‹ Anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 125 sur 185 · T • . .. , , ces de ces ran · texte numérisé non relu

T • . .. , , ces de ces ran

en vert des parties du canal alimentaire contigues a la p^rf^. vésicule, coloration qui est tout-à-fait cadavérique ; 2° le passage des calculs biliaires de la vésicule dans le duodénum, dans le colon, dans l'estomac. Il n'est pas fort rare de voir la vésicule répondre au rein droit, sur lequel elle est couchée dans toute sa longueur : ce rapport suppose un abaissement du duodénum et de l'arc du colon.

2^ En haut^ la vésicule du fiel adhère à la fossette cystique , 1 r •

' J T- Avec le foiej

parun tissu cellulaire plus ou moins lâche (i), par des vais= seaux artériels et veineux , et jamais chez l'homme par des conduits biliaires ou conduits hépato-cystiques.

Le fond de la vésicule du fiel , entièrement recouvert par

, . . 1 M 1 , 1 ,1 1 ' ' . 1 Aveclespa-

e péritoine, déborde le plus souvent le bord antérieur du ,,^£5 abdominales,

(i) Ce tissu cellulaire est susceptible d'inflammation ; et, dans ces ;as, le pus peut se faille jour dans la vésicule , tandis que la bile îénètre dans le tissu cellulaire ; de là des accidens mortels. J'ai obiervé en peu de temps trois exemples de cette lésion , qui n'a peut- ';tre pas été bien analysée , et dont on m'a présenté plusieurs cas Qus le titre de gangrène de la vésicule du fieL

SPLiNCHNOXOGIE.

foie , et repond aux parois abdominales , au niveau du bord • J^**^1"^"" externe du muscle droit , immédiatement au-dessous du

tes (les rap- '

pcrts dî la vé- rebord cartilagineux des côtes , au voisinage de l'extrémité

sîcule avec les ./•• ii !••> a^ i-^ j ii-i

. , , . antérieure de la dixième cote : distendu par la bile ou par parois abdomi- r r

nales. des calculs , le fond de la vésicule devient proéminent,

soulève les parois abdominales , et a pu être senti à travers ces parois chez les personnes amaigries. On assure même avoir entendu le bruit des calculs qui se choquaient sous l'action de la main. Ce rapport explique la possibilité des fistules biliaires abdominales, la sortie des calculs biliaires par cette ouverture, le projet d'extraire ces calculs par une opé ration analogue à celle qu'on pratique pour les calculs uri naires , projet d'opération dont je ne parlerais pas , s'il n'a vait été conçu par J.-L. Petit.

Au reste , les rapports , de même que la capacité du fond Variétés dans de la vésicule du fiel présentent beaucoup de variétés. Ce

foncî*d^7a ^ é" f^^^d , c'est"à-dire la partie qui déborde le foie , est quelque-

sîcule, fois aussi considérable que le corps de la vésicule. J'ai vu le

fond de la vésicule, ou plutôt la partie de cette vésicule qui débordait le foie , renversé à angle droit sur le corps dt cette vésicule , et atteignant l'ombilic. On conçoit que les différences de forme et de situation du foie doivent sîngulièrtment influer sur la situation du fond de la vésicule, que j'ai trouvée dans l'hypogastre, dans la fosse iliaque droite, avec ou sans adhérence aux parties voisines.

Col de la vésicule ou sommet. Le col de la vésicule est for

îement courbé deux fois sur lui-même, à la manière d'une S

Incurvations italique , dont les trois branches, seraient contiguës. Ilsem-

du col delà vé- lierait, dans certains cas, que ces deux courbures imitent ur pas de vis. Cette double courbure peut s'effacer avec la pluî grande facilité à l'aide de l'ablation du péritoine et de la dis section du tissu cellulaire. Les limites entre le col et le corp de la vésicule, d'une part, entre le col et le conduit cysti que, de l'autre, sont marquées à l'extérieur par un rétrécissement.

