisième lobe, un petit lobe ^ le lobule ou lobe de Spigel. Nous avons vu cette même division en deux lobes , établie à la face supérieure par la présence du ligament suspenseur du foie. De ces lobes, le droit est beaucoup plus con- Inégalité de sidéiablc quc le gauche. Le premier occupe l'hypochondre

polume entre , . , i ., ,, , . ,„ i i

les deux lobes, droit; le deuxième occupe 1 epigastre et 1 hypochondre gauche. La propt rtion eiiti^e le lobe droit et le lobe gauche ne saurait être rigoureusement établie. Le lobe gauche est quelquefois réduit à une languette mince , tandis que d'autres fois son volume égale à peu près la moitié du lobe droit. Généralement, le rapport entre ces lobes est : : 6 : i. Au reste, cette proportion importe peu^ caria distinction entre le lobe droit et le lobe gauche étant purement fictive, ia substance qui appartient au lobe gauche peut, sans le moindre inconvénient , être refoulée dans le lobe droit, et réciproquement.

Sillon trans» û". Le silloïi trcinsverse 5 sillon de la veine-porte , est le

véritable hile du foie, car c'est par ce sillon que pénètrent et qu'émergent tous les vaisseaux hépatiques. C'est une trèslarge scissure transversale de quinze à dix-huit lignes de long , occupant à peu près la partie moyenne de la face inférieure du foie, un peu plus rapprochée du bord postérieur que de l'antérieur, de l'extrémité gauche que de l'extrémité droite. Cette scissure est limitée à gauche par le sillon antéro- Vaisseaux postérieur, avec lequel elle se confond j à droite de la vési- j^ siiion^"ramcule, elle ?e prolonge obliquement en avant par une scissure verse. étroite et profonde. Dans le sillon transverse, se voient: la veine-porte hépatique ou sinus de la veine-porte, l'artère hépatique, les racines du conduit hépatique, un grand nombre de vaisseaux lymphatiques et de nerfs , une assez grande quantité de tissu cellulaire. De cette scissure part l'épiploon gastro-hépatique. Le sillon transverse est situé entre deux éminences , que les anciens ont appelées éminences-portes. Aux sillons antéro-postérieur eE transverse, il est facile de Emînenees= rallier toutes les particularités que présente la face inférieure du foie.

Ainsi , à gauche du sillon antéro-postériew\ se voit la face Emareintes inférieure du lobe gauche , légèrement concave en arrière situées à gaupour s'appliquer sur le lobe de Spigel, dont elle est séparée 3^(^10- postépar l'épiploon gastro-hépatique; concave en avant, pour sac- riem-, commoder à la convexité de l'estomac, sur laquelle elle se prolonge plus ou moins. Ce rapport du foie et de l'esto^ mac est extrêmement important. Ainsi, l'estomac distendu refoule le foie en haut, et le renverse de telle manière que sa face inférieure regarde un peu en avant. Dans l'ulcère chronique de l'estomac, il n'est pas rare de voirie tissu du foie remplacer l'estomac détruit, et cela dans une grande étendue. Cette face inférieure du lobe rauche du foie affecte souvent des rapports avec la rate, qu'elle enveloppe quelquefois à la manière d'un casque.

A droite du sillon antéro-postérieur et aii=devant du sillon

558 «pï.AwcHNoiçfo-îE.

transverse ; se voit la face inférieure du lobe droit, qui oomprend :

Fossette de 1°. JjA Jossette de la vésicule, fossette plus ou moins avesicn», profonde, oblongue, dirigée d'avant en arrière, de bas en haut et de droite à gauche, comme la vésicule à laquelle elle est destinée. Cette fossette ne se prolonge pas toujours jusqu'au bord antérieur du foie.

Eminence. 2°. Entre la fossette delà vésicule et le sillon antéro-postéporte ante- j-ig^j. ç^i y^g surface quadrilatère, lobe carré . éminenceporte antérieure , lobule antérieur. Cette éminence se termine quelquefois en arrière par un mamelon bien détaché, qui justifie le nom d'éminence qui lui a été donné; d'autres fois, au contraire, cette portion du foie est aplatie.

3°. Derrière le sillon transverse se voit V éminence-porte - . ^lj'°\°."/'^'^^^^''^"^^? ou petit lobe du foie ^ lobule postérieur ^ lobule^ gel. nommé aussi lobe de Spigel^ du nom de l'anatomiste qui s'en

est attribué la découverte, bien qu'il eût été décrit et mêine Sasitnation. représenté avant lui par Vésale, Sylvius et Eustachi. Ce lobule, de volume et de forme variables, est situé entre le sillon transverse et le bord postérieur du foie, entre le sillon du canal veineux , qui est à gauche , et le sillon de la veinecave inférieure qui est à droite. Il est situé à droite de i'o-^ rifice œsophagien , au niveau de la petite courbure de l'estomac qui l'embrasse; sa forme est celle d'une languette aplatie , semi -lunaire, convexe par son bord libre inférieur, qui répond au bord supérieur du pancréas , et présente à sa partie moyenne une espèce de mamelon qu'entoure un cercle artériel formé par l'artère coronaire stomachique, l'artère splénique et l'artère hépatique. C'est ce mamelon qui est désigné par Haller sous ce titre : Major colliculus in magnœ papillœ similitudinem ^ Haller; éminence triangulaire dé Winslow. De son extrémité postérieure part une languette Prolonge- située au niveau du bord postérieur du foie, languette qui convertit en canal , quelquefois complet , le gouttière de la

yeine-cave inférieure. De son extrémité antérieure part un prolongement [prolongement droit du lobule\ ou crête sail= lanîe, qui se porte à droite du sillon transverse, se dirige obliquement en avant , et sépare la dépression rénale de la dépression colique.

