‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 124 sur 185 · I •]■ • la granulation · texte numérisé non relu

I •]■ • la granulation

des veines hépatiques , une radicule des conduits binaires,, probablement des vaisseaux lymphatiques, un filet nerveux ; agglomération dont Sœmmering se figure l'image d'après la disposition d'une rose de Damas (i) , et il y a communication libre entre ces divers ordres de vaisseaux.

(i) Qiiilibet acïnus hepatis è glomeroso constat, vel è particulis

^74 SPi:.ANCHNOLOGIE.

Maintenant, quelle est dons le grain glanduleux, la disposition respective de ces divers vaisseaux? Cette question ne pouvait être résolue que par des injections simultanées ou plutôt successives," car la pénétration simultanée de l'injection dans tous les vaisseaux du foie est à peu près impossible à obtenir.

J'ai donc fait injecter successivement , i^^gla veine-cave, et par conséquent les veines hépatiques , avec de la cire colorée par du bleu de Prusse ; une certaine quantité d'huile de noix, également teinte de bleu de Prusse, avait été préalablement poussée dans celte veine ; i^ la veine-porte en rouge,* 3° l'artère hépatique en rouge; 4° ^6 canal hépati- Résaltais 1 ^^^^ en jaune. Cette injection a été faite, le foie étant dans l'injection da l'eau tiède ( c'était un foie de cochon),- elle a été poussée cocbon^^^ ^ avec une force continue graduellement croissante. On voyait pendant l'injection de la veine-cave et de la veineporte , les rides du foie s'effacer , les dépressions centrales des grains glanduleux superficiels, remplacées par une petite saillie. Il était bien évident que chaque grain glanduleux était creux, et que le vide était rempli par la matière injectée.

Le foie ainsi injecté, soumis à divers agens chimiques, a

présenté les résultats suivans : i° l'injection bleue , c'est-à-dire

celle de la veine-cave , avait pénétré dans la partie centrale

Disposition des grains glanduleux, partie qu'on appelle substance jaune

arspective des (jj| fQJg p^^^ milieu delà partie Centrale, était l'injection jaune,

divers systè- , ,,.„... , ,,•,••* i „. . .

mes vasculai- c est-a-dire 1 injection du canal biliaire. Autour de 1 injection ^^^'^^"^^'^S'''*" bleue, était l'injection rouge, c'est-à-dire, l'injection de la veine-porte et de l'artère hépatique, qui occupait toute la substance dite ï-ouge du foie. Il suit de là que chaque grain glanduleux présente un appareil vascuîaire ainsi disposé ;

arterise, venœ porlarura, venje liepaticae , ductus| biliferi et vasorom absorbentinni , cujus formain rosse sic dict?e DamasceiiEe imagine fingere nobis liceî. Corpor, Jwman. fabrlca , t. YI, p. i8o.

OEGâWES BE -LA DIGESTION. ANNEXES. FOIE. SyS

1° au centre , un canal biliaire , 2° sur un plan plus excentrique, un cercle vasculaire formé par les ramifications de la veine hépatique ; 3° un cercle vasculaire concentrique au précédent, formé par les ramifications de la veine-porte et de l'artère hépatique. Quant à la manière dont se comportent la veine-porte et l'artère hépatique l'une par rapport à l'autre , on voyait, en suivant ces deux ordres de vaisseaux dans l'épaisseur du foie , les divisions de l'artère hépatique accompagner rigoureusement dans leur dis= tribution les divisions de la veine-porte, et les canaux biliaires, que nous nous avons dit être contenus dans la même gaîne , se ramifier et se perdre sur les parois de cette veine et des canaux , à peu près comme les artères bronchiques se ramifient et se perdent sur les parois des divisions bronchiques. J'ai dvi conclure que l'artère hépatique était , par rapport au foie, les vasa 'vasorum de la veine-porte, et des canaux biliaires 5 ce qui expliquerait la disproportion qui existe entre cette artère et le foie.

Les divisions de la veine-porte qui suivent un trajet à part, présentent cette singulière disposition que nous retrouverons ^^® ramifi-

- . !'• »^l• l'ii cations lies vei-;

dans la veme splenique , cest-a-dire une multitude de pores aes hépatiques ou pertuis dans lesquels s'ouvrent directement de très- *'°°'^ moins

nombreuses

petites veines. Aussi les ramifications des veines hépatiques que celles àe sont-elles beaucoup moins multipliées que les ramifications ^^ ^^^^^ porte, de la veine-porte.

