LA RESPIRATION
Alla suite de l'appareil digestif qui a pour but l'élaboration des substances solides et liquides destinées à réparer nos pertes j, en même temps qu'il fournit une vaste surface à l'ab sorption de ces mêmes substances, se place naturellement \ appareil de la respiration^ qui a pour but la revivification du sang par l'air atmosphérique attiré dans les poumons.
Cet appareil, beaucoup moins compliqué que le précédent, , . se compose: i° àes poumons . organes essentiels de la respi-
Enumeration * ^ * •' o x
eles parties ration ; 2° del'espèce de soufflet ou de boîte, à parois suscepoonstituantes ijj^jgg ^q dilatation et de resserrement alternatifs, qui consti-
ue 1 appareil ^ ^ ^ ^
respiratoire, tue le thorax ; 3° d'un conduit à l'aide duquel les poumons communiquent avec l'air extérieur, conduit qui se compose des bronches , de la trachée- artère , du larynx , du pharynx et àes fosses nasales: car ce n'est, pour ainsi dire, qu'accidentellement et pour rendre la respiration plus assurée, que la cavité buccale peut livrer passage à l'air.
Déjà le thorax a été décrit (voyez Ostéologie et Myologie), ainsi que le pharynx, qui est commun aux voies ve^\ratoires et aux voies digestives.
Les fosses nasales, situées à l'entrée des voies respiratoires, sont la voie naturelle de l'introduction de l'air, et servent en
même temps de réceptacle à l'organe de l'odorat, qu'on peut considérer comme le sens explorateur des qualités de l'air. Leur charpente osseuse a été décrite dans l'ostéologie. La membrane pituitaire qui revêt les anfractuosités de ces fosses sera décrite à l'article des organes des sens ; nous ne nous occuperons ici que des poumons , de la trachée et du larynx.
BES rOUMONS.
Les poumons {Trvsvf^av de ^vg», je respire) sont les organes essentiels de la respiration :tandisque la présence du canal digestif est l'attribut de l'animalité , celle des poumons est limitée à ceux des animaux vertébrés qui vivent dans l'air. D'autres moyens de respiration existent pour les autres classes d'animaux.
Nombre, Les poumons sont au nombre de deux; mais, js^ombre recevant d'un même conduit l'air qui les pénètre, et d'un même tronc vasculaire le sang qui s'y distribue, on peut les considérer comme les parties séparées d'un même organe ; parxette disposition, la respiration est assurée et son unité maintenue.
Situation. Les poumons sont situés dans la cavité tlioracique, qu'ilsl remplissent en grande partie, et qui les pro- Situation, tège efficacement contre l'action des corps extérieurs; sur les côtés du cœur, avec lequel ils ont des connexions physiolo- . > ••• #^»5|^ giques si immédiates , ils sont séparés l'un de l'autre par le médiastin;d'où l'indépendance des deux cavités dans lesquelles iis sont contenus. Séparés par le diaphragme de l'estomac , du foie et des autres organes abdominaux, circonscrits de toutes parts, ils ne sont pas susceptibles de déplacement, ou bien ces déplacemens sont partiels et dus à une perte de substance des parois de leur cavité.
Volume. Le volume des poumons est en rapport exact et volmne nécessaire avec la capacité dujthorax], et par conséquent variable comme cette capacité. Et^xomme - d'une part, le volume du poumon mesure en géiiéral l'énergie de la respira-
6l8 '^ SPLANCHNÔLOGIE.
tion 5 comme , d'une autre part , l'énergie de la respiration mesure celle de la vigueur musculaire, on ne sera pas étonné qu'une vaste poitrine, qui coïncide avec de larges épaules , soit l'attribut du tempérament sanguin et athlétique. Il n'existe dans l'état naturel ni couche d'eau , ni couche d'air entre les parois thoraciques et la surface du poumon : Preuves qu'il l'abseucc de l'air et de l'eau peut être démontrée sur le cadarolitT^nr ^^ ^^^ comme sur un animal vivant , en enlevant les muscles inentre lesparoîs tercostauxjusqu'à la plèvre costale exclusivement (i), ou bien oiaciques et |gg fibres musculaires du diaphrag^me. On voit alors que le
le poumon. r o t.
poumon est toujours en contact avec les parois thoraciques : il semble même, chez quelques individus, qu'il soit prêt à s'échapper • mais à peine le thorax est-il ouvert que les poumons s'affaissent à i'instant par l'expulsion de l'air qu'ils contenaient dans leur cavité. Il est très-fréquent de rencontrer une ou deux cuillerées de sérosité dans la cavité de la plèvre ^ mais il est probable que ce liquide n'y^existait pas pendant la vie. il n'y a pas ici de vide à remplir, comme dans le crâne, de voîume^^^^ ^^^ différences de volume des poumons peuvent se rap- Reîatives: Porter .* i*' à l'état d'inspiration ou d'expiration : on a cher- 10. A l'état ^^^^ ^ déterminer cette différence de volume, en appréciant d'aspiration \q voiume d'air inspiré ou expiré , qui est de trente pouces
ou d expira- . ^ ^ *■ ^ ^ ^ '■
*^tion-* • cubes environ, et qui peut s'élever jusqu'à quarante dans
20. A l'â-^e; ^^s fortes inspirations ou expirations; 2° à l'âge: c'est ainsi que chez le fœtus les poumons sont proportionnellement 30. A l'état beaucoup moins considérables qu'aprèsla naissance; .3^ à l'état de maladie.|Ils diminuent lorsque les vicères abdominaux empiètent sur la capacité du thorax, dans l'ascite, la grossesse, dans les maladies du foie , qu'on a^u, dans certains cas, se développer entièrement aux dépens du thorax, et s'élever jusqu'au niveau de la deuxième côte. Ils diminuent encore lorsque
(i) Pour démontrer l'absence de l'air, on peut encore répéter cette autre expérience de Halles qui consiste à ouvrir le thorax d'un cadavre sous l'eau.
le cœur augmente de volume dans l'anévrisme, ou lorsqu'une grande quantité de liquide s'accumule dans le péricarde. Dans les épanchemens thoraciques, le liquide épanché prenant la place du poumon, celui-ci.se flétrit peu à peu, et se réduit à une lame si mince, ou à un noyau si petit, qu'il a quelquefois échappé à une observation superficielle ; mais alors si Fon insuffle la trachée, on voit l'organe apparaître dans tout son développement, et remphr peu à peu le vide énorme de la cavité. Cette réduction excessive du ^^ ^^J.^^^^'^ poumon, sans altération aucune de sa substance, prouve que kme mince et le volume de cet organe tient essentiellement à la présence ^^^^''.^^^1^'^''^^'" de l'air. On a cherché à évaluer d'une' manière exacte la quantité d'air contenue dans la cavité des poumons, ou ce qui revient au même, la capacité de ces organes : elle serait / ^f . de cent dix pouces cubes d'air dans l'expiration, et de cent quarante pouces dans l'inspiration ordinaire, d'après une évaluation qu'on ne peut donner que comme approximative. '
A la suite d'un épanchement qui a été long-temps à se ré- *sorber, le poumon du côté de l'épanchement reste atrophié, et la cavité thoraciquerétrécie, tandis que l'autre poumon acquiert un très-grand développement ; à tel point que le médiastin est dévié , et que le poumon du côté sain dépasse la ligne médiane (i). Dans certaines pneumonies aiguës, dans le rachitisme du thorax, il arrive souvent de voir l'un des poumons réduit à de très-petites dimensions , tandis que 1 autre est très-développé (2).
(i) Dans un îjas d'induration chronique dii poumon gauche, la déviation du médiastin était telle que le poumon droit répondait aux cartilages gauches.
(2) L'augmentation de volume produite par l'inflammation est moins considérable dans le poumon que dans beaucoup d'autres organes ; et cette différence s'explique par la structure vésiculaire du poumon, le développement ou l'augmentation de volume se faisant aux dépens de la cavité des vésicules.
Atrophie du poumoD.
"^^ SPLANCHNOLOGIEc
Différences ^^ ^^^*f ' ^^ volume dcs deux poumons n'es, pas absolu-
tle valume en- ment ]e même : à raison de la proéminence du cœur dans la
po^umons. ^""^ ^^^^^^ gauche du thorax, le diamètre transverse du poumon
gauche est plus petit que celui du poumon droit; et à raison
de la proéminence du foie dans la cavité droite, le diamètre
, vertical du poumon droit est moindre que celui du poumon
gauche. Compensation faite , la différence est à l'avantage
du poumon droit.
j. ^ I^^ns la détermination du volume des poumons, il faut bien
acquiert dans ^^'^"' égard à cette circonstance , savoir, que îq poumon , de
perHans^ un ""^""^ "^""^ ^^ ""^^'^^ thoracique, acquiert dans un sens ce qu'il autre. P^^^^ ^^lis l'autre : les poumons oMongs qui sont regardés
comme plus particulièrement disposés à la ph'thisie pulmonaire., ne m'ont pas paru d'un volume moindre que les poumons d'un individu à poitrine large et de même taille.
Le poids des poumons doit être envisagé sous le rapport : 1° de leur pesanteur spécifique; 2^ de leur poids absolu.
La pesanteur spécifique des poumons est moindre que celle de tous les autres organes, et même beaucoup moindre Pesanteur "ï"^ ""^^"^^ ^^ ^'^a^' ^ette légèreté spécifique tient à la grande spécifique. quantité d'air qui les pénètre de toutes parts: aussi les poumons surnagent le liquide dans lequel ils sont plongés.