Ce prolongement , décrit avec un soin minutieux par les anatornistes anciens, a été désigné par Haller sous le nom de collicidus caudatus. A sa jonction avec le lobule, ce prolongement est creusé en avant par une gouttière [gouttière de ta porte ventrale) assez profonde pour loger la veine- Gouttière de porte et l'artère hépatiques, tandis qu'en arrière le lobule y^gn^rale^"'^'^ est creusé plus profondément pour loger la veine-cave in- Gouttière de férieure [gnuitière de la veine-cave inférieure'). 5a veine cay©

. , . inférienre.

Quelquefois le bord droit de la gouttière de la veineporte ventrale présente un mamelon analogue à celui du lobe de Spigel: dans ce cas, on dirait qu'il y a deux lobes de Spigel. Au niveau de sa gouttière, la veine-porte ventrale n'est séparée de la veine-cave que par une languette trèsmince.

Le petit lobe présente d'assez grandes variétés quant à

son volume; mais ces variétés ne vont jamais jusqu'à permet- Vadété» de 11 .V , • 1 I • I . -1 volarae da pe^

tre de le sentir a travers les parojs abdommales , a moms de titlobe,

développement morbide de ce lobule. Ce ne sont pas des

médecins anatornistes qui ont prétendu reconnaître par le

tact V embarras ^ V empâtement du lobe de Spigel (i),

4°. Toujours à droite du sillon antéro-postérieur, la face

inférieure du foie présente en arrière une excavation plus

ou moins profonde et plus ou moins étendue , suivant les

; . 1-11 Enipreinle

sujets; empreinte rénale^ qui correspond au rein, sur lequel rénale.

(i) Meckel et autres considèrent comme constituant un sillon antéro-postérieur ou longitudinal droit, la fossette de la vésicule du fiel et le sillon de la veine-cave inférieure , sillon qui est creusé ea partie sur le lobe de Spigel, en partie sur la portion contiguë ay lobe droit, et qui se prolonge sur la faee inférieure du foie.

tiuO SPLANCHNOLOGIÊ. \

eliese moule exactement, et auquel le foie est uni d'une malùère lâche, et à la capsule surrénale, à laquelle il adhère moins lâchement. Quelquefois l'empreinte de la capsule est distincte de la facette rénale. On conçoit que l'empreinte rénale doive présenter des variétés suivant que le foie répond au tiers supérieur, à la moitié supérieure, ou à la totalité du rein droit. Cette empreinte est toujours dirigée en arrière.

5°. Au devant de l'empreinte rénale est une dépression colique légère, einpreùite colique ^ qui répond à l'angle de réunion

du colon ascendant avec l'arc du colon , à cet arc du colon lui-même, et quelquefois à la première portion du duodénum.

6°. En arrière, \ix gouttière de la veine-cai>e inférieure qui Gouttière de gj^j^iç^pg ^jj pg,j ^^^^ la face inférieure du foie , en dedans de

Ja veme-cave ^ ^ ^

înférieare, l'empreinte rénale et capsulaii^e. Lorsqu'on enlève cette veine, on voit qu'elle reçoit des rameaux veineux dans toute l'étendue de la gouttière.

>j°. Quant aux scissures accidentelles que la face inférieure du foie présente quelquefois, elles sont le vestige des divisions qui existent chez un grand nombre de mammifères.

Résnmé de Ainsi, en résumant les objets nombreux que présente la

la description , , . , «^ • i -ii '

de la face infé- ^ace mferieure du foie, nous trouvons le sillon antero-posrienre du foie, jt^îrigur coupé perpendiculairement par le sillon transversej à gauche du sillon antéro-posterieur , la face inférieure du lobe gauche qui présente l'empreinte du lobe de Spigel, l'empreinte gastrique, et quelquefois l'empreinte splénique; à droite et au-devant du sillon transverse , la fossette biliaire, l'émin en ce-porte antérieure; derrière le sillon transverse, l'éminence-porte^ postérieure ou lobule, son prolongement droit, la gouttière de la veine-porte ventrale; plus à droite, l'empreinte rénale et l'empreinte colique, la gouttière de la veine-cave inférieure.

ORGANES DE LA EIOESTION. AINNEXKS. FOIE. 56 1

Circonférence du foie.