L injection dont j'ai rapporté les détails explique encore la différence de coloration que présente la partie centraleet la partie excentrique de chaque grain glanduleux; elle démontre en outre qu'il y a une partie des grains glanduleux, qui n'est nas injectable j et la disposition spopgieuse à la manière delà moelle du sureau ou du jonc, apparaît dans toute son évidence, même à loeil nu, sur une coupe de foie ainsi injecté, qu'on expose à un rayon solaire.

Ainsi , en résumé, le foie est une agglomération de grains glanduleux, ovoïdes, ellipsoïdes, ou plutôt polyédriques,

■» 5 70 SPLAÎÎCÏÎNOLOGÎE.

esacteinenî; moulés les uns sur les autres. Chaque grain glanesume te (j.jj^^^-^ ^ gg capsule fibreuse propre ; toutes ces capsules sont

ia structure du a r r ' r

foie, liées entre elles par des prolongemens, elles tiennent aussi

par le même mode de connexion, i° à l'enveloppe générale^ du foie, 2° à son prolongement ou capsule de Glisson. Les grains glanduleux sont indépendans les uns des autres; chacun d'eux présente, indépendamment de ces vaisseaux, un tissu non-injectable, spongieux, un conduit biliaire qui part du centre, un premier réseau veineux appartenant aux veines hépatiques, un secondréseau veineux, appartenant à la veineporte , un réseau artériel très-délié, qui se répand et sur les parois de la veine-porte et sur les parois des canaux biliaires. Tel est le foie.

11 me reste maintenant à ra'occuper de l'appareil excréteur de la bile.

Appareil excréteur du foie.

p , L'appareil excréteur du foie se compose , ï** du conduit

stituantes de hépatique j ^° du Conduit cystique ; 3° de la vésicule du fiel ;

l'appareE ex- ^o j^ conduit cholédoque. creteur du foie ^ J-

Les canaux hépato-cystiques^ admis par quelques auteurs, soit constamment , soit exceptionnellement chez l'homme, sont faciles à démontrer chez les animaux, mais ils n'existent, pas dans l'espèce humaine.

1°. Conduit hépatique.

Condait hé patiqae.

Le conduit hépatique a son origine dans chaque grain glanduleux du foie , par des radicules , radicules hépatiques 3 lesquelles se réunissent successivement à la manière des veines, et constituent des ramuscules, des rameaux et des branches. Ces branches convergent vers le sillon îranversaî du foie, où, par leur réunion successive , elles donnent naissance à deux troncs d'un calibre à peu près égal : ceux-ci viennent à la rencontre l'un de l'autre, dans le sillon transversal, etse réunissent à angle très-obtus, pour constituer le canal hépatique. Rien de plus variable que la manière

dont se comportent dans le sillon transverse les branches du conduit hépatique : ainsi, tantôt le tronc droit est plus considérable que le tronc gauche , et tantôt c'est le contraire. Souvent plusieurs branches opèrent leur jonction tardive dans le sillon transverse; quelles que soient ces variétés, jamais elles ne sont telles que le tronc droit réponde exactement au lobe droit du foie, et le tronc gauche au lobe gauche.

Rapports. Les radicules, ramuscules, rameaux et branches du conduit hépatique sont contenus dans la capsule de Glis- ^^^ divisions

, . P . Il- 1 I 1 ' "l'i coudait hé»

son avec les ramincations de la veme-porte et du canal he- patiqae sont patique, auxquelles ils sont unies par un tissu cellulaire ^o"'^^^'"^'<^^"* assez lâche. Dans le sillon tran,sverse , les troncs du canal oUsson. hépatique occupent le fond de ce sillon , et sont cachés par le tronc de la veine-porte hépatique et par les branches de bifurcation de l'artère du même nom.

Formé par la réunion des deux troncs qui occupent le sillon transverse, le canal hépatique se porte en bas et à droite; et, après un pouce à un pouce et demi de trajet , se réunit à ii^"'^^*io" '■ ^

' r i i j 7 conduit nepa<?

angle très-aigu avec le conduit cystique, pour se continuer tiqu^. avecle canal cholédoque. Dans ce trajet, le canal hépatique est contenu dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-hépatique en même temps que la veine-porte , qui est en arrière, et la branche droite de l'artère hépatique qui est en avant : une grande quantité de tissu cellulaire lâche l'unit à ces vaisseaux.