Cette pesanteur spécifique présente des différences importantes. i^'Suwant /'«^e. Avant la naissance , et chez l'enfant . ,„,, mort-né, qui n'a pas respiré, les poumons se précipitent au
Ses diffe- 1^ r i T i x i
de tond 1 eau ; les poumons surnagent au contraire lorsque
renées.
l'enfant a respiré, non parce qu'il s'opère quelque changement dans la nature intrinsèque de l'organe, mais parce que l'air s'insinue dans les celhiles. C'est l'appréciation de la pesanteur spécifique des poumon's qui constitue ce qu'on appelle en médecine légale docimasie pulmonaire hydrostatique. Chez l'adulte, le poumon surnage toujours, quelpulmonah^ehy^ ^^ ^^^^^^^ quc l'ou fassc pour expulser l'air contenu dans les drostatiqne. ceilulespulmouaires; il semble que l'air entre en quelque sorte
ces suivant
dans la composition du poumon , et dans le vide même on ne parvient pas à l'en débarrasser '(Complètement. 2° Suivant les maladies. Les poumons infiltrés de sérosité, indurés par Tiriflammaîion, privés complètement ou en partie de l'air qui détermine leur légèreté spécifique, doivent se rapprocher plus ou moins des organes compactes , tels que le foie , la rate.
hdi pesanteur absolue àvL^onmon varie suivant les mêmes circonstances. 1° Suivant l'âge. Ainsi , bien que la pesanteur 'spécifique du poumon du fœtus soit beaucoup plus considé- absolue. rable que celle de l'adulte , néanmoins la pesanteur absolue Ses différen du poumon chez le fœtus le cède de beaucoup à la pesan- ^^ leur absolue chez l'adulte. Chez les enfans qui n'ont pas respiré, le poids des poumons est au poids du corps, terme moyen, comme 60 : i ; tandis que chez les enfans qui ont respiré , le rapport est comme 3o : i ; d'où il résulte que la res- ^ piration détermine dans les poumons des modifications telles qu'ils doublent de poids. On conçoit aisément toute l'importance de ce fait pop^ la médecine légale. Ce mode d'évaluation du poids des poumons est connu sous le nom de docimasie pulmonaire par la balance. pulmonaire
2°. La pesanteur absolue des poumons varie beaucoup , P"*"^ ^^ ^^' suivant les maladies. Les poumons sains sont très-léo-ers ; les poumons malades peuvent acquérir un poids huit à dix fois Différences plus considérable que celui qu'ils ont ordinairement , sans ^'" î^ pesaa-
111 , teur absolue ,
augmenter de volume : les poumons s engouant presque tou- suivant les majours à leur bord postérieur dans les derniers temps de la ïadies. vie, il ne faut pas estimer leur pesanteur par celle du cadavre ordinaire. C'est sans doute sur des poumons engoués que les auteurs ont établi le poids de quatre livres comme terme moyen du poids des poumons.
\]auleur. La couleur des poumons varie suivant l'âge et suivant les maladies. Chez le fœtus, elle est d'un rouge brun; Couleur après la naissance , sa couleur est d'un blanc rosé ; chez
622' SPLANCHNOLOGIE.
l'adulte et chez le vieillard, elle est grisâtre, azurée et presque toujours parsemée de tacher noires, dispose'es par points, par lignes, par plaques, qui décrivent des polygones plus ou Taches-cnu- ï^^oiî^s réguliers. Ces taches mélaniques, d'autant plus mullurea noires tipliées qu OU les observe chez un individu plus avancé en du ponm"on!^^ âge , coïncident avec la couleur noire des ganglions bronchiques , et tiennent probablement à la même cause : elles sont subjacentes à la membrane séreuse d'enveloppe, et sont trèssuperficielles , à moins d'un état pathologique. Si la partie postérieure des poumons est ordinairement d'un brun rou- <xeâtre , cela tient à ce qu'elle est pénétrée de sang et de Couleur de g^j.^^gji-^ H ^'est pas démontré que cet état soit purement
la partie pos- *^ , , • 1 j ' u- j
térieure des cadavérique, et la conséquence nécessaire du decubitus du poumons. cadavre sur la région dorsale; plusieurs faits tendraient, au contraire , à faire admettre que cet état a précédé la mort. Densité^ crépitation, cohésion. Organe spongieux, aérien Densité. ^^^ ^j^g- (Jire, le poumon est le moins dense de tous nos
organes, et cède à la main qui le presse ; et si aucune cause n'empêche la sortie de l'air, il se réduit à un volume très-peu • considérable , en le comparant à celui qu'il présentait d'a-
bord. J'ai dit, à l'occasion de la rate, que cet organe comprimé faisait entendre un bruit, ouplutôt éprouver une sensation qu'on peut comparer au cri del'étain, et que ce bruit était le résultat de la déchirure des prolongemens fibreux qui traversent son tissu. La pression du poumon fait éprouver une sensation et entendre un bruit qui a quelque rapport avec lîrépitation. le précédent: ce bruit est connu sous le nom de crépitation. Il peut en effet être comparé au son qui résulte de la décrépitation du sel ou du froissement du papier. Cette crépitation ne s'observe que sous l'action d'une pression un peu forte j et si l'on se rend bien compte de ses sensations, on éprouve celle d'une résistance vaincue. Si on examine avec soin la partie du poumon qui a crépité, on trouve des bulles d'air sous la plèvre; il y a emphysème.
Malgré son peu de densité , le tissu des poumons jouit
d'une assez grande force de cohésion; il résiste jusqu'à un
^ • • j. V 1 j ' 1 • ^ M. ^' T / Cohésion.
certain point a la déchirure; toutes ses parties sont hees entre elles avec une assez grande sohdité.
Résistance à la distension. Le poumon qui se déprime sous îe doigt sans revenir sur lai-même, ou qui n'y revient que A la distension, très- incomplètement, est cependant doué d'une grande élasticité, mais d'une élasticité en harmonie avec ses fonctions. Il oppose également une très-grande résistance aux causes de distension.
Ainsi ^ adaptez un robinet à la trachée d'un cadavre ; insufflez les poumons à l'aide d'un soufflet à double soupape , qu'on éprouve il acquiert une tension et une dureté extrêmes'; et vous serez ^ P'^odmre des ^ étonné de l'effort qu'il faudra exercer pour déchirer quelques l'insufflation. cellules et produire l'emphysème. En opposition avec les auteurs qui parlent des dangers de l'insufflation artificielle dans les poumons des asphyxiés, j'ai vainement épuisé tout l'effort de ma puissance expiratrice pour produire une déchirure des cellules pulmonaires : et comment, sans une résistance très-grande à tout effort qui tend à les dilater outre mesure , les poumons pourraient-ils résister dans le mécanisme de l'effort ?
Elasticité. Les poumons sont XTQS-élastiques ^ c'est-à-dire qu'ils ont une tendance continuelle à revenir sur eux-mêmes, , Elasticité
^ ^ ^ " ues poumons.
et à se débarrasser d'une partie de l'air contenu dans leurs cellules. C'est cette élasticité qui maintient la voussure du diaphragme, lorsque l'abdomen a été ouvert; c'est par elle que le poumon revient brusquement sur lui-même après l'ouverture des parois thoraciques : car ava«î cette ouverture, la pression atmosphérique qui s'exerçait par la tracliée ne permettait pas à l'élasticité des poumons d'être mise en jeu. Cette élasticité se manifeste encore par le retrait brusque des poumons insufflés. J'ai coutume de montrer à mes leçons les poumons parfaitement sains conservés dans l'alcool. x\près avoir démontré jusqu'à quel point l'insufflation peut être ^ portée, je fais ouvrir le robinet qui sert à l'expérience, et v
g2i^ SPLANCHNOLOGIE.
immédiatement ies poumons reviennent sur eux-mêmes en chassant î'air avec force. ,
Figure et rapports. La forme des poufnons est celle d un
^'''"''' cône peu régulier /profondément excavé en dedans , dont la
base est en bas et le sommet en haut; on leur considère une
^'^^'''''' i,,ce externe, une face interne, un bord antérieur, un bord
postérieur, une base et un sommet.
Face eccterneou costale. D'une convexité peuréguhère,
'^"'^"*""" comme la concavité des parois thoraciques à laquelle elle
est contiguë , et sur laquelle elle est exactement moulée,
cette face lépond à la plèvre costale qui la sépare des côtes
et des muscles intercostaux.
Elle présente une scissure profonde , scissure interlohalre , . terSlrè! "' qui pénètre toute l'épaisseur des poumons jusqu'à la racine. Cette scissure commence au-dessous du sommet de l'organe, se porte dehaut en bas et d'arrière en avant jusqu'à la partie antérieure tle la base, sur laquelle elle se termine en empiétant un peu sur elle.lCette scissure, simple pour le poumon gauche, se bifurque en avant par le poumon droit; la branche inférieure de cette bifurcation suit la direction primitive; la branche supérieure se porte en haut et en avant. Il en résulte que le Lobes pul- poumon gauche est divisé en deux portions ou /^^^^ distinmonaires. ^^^^^ ^^ supérieur et en inférieur, et que le poumon droit est divisé en trois lobes distingués en supérieur, inférieur et moyen.Vieces lobes, l'inférieur qui comprend la base est plus , volumineux que le supérieur qui comprend le sonnuet. Le
moyen est le plus petit. Les faces par lesquelles ces lobes se correspondent son^ planes, tapissées par la plèvre ; souvent elles sont adhérentes entre elles, et quelquefois du pus s'amasse dans leur intervalle, et, circonscrit de tous côtés par des adhérences, il se creuse, pour ainsi dire, une cavité, aux dépens des faces correspondantes des lobes, et simule un abcès du poumon.
11 existe beaucoup de variétés dans la disposition^ de ces lobes. Ainsi, quelquefois les scissures et plus particulièrement
OiElGANE DÉ LA RESPIRATION. POUMONS. ÔaT»
celles qui limitent le lobe moyen, n'arrivent pas jusqu'à la y ' '
racine des poumons , elles ne sont qu'indiquées. Il n'est pas dans le nom. rare de trouver trois lobes dans le poumon gauche, ou quatre ^^® ^^^ \ohes, dans le poumon droit : il y avait quatre lobes sur un poumon de nègre présenté dernièrement à la société anatomique.
On cite des exemples de poumons à cinq , six et même sept lobes ; mais en général cette multiplicité des lobes n'est qu'à l'état de vestige , et représente une disposition normale chez la plupart des animaux. (Le chien, le mouton, le bœuf ont despoumons à sept lobes. )
Face interne ou médlastine. Elle répond au médiastin. Cette Face îoîeroe face présente la racine des poumons, c'est-à-dire la partie de ^^ niédiastine. la surface de ces organes, au moyen de laquelle ils communi- Racine des quentavec la trachée par les bronches, et reçoivent et émet- P°'^'"'^"*' tent leurs vaisseaux sanguins. Cette racine qui occupe sur la face interne un espace très-circonscriî , savoir, un pouce de haut et un demi-pouce de large , est située à la réunion des deux tiers antérieurs avec le tiers postérieur de la face interne, et à peu près à égale distance du sommet et de la base.