km

Surface interne de la vésicule. Elle est teinte en vert ou en „ ^

' ourface in-

jaune, suivant que la bile présente l'une ou l'autre colora- lérieiue de la

tion , mais cette couleur est l'effet d'une transsudation cada- ^^^''^^ ^*

vérique ; sa couleur naturelle est d'un gris-blanchâtre : du

reste^ cette surface interne est inégale], comme chagrinée,

et présente i° des crêtes ou saillies disposées en polygones,

subdivisées elles-mêmes pajVles crêtes moins considérables ,

à la manière du bonnet des ruminans, en sorte qu'examinées „ . , „

' ^ tiietes de U-

à une forte loupe, cette surface interne est divisée en une gaiepolygone.

foule de petites alvéoles bien distinctes; 2° des papilles ou

villosités extrêmement développées, de forme très-irrégu- Papilles ou

T» T, • 1. ^ 1' , T •.•• n '.. villosités.

iiere. Pourquoi i une et 1 autre disposition !^ serait-ce pour favoriser l'absorption en multipliant les surfaces? On l'ignore complètement.^

Au niveau de ^chacune des deux courbures de l'S décrite par le col , on trouve une valvule très-considérable. Les posées du col. deux valvules qui sont opposées, de même que la courbure, sont l'effet de l'inflexion alternative du col lui-même, et s'effacent par le redressement de cette partie. Il n'est pas rare de voir la portion du col intermédiaire aux deux valvules dilatée en ampoule. Souvent un calcul se forme dans cette portion intermédiaire, où il reste comme enchatonné Elles déterou enkysté et intercepte le cours de la bile , et cela d'autant l'encha tonneplus facilement que les valvules rétrécissent singulièrement ment d'un call'orifice de communication, soit du col avec le corps de la vésicule j soit du col avec le canal cystique. Du reste, ces valvules ne s'opposent ni à l'entrée , ni à l'issue de la bile dans la vésicule.

Structure. La vésicule est constituée dç dehors en dedans :

structure.

I** par uiïe membrane péritonéale qui se réfléchit de la face

. c ' • 1 r • ' • 1 1 ' Menibiaue-

mterieure du loie sur cette vésicule, couvre complètement péiitonéale, le fond j incomplètement, mais dans^unc étendue plus ou moins considérable le corps et le col , et|se continue avec le feuillet antérieur de l'épiploon gastro-hépatique.

2° Par une membrane Jibreuse arêolaire qui forme comme

582 SPLANCHNOLOGIE.

la charpente de la vésicule, apporte des limites à sa disten- Membrane sion brusque , mais finit par céder sous l'influence d'une

fibreuse aréo- ,. • i ' ti > r r -t / i

laire. disteiision lentement exercée, il ne m a pas ete donne de von-

les fibres musculaires admises par quelques anatomistes , et Igui qu'il est si facile de démontrer chez les grands animaux j 1-e bœuf en particulier.

3° Une membrane interne muqueuse dont j'ai exposé les

muqueuse. principaux caractères à l'occasion de la surface interne de la

vésicule ; membrane qui présente des plis bien faciles à dis-

P is de la tiijo^uer des aréoles , en ce que ces dernières ne s'effacent

membrane mu '-' ' . ^

qneuse. pas par la distension. L'examen le plus attentif ne permet d'y

reconnaître aucun crypte ou follicule.

La vésicule reçoit une artère très-considérable : c'est le

rameau cfstique ^ branche de l'hépatique, ho-veine cystique

Vaisseaux, se rend dans la veine-porte. Les vaisseaux lymphatiques sont

très-nombreux et faciles à démontrer; ils sont quelquefois

rserfs. teints par la matière colorante de la bile. Ses nerjs sont une

émanation du plexus hépatique.

' Conduit cystique. ;

Variétés de

Le conduit cystique , ou conduit excréteur de la bile , est le moins volumineux des conduits biliaires; il n'est pas volume du rare cependant de le voir d'un volume égal et même conduit cysti- supérieur à celui des autres conduits; ce qui suppose toujours un obstacle au cours de la bile dans le canal cholédoque. Né du col de la vésicule, il se porte en bas et à gauche, pour se réunir , après un pouce environ de trajet , sous un angle très-aigu avec le conduit hépatique. Direction. Sa direction n'est pas rectiligne, mais inflexe etjcomme sinueuse.