1°. En aidant, cette circonfe'rence présente un bord trèsmince et comme tranchant , obliquement dirigé de bas en Circonférence, haut et de droite à gauche, répondant à droite au niveau de la base du thorax ; et débordant cette base au niveau de 1 echancrure sous-sternale. Ce bord présente : i ° une échancrure profonde pour la veine ombilicale^ elle est constante; Echancrares; 2" plus à droite, une autre échancrure, souvent plus large 1°. Delaveique la précédente, au niveau du fond de la vésicule du fiel. ^^ ^"^ ' '*^^ ^' Cette échancrure n'est souvent qu indiquée ; d'autres fois sicnlé. elle manque entièrement. Chez quelques sujets il n'existe qu'une très-grande échancrure commune à la vésicule du fiel et à la veine ombilicale , échancrure à bords sinueux ou coupés par d'autres petites échancrures. Il est presque toujours possible, lorsque les parois abdominales sont relâchées, d'insinuer les doigts entre les côtes et le foie.

2°. En arrière^ le foie présente un bord très-épais dans toute la portion quflepond au côté droit, et s'amincit à mesure qu'il approche de l'extrémité gauche. Ce bord, qui est court, arrondi, comme curviligne, pour s'accommoder à la convexité de la colonne vertébrale, adhère immédiatement au diaphragme, par un tissu cellulaire assez dense. C'est , en effet , au-dessus et au-dessous de ce bord que le péritoine se réfléchit du diaphragme sur le foie , pour constituer ce qu'on appelle le ligament coronaire du foie. L'espace celluleux compris entre Lîgamen ces deux lames du péritoiue , est peu régulier et plus ou ^°'^°"^''^^ moins considérable, suivant les sujets. Ce bord est divisé en deux parties , par une échancrure profonde qui forme les deux tiers, les trois quarts d'un canal, dans lequel est Echancrure reçue la veine-cave inférieure. L'échancrure est ^convertie de la veine en canal complet, tantôt par une espèce de pont fibreux, ^^^^ ^" tantôt par une languette fournie par l'extrémité postérieure du lobe de Spigel. Pour avoir une bonne idée de la disposition du foie au niveau de l'échancrure destinée à la v^ ine-

562 SPLANCHNOIOGIE.

CaTîté crcu- cavô, il faut diviser cette veine suivant sa longueur : on. voit see dans le alors au fond d'une échancrure profonde, une grande cavité

loie pour ser- . "^ ' n

vir de con- qui est le confluent de toutes les veines hépatiques. On voit,

j ie°t « tontes gjj outre, que le sillon antéro- postérieur se continue avec le

patiques, silion de la veine cave , derrière le lobule de Spigel. Vu par

derrière, ce lobule se présente sous la forme d'une languette

détachée du reste du foie par des sillons et des gouttières

qui la circonscrivent,

3°. j4 droite, le foie présente une grosse extrémité lisse, base

de la pyramide à laquelle on a comparé cet organe. Un re-

.^'^^™^.^* pli triangulaire du péi^itoine, qu'on appelle ligament trîangu-

droît. laire droit ^ est étendu de la partie moyenne de cette grosse

extrémité au diaphragme.

4°° A gauche ^ le foie se termine par une languette angulaire ou obtuse, plus ou moins prolongée , qui atteint assez souvent la rate , à laquelle je l'ai vue adhérer étroitement. Cette languette, qui tient au diaphragme à l'aide d'un repli triangulaire du péritoine, qu'on appelle ligq^efit trïangutriangulaire laire gûuche , cst légèrement échancrée en arrière pour re- ^^"*^ ^' cevoir l'extrémité inférieure de l'œsophage, qu'elle x)irconscrit à gauche. Ghez un sujet, j'ai vu cette languette complètement séparée du reste du foie, avec lequel elle ne se continuait que par un pédicule vasculaire de quatre lignes de longueur. Cette disposition était peut-être due au tiraillement exercé sur le corps du foie par la rate, à laquelle la languette était fortement unie.

Couleur.

Couleu7\h& couleur du foie est d'un rouge brun , plus ou

moins foncé suivant les sujets. Sa surface, de même que les di-

La conpedu ye^sescoupes auxquelles on le soumet, présente l'aspect d'un

1018 présente *• ••■ *■ ^

l'aspect d'an granit à dcux espèces de grains : l'un brun foncé , l'autre

f^^èc^-^ /"^ jaunâtre, d'où la distinction des deux substances du foie,

gi;r»?ns. Aucun tissu ne présente, d'ailleurs, plus de variétés que le

foie, sous le point de vue de sa coloration. Indépendamment I

des nuances si diverses qu'il peut offrir j et qui échappent

ORGâ.lS'ES DE LA DIGESTIOTif. ANNEXES. FOIE. 563

à toute description, le foie est quelquefois d'une couleur , ., , ,

i •' T. 1 •, arietes de

jaunâtre, jaune-serin, jaune chamois (d'où le nom de a r- coloration du rhose ^ donné à une maladie du foie); quelquefois d'un vert '^'*^' olive plus ou moins foncé; d'autres fois, d'une couleur ardoisée. Ces différences de couleur, qui n'ont peut-être pas ' été assez étudiées , sont liées à des altérations de texture plus ou moins profonde. La couleur jaune chamois suppose presque toujours la transformation graisseuse du foie.