La partie de la face interne du poumon, qui est postérieure a la racine, répond a la colonne vertébrale et au mediastm postérieur, lequel présente : du côté gauche , l'aorte descendante , et la partie supérieure du canal thoracique ; du côté droit , la veine azygos , l'œsophage et la partie inférieure du canal thora ci que.
Dans toute la partie antérieure à la racine du poumon, la face interne répond au médiastin antérieur, et se trouve ex- Excavation
, . , , , des poasuonâ
cavee pour recevoir le cœur; et comme le cœur proemine pour lo^er le plus à gauche qu'à droite, il en résulte que le poumon gauche qui répond au bord gauche et à la pointe du cœur, et plus haut à la crosse de l'aorte, est plus profondément excavée que le poumon droit qui répond à l'oreillette droite et à la veine-cave supérieure. On ne peut avoir une bonne idée de la manière dont les poumons sont ainsi creusés pour loger le cœur, qu'en examinant ces organes insufflés: on es% a. /jo
cœur.
Boixl anté* ^
«eTîr.
alors^frappé de la justesse de l'expression d'Avicenne qui appelle le poumon le lit du cœur. On conçoit aussi comment les maladies avec augmentation de volume du cœur peuvent influer directement sur la respiration en réduisant les poumons à de plus petites dimensions. Du reste, les rapports de ces organes avec le cœur ont lieu par l'intermède du péricarde et de la plèvre : je ne dois pas omettre le rapport avec le nerf diaphragmatique qui est collé contre le péri> carde par la plèvre. Chez le fœtus , le poumon est en rapport antérieurement avec le thymus qui le refoule en arrière.
Bord antérieur. Mince et comme sinueux , présentant : à gauche , deux échancrures , une inférieure très-considérable qui répond à la pointe du cœur, une supérieure petite pour l'artère sous-clavière. A droite, sont également deux échancrures , mais moins considérables que celles du côté gauche : une inférieure pour l'oreillette droite , une supérieure pour la veine-cave supérieure.
Bord postérieur. C'est la partie la plus volumineuse du jox poste» pQyj^^Qj,^ jl remplit la gouttière profonde, costo-vertébrale, qui occupe les côtés de la colonne dorsale.
Base. Elle est concave et exactement moulée sur la con-
iiasp.
vexité du diaphragme ; par conséquent un peu plus profondément excavée à droite qu'à gauche. Sa circonférence est très-mince et légèrement sinueuse. De même que le diaphragme, la base du poumon présente un plan incliné d'avant en arrière, et remplit l'espèce de gouttière profonde v.ou^T^ilL^^ et anguleuse que forment en arrière le diaphragme et les oblîqne de la parois thoraciqucs. A raison de la coupe oblique de sa base , ^*^^* le poumon présente un diamètre vertical beaucoup plus con- ,
sidérable en arrière qu'en avant; et comme le bord postérieur est la partie la plus volumineuse de l'organe , on conçoit que l'exploration des poumons doit porter principalement sur ce bord postérieur. Il importe de se faire une bonne idée delà manière dont la base du poumon droit et la convexité du foiesont disposées l'une par rapport à l'autre. Le
1 lenr.
foie est comme reçu dans la concavité de la base du poumon •
si bien que la partie postérieure de cette base répond à peu dn UaTKIZ
de chose près au niveau de la face inférieure du foie. Le rap- ^^ concavité de ^
port du foie avec la base du poumon qui n'en est séparé que mon droit!'''"'
par le diaphragme explique comment des abcès et des kystes
du foie se sont ouverts dans le poumon.
Sommet. Obtus, il dépasse en haut la première côte qui in> Sommet. prime sur ce sommet une dépression très-sensible en avant, il déborde J'ai observé que la hauteur de la portion qui déborde la pre- ^''.?'^'"^ ^^ P""^'
-*A^ •• , .^, *■ inicre côte.
miere cote varie suivant les sujets. Chez plusieurs, il avait un
pouce à un pouce et demi de hauteur. Chez une femme dans la^'hlt
âgée, dont la base du thorax avait éprouvé une constriction ^^"^ ''" -^"^'
extrême, le sommet du poumon (c'est-à-dire la partie li- '"^^'
mitée en bas par une dépression en rapport avec la première
côte ) avait deux pouces de hauteur. Je me suis demandé si
la circonstance mécanique de la pression du bord interne .
di .VA , A])^rcu sur
e la première cote sur le sommet du poumon ne pouvait ^a fréqnence
pas exercer quelque influence sur le développement' si fré- f'' '"^^^^«'«^
, 111 "'^s ominet,
quent des tubercules dans cette région. Au reste, pour se faire une bonne idée du sommet du poumon , il faut préa- Jablement insuffler cet organe.
Toute la surface du poumon est libre, lisse, humectée de sérosité; il ne tient au reste du corps que par sa racine qui le fixe aux bronches et au cœur , et par un repli de la plèvre. , î^^q^^en-'e
' ■■■ r sr des aaiierenceî
Il est extrêmement i;are de rencontrer des poumons libres da poumon à d'adhérences à leur surface : aussi les anciens regardaient- '^ P-^-^'*' *^"^'
o îale.
ils ces adhérences filamenteuses et autres comme naturelles. ■
Structure des poumoiiSé
Examiné dans sa structure, chaque poumon présenté , i** une membrane d'enveloppe, sac séreux, qui est formé par la plèvre ; 2° un tissu propre. Nous allons commencer par la plèvre.
f)28 SPLANCHNOLOGïS.
Delà plèvre.
Préparation, Pour -voir la plèvre costale, diviser par un trait de scie les six ou sept premières côtes en arrière, au niveau de leurs angles ; couper les cartilages de ces mêmes côtes à quelques lignes de leur articulation sternale ; enlever avec précaution les côtes et les muscles intercostaux, de manière à laisser intacte la plèvre costale. On pourra insuffler la cavité de la plèvre.
Pour voir la portion médiastine et la portion pulmonaire, il faut ouvrir la plèvre costale, et en suivre la continuité.
La pleure {'o-Mvpcc ^ le côté) est une membrane séreuse, par conséquent un sac sans ouverture, qui est déployée d'une part sur les parois de la poitrine , d'une autre part sur les poumons.
Il y a deux plèvres, une pour le poumon droit, une pour le poumon gauche.
Voici quelle est leur disposition générale :
i**. La plèvre tapisse les parois thoraciques, côtes et dia-
Distributîon phragme, plèvre costale , plèvre diaphras;matique ; 2** elle revêt
générale de la j^ poumon daus toutc sa surface, et lui forme une espèce de
plèvre. ^ ^ ' ^
tégument, plèvre pu Imonaùe ; 3° elle s'adosse à la plèvre du xôté opposé, pour former une cloison qui sépare les deux poumons l'un de Y QUlre, plèvre médiastine.
Pour faciliter la description de la plèvre, nous la supposerons partir d'un point quelconque de sa continuité j nous suivrons son trajet sans interruption, et nous la ramènerons au point de départ.
Si donc nous faisons partir la plèvre du sternum, nous
verrons qu'elle tapisse la surface interne du thorax , appliquée
contre les côtesetlesmusciesintercostaux,recouvrantenavant
on aje j yaisseaux et les ganglions mammaires, en arrière les vais-
sur la face m- 00 '
terne du tho- scaux et ncrfs intercostaux, et au niveau de la tête des côtes, les ganglions du grand sympathique; en bas, elle se réfléchit sur le diaphragme , dont elle revêt toute la face supérieure; en haut, elle se réfléchit sous la première côte, et se termine
rax.
par un cul-de-sac destiné à recevoir le sommet des poumons qui déborde plus ou moins le niveau de cette côte.
Arrivées sur les côtés de la colonne vertébrale, les deux ,, ,. .
' Mediastin
plèvres se réfléchissent d'arrière en avant jusqu'à la ra- postérieur, cine des poumons, et constituent, par leur adossement, une cloison connue sous le nom de mediastin postérieur. Cette cloison contient dans son épaisseur l'aorte, l'œsophage, les nerfs pneumo-gastriques, le canal thoracique, la veine azygos , beaucoup de tissu cellulaire , un très-grand nombre de ganglions lymphatiques, et la trachée-artère : on voit que l'adossement des deux plèvres est bien loin d'être immédiat.
Arrêtée pour ainsi dire par le pédicule ou la racine des poumons , la plèvre se réfléchie de dedans en dehors der- ^* disposinere ce pédicule , revêt une petite partie du péricarde , poumons, recouvre toute la portion de la face interne des poumons qui est en arrière du pédicule , le bord postérieur de ces organes ; leur face externe s'enfonce dans la scissure interlobaire , revêt complètement les faces correspondantes des lobes du poumon, se réfléchit sur leur bord antérieur sur leur face interne, et parvenue au pédicule pulmonaire, elle recouvre sa partie antérieure , se réfléchit d'arrière en avant, sur le côté du péricarde, au-devant duquel elle s'adosse à la plèvre du côté opposé, et arrive aux bords du sternum *d'où nous l'avons supposé partir.
On appelle mediastin antérieur la cloison antéro-postérieure formée par les deux plèvres depuis la racine du poumon jusqu'au sternum (i). Cette cloison n'est pas verticale, et
médiane comme le mediastin postérieur, mais obliquement ^e/^^^btia
r ^ i. antérieur.
dirigée de haut en bas et de droite à gauche ; disposition qui est
(i) Suivant Meckel , le mediastin antérieur serait la portion de cloison située devant le cœur, de même que le mediastin postérieur est la portion de cloison située derrière cet organe.
63 O SPLANCHNOLOGIE.
en rapport avec l'obliquité' de direction du cœur, lequel empiète plus sur la cavité gauche que sur la cavité droite du thorax. Il suit de là qu'à sa partie supérieure le'médiastin antérieur répond derrière le sternum, tandis qu'inférieurement il anticipe sur les cartilages costaux du côté 'gauche, d'où la possibilité d'arriver dans ce médiastin sans ouvrir la cavité de la plèvre, en plongeant l'instrument le long du bord gauche du sternum, au niveau de la cinquième côte.