Rapports. RnppoTis. 11 cst contcuu dans l'épaisseur de l'épiploon gasiru-hépatiquej-^éiliijé au-devant de la veine -cave et côtoyé à gauche par Fartère cystique.

Sa surface interne est remarquable par des valvules en niuTîbre indcterniiné , depuis neuf jusquà vingt, suiviuit

Sœmmering; ce qui me parait exagéré : j'en ai compté de Valvules de cinq à douze. Ces valvules , concaves par leur bord libre , ^^ conduit, sont peu régulières, alternes, obliques , transversales, quelquefois même verticales , réunies entre elles par de petites valvules obliques. Pour bien voir cette disposition , il faut étudier un canal cystique sous l'eau ou bien un canal eystique insufflé et desséché. Cette disposition alterne des valvules donne quelquefois à la surface interne du conduit cystique l'aspect d'une spirale (i).

Ce.s valvules , qui n'existent que chez l'homme, peut-être Elles n'exis à cause de l'attitude bipède qui lui est propre, ne s'ef- Î!P' ^^^ ^^^^

'■ *■ . rhouîme.

facent pas, comme les valvules du col de la vésicule , par la dissection qui permet le ] redressement du conduit. Il n'est pas rare de voir de petits calculs engagés dans l'intervalle des valvules , donner au conduit cystique un aspect noueux et intercepter la circulation de la bile.

Du reste , les valvules du conduit cystique ne s'opposent pas plus à la circulation de la bile de' haut en bas, qu'à la circulation de bas en haut. Il est probable même qu'elles facilitent l'ascension delà bile, en soutenant la colonne de liquide,

,,..», , , . T-v A • II Effets ou

a la manière des valvules veineuses. Feut-étre aussi sont-elles fonctions de destinées à ralentir le cours de la bile, de la vésicule vers le «es valvn'es. conduit cholédoque. Leur disposition quelquefois d'apparence spirale a fait émettre par M. Amussat une opinion fort ingénieuse : c'est que l'ascension de la bile s'opère par le mécanisme de la vis d'Archimède. Mais la vis d'Archimède ne détermine l'ascension du liquide , que lorsqu'on lui imprime un mouvement circulaire. Or, où sont les agens du mouvement circulaire dans le capal cystique (2).^

(i) QuaB possint aliquam spiralis fabricse imagincm ferre. (Ilaller, tom. VI, liV. XXIII, p. 53o,)

(2) Une autre opinion, fondée sur la présence des valvules, est celle de Bachius , qui, croyant avoir expérimenté que les valvules s'opposent à ce que la bile remonte du conduit hépatique dans la

SPLATîCHNOLOeiE.

Conduit cholédoque.

Conduit cho" Jédoqne.

Manière simple de considérer les conduits biliaires,

Direction.

Calibre.

Longueur,

Conduit excréteur définitif de la bile, le conduit cholédoque {^oXvi h\\e^èo^e5(\m contient) semble formé par la réunion du conduit hépatique!et du conduit cystique. Une autre manière peut-être plus simple d'envisager les conduits excréteurs de la bile , serait celle-ci ; le conduit hépatique , après un certain trajet, émet à droite le conduit cystique, lequel , après un trajet rétrograde , se dilate en ampoule ' ovoïde pour former la vésicule : d'après cette manière de voir , le conduit cholédoque ne serait autre chose que la continuation du conduit hépatique.

La direction du conduit cholédoque est en effet la même que celle du conduit hépatique , c'est-à-dire oblique en bas et un peu à droite et en arrière ; aucune ligne de démarcation n'existe entre ces deux conduits : leur calibre ne présente pas de différence notable dans l'état naturel : le canal cholédoque , affaissé sur lui-même , a un calibre égal à celui d'une ^plume d'oie de moyenne dimension. Les mêmes causes, qui déterminent la dilatation du canal cholédoque, produisent celle du canal hépatique. Je l'ai vu aussi volumineux que le duodénum (i).

Sa longueur est de 2 pouces à a pouces et demi.