Fragilité du foie.

La fragihté du foie est un des traits les plus importans de son histoire. Compacte e\. fragile, il ne saurait être comprimé avec quelque force sans déchirure, d'où le danger des contusions Fragilité du sur la régiouMu foie, d'où les préceptes donnés parles accou- '"'*^* rheurs, pour garantir de toute compression l'abdomen du fœtus pendant lei» manœuvres d'un accouchement laborieux.

La fragilité et le poids du foie expliquent pourquoi les commotions et les contusions par contre-coup de cet orgfane „

\ r & Con«ieqaence3.

sont îa suite d'une chute d'un lieu élevé. Dans l'état graisseux,

le foie reçoit et conserve limpression du doigt. Il a perdu en

gran*de partie sa fragilité. Les foies vert-olives et ardoisés ,

sont denses; leurs molécules sont beaucoup plus solidement

liées entre elles; ils se lacèrent difficilement."

* Texture.

Avant les beaux travaux de Glisson et de Malpighî , on

-,. . 1, ^ -i-, • 1 /• • T •!! Tpxtnre da

disait d après ilrasistrate, que le roie , comme cl ailleurs j-^l^ tous les organes à structure compliquée , était un parenchyme, mot vague qui veut dire épanchement d'un suc par- vague da ticuUer autour des vaisseaux. Malpighi démontra contradic- mot parenchytoirement à l'assertion de Warthon. que le foie est une glande conglomérée , |et étudia les grains glanduleux que plus tard Ruysh sembla convertir en vaisseaux par ses belles injections: les anatomistes se partagent encore entre ces deux grands observateurs, relativement à !a structure intime du foie, eotnme d'ailleurs pour celle de toutes les glandes; les

564 SPLANCHNOLOGIE.

uns admettant que la structure intime du foie est graniileîise, et les autres qu'elle est va,sculaire.

Le foie présente à considérer, i" des enveloppes; 2° un tissu propre.

Des enveloppes du foie.

Les enveloppes du foie sont au nombre de deux : 1° la tunique péritonéale; 2° la membrane propre fibreuse.

JjA tunique péritonéale forme au foie une enveloppe presque complète. Le bord postérieur de cet organe, le sillon trans- Tonique pé- verse,lagouttière de la veine-cave et la fossette de la vésicule du fiel, en sont seuls dépourvus.

C'est le péritoine , qui , en se réfléchissant du foie sur le diaphragme, constitue ces replis appelés ligament falciforme , ligament coronaire et ligaraens triangulaires, dont nous avons parlé. Par la tunique péritonéale, le foie, toujours hu^ mide, glisse sans frottement sur les parties voisines. Il est fréquent de voir des adhérences celluîeuses attacher le foie aux organes environnans, sans nuire positivement à ses fonctions. La membrane péritonéale adhère intimement à la membrane propre,

„ , Membrajie propre ou fibreuse. On voit très-bien cette niem-

Membiane , . . ■

propre ou fi- braue dans les régions du foie qui sont dépourvues de péri-

breusp. toine.Il devient ensuite facile de la démontrer dans tout le reste

de la surface de cet organe. Elle constitue l'enveloppe immédiate du foie : adhérente à la tunique péritonéale par sa face externe, elle adhère, par sa face interne, au tissu du foie à, l'aide Ae. prolongemens fibreux qui s'interposent aux granulations , et forment à chacune d'elles une enveloppe distincte. Parvenue dans la scissure transverse, cette membrane la tapisse, et envoie autour des divisions de la veine-porte, Capsnie Je (|g l'artère hépatique et des canaux biliaires correspondans, des prolongemens qui forment à ces groupes de vaisseaux , des espèces de gaines cylindriques , lesquelles se divisent et se subdivisent comme eux. Ce sont ces gaines qui constituent la capsule de Glissoji^qne nous devons par conséquent considérer comme une dépendance de la membrane propre

OaOANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. FOIE. 565

La surface interne de ces gaines n'est unie aux vaisseaux que

par un tissu cellulaire séreux très-lâche. Leur surface externe

adhère intimement au tissu du foie à l'aide de prolongemens

fabreux qui s entrecroisent sous toutes sortes de directions, ^jeug fibreux

forment aux eranulations profondes une enveloppe ana- ^^^ ^^ ^^ s°r-

, .11 ' II 1 face interne de

logue a celle que nous avons vue émaner de la membrane la capsule de propre. Il en résulte que le foie est traversé dans toutes les GUsson. directions par des prolongemens fibro-cellulaires très-déliés, vaste réseau dans lequel les granulationssont contenues. Cette membrane propre est d'ailleurs de nature fibreuse et nullement dénature musculeuse, ainsi que l'avait admis Glisson, La membrane propre est véritablement la charpente du foie. 1° Elle fournit à cet organe une enveloppe générale; membianepro- 2° elle envoie un prolongement autour delà veine-porte, de pre dans la