Le médiastin antérieur, étroit à sa partie moyenne, est évasé en haut et en bas, à la manière de cette horloge de verre en halTeTTn ^^'^^ appelle Sablier. Le cône ou l'évasement supérieur , bas du médias- très-dévcloppé chez le fœtus, est rempli par le thymus que remplace plus ftard du tissu cellulaire; le éône ou l'évasement inférieur, plus considérable, contient le cœur et le péricarde, les nerfs diaphragmatiques , et au-devant du cœur une grande quantité de tissu cellulaire.
Le tissu ceUuîaire, qui est contenu en si grande abondance
dans le médiastin antérieur, communique librement en haut
avec celui de la partie antérieure du cou , en bas avec celui
de la paroi abdominale, à travers l'espace triangulaire que le
Communî- ^^iaphragme présente derrière le sternum. Cette double conv
cations du ris- munication explique comment le pus d'un abcès formé
su cellulaire du j t » •
médiastia an- ^^ ^<^" ^^ ^^^^ ^ épaisseur du médiastin, peut venir se. faire teneur. jour à la région épigastrique.
La plèvre présente à considérer deux surfaces ; une externe, une interne. Surface ex- A. Surface externe ou adhérente. Elle adhère inégalement icrnc : ^ux parties qu'elle revêt. i« Plèvre costale. Peu adhérente dans
lèTreco^^ak ^^ P^^'^i^" costale, elle peut être séparée des côtes et des "i^scles intercostaux avec la plus grande facilité. Quelquefois elle est soulevée au niveau de ces muscles par des flocons adipeux. Elle est supportée par une lame fibreuse qui, nonobstant sa ténuité, joue un rôle important dans les maladies de la poitrine ; car elle explique pourquoi il est si rare de^voir des abcès développés dans l'épaisseur des|parois
ORGANE DE LÀ RESPÏRATlOiSf. POUMONS. 63l
thoraclques, s'ouvrir dans la cavité de la plèvre, et des épanchemens de la plèvre s'ouvrir au-dehors.
1^. Lapfeure diaphragmât Ique est plus adhérente que laplè- ^ -
vre costale. On y remarque quelquefois , principalement au- pièwe «liatour du péricarde , des appendices graisseux très -développés P^J^agmatiriue. qui rappellent les appendices graisseux du gros intestin.
3". Pleure pulmonaire» Sur les poumons, la plèvre qui n'est plus supportée par une lame fibreuse, est extrêmement té- plèvre pulmonue; et bien qu'elle soit plus adhérente que la plèvre pa- '^^^'^^• riétale , elle peut facilement y être démontrée.
4*^. Pleure médiastine, La plèvre médiastine , unie aux par- ., ^^ ties contenues dans l'épaisseur du médiastin par un tissu cel- plèvre médiaslulaire très-lâche, adhère moins lâchement aux côtés du *^"^' péricarde , contre lequel les nerfs diaphragmatiques sont comme accolés.
B. La surface interne on libre est lisse, humide de sérosité,
^ ^ ^ , , ,. . . Surface in-
et contigue a elle-même dans toute son étendue, disposition ^^^^^^ commune d'ailleurs à toutes les membranes séreuses. Les adhérences qu'il est si commun d'y rencontrer sont toutà-fait accidentelles.
La structure de la plèvre est celluleuse ou plutôt entièrement lymphatique. Il est douteux qu'elle reçoive des arté- ' ' rioles et des veinules. Le réseau vasculaire, qui est quelquefois si développé à la suite d'une pleurésie, lui est étranger, et est appliqué contre sa surface externe. On n'a' pas suivi de nerfs dans cette membrane.
Usages, Tégument du poumon qu'elle isole des parois tho« raciques et des autres viscères^ la plèvre facilite son glissement Usages. sur les parois thoraciques par la sérosité qui est incessamment exhalée et absorbée à la surface interne de cette raem= bràne.
Tissu propre.
Le tissu pulmonaire se présente sous l'aspect d'un tissu spongieux ou vésiculeux, dont les cellules sont remplies
SPLANCHNOLOGIE.
Aspect spon- ^'^^^ • cette disposition ressort de l'observation la plus simgienx. on vési- pie delà surface du poumon examiné, soit à l'œil nu, soit à
cul eux» 1 1 \ .
la loupe, après une insufflation préalable. L étude à la loupe des coupes faites à un poumon desséché démontre la texture celluleuse ou vésiculeuse de la manière la plus évidente, et cela dans toute l'étendue des poumons. On peut apprécier les formes diverses de ces cellules et leur inégale capacité.
Mais quels sont les rapports de ces cellules entre elles ? Communiquent-eîies entre elles dans toute l'étendue du poumon? communiquent-elles dans un espace déterminé, ou bien sont-elles indépendantes les unes des autres? Pour résoudre ces questions, il faut examiner le poumon d'un animal volumineux, celui du bœuf, par exemple, dont la structure est la même que celle de l'homme, chez lequel on peut ensuite répéter la même observation. On voit , i** la surface Disposition du poumon parcourue par des lignes losangiques; et si le poues ce ues es j^^q^ j^ ^|.^ insufflé, OU trouve qu'il est lépfèrement déprimé
unes par rap- ' u fe r
port aux au- au niveau de ces lignes et bombé dans les intervalles. 2° Si, à l'aide d'un tube délié, on insuffle de l'air sous la plèvre, ou encore si on insuffle fortement le poumon parla trachée, de manière à déterminer la rupture de quelque vésicule, et par conséquent un emphysème , alors on voit ces lignes losangiques répondre à des couches minces de tissu cellulaire très-délié, mais assez lâche, qui divisent le poumon en un nombre considérable de groupes de cellules qu'on parvient à isoler complètement les unes des autres paria dissection, jusqu'à ce qu'enfin on arrive aux pédicules par lesquels ces groupes de cellules sont liés à la masse commune.
Lobules du ^^^ groupes de cellules sont les lobules du poumon ; le poumon. tissu cellulaire qiii les unit est le tissu cellulaire interlo-
Tissu ce\\u' biliaire ^ qui est d'une grande ténuité, jamais graisseux, Jane iiiierlo- j^^jg souvent infiltré de sérosité et susceptible d'emphy-
bulaire. ^ .
sèniej tissu cellulaire dans lequel rampent des vaisseaux lym-
pbatiques très-muîtiplies , souvent visibles à l'œil nu , toujours faciles à injecter, et qui viennent de la profondeur des poumons.
Les lobules pulmonaires ne communiquent nullement indépen. entre eux; ils sont complètement indépendans les uns des au- dance des lotrès. L'insufflation le démontre; la dissection le prouve delà nahes. manière la plus manifeste : l'étude des poumons du fœtus, ne saurait d'ailleurs laisser le moindre équivoque à cet égard. La plèvre et le tissu cellulaire interlobulaire ayant peudecoérence chez le fœtus, les lobules se séparent sans dissection, et représentent comme des grains de raisin appendus à leur pédicule, et portés sur une tige commune qui est constituée par les divisions des branches et des vaisseaux pulmonaires.
Cette indépendance des lobules est encore prouvée par lanatomie pathologique: ainsi on voit tous les jours un lobule infiltré de sérosité, de pus, de matière tuberculeuse, au milieu de lobules parfaitement sains.
Chaque lobule est donc un petit poumon qui peut agir c^jaq^e loindépendamment des lobules qui l'environnent. Je me suis bule peut être assuré par un prand nombre d'expériences gue les lobules '"^^"sidere com-
. , . ... "^^ ^^ petit
sont inégalement perméables à l'air; qu'une insufflation nio- poumon. J
dérée des poumons, faite autant que possible dans les
limites d'une inspiration ordinaire, ne dilate peut-être pas
le tiers des lobules pulmonaires. J'ai observé, et ce fait me ."f^t^ ^j^'
r ' meabilite des
paraît d'une haute portée , que les lobules les plus per- lobules, méables étaient les lobules du sommet; d'où il suivrait que ces lobules agiraient plus habituellement que les lobules des autres régions du poumon ; d'où peut-être la plus grande fréquence des tubercules dans le sommet du poumon ( i). Il y a ' dans le poumon des lobules qui sont pour ainsi dire en ré-
(i) Il y a de l'exagération à dire que la pneumonie attaque presque toujours la base des poumons: la pneumonie n'a pas de siège spécial ; elle envahit peut-être aussi souvent le sommet que la base.
634 SPLANCHNOLOCIEi
serve, et qui n'agissent que dans les grandes inspirations (i).
Variétés tle ^-'^^ lobules pulmonaires ont une forme très-variable : tous forme des lo- j^g lobules superficiels représentent une pyramide dont la naires. base répond à la surface du poumon; les lobules profonds,
couchés le long des tuyaux bronchiques , sont taillés à facettes, et se moulent exactement les uns sur les autres , à la manière de pièces de marqueterie; mais ils sont tellement irréguliers par leur forme, qu'il serait aussi difficile qu'inutile d'en donner la description.
, , Ainsi , le poumon est le groupement d'une multitude raie sur la innombrable de lobules couchés] le long des tuyaux bronstruciure des (.j^ig^gs g^ ^q^ vaisseaux qui leur servent de soutien et de
ponmons. ^ ^ ^
charpente, et auxquels ils sont appendus par des pédicules; lobules réunis par un tissu cellulaire séreux, et revêtus par une grande cellule, la plèvre, qui ne fait qu'un tout^d'un aussi grand nombre de parties.
Le problème de la texture du poumon se trouve donc réduit à la détermination de la texture d'un lobule ; mais la difficulté se trouve reculée plutôt que détruite; car un lobule, c'est un petit poumon : or, chaque lobule reçoit un canalfaérien , un vaisseau artériel; il émet une ou plusieurs veines et des vaisseaux lymphatiques.
Avant d'exposer la disposition du canal aérien et dès vaisseaux par rapport à chaque lobule, disons un mot de la structure de ce lobule, considéré en lui-même.