Rapports. \^ Dans la première portion de son trajet, avant d'avoir atteint le duodénum , le canal cholédoque est contenu dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-hépatique , au devésicule, émit sur ia formation et sur les usages de la bile uneopiniou fort singulière : la bile, suivant lui, était formée dans la vésicule du fiel, portée par le canal cystique dans le canal hépatique et dans le canal cholédoque. D'après sa théorie, la bile, qui arrivait par le canal hépatique au foie, concourait puissamment à l'hématose. Cette opinion , tout erronée qu'elle est , a peut-être exercé une grande influence dans la science, en contribuant à déraciner l'idée d'humeur acre, corrosive, essentiellement nuisible , excrémentitielle , attribuée à la bile.

(j) Anat.pathoL, avec planches.

ORGASES DE LA DIGESTION. ANNEXES. FOIE. !iOr>

vant de la veine-porte, au-dessous de l'artère hépatique, Rapponsda

, ^ , T » , . , .. j • • canal cholédo-

longe a gauche pari artère gastro-epiploique droite, envi- q^g i° dans sa ronné d'un tissu cellulaire lâche , d'un très-grand nombre première porde vaisseaux et de plusieurs ganglions lymphatiques. ^^^^ yxhre.

2° Lorsqu'il a atteint le duodénum, au niveau de lapre- ^^ -^^^^ ^^ mière courbure de 'cet intestin , il se place derrière et au deuxième por-

^ , . i' • s • 1- •! j tionoaportion

cote interne de sa deuxième portion , et la il est reçu dans panoréatirjue. une gouttière, et plus souvent dans vm canal complet que lui forme le pancréas.

3° Il pénètre très-obliquement dans l'épaisseur du duodé- ^„ j^^^^ ^^ num, à peu près à la partie moyenne de 'sa deuxième portion troisième porou portion verticale , traverse la membrane musculeuse , se ^^°^°^"^°J ^*^" place entre -cette membiaiïe et la membrane fibreuse , puis entre la membrane fibreuse et la muqueuse, qu'il soulève lorsqu'il est distendu par la bile ou par un stylet , et après 7 à 8 lignes de trajet entre les tuniques, vient s'ouvrir dans le duodénum à la partie inférieure de la deuxième portion^ au sommet d'un mamelon plus ou moins proéminent, suivant les sujets.

Dans cette troisième portion de son trajet , le canal cholé-

i . . . , Rapports du

doque est en rapport avec le canal pancréatique qui est situé canal choiédoà sa gauche. Arrivés au niveau de la base du mamelon , ces 'ï"f ^' ^.^^.'

" ^ \ aal pancreati-

deux canaux se réunissent, ou plutôt le canal pancréatique que. s'ouvre dans le canal cholédoque , de telle manière qu'à sa . terminaison , le canal cholédoque peut être considéré comme un canal à triple origine , savoir : une origine hépatique , une origine cystique, et une origine pancréatique (i). '

Surface interne des conduits hépatique et cholédoque.

La surface interne des conduits hépatique et cholédoque est remarquable, i° par l'absence de valvules. Il n'est cependant

(i) D'où la définition de Sœmmering : Ductus choledochus , id est, ductus hepaticus , cysticus et pancreaticus ., in unum conflcLli. Corpor. hum. fabr., tom. VI, p. x86.

586 SPLANCHNOLOGIE.

pas rare de rencontrer un vestige devalvulesdanslecanalcholé- !•. suifecr^in^- *^^o^"® ) ^° P^i' l'absence de la disposition aréolairecelluîeuse, terne des con- quc nousavons remarquée dans la vésiculej 3° par une multi-

< mts epati- ^^^ç, d'o^^ivertures ou de pores très-prononcés, que l'on consirjue et choie- ^ ^^ ^ i

que. aère comme appartenant à des follicules mucipares, et qui sem-

blent le résultat de l'entrecroisement de faisceaux d'apparence fibreuse , qui se coupent à angle très-aigu. Le canal cholédoque et le canal hépatique sont d'un calibre uniforme dans toute leur longueur. Le canal cholédoque se rétrécit un peii au niveau de la troisième portion ou portion duodénale , se dilate en ampoule olivaire, au niveau de la base de la papille] qù mamelon, et s'ouvre par un orifice ou bouche extrêmement étroite. Cette disposition explique pourquoi les calculs biliaires s'arrêtent si fréquemment dans l'ampoule du conduit cholédoque.