,,,,,. , 1 •!• • n,. M r • - texture da foie

1 artère hépatique et des canaux biliaires ; ô" elle lournit , a chaque granulation du tissu propre du foie , une enveloppe Cellnles flfibreuse ou cellule. Ces cellules fibreuses deviennent très- brenses des manifestes dans certains cas de maladies du foie. 11 n'est pas S^^°° rare , en effet , de voir ce tissu fibreux acquérir une grande épaisseur , à tel point' queles grains glanduleux sont comprimés, atrophiés; c'est dans des cas semblables qu'on voit des portions plus ou moins considérables de foie transformées en tissu fibreux réticulé. La disposition du tissu fibreux du "foie est aussi très-manifeste dans le cas de ramolhssementdes grains glanduleux ; alors , les granulations peuvent être facilement retirées de leurs cellules, enlevées par l'action de racler, et la surface de la coupe , réduite aux cellules fibreuses, se présente sous l'aspect des alvéoles d'un rayon de miel.

Du tissu propre du J'oie.

La première chose qui frappe dans l'étude du foie, considéré sous le rapport de sa texture, c'est l'aspect lisse de sa surface extérieure, qui ne présente en aucune manière la disposition lobuleuse de la plupart des autres organes glanduleux. Si ^^ .^ "|!!°^1 ' '" on examine avec attention cotte surface, soit avant, soit après

566 SPLANCHNOLOGIF.

l'ablation des enveloppes, la disposition granuleuse apparaît delà manière la plus manifeste. Cette même disposition se voit dans les coupes qu'on fait à cet organe, et dans lesiacérations auxquelles on le soumet. Il est vrai que la disposition granuleuse, quand on déchire le foie, a été considérée comme le résultat même de la lacération.

L'aspect granitique, à deux grains, a fait admettre deux

substances , ou plutôt deux ordres de granulations dans

es ^"^]efoie: des Branulations rouse - brun , et des granulations

substances du ~ o J o

foie, jaunes. C'est à Ferrein (i) qu'est due cette distinction qui

est aujourd'hui généralement adoptée , et qui a même servi de texte à plusieurs explications plus ou moins ingé- > nieuses. Cet anatomiste a donné le nom de moelle à la substance brune, et celui ^écorce., à la substance jaune; dénominations évidemment déduites d'une analogie grossière avec la substance médullaire et la substance corticale de l'encéphale. D'autres, et cela importe fort peu , ont donné à ces mots une acception opposée. Ces deux substances, dit Meckel, ne sont pas placées comme dans l'encéphale, l'une à l'extérieur, l'autre, à l'intérieur; mais elles alternent dans toute l'épaisseur du foie, la substance jaune formant la masse du foie , la substance brune remplissant les intervalles.

Cette distinction des deux substances me paraît mal fondée.

L'erreur vient , de ce qu'on a pris pour unique base une

La distiao- j^^^j^lg coloration qui. du reste, est loin d'être sensible

tion des deux ■*

substances est chez tous Ics sujcts. Lcs dcux çoulcurs jauue et brune, mal fondée, q^and elles existent, n'appartiennent pas à deux granulations distinctes , mais bien à la même granulation , qui est jaune au centre , où se trouve la bile , et rouge-brun à la circonférence, où se trouve le sang.

Le foie humain, excepté dans le cas de développement considérable des granulations, se prête difficilement à leur étude, vu leur petitesse. Le foie de porc, dont les grains sont natu-

(i)Hist. acad. desSc. , 1735

ïeîlement très-considërables, m'a paru aussi favorable que possible pour ce genre de recherches. Fai coutume de diviser le foie dans divers sens, et sur celles des coupes qui présentent des vaisseaux veineux, divisés suivant leur axe, d'enlever ces veines, et d'étudier les granulations dans les espèces de demi-cai^ux où elles étaient contenues. Alors on isole avec la plus grande facilité les granulations , qui se présentent sous la forme de petits corps ovoïdes, ellipsoïdes, ou plutôt polyédriques, à cinq ou six facettes , configurées de manière à se mouler sur les facettes des grains environnans sans laisser le moindre vide.

On voit alors de la manière laplus manifeste, i° qu'iln'existo }^ nextste

^ ' ■^ qu un seul oi-

'qu'un seul ordre de granulations; 2.° que ces granulations dre de gianune sont pas disposées en lobules , comme le disait Malpighi , *^'^'°"^' mais bien juxta-posées; 3° que chacune d'elles a sa cellule propre , formée par les prolongemens de la membrane fibreuse. Du moment qu'on peut les isoler, les détacher de l'espèce d'alvéole dans laquelle elles sont logées sans y adhérer, excepté dans lepoint par lequel elles reçoivent et émettent leurs vais seaiix, il suit que les granulations du foie sont indépendantes , , ,

^ 1- r, 1 îiidependa-û-

les unes des autres , que l'altération d'une granulation , d'un ce réciproque

certain nombre de granulations, peut être portée au plus haut . g'^^î"^^"

degré , sans que les granulations voisines ou intermédiaires

aux granulations affectées, y participent en aucune manière,

à moins que l'altération ne s'y propage par continuité de

tissu.