(i) Dans les respirations ordinaires, il y a peut-être le tiers des poumons qui agit : le besoin d'exercice, les bâillemens tiennent probablement à la nécessité de faire agir la totalité des poumons. Ainsi des milliers de tubercules peuvent infester le poumon sans qu'ils manifestent leur présence par de la gêne dans les respirations ordinaires. Ce n'est que dans les grandes înspiratidltis, dans l'exercice, dans les efforts de la voix, dans tous les mouvemens où l'action de la totalité des poumons est réclamée, que l'on s'aperçoit qu'il y a une lésion dans l'organe central de la respiration.
Un lobule est une agglomération de cellules et de vé-
oo ^ Struclure
sicules , lesquelles communiquent toutes les unes avec les d'un lobule. autres. Ces cellules sont toujours pleines d'air. Leur capacité n'est pas la même : M. Magendie a parfaitement observé que les cellules pulmonaires de l'enfant sont plus petites que celles de l'adulte , celles de l'adulte plus pe- , Inégalités tites que celles du vieillard (i); la capacité des diverses cel- cité et dans la Iules qui entrent dans la composition d'un même lobule F'^'^^^^i^^^e
, 1 1 A 1 n 1 1 A *^^^ cellules.
n est pas non plus la même. Toutes les cellules du même lobule communiquent entre elles; mais toutes ne sont pas également perméables. Ainsi, dans un degré donné d'inspiration , quelques cellules seulement sont distendues ; les autres cellules exigent un degré de dilatation de plus : les cloisons qui séparent les cellules d'un même lobule ^,sont incomplètes , et consistent dans desfilamens ou des lamelles; et la disposition réticulée des cellules jji si évidente à l'œil [nu , dans le pou= mon de la grenouille, me paraît rendre assez exactement l'aspect que le poumon de l'homme présente au microscope simple.
Quant à la structure des cellules , on ne saurait y admettre de fibres musculaires : l'anatomie ne peut pas les démontrer ; Structure, la physiologie les repousse. L'opinion la plus probable est qu'elles sont formées par du tissu cellulaire dense, ou, si l'on veut, par un tissu fibreux élastique, sur les parois duquel se ramifient les vaisseaux sanguins.
Des canaux aérifères.
Les canaux aériens des poumons se composent de la trachée-artère^ des bronches et de leurs dwisions,
(i) Les maladies influent singulièrement sur cette capacité : dans le catarrhe chronique, danscertaines variétés de Tasthine, on trouve des cellules pulmonaires excessivement dilatées. Laennec a donné h cette dilatation le nom d'emphysème pulmonaire.
SPLANCHNOLOGIE.
DE I.A TRACHEE -ARTERE.
Mobllilé.
La trachée -artère {àe Tpc6;^lsj âpre, et u^tv^^U^ artère) est le Situation, tronc commun des canaux aérifères du poumon : elle estsituée entre le larynx, qu'elle continue, et les bronches, qui ne sont autre chose que sa bifurcation, au-devant de la colonne vertébrale, et s'étend depuis la cinquième vertèbre cervicale jusqu'à la troisième dorsale (i).
Elle est mobile dans la place qu'elle occupe, et peut être facilement portée à droite et à gauche. Cette mobilité, qui a entraîné de graves accidens dans l'opération de chirurgie par laquelle on divise ce conduit, a suggéré l'idée d'un instrument propre à la fixer (2).
Sa direction est verticale. En haut, elle occupe la ligne médiane ; en bas , elle semble s'infléchir un peu à droite. Je l'ai vue plusieurs fois légèrement flexueuse; mais ces flexuosités légères n'avaient lieu que pendant l'inclinaison du col sur le thorax ; elle disparaissait pendant l'extension.
Dimensions .\j2i longueur delà trachée mesure l'intervalle qui Dimensions sépare la cinquième vertèbre cervicale de la troisième oQgueur. jQj,gg]g^ Cette longeur, qui est de quatre à cinq pouces, varie suivant que le larynx est élevé ou abaissé, et suivant que la colonne cervicale est étendue ou fléchie. La différence entre la limite du plus grand alongement et la limite du plus grand raccourcissement de la trachée peut être de moitié, c'est-
Directioii.
(1) La dénomination de tracliée-artère vient de la saillie que font les cartilages de ce conduit, qui est rude au toucher. La dénomination d'arlère donnée par les anciens aux vaisseaux à sang rouge, vient d'une grave erreur anatomique. Ces vaisseaux érant habituellement vides sur les cadavres, on s'imagina qu'ils contenaient de l'air pendant la vie : d'où le nom d'artère qui leur est resté.
(a) Au chirurgien Buchot. La mobilité delà trachée s'oppose à ce qu'on y arrive par ponction dans l'opération de la trachéotomie.
ORGANK DE LA RKSPIBATION. POUMONS. 6^7
à-dire de deux pouces à deux pouces et demi : l;i limite du Limites 3a
raccou ment.
raccourcissement est établie par le contact des bords des ^^*^^°"^^'*'*
cerceaux cartilagineux (i).
Le calibre de la trachée est déterminé par celui du carti- ^'*^'^«e. lage cricoïde du larynx : aussi ce calibre est-il bien plus considérable chez l'homme que chez la femme, avant qu'après l'époque de la puberté. Les individus qui ont été tourmentés pendant plusieurs années par des catarrhes chroniques, sont remarquables par les dimensions considérables qu'ont acquises les voies aériennes et la trachée en particulier. Le diamètre moyen de la trachée est chez l'homme de neuf à dix lignes, et chez la femme de dix à douze lignes. Ce calibre n'est pas uniforme dans toute la longueur de ce conduit. Presque toujours la trachée se dilate à son extrémité intérieure au moment de sa bifurcation. Chez quelques sujets, ce canal augmente progressivement de calibre de haut en bas , et représente une espèce de cône tronqué dont la base serait inférieure.
Surface externe.
Figure et rapports. Vue par- devant et de côté, la tra- l'igure et
, , T 1 .. 1 1 -^ Il 1 • ^ Apports.
chee est cyhndroide; vue par-derriere, elle est aplatie; en sorte qu'elle représente un cylindre dont le quart ou le tiers postérieur aurait été enlevé. La surface extérieure est rude ^u toucher, et comme interrompue par des reliefs circu-
(i) L'alongement et le raccourcissement de la Crachée ont des limites bien plus restreintes dans l'homme que dans les oiseaux , chez lesquels , mus à l'aide de muscles longitudinaux , jes cerceaux de la trachée se reçoivent réciproquement ; dans le plus grand raccourcissement possible, trois cerceaux rapprochés s'irabriquant au point de ne présenter que la h.iuteur d'un seul cerceau, il en résulte que la tracïiée de l'oiseau peut diminuer des deux tiers. Cette différence de disposition est en rapport avec la différence d'usages, la trachée de l'homme et des mammifères étant seulement un jiorte-venty tandis que la trachée des. oiseaux est un porte -voix.
638 ' SPLANCHNOLOGIE.
laires qui répondent aux cerceaux cartilagineux de la trachée. Les rapports de sa surface externe doivent être examinés au cou et dans le thorax.
Rapports de A.Rapports de laportion cervicale de la trachée. i°En açant^
la portion cer- glande thyroïde, dont l'isthme, quelquefois très-étroit, d'au-
irachée . tres fois très-développé , recouvre un nombre plus ou moins
considérable de cerceaux cartilagineux. En général, le premier cerceau de la trachée*est au-dessus de l'isthme. Auî° En avant. (jgssQus du corps thyroïde , la trachée répond aux muscles sterno-thyroïdiens, dont les bords rapprochés ne sont séparés l'un de l'autre que par la ligne blanche cervicale 5 elle répond en outre à l'aponévrose cervicale, au plexus veineux thyroïdien, à une assez grande quantité de tissu cellulaire, à l'artère thyroïdienne de Neubauer, lorsqu'elle existe, au tronc brachio-céphalique ,' qui déborde toujours un peu la fourchette sus-sternale. Tous ces rapports sont de la plus haute importance pour l'opération de la trachéotomie.
1^ Sur les côtés ^ la trachée est embrassée parles parties îa-
f orës "^ ^* térales de la glande thyroïde. Aussi dans les maladies de cette olande, la portion correspondante de la trachée est« elle déformée, aplatie d'un côté à l'autre , elliptique ou triancrulaire ; et la compression de ce] conduit peut être portée jusqu'à la suffocation. L'artère carotide primitive et le nerl pneurno-gastrique longent ses parties latérales: d'où la possibilité de la division de cette artère dans l'opération de la trachéotomie. Des ganglions lymphatiques, très-multlpliés, lonrait encore les parties latérales de ce conduit, et peuvent devenir assez volumineux pour intercepter la circulation de l'air. Du reste, tous les rapports delà trachée , à l'exception de ceux qu'elle affecte avec la glande thyroïde, se font par l'entremise d'un tissu cellulaire très-làche , au milieu duquel ce canal est comme plongé.
Z"" £■« «mère, la trachée est plane, membraneuse , et ré- 30 j;„ ,,,,„ pond à l'œsophage qui la déljorde un peu à gauche , et qui
jîère. la sépare de la colonne vertébrale. Le nerf récurrent gauche
se place dans la gouttière que forment dans ce sens la trachée et l'œsophage j le nerf récurrent droit est postérieur à la trachée.
Les rapports immédiats de la trachée avec l'œsophage expliquent pourquoi des corps étrangers arrêtés dans l'œsophage ont déterminé la suffocation et nécessité l'opéra- , ^^PP^^^^ "^
i- o , A la trachée avec
tion de la trachéotomie. l'œsophage,
La mollesse et la flexibilité de la trachée au niveau de l'œsophage ont pa4'u à quelques physiologistes n'avoir d'autre but que de favoriser la dilatation de ce dernier conduit pour le passage du bol alimentaire ; mais nous verrons que les canaux aériens conservent en arrière la disposition membraneuse dans des points où ils ne sont nullement en rapport avec l'œsophage. L'anatomie comparée, en montrant la tra= chée cylindrique chez l'oiseau , anguleuse en arrière chez le bœuf,' le mouton, etc. , réfute d'ailleurs pleinement cette manière de voir.