Il résulte , i° de l'étroitesse de l'orifice duodénal du canal cholédoque; 2° de la saillie mamelonnée , mobile, ou en quelque sorte fluctuante, sur laquelle cet orifice est pratiqué j 3" du trajet oblique du conduit cholédoque dans l'éiiipossi i^i^e pjjjgggmj, jgg parois du duodénum; que la bile et le suc|panliquides intes- créatique peuvent passer librement du canal cholédoque tinauxtans es ^,^^^^ |g duQ^enum , mais non refluer du duodénum dans le

cotiiiuits ne- ^

patique et tbo- canal cholédoque. J'ai fait, à ce sujet , plusieurs expériences.

e.ope. j'^j ^^^-j. jjjjgçjgp fortement dans le duodénum, cerné entre

deux ligatures, de l'eau et de l'air : rien n'est arrivé dans les voies biliaires; d'un autre côté, j'ai fait injecter les mêmes fluides de la vésicule dans le duodénum que j'ai pu distendre à volonté. Alors, comprimant avec une grande force cet intestin distendu , je n'ai jamais pu déterminer le moindre reflux dans les voies biliaires (i).

A la réunion du conduit cystique et du conduit hépati-

(i) Comment concilier ce fait avec l'autre fait non moins iiicontestable du passage des vers lombrics dans les voies biliaires? C'est que lever lombric est un corps étranger intelligent, si l'on peut ainsi parler, qui cLoisit, qui peut tourner ua obstacle , chercher l'orifice du conduit cholédoque et s'y engager.

que , se voit une espèce d'éperon très-prolongé, formé par la Epeioji „],,. membrane interne réfléchie sur elle-même. A la réunion du ce entre les

, . ii'i 1 1 • ' • • . ' conduits qui

conduit cholédoque avec le conduit pancréatique, existe ega- s'accolent. lement un éperon que j'ai vu se prolonger jusqu'à l'embouchure dans le duodénum. L'un et l'autre éperon ne s'opposent pas au passage du liquide de l'un dans l'autre conduit. Ainsi , la bile cystique pourrait refluer dans le canal hépatique , le suc pancréatique refluer dans le canal cholé doque, et réciproquement la bile refluer dans le conduit pancréatique, si ces conduits n'étalent pas habituellement pleins. Au reste, léperon, intermédiaire au canal cholédoque et au canal pancréatique, ne peut nullement intercepter, en s'appliquantsur l'un ou l'autre orifice^ la circulation soit du fluide pancréatique, soit de la bile.

~ Structure des conduits hiliairps.

Cette structure, est identique pour tous les conduits bi- ')^,-c\^ (uuîliaires : i" une membrane interne muqueuse qui se continue ques: d'une part avec celle de la vésicule , d'une autre part avec celle du duodénum, membrane mince, pourvue de papilles gg. peu développées; 2° une membrane propre ^ composée d'un o t ; tissu dense , aréolaire , fque l'on regarde généralement propre ;

comme fibreuse, mais qui me paraît analogue au tissu dn ^ „

' ^ ^ i o^ ^ 30^ Celln»

dartos condensé; 3° une couche celluleusequi lie ces canaux leuse; aux parties voisines; 4° enfin, le péritoine qui leur forme une ■, séreuse. membrane accessoire , fort incomplète. Ainsi constitués, les conduits biliaires ont des parois fort minces ; aussi sont-ils aplatis comme les veines et extrêmement dilatables. Dans certains cas de rétention de bile , on trouve le canal cholédoque et le canal hépatique gros comme le duodénum, les divisions du conduit hépatique dilatées dans la même proportion, et le tissu du foie plus ou moins atrophié par la compression qu'il a subie.

Développement du foie.