De la vésicule du fieL

Préparation. On peut étudier sans préparation une vésicule remplie de bile : si elle est vicie, on la distendra, soit avec un liquide, soit avec de l'air. Deux belles préparations à conserver peuvent être faites de la vésicule. La première , à l'aide de la dessiccation après insufflation ; la deuxième , en la remplissant de suif, dont on se débarrassera ensuite au moyen de l'huile essentielle de térébenthine.

La vésicule biliaire [cystis fellea) est le réservoir de la bile. 2. 37

Rapports.

578 SPtANCHNOlOGIE.

Situation de ^^^^ ^^^ Située à la face inférieure du lobe droit du foie eî avéaieule, occupe uiie fossette ^3LYtïcu\ière j fossette cfstique , adroite du sillon antéro-postérieur, dont elle est séparée par l'étuinence-porte antérieure. Elle est maintenue dans sa situatioi par le péritoine qui ne fait que passer au-dessous d'elle, clie? le plus grand nombre des sujets, qui, chez d'autres, lui forme une enveloppe presque complète, de telle manière que la vé sicuie est fixée au foie à l'aide dune sorte de mésentère. Dan' ce dernier cas, elle est en quelque sorte détachée du foie disposition qu'on rencontre chez quelques animaux. ^-

Sa forme est assez exactement celle d'une poire ou d'ui

Sa forme, ^ ,. .. t-»!

cone a base arrondie , obliquement dirige* de telle sorte

que sa grosse extrémité regarde en avant, en bas et à droite .

et sa petite extrémité en arrière , en haut et à gauche.

Capacité. La petite capacité de la vésicule biliaire est er

Le peu de rapport avcc le peu de développement des autres partie

capacité de la j^ l'appareil excréteur de la bile, et en opposition avec le vo-

vésicule est * * .

en opposition lumc si Considérable du foie. La différence devient encore avec e vo unie ^j^g frappante^, si l'on compai'e , d'un côté , le rein au foie . d'un autre côté , la vessie urinaire à la vessie biliaire. Il esl I3 vrai que la totalité de l'urine doit traverser la vessie urinaire, tandis qu'une partie seulement de|la bile doit être déposée dans la vésicule du fiel.

Cette capacité présente d'ailleurs beaucoup de variétés

elle devient quelquefois triple, quadruple, décuple dans le ca;

Sa capacité de rétention de bile, par un obstacle situé dans le canal cholé

p'esente beau- , "^

coup de varié- doque(i). On dit même avoir vu des cas dans lesquels elk contenait 6, 8j lo livres de bile, ce que j'ai peine à concevoir,

(i)|;,Une autre cause du développement de la vésicule, c'es l'oblitération du col de cette vésicule par un calcul; mais alor; la vésicule contient, au lieu de bile^ une sérosité limpide : elle es convertie en kyste séreux, La tumeur biliaire , dans ce cas, re présente la tumeur lacrymale dans le cas d'obstruction des point; bu des conduits ]acrymaax.

tes

lerit

Dans d'autres circonstances au contraire, on trouve la vésicule appliquée surun petitcalculauquel elle adhère : le canal cystique, complètement oblitéré, est réduit à un cordon fibreux,* et c'est sans doute dans des cas de cette espèce qu'on a pu croire à l'absence congéniale de la vésicule.

Rapports. Pour faciliter leur exposition , nous considérerons à la vésicule un corps ^ un fond et un col. Rapports de

T- •• 1 rr 1 • o lavcsicnîeavec

Le corps est conoide et aiiecte les rapports suivans : i paj-^ j^ ^^^^^^ En has^ où il est recouvert par le péritoine, il répond à la première portion du duodénum et à l'extrémité droite de l'arc ^^^^ l'estodu colon. Il n'est pas rare de voir la vésicule répondre au mac;. pylore , ou même à la portion d'estomac voisine de cet orifice. Quelquefois des adhérences accidentelles ou normales , l'unissent au duodénum et à l'arc du colon. Ces rapports expliquent, i^ la coloration en jaune ou Conséquen-

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