B . Rapports de la portion thoracique de la trachée. Dans le tJiorax , la trachée occupe le médiastin postérieur. Elle Rapports de
, - 1 1 1 o ^^ tracliée dans
repond : en aidant ^ et de haut en bas , i au sternum et aux jg thorax, muscles sterno-thyroïdiens; 2° à la veine sous-clavière gauche; 3° au tronc brachio-céphalique, dont l'anévrisme î° En avant. peut s'ouvrir dans la trachée : sa partie latérale gauche est comme embrassée entre ce tronc et l'artère carotide primitive gauche 5 4^ à la partie postérieure de la courbure aortique , laquelle repose immédiatement sur elle dans toute sa hauteur : d'où la dyspnée qui accompagne si fréquem = ment l'anévrisme de l'aorte, et la fréquence de l'ouverture de cet anévrisme dans la trachée; 5" plus bas, à la bifurcation de l'artère pulmonaire, qui répond à la bifurcation de la trachée.
2° En arrière, la trachée répond àl'œsophage qui la sépare de la colonne dorsale ; sur les côtés , aux plèvres qui forment le médiastin , aux nerfs pneumo-gastriques, et à la partie supérieure des nerfs récurrens.
2°^ Eb arrièrei
terne.
640 SPLàNGHNOLOGîE.
Dans toute sa portion thoracique, la trachée est entourée
Des gan- ^ \ . .\ 1
glions lympha- de vaisscaux et de ganglions lymphatiques extrêmement multiques entou-^- |-g ^^ j'^jj ^'^^^ ccUulaire lâche et très-abondant qui
rent la trachée, r ' ^ •!/-!•
communique avec celui de la région cervicale. Les vaisseaux et ganglions lymphatiques et ce tissu cellulaire lâche constituent les rapports immédiats de la trachée; et on conçoit que l'engorgement des ganglions doive déterminer de graves accidens.
Surface interne.
La surface interne de la trachée est de couleur rosée , et Surface in- pj^^-gente dcs reliefs circulaires plus prononcés que la surface """ externe; elle est en outre remarquable dans toute la partie
membraneuse par le relief des faisceaux verticaux, sur lesquels nous reviendrons à l'occasion de la structure.
Des bronches.
Les bronches {^fhyz'*^^ trachée-artère) sont les deux branches de bifurcation de la trachée qui s'écartent l'une de l'autre, Au nombre ^^ décrivant un angle droit ou légèrement obtus : l'une est ^'^' destinée au poumon droit, l'autre au poumon gauche. Un
lio-ament triangulaire, assez fort, occupe l'angle de bifurcation de la trachée, et semble destiné à prévenir l'écartement trop conddérable des bronches.
Les bronches diffèrent entre elles sous plusieurs rapentre la bron- ports. i^Souslc rapport du calibre. La bronche droite a un che droite etia ^^j^j^ètre bcaucoup plus considérable que la gauche, et ne le
bronche gan- ^ ^ ^,
che. cède pas de beaucoup a la trachée sous ce rapport. Chez une
i' Calibre, femme dont la trachée avait dix hgnes de diamètre, la bronche droite en avait huit, et la bronche gauche cinq. Cette différence de calibre est en harmonie avec la différence de volume des deux poumons, et peut donner la mesure assez exacte de ce volume. ^" Sous le rapport de la longueur. La bronche ^' Longuenr. droite a un pouce, la bi oiiche gauche en a deux ; disposition qui me paraît tenir à la légère déviation à droite qu'a subie la
vîation du cœur à caucîie. 3° Par leur direction. La tronche „.,„
^ ° . Difkiences
droite parait moins oblique que la bronche gauche, ce qui enire la brontient peut-être à ce que la première pénètre plus promp- J^^*^ Z^*^^^*^ ^^ tement que la seconde dans le poumon correspondant, gauche. 4°. Par leurs rapports. La bronche droite est embrassée par la veine azygos, qui forme une anse immédiatement au-des- Rapports
T, ,, . Il* ' • -r lies bronches,
SUS d elle , pour se jeter dans la veme-cave supérieure. La bronche gauche est embrassée supérieurement par la crosse de law^te, et affecte en arrière un rapport important avec î'œsophage, qu'elle coupe obliquement. Toutes deux ont des connexions avec le plexus nerveux pulmonaire; toutes deux sont entourées de ganglions lymphatiques, remarquables par leur couleur noire et par la fréquence de leurs maladies : ces ganglions remplissent en quelque sorte l'angle de bifurcation de la trachée. Enfin toutes deux sont dans les rapports sui= vans avec Tartère et les veines pulmonaires. Chaque artère pulmonaire est située au-devant de la bronche correspondante, pour se porter ensuite au-dessus d'elle, puis en arrière. Les deux veines pulmonaires sont situées sur le même pian que l'artère,- elles se dirigent de bas en haut entre l'artère et la bronche, qui se trouve par conséquent postérieure à tous les vaisseaux.
Du reste , \di forme des bronches est exactement la même que celle de la trachée, c'est-à-dire, qu'elles représentent un ^^'' ^"^rme des
!• 1 1 ^ •. 1 ' 1! / • bronches tst
cylmdre dont on aurait enlevé le quart postérieur , et ja ^^^^ ^^j^e qui serait constitué par des cerceaux parallèles. La capacité *^^^î^ ^^ *^ ^^' des deux bronches réunies est plus considérable que celle de la trachée , de même que la capacité des divisions bronchiques est plus considérable qiie celle des bronches : d'où il "^P^-^^^ résulte que dans l'expulsion de l'air la vitesse de ce fluide doit être accélérée.
Parvenues à la racine des poumons, les bronches se divisent en deux branches égales, mais d'une manière un peu différente. La branche supérieure de la bifurcation de la bronche gauche, plus petite, est destinée au lobe supérieur du 2. 4i
S^l SPLANCHNOLOGIK.
poumon ; pour y atteindre , elle se renverse un peu en haut.
gj^j.gjjjiQjj La branche inférieure, phis volumineuse , suit la direction
des bronches, primitive, et, après un pouce environ de trajet, se divise en
deux rameaux inégaux : un plus petit, pour le lobe moyen; un
plus volumineux, pour le lobe inférieur. J'ai vu une fois une
petite bronche naître de la partie inférieure de la trachée, et se
rendre directement au sommet du poumon droit: la v^ine azy-
gos passait entre cette petite division et la bronche normale ( i ).
Du reste, les divisions secondaires sont identiquement les
^. . . mêmes des deux côtés. Chacune des branc^hes de bifurcation
Divisions
secondaires» se bifurque à son touri Toutes ces divisions vont en divergeant : les unes sont ascendantes, les autres descendantes;^ elles se bifurquent encore , après un trajet variable ; en sorte qu'en écartant un peu la substance pulmonaire , on voit partir du tronc bronchique des séries divergentes et successives de conduits , qui s'enfonccmt de dedans en dehors dans la substance pulmonaire. lia division dichotomique , c'est-à-dire la division en deux branches égales ,
Division di- ^1^^ nous verrons ailleurs ( voyez Artkriologie) , être la chotoœiqne plus favorablc à la rapidité de la circulation, domine dans
des bronches. , tii iii-r • '
les poumons. Les deux branches de biiiircation se séparent
à angle aigu; une espèce d'éperon, placé intérieurement à
l'angle de division, coupe et divise la colonne d'air. Cepen-
Avantages dant il n'est pas rare de voir de petits tuyaux bronchiques
de celte dispo- jj^îtrc directement d'une division principale, pour se distri-
sition. . ^ , .
buer aux lobules pulmonaires les plus vt)îsins. Du reste, le nombre de ces divisions, toujours en rapport avec celui des \eines pulmonaires, n'est pas aussi considérable qu'on le croirait d'abord : il ne dépasse guère le nombre de quinze. La jorme des divisions bronchiques diffère essentielle- .es t ivisions ^^^^^ ^^ Q^ç^ des bronches et de la trachée. Ces divisions
broucuiqnes
présentent un représentent en effet un cylindre complet qui n'est nullecylindre complet. •
(i) Cetfe disposition me paraît normale chez le mouton et chez le bœuf.
ment tronqué en arrière ; mais la disposition des cartilages en cerceau est remplacée par une autre disposition que j'indiquerai à Foccasion de la structure.
Rapports. Les premières divisions des bronches sont entourées, même dans l'épaisseur du poumon, par des ganglions bronchiques très-multipliés , d une couleur noire dont l'en- î'^^ppons gorgement, suite fréquente de catarrhes pulmonaires chro- dLi3Î^'" niques, détermine des accidens de suffocation. phi(jues.
Ces divisions bronchiques, ainsi que je l'ai dit, servent de support aux lobules pulmonaires qui s'appliquent et se moulent sur elles et auxquelles elles sont unies par un tissu cellulaire très-lâche.
Leurs i^apports avec les divisions de l'artère et des veines pulmonaires sont les suivantes : l'artère suit constamment la bronche derrière laquelle elle est placée ; la veine s'en vaissetrpni! écarte souvent : il- n'est pas rare de voir l'artère et la veine '^^»^»«5pulmonaires s'entrecroiser autour de la bronche correspondante.
Rapports des dwisions bronchiques avec îes lobules pulmo^ naires. Chaque lobule pulmonaire a son tuyau bronchique, Avec îes îo . Ce tuyau est cylindrique, d'un diamètre uniforme dans toute ^«^^^ P»î«^osa longueur, entièrement membraneux : et au moment où il ''^''^^'' atteint le lobule, il présente une petite ampoule et disparaît. C'est sans doute cette petite ampoule qui en a imposé à Malpighi, à Reissessen et autres qui ont admis que les dm^^ îotuyaux bronchiques se terminent en cul-de-sac: de sorte ^'''^^"^'"'''''''
^,, ^ • ^ , . ' *^ jc *> son tuyau
que, suivant ces auteurs, chaque cellule pulmonaire se- brono^ue; rait la terminaison d'un tuyau bronchique particulier. Mais évidemment il ne saurait en être ainsi j car , d'une part, le nombre des tuyaux bronchiques n'est pas assez considérable; d'une autre part, il est de la dernière évidence qu'un tuyau bronchique unique est destiné à un groupe de cellules ou lobule. En injectant du suif dans un poumon qui a été préliminairement privé d'air, soit par unépanchement thoracique survenu pendant la vie , soit par
g,, SPIANCHNOLOGIE.
une injection artificielle faite dans le tliorax, on voit que le su^f est divisé en petits globules ou tubercules arrondis qui rénoïKlent à autant de cellules pulmonaires , et que ces globules aboutissent tous à un pédicule commun qui est forme par le tuyau bronchique (i).