Le développement du foie est un des points les plus importans de l'histoire de^cet organe.

588 SPLANCHNOÏiOGÏE.

i". Epoque Sous ce rapport, le foie présente à considérer, i'' Vépo'

d'apiiaririon. que de son apparition^ qui est antérieure à celle de tout autre

organe : dès les premiers jours de la vie intra-utérine, il peut

être distingué par sa couleur au milieu de l'espèce de cel-

lulosité que représente le fœtus.

2° Son volume^ qui est proportionnellement d'autant plus

de V 1 ^"^"^"^^ considérable qu'on l'examine à une époque plus rapprochée

de la conception. Ainsi, d'après Walîer, chez l'embryon de

trois semaines, le poids du foie est moitié du poids de tout le

Il est d'au- corps.Ce volume, relativement énorme, se maintient pendant

tant plus cou- i -x v'ii ••.. ^' • ai^j...

sidérableqa on '* première moitie de la vie mtra-uterine. A dater de cette l'exaiuine plus époque , l'accroissement du foie se ralentit, tandis que celui maTioa! ' °^" '^^^ autres organes est proportionnellement plus considérable ; si bien qu'à la naissance le poids du foie est la dix-liuivtième partie du poids du corps (i). Après la naissance, le foie subit une diminution réelle et absolue dans son volume : quelques auteurs ont même avancé que le foie d'enfans nouveau-nés, pesé comparativement avec le foie d'enfans de huit à dix ans , donne une différence d'un qua;rt à l'avantage de l'enfant nouveau-né. Cette assertion est erronée. On dit généralement que la diminution de volume porte plus sur le lobe gauche que sur le lobe droit. Gela ne m'a pas paru évident.

Vers l'âge de la puberté , le foie présente le même volume

Epoque de la relatif quc celui qu'il aura par la suite. On a cherché à éta-

pubeiie. ^Yix le rapport de son poids avec celui du corps, et on a dit

qu'il était la trente-sixième partie du poids total du corps.

Mais quel rapport établir entre deux termes, dont l'un, le

poids du corps, est sujet à de continuelles variations? Dans

Vieillesse. 1» vieillesse, le foie est moins volumineux que chez l'adulte,

(i) J'ai eu occasion de remarquer à la Maternité les différences très-considérables que présente le volume du foie chez les enfans à l'époque de leur naissance, différences dont je n'ai pu déterminer ia x'aison snffisante.il est des enfans naîssans, très-bien conslitués, dont le foie n'offre pas un volume proportionnellement plus considérable que celui de l'adulte.

Situation.

ORGANES DE LA DIGESTION. ANNEXES. FOIE. 68g

et cette diminution m'a paru en rapport avec celle qu'éprouvent tous nos organes. \

3°. Les différences de situation du foie sont liées aux différences de volume : ainsi , dans la première moitié de la vie intra-utérine , le foie remplissant la plus grande partie de l'ab- Première

domen , est en rapport avec des régions dans lesquelles on "moitié de la

V T / / 1 1 vie fœtale.

ne le rencontre pas a des époques plus avancées ; dans les premiers temps, il descend jusqu'à la crête iliaque : et quand Deuxième on ouvre l'abdomen , il se présente sous l'aspect d'une masse moitié, rouge , au-dessus de laquelle sont placés les autres viscères abdominaux. Pendant la deuxième moitié de la vie intra-utérine, et à la naissance,il n'occupe qu'une partie de l'abdomen; ^iendu.^^^a°vec mais il répond encore, dans une assez grande étendue, aux les parois abparois abdominales : d'où la facilité des déchirures du foie ' ^"^'"^ ®* par une pression exercée sur l'abdomen de l'enfant nouveauné. Un fait m'a semblé établir que, dans un premier accouchement par les pieds , la pression exercée par les parties génitales de la mère était suffisante pour produire ce résultat (i).

Dans les premiers temps , le ligament falciforme du foie répond à la ligne médiane ; à la naissance , il répond un peu à droite de cette ligne , et s'en éloigne davantage dans les années qui suivent la ne^issance.