Du reste, le volume dç^ grains glanduleux présente beau- Volume des coup de variétés , suivant les divers individus , et ce volume ^''^'^^ est tout-à-fait indépendant du volume du foie lui-même. Les médecins qui s'occupent d'anatomie pathologique ont sou-

, , , 1 . 1,7 . Hepai' aci-

vent note ce développement, sous le titre a hepar acinosum. nosum. 11 est une maladie caractérisée par la coïncidence de l'atrophie du foie, qui est réduit à la moitié, au tiers de son volume, et du développement considérable des grains glanduleux. Eh bien ! dans ce cas appelé cirrhose , il y a

S68 SPLAÎÎCHNOLOGIÈ.

atrophie de la majeure partie des grains glanduleux (i). Le problème de la texture du foie se réduit donc à déter-' miner, i° la disposition des granulations les unes par rapport aux autres ; 2° la disposition des*vaisseaux du foie; 3° la texture de la granulation.

Première question. La disposition des granulations , les unes Disposition par rapport aux autres , et par rapport aux vaisseaux, est rétions fer'mies ^^^^® P^^' ^^ ^^^^ Suivant : Il existe une maladie du foie j son par rapport ramollissement (2), dans laquelle cet organe est comme réduit en bouillie. Aussitôt que les membranes d'enveloppe sont déchirées , le tissu du foie s'écoule, pour ainsi dire , comme une - pulpe d'un brun fauve, nullement fétide, ce qui exclut l'idée

Le tissu ia ^ ^ ' . 'M

foie se corn- de la gangrène. Si on plonge cette espèce de pulpe dans l'eau, pose de pe- ^^ verra des myriades de petites granulations iaunâtresbien

tites granula- •' r » j

tions appen- distinctes , Semblables à de petits grains de raisins desséchés, 1 nés aux ran- ^^ ■ ^^^^ appcnducs aux ramifications vasculaircs de divers

eues Tascuiai- x i r

yes^ ordres par des pédicules vasculaires.

Ce fait d'anatomie de texture, que j'ai eu occasion d'obsera ver plusieurs fois, est parfaitement confirmé : 1° par l'observation d'Harvée, qui, dans son ouvrage sur la génération des animaux, dit que le tissu du foie se forme le long des vaisseaux ombilicaux comme le raisin sur le sarment, le bourgeon sur le bout des petites branches, l'épi naissant de son tuyau ^ 2" par ce fait d'anatomie comparée dont M. Blainville m'a rendu témoin: que, dans certaines espèces animales, le foie est formé par des séries de grains glanduleux appendus le lonfj des vaisseaux,

Deuxième question. Faisseaux du foie. L'étude des vais-

/ (i) La théorie ingénieuse qu'on a donnée de la cyrrhose du foie

est donc dénuée de fondement. Dans la cyrrhose, ainsi que je l'ai démontré ailleurs , il n'y a pas atrophie de la substance rouge , ni hypertrophie de la substance jaune; mais bien atrophie du plus grand nombre de grains glanduleux, et hypertrophie avec coloration jaune des grains glanduleux restans.

(2) Dictionnaire de médecine et de chirurgie-pratique , Maladies du Joie.

seaux du foie constitue un des points les plus imporîans de t r ■

l'histoire de cet organe. Indépendamment d'artères et de l'aboutissant

veines correspondantes aux artères et aux veines des autres ^ ^^^ systei mes veinenx

parties du corps ^ le foie est l'aboutissant d'un système vei- spéciaux. neux particulier, le système de la veine-porte , qui se distribue, dans son épaisseur, à la manière des vaisseaux artériels. 11 présente, en outre, chez l'adulte les débris d'un système veineux particulier au fœtus , système de la veine ombilicale ; enfin il contient des canaux destinés à la circulation de la bile, ou canaux biliaires.

■Y ■ -, . -T c • '77 Svstème de

Le système vemeux particulier au roie , ou système de la \.^ ^.ëine porte. veine-porte , sera ailleurs l'objet d'une description spéciale. Je me contenterai de dire ici que ce système prend ses racines "dans tous les viscères abdominaux qui concourent à la digestion, que la veine-porte ventrale, qui résulte de leur réunion , gagne la scissure transverse du foie ; que là elle se divise en deux brandies, l'une droite, l'autre gaucbe , lesquelles constituent la veine-porte hépatique; que ces branches se subdivisent et se portent en rayonnant dans tous les points du foie, les unes en avant, les autres en arrière, mais en suivant toujours la direction transversale. C'est autour de cette veine que nous avons vu se déployer la capsule de Gîisson ; en sorte que dans les coupes du foie', les branches de la veine-porte se reconnaissent toujours à ce double caractère, savoir, 1° leur direction transversale, et i° la présence de la capsule.