Structure de la trachée, des bronches et de leurs divisions, i» Structure de la trachée.
Cerce,„x La trachée se présente sous l'aspect d'une série de cartilagineux. ^^^.^.^^^ Cartilagineux superposés que séparent autant , ,,-, de cerceaux fibreux, ce qui lui donne un aspect noueux. 11 ° " '■ résulte de la présence des cartilages que ce canal se trouve dans un état de tension permanente. Si la trachée avait ete purement membraneuse, elle se serait affaissée, au moment de l'inspiration qui détermine une espèce de vide Leur nombre, dans le thorax, et cet affaissement aurait intercepte l accès de lair. Le nombre des cerceaux cartilagineux est de seize à vingt. Ils sont plus saiUans, ou si l'on veut, plus détachés du côté de la surface interne que du côte delà suilU for,ue„t f,ee externe de la trachée. Ils forment , chez certains suaw':"df"jets, les 2/3, chez d'autres, les 3/4, les 4/5 d'un cercle. ■ Chaque cerceau présente deux faces, l'une, antérieure, r„e.. convexe , l'autre , postérieure concave , un bord supérieur
«o'd»- et un bord inférieur minces, qui donnent attache aux Exue.uiié.. çgj.pgj,„x fibreux et deux extrémités qui sont brusquement Déhu, de coupées sans inflexion, sans épaississement. En général, .égnla'ri.é. ;[ y ^ peu de régularité dans la disposition de ces cerceaux qui ne sont pas rigoureusement parallèles et qm n ou. pas la même hauteur, les uns ayant une ligne, les autres une ligne et 1/2, les autres 2 lignes, 2 lignes et 1/2 : le même cartilage présente une hauteur inégale dana les d.ve« points de son étendue. Souvent deux cerceaux sont réunis dans une
U) Reissessen, qui a fait cette injection, a cru voir dans la granulation que présente la matière injectée l'image des culs-de-.ac dans lesquels cette matière aurait été fondue.
èRGAKES i)E tA RESPIRATION. POÙMOifS. 64 5
partie de leur longueur, etc. D'autres fois un cerceau est bifurqué, et il est probable que les différences qui existent Flexibiliié, dans le nombre des cerceaux cartilagineux tiennent ou à leur Kiastîoité des soudure ou à leur division. Du reste, ces cartilages sont ^"^'*^*'^"^ assez minces pour pouvoir être comprimés, affaissés, de manière à ce que leurs deux moitiés se toucbent, sans rupture. Leur élasticité leur permet de revenir immédiatement sur eux-mêmes , et par conséquent de donner à l'air un libre accès. Ces cartilages ne peuvent se rompre que dans le cas d'ossification, laquelle n'est pas très-rare cbez les vieillards. Le premier et les deux derniers cerceaux cartilagineux de la trachée présentent une disposition particulière : lèpre- , '^position
i 1 r A du premier an-
mier a plus de hauteur que tous les autres, surtout à sa neau trachéa!, partie moyenne : souvent il se continue avec le cartilage cricoïde (i).
Le dernier anneau de la trachée qui sert de transition Du dernier entre la trachée et les bronches présente la disposition sui- ^""J^" ^^ ^^
^ •*■ trachée,
vante : la partie moyenne s'infléchit en bas , se recourbe en arrière en formant un angle aigu , très- prolongé , et constitue une espèce d'éperon saillant dans l'intérieur de la trachée qui sépare les bronchei; ; les deux demi-cerceaux qui résultent de cette disposition constituent les deux premiers cerceaux des bronches ; Favant-dernier cerceau de la trachée , ! ^^^^ '
y dernier cer-
avait déjà présenté à sa partie moyenne une itïflexion an- ceau. guleuse, mais moins prononcée que celle du dernier.
Tissu fibreux de la trachée. Voici la manière dont il faut concevoir la disposition du tissu fibreux de la trachée. Un cylindre fibreux naît de la circonférence inférieure du car-
(i) J'ai vu un cas dans lequel les trois premiers cerceaux de la trachée et le cartilage cricoïde étaient réunis, mais seulement d'un côté : le muscle crico -thyroïdien antérieur et le constricteur inférieur du pharynx naissaient bien évidemment du premier cerceau de la trachée. Cette continuité du cartilage cricoïde avec la trachée prouve manifestement . que les cerceaux de ce dernier sont des cartilages et non point des fibro-cartilages.
^4^ * SPLANCHNOLOGIE. *
tilage ciicoïde* Dans l'épaisseur de ce cylindre sont contenus Tissu fibreux ^^^ cerceaux cartilagineux, tellement disposés que la couche de la Hachée, la plus épaisse de ce tissu se trouve occuper leur face antérieure j en sorte qu'il semble , au premier abord , que leur face postérieure soit en rapport immédiat avec la membrane muqueuse. En arrière, en l'absence des cerceaux cartilagineux , ce tissu fibreux constitue à lui seul la charpente de la trachée.
., Fibres musculaires de la trachée. Si on enlève avec pré-
fibres mas- *-
culaires de ]a cautiou la membrane fibreuse de la trachée , en arrière et au tiac ee. niveau de sa partie membraneuse, on arrivera à des fibres
musculaires transversales, étendues de l'extrémité d'un cer-^ ceau à l'autre , et occupant aussi l'intervalle de ces cerceaux. L'existence de ces fibres musculaires, que j'ai vues constituer une couche épaisse d'une demi-ligne dans certains catarrhes chroniques, ne saurait être révoquée en doute. Il est évident que leur contraction a pour effet le rapprochement des extrémités de ces cerceaux, et par conséquent le rétrécissement de la trachée , rétrécissement dont la limite est déterminée par le contact de ces extrémités.
Faisceaux longitudinaux jaunes. Au niveau de la portion longitadinaux "lembraneuse de la trachée, entre la couche musculaire et la jaunes. membrane muqueuse , se voient un grand nombre de fais-
ceaux jaunes ou colonnes longitudinales , parallèles , semblables, au premier aspect, à des plis longitudinaux, mais qui ne s'effacent nullement par la distension; ces faisceaux sont adhérens à la muqueuse qu'ils soulèvent, et , parvenus à la bifurcation de la trachée, se bifurquent eux-mêmes pour se continuer dans les bronches.
La nature de ce tissu n'est pas bien connue; il ne peut être que du tissu musculaire ou du tissu jaune élastique. Je penche davantage pour cette dernière opinion: et dans l'une et r.'intre hypothèse, ce tissu aurait pour usage de s'opposer à i'alongement exagéré de la trachée et des bronches .'activement dans un cas, par son élasticité dans l'autre. Il n'est pas
rare de voir quelques faisceaux longitudinaux derrière les cerceaux cartilagineux.
Glandules tra&héales. Si on examine avec soin la face pos- Glandules térieure delà trachée, on trouvera un certain nombre de trachéales, glandules ovoïdes , aplaties , accolées à la face externe de la membrane fibreuse; et si on enlève cette membrane fibreuse^ on verra une couche assez épaisse et non continue placées ende glandules de morne nature, intermédiaire à la membrane ^^^ ^^ muscu-
/», , T , !•/-»» • lenae et la mn-
hbreuse et a la couche musculaire. Cen est pas tout; si on en- queuse. lève avec précaution, soit la couche interne , soit la couche externe du tissu libreux qui sépare les cerceaux cartilagineux, on verra une série de glandules plus petites que les précédentes, interinédiaires à ces deux feuillets, occupant toutTintervalle des cerceaux et s'étendantmême derrière eux.
Membrane muqueuse. Elle fait suite à la membrane mu- „ ,
' Membrane
queuse du larynx; elle est remarquable, i® par sa ténuité, qui muqueuse.
permet de voir au travers la couleur des parties subjacentes;
1° par son adhérence intime aux parties qu'elle revêt. Les plis
longitudinaux dont on a parlé n'existent en aucune manière:
on a pris pour tels les faisceaux longitudinaux jaunes ; 3* par -
le grand nombre d'ouvertures dont elle est criblée, et des . "~
quelles on fait sourdre du mucus par la compression.
Ces ouvertures ne sont autre chose que les orifices des petits conduits excréteurs des glandules trachéales.
Vaisseaux et nerfs. Les artères de la trachée sont fournies
Vaisseaux et
par les thyroïdiennes supérieures et inférieures ; les -veines nerfs. sont en général disposées de la manière suivante : Des troncs veineux , couchés le long de la trachée , à la face interne de ce conduit, et subjacens à la muqueuse , reçoivent de chaque côté, à la manière des veines azygos, de petites veines qui répondent aux espaces qui séparent les cerceaux cartilagineux et vont se rendre dans les veines voisines. Les vaisseaux lymphatiques., très- n ombreux ^ vont aux ganglions lymphatiques ambians , qui sont très-considérables. Les nerfs sont fournis par les pneumo-gaslriques.
Structai e des bronches.
64B SPtA^CH^ÔtOGîÈ^
2° Structure des hronches.
La structure des bronches est identiquement la même que celle de la trachée. La bronche gauche présente dix à douze cerceaux cartilagineux; \\ bronche droite: cinq à six. Du reste, comme à la trachée, fibres muscnlaires transversales, faisceaux longitudinaux, glandules,etc. Les artères des bronches viennent ordinairement de l'aorte sous le nomd artères bronchiques. Les 'veines se rendent, celles du côté droit dans l'azygos, celles du côté gauche dans l'intercostale supérieure.
3° Structure des ramifications bronchiques.