4° Le volume si considérable du foie pendant la vie intra - utérine est lié à l'existence de la ^)eine ombilicale , nication'"avec par laquelle le fœtus reçoit le sang venu du placenta , le système vei-

1 ^^•^.l -j'.. •^ •• TT neux placen-

c est-a-dire tout le sang qui doit servn^ a sa nutrition. La di- ^^jj.^ ihinution si rapide du foie après la naissance est probablement due à l'oblitération de cette veine. Un fait fort remarquable, c'est que la persistance de cette veine chez l'adulte I n'a nullement pour résultat un volume considérable du foie. Dans un cas particulier (2) de persistance de la veine ombilicale, le foie avait un très-petit volume. . ' ;

(i) Voy. Procès-verbal de la distribution des prix de la Maternité, i832.

(2) Anat. jjuthoL, avec planches , llvr. XVIIo

SgO . SPLAÎîCHNOLOGIE.

„„ „ 5" Le tissu clu foie du fœtus est d'une couleur rousfe-clair

5°. Tenture »

jnîiiue dufoie. dans les premiers temps, et brun foncé dans les derniers temps de la grossesse : sa coloration devient moins foncée Coloration, ^près la naissance. Le foie est gorgé d'urne plus grande quantité de sang avant qu'après la naissance; Son tissu est d'au- Consistance tant moins consistant , qu'on l'examine à une époque plus rapprochée de la conception , et à sa mollesse se joint une grande fragilité.

6" La distinction de ce qu'on appelle les deux substances tînction* del ^^ ^^^^ "^^^ P^^ appréciable pendant la vie intra-utérine, deux sutstan- Elle sc dcssinc Seulement après la naissance.

ces n'est pas yt

appréciable. Usages.

Le foie est l'organe sécréteur de la bile. La bile est sécré- Sécrétion de ^^^ daus Ics grain* glaudulcux par un mécanisme inconnu. ia biif. On est encore incertain sur la question de savoir si les maté-

riaux de la sécrétion sont apportés par l'artère hépatique ou par la veine-porte. L'opinion émise par quelques auteurs On ignore modcrncsque la substance jaune du foie est seule destinée à quel est le vais- j^ sécrétion bilicuse, et que la substance brune est affectée

seau qui ap- ,

porte les maté- à d'autres usages , est une hypothèse purement gratuite.

riaux de cette j[^g j^j|g parcourt succcssivement toutes les ramifications sécrétion. j-

du conduit hépatique : parvenue dans ce conduit, ^lle

peut suivre deux directions , ou bien arriver directement 1 1 1^.?^'^°° dans le duodénum par le canal cholédoque, ou bien se porter dans la vésicule biliaire à travers le canal cystique. Ce mouvement vers la vésicule, qui est un cours rétrograde, a beaucoup occupé les physiologistes : peut-être s'explique-t-il par l'étroitesse de l'orifice duodénal du canal cholédoque, par son élasticité et surtout par la compression qvi'exercent sur la portion duodénale de ce canal, les fibres circulaires du duodénum. La vésicule du fiel et le canal cystique ne sont pas indispensables à l'excrétion de la bile. Rien de plus fréquent que de rencontrer chez les vieillards l'appareil excréteur du foie réduit au conduit hépatique et au conduit cholédoque. Le foie remplit- il d'autres usages que celui de sécréter la bile. La disproportion qui existe entre le volume de cet or-

OR6AWES DE LA DIGESTION. ANNEXES. PANCREAS, Sgi

ganeetla capacité de l'appareil biliaire, le volume énorme du

î . -, ,r , 5 T ■ ' , , , . . Probabilité

loie chez le roetus, cest-a-dire à une époque ou la sécrétion ^es usaees du biliaire est à son minimum d'activité , militent en faveur de ^*^i^ relatifs à

- . , T r • 1 • ' rhémato.se,

ceux qui admettent que le loie a une autre destination; et si l'on considère d'une autre part que le foie est l'aboutissant chez l'homme d'un système veineux très-considérable , et chez le fœtus du système veineux placentaire, on sei-a fondé à présumer que ces usages inconnus du foie doivent être relatifs à l'hématose, i

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