Débris de la veine ombilicale. On concevra facilement la j^ ^,e;ne ombidisposition de ces débris, si on considère que chez le fœtus la 'ica'e. veine ombilicale, qui vient du placenta, gagne le sillon antéro-postérieur du foie, et parvenue à l'intersection de ce sillon avec le sillon transverse, se divise en deux branches; l'une qui, sous le nom de canal veineux , se rend directement dans la veine-cave , au moment où elle traverse le bord postérieur du foie; l'autre qui se continue avec la veine-porie hépatique , que nous avons vue occuper le sillon transverse. La portion commune aux deux veines persiste; mais alors elle

^^ SPLANCHNOLQGIE.

appartient exclusivement à la veine-porte. Le canai veineux n'est plus qu'un cordon fibreux, ainsi que le tronc de la veine ombilicale lui-même. Il n'est pas fort rare de voir persister chez 1 adulte le tronc de la veine ombilicale, par suite de quelque communication anormale entre cette veine et 1-s veines des parois abdominales (i). Il est sans exemple que le canal veineux ait persisté.

,, . ,. ^'■^^^^•'•^■■^^^^^e hépatique est une branche du tronc cœlia

padqueT ut .'ï""' q^^fo^rnit en même temps à la rate et à l'estomac,- et,

origine corn- ^^^n que les artercs ne charrient pas un sano différent suivant

TpS^rt t ^' ^^^" '^'"^^ '^^'' "«i««^"t > <^^ette communauté d'origine n'en

gastrique. «st pas moins remarquable, puisqu'elle semble dén*.ter une

communauté, une simultanéité , ou une connexion d'usages.

D'ailleurs, les artères étant les supports des plexus nerve^ux,

il en résulte que les nerfs de la rate, de l'estomac et du foie,'

proviennent d'un plexus commun, le plexus cœliaque. Il est

extrêmement fréquent de voir une seconde artère hépatique

fournie par la mésentérique supérieure.

Je ne puis omettre de faire remarquer la petitesse de l'ar-

E^iguité de ^^'^^ hépatique comparée au volume et à la masse du foie.

l'artère pro- ^^ous ce rapport, peu d'organes sont aussi mal parta<^és

portionnelle- Vr.ir<ary lo ï.a,*« ^^ V ^ ' ' i , r b *

Lut auvolu. ^^^''^ '^ '^'" ^^ ^^^'"'^ ^'^"«1^^ v<^yez les muscles, je di~ me du foie. ^is presque les os. La petitesse de ce cahbre permet d'é= labîir à priori que l'artère hépatique ne saurait fournir en même temps à la nutrition du foie, et à la sécrétion de la bile,- du reste, cette artère suit rigoureusement k distribution de la veine-porte et des canaux biliaires, et la capsule de Glisson lui est commune avec ces deux ordres de vaisseaux.

Teînes hé- ^''^^^' hépatiques. Les veines hépatiques, vaisseaux efférens pstiques. du foie, ne sont point en rapport de volume avec l'artère hépatique, mais bien- avec la veine-porte. Ces veines partent de touslespoints du foie, et convergent vers le siUonde la veinecave, dans laquelle elles se jettent, surtout au niveau du bord

(i) Voyez Anal. paîhoL, avec planches, liv. XVII, pi. VI,

ORCAÎ^FS m LA DIGESTION. ANNEXES. FOIE. 5.71

postérieur du foie, 1! suit de là que la dlrecûoi. de. vemes hépatiques et de leurs divisions est atitéro-posterieure (i), tandis que celle des divisions de la veine - porte hépatique est transversale. Cette direction, l'absence de capsule de Glisson , d'où il résulte que les parois de ces veines adherent sans intermédiaire au tissu du foie, et par conséquent restent béantes tandis que les coupes de la veine -porte s af- ^J^^^ fais«=enf tel est le double caractère qui, a la simple vue ^.^j^.^^, ^, j^

j r • ^;ff^v^nrip l<^s divisions des veines veine porte et d'une coupe du foie, ditteiencie les aivisiuu. ^^ ^^^^^^ ^^^

hépatiques des divisions de la veine-porte. Ces différences ^^,^^^ ^^^^^ anatomiques entre les deux ordres de veines entraînent-elles ques. quelque différence dans le mécanisme de la circulation du sang dans ces vaisseaux? L'espèce d'indépendance ou se trouvent les divisions de la veine-porte par rapport au tissu du foie , a-t-elle pour objet de permettre à ces divisions une contraction propre à y faire cheminer le sang ? Si on remarque que dans la veine-porte, le sang se distribue du tronc vers les branches, comme dans les artères , on concevra quels avautaoes doivent résulter pour la circulation , d'une disposition an^atomique qui permet aux vaisseaux d'exercer sur le sang une compression directe.

Un dernier caractère qui différencie les ramifications, des veines sus-hépatiques de celles de la veine-porte, c'est que les parois des premières sont criblées d'une foule d'ouvertures extrêmement petites ou pores qui sont les orifices de 1res»

petites veines.

Faisseaux lymphatiques. Ils sont tellement multiphés que c'est dans le foie qu'on les a d'abord découverts; aussi ^^MuWj^cUi a-t-on lono--temps considéré cet organe comme 1 origine de ^^^^^^^^-^^^^^ cet ordre de vaisseaux , de même que plus anciennemen t on l'avaitregardé comme l'origine des veines. Ces vaisseaux lym-

U) Au moins dans les troncs principaux, car il est un grand nombre de ramifications des veines sus-tépatiques qui .e dirigent transversalement.

572 SPLANCHNOLOGIE.

phatiques sont divisés en superficiels et en profonds. Les su- Division des perficiels forment sous la tunique përitonéale un réseau à

vaisseaux lym- . , ^ ,

phatiques en ïKailles extrêmement serrées. Les vaisseaux lymphatiques

superficiels et profonds , très-volumineux et très-multipliés , sortent par en profonds. , . i r ■ i .

la scissure transverse du roie, et vont se rendre, en partie

aux ganglions lymphatiques qui longent les vaisseaux hépatiques, en partie aux ganglions lombaires. Ces vaisseaux communiquent directement et largement avec le canal thoracique , de telle sorte qu'un des meilleurs moyens pour injecter ce canal consiste à pousser l'injection dans les lymphatiques du foie.

Nerfs, Ils sont peu considérables, eu égard au volume du Nerfs. io\Q. Us proviennent de deux sources : 1° du système céré-

bro-rachidien ,• 2° du systèm^e des ganglions. Les premiers viennent des pneumo-gastriques : les seconds constituent le plexus hépatique, émanation du plexus solaire. Ces derniers enlacent l'artère hépatique ; quelques uns, cependant, par une exception toute spéciale, accompagiient la veine-porte. On admet généralement que quelques filets du nerf diaphragmatique vont se rendre au foie.

Canaux biliaires. Ouelle que soit l'origine des canaux bi- Ganaux bi- -"^ , , . , ,

liaires. liaires , leurs radicules, à quelque degré de ténuité qu'on les

suppose arrivées, s'observent toujours dans la capsule de Glisson, avec les radicules correspondantes de la veine-porte et de l'artère hépatique. Ces radicules se réunissent successivement à la manière des veines en rameaux, en branches, pour aller constituer le canal hépatique. Ils se distinguent facilement des autres conduits vascalaires du foie par leur couleur jaunâtre, par le liquide qu'ils contiennent , et par l'aspect de leurs parois.

Troisième question. Quelle est la texture de la granulation )!

En examinant la coupe d'un foie de cochon à l'aide du mi- La £;rannla- . , . , . j . • > i i • . ..

tien a l'aspect croscopc Simple, j ai VU de ia manière la plus maniteste que j de la moelle chaque granulation présentait l'aspect poreux et spongieux '^■'°"*^° de la moelle du jonc ou du sureau, en sorte que le tissu pro-

pre à\i foie représenterait une sorte de filtre. Cette disposi-

tion était encore bien plus prononcée sur des foies que j'avais fait injecter avec de l'huile de noix, soit pure, soit colorée en ))leu. La matière colofante , poussée dans la veine-porte,, s'était comme infiltrée dans le tissu spongieux du foie.

Si l'on cherche à déterminer la texture du foie par le se- Q^gj g^^j^ cours des injections, on verra avec Sœmmering, i" que, î<' vaisseau

, . . ^ ^ f • qu'on injecte,

quel que soit le vaisseau qu on injecte, artère hépatique, toutes les gmconduit hépatique, veine-porte, veine sus-hépatique, pourvu "i^^^tions du que l'injection soit ténue, qu'elle soit composée, par exemple, iectées. de gélatine , d'essence] de térébetithine colorées , ou bien encore d'une forte solution aqueuse de gomme-gutte; on verra, Le liquide

,. . j.i j 1 1 • 1 £■ • ■> 1 poussé par un

dis-je j qu il n est pas une seule granulation du loie ou la ma- ^g^jj ^^^ ^^jg. tièrede l'injection n'ait pénétré; 2° que la liqueur, poussée s^»*^^ pénètre

, 1 1 * dans tous les

par un vaisseau, passe, ou dans un autre ordre de vaisseaux, autres. ou dans deux ordres , ou dans les trois autres ordres de vaisseaux; et la facilité avec laquelle se fait ce passage prouve que la communication a lieu par l'abouchement direct de ces divers ordres de vaisseaux, et non point par 1 intermède de cellules ou de petites poches.

Chez le icetus ou chez l'enfant mort immédiatement après la naissance, l'injection de la veine ombilicale donne les mêmes résultats : je n'ai jamais vu passer la matière de l'injection dans les vaisseaux lymphatiques, à moins de rupture du tissu du foie. L'air poussé dans un des vaisseaux du foie pénètre plus facilement que les liquides dans les vaisseaux lymphatiques, sans doute à raison de sa plus grande subtilité.

Il suit delà que dans chaque granulation du foie il y a une Composition radicule artérielle, une radicule de la veine-porte, une radicule °^ elemens de

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