Division des
cerceaux carti- Le Cylindre fibreux de la trachée et des bronches se proagiaeux en j^j^^^^ g^j^, j^g ramifications bronchiques. Les cerceaux carti-
segmens curvi- o 1
lignes. lagineux présentent , dès la première division des bronches,
de notables modifications; ils se divisent en segmens qui
forment par leur réunion un anneau complet, en sorte
qu'il n'existe plus de portion membraneuse proprement
dite, et que les divisions bronchiques sont parfaitement
cylindri crues. Les segmens des divisions bronchiques sont Disposition -L ^ . ^ • ' 1 1 * ^
de ces seg-oblongs, curviligncs , et termmes par des angles tres->
mens. alongés, disposés de manière à ce qu'ils puissent chevau-
cher les uns sur les autres, et être réciproquement reçus dans leurs intervalles. Ils sont d'ailleurs unis entre eux par un tissu fibreux. Cette disposition en segmens curvilignes et anguleux existe jusqu'à la dernière bifurcation des bronches; mais le volume de ces segmens va en diminuant, de telle sorte qu'ils ne forment bientôt plus que des lignes étroites, et enfin des tubercules cartilagineux. La portion fibreuse et membraneuse du cylindre l'emporte de plus en plus sur la portion cartilagineuse, qui cesse au niveau de la dernière bifurcation des divisions bronchiques, par un lu- Leur di- bercule cartilagineux, lequel occupe l'angle de cette bifurca-
mmution pro- ^|^^ . |^ (^]ernière ramification bronchique est réduite à sa
gressive, T-
pnrtie membraneuse.
La meiRbraiie muqueuse se prolonge dans les divisions
ÔRGANSâ Î)Ë La îlÊSi'IRAÏION, POIÎMOÎÎS. 6 /if)
bronchiques jusqu'aux dernières ramifications, en conservant sa ténuité qui devient excessive. Les faisceaux longitudinaux, qui dans les bronches étaient limités à la partie membraneusCj s'épanouissent dès la première division bronchique, et sont comme disséminés sur toute la surface interne de ces divisions. Les fibres musculaires, qui, aux bronches et les fibres à la trachée, étaient limitées à la partie membraneuse, de- devTennent'an^ viennent circulaires , se placent en dedans des tuyaux nulahes. bronchiques , et forment une couche non interrompue, mais très-mince, qui représente parfaitement la couche circulaire des fibres du canal intestinal.
Lorsqu'on considère, d'une part, la disposition des segmens Les ramiiîca
„ . . -, .,,.,,, , lions bronclsi-
cartilagmeux, qui semblent avoir ete tailles tout exprès pour ^ préser^ s'emboîter les uns dans les autres par leurs extrémités, et t^at un appa-
,y -, T, veil de moiive-
pour constituer un appareil de mouvement ; d une autre ^^^pt^ part , l'existence des fibres contractiles circulaires, placés à la face interne de ces segmens , on ne saurait révoquer en doute les mouvemens de ces segmens les uns sur les autres ; et l'étendue de ces mouvemens peut être mesurée par l'espace qu'ils doivent parcourir pour arriver auscontact. Or l'arrivée au contact doit avoir pour résuhat Toblitération presque complète de ces conduits (i).
Des vaisseaux et des nerfs pulraonaîres. Indépendamment de la trachée^ des bronches et de leurs Vaisseaux
.. . ^ •!// 11 pulmonaires.
divisions , qui peuvent être considérées comme la charpente du poumon, cet organe reçoit en outre deux ordres d'artères : Yartere pulmonaire et Y artère bronchique'^ il émet deux ordres de veines : les 7)eines pulmonaires et les veines hroncJùques. Un très - grand nombre de vaisseaux lymphatiques naissent de sa profondeur et de sa surface \ des nerfs importans le pénètrent.
(i) Ces faits anatomiques expliquent mervellleiisement tous les phénomènes de l'astlarae nerveux^ de la suffocation nerveuse^ etc,
65o SPLANCHNOLOGIE.
Artères puU ^'ciHere pulmonaire égale, si elle ne lesurpasse, levolume He monaire et 1 aorte ; les artères bronchiques paraissent destine'es aux bron-
Lronchiqnes. i * ^ î t • • i n
eues et a leurs divisions, dont elles suivent exactement la distribution.
moarires ^Vt -^^^ veines pulmonaires répondent à l'artère pulmonaire. hronchiques. Elles sout au nombre de deux pour chaque poumon. Les veines bronchiques répondent aux artères bronchiques, et se rendent à droite dans la veine azygos, à gauche dans l'intercostale supérieure.
respecdynTe" ^^^^ l'épaisseur du poumon , de même qu'à sa racine, les divers élémens artères et les veines pulmonaires marchent toujours à coté m^onafre'' ^'^ ^^^ tuyaux bronchiques. On les distingue dans les coupes faites à cet organe , aux caractères suivans : Artère , béante ou à peu près béante et blanche j bronche, béante , couleur plus ou moins rosée, et contenant un mucus écumeux, qu'on fait sortir par la pression , veine ^ affaissée et pourtant plus difficile à voir que l'artère. Les rapports de ces trois ordres de vaisseaux ne m'ont pas paru constans.
Malgré les travaux de Haller à ce sujet , on ne connaît pas bien la disposition respective des artères et des veines bronchiques par rapport aux artères et veines pulmonaires. Je dois faire remarquer la facile communication des ar-
Communi- tères avec les veines pulmonaires et les divisions bronchiques. cation facile t ■>'•.- \ \ • ^ • /» ,
des artères ^ mj^ctiou la plus grossiere , poussée avec une force mé-
«;rcc les veines diocrc , passe avcc la plus grande facilité des artères dans
et les divisions i • i • • • i i • ,
fcronchiques. *^^ vemes pulmouaires et dans les tuyaux bronchiques ; les parties enflammées seules m'ont paru imperméables. Vaisseaux ^^^^ vciisseaux lymphatiques , superficiels et profonds sont
lymphatiques, extrêmement nombreux ; ils vont se rendre aux ganglions bronchiques et trachéaux dont le nombre et le volume attestent assez leur importance : la couleur noire de ces ganghons ne commence à se manifester que de dix à vingt ans. Nerfs. ^^^ '^^^ ^" poumon viennent du pneumo-gastrique,
quelques-uns viennent du système ganghonnaire. Ils constituent un plexus très-considérable situé derrière les bron-
iÇhes, avec les divisions desquelles ils pénètrent dans l'épaisseur du poumon. Je ferai remarquer qu'il n'existe qu'un »rand plexus pulmonaire commun aux deux poumons. D'où, sans doute, au moins en partie, la solidarité de ces deux organes.
Développement.
Suivant Meckel , le poumon est un des derniers oro-anes ^ :. „
, , - o Ordre dap-
qui apparaissent chez le fœtus ; on ne commence à le dis- parition. tinguer des autres parties contenues dans le thorax, qu'à la fin du second mois de la vie intra-utérine.
Le volume du poumon est d'autant moins considérable volame. * qu'on l'examine à une époque plus rapprochée de sa formation. Il semble remplacé alors par le thymus, seul organe goareusemeil" qui se présente lorsqu'on ouvre la poitrine et derrière le- inverse de cequel on est obhgé d'aller chercher les poumons relégués ^'*' '^"^ *^^'°'*^* de chaque côté de la colonne vertébrale. Le développement du poumon s'effectue en raison inverse de celui du thymus. Le volume du poumon augmente dans la même proportion que celui du thymus diminue : dans les deux derniers mois de la grossesse, Is poumon est complètement développé et apte à respirer.
Le poids du poumon offre chez îe fœtus et chez l'adulte des différences bien dignes de fixer l'attention. Pendant ^^''^^ '^^
.1 1 1 • • , . ^ poumon.
tout le temps de la vie intra-uterme , le poumon du fœtus
offre une pesanteur spécifique de beaucoup supérieure à
celle de l'eau ; aussitôt que l'enfant a respiré , sa pesanteur Pesanteur
spécifique devient de beaucoup inférieure à celle de l'eau j il spécifique.
surnage.
Et cependant le poids total du poumon a notablement ^ .,
, • 1 / 1 Poids tota
augmente, parce que, indépendamment de lair qu'il reçoit, le poumon admet une bien plus grande quantité de sang ■ qu'il ne le faisait pendant la vie intrà-utérine. Avant la naissance, le rapport du poids du poumon au poids absolu de tout le corps est comme i à 60 j après la naissance^ il est comme i est
6 ai SPLAWCÉNÔtÔGÎË.
à 3o. Il suit de là que des poumons , qui, d'une part, surnagent, et qui, d'une autre part, ont acquis un poids absolu bien supérieur à celui qu'ils pre'sentaient cbez le fœtus, attestent que l'enfant a respiré.
Après la naissance, le poumon participe au développement du reste du corps. A l'époque de la puberté, il acquiert les proportions qu'il doit offrir par ia suite. Je n'ai point observé que chez le vieillard les poumons présentassent moins de volume et de poids que chez l'adulte.
Sous le rapport de la couleur , le poumon offre des différencestres-tranchees, D un rose tendre chez le fœtus, dans les premiers temps de la conception , il devient plus tard d'un rouge foncé, lie de vin, couleur qu'il conserve jusqu'à l'époque de la naissance. Après la naissance , sa couleur fedevient rosée. Plus tard , de dix à vingt ans, des points noirs se manifestent çà et là , le long des lignes losangiques qui traversent sa surface: ces points deviendront des lignes, des plaques qui donnent à la surface grisâtre de l'organe un aspect tigré. Le développement de la matière noire est si bien t ion de la ma- ^'^f^^* ^e l'âge , qu'il est rare de ne pas trouver de petites liera noire est masses de Cette matière dans le sommet ou 4ans tout autre avec l'A-^e point du poumou chez les vieillards. Il est digne de remarque que la couleur noire se manifeste en même temps et à la surface du poumon , et dans les ganglions lymphatiques situés à la racine du poumon et le long des bronches.
Sous le rapport de la structure : dans les quatre et cinq premiers mois delà gestation, les lobules pulmonaires sont parfaitement distincts les uns des autres ; on peut les séparer par une traction légère , vu le peu de résistance de la plèvre et du tissu cellulaire qui les unit , comparativement à la cohésion (Ui tissu pulmonaire lui-même. Les cerceaux cartilagineux ont commencé à être visibles dès le troisième mois.
Usages, Les poumons sont les organes essentiels de la respiration j
lonclion à l'aide de laquelle le saug, de noir et impropre à Fonctious entretenir la vie qu il était avant d^avoir traversé le poumon, '1" poumon. devient rouo-e et vivifiant. Pour Faccompiissement de celte fonction, les poumons reçoivent, d'une part, de l'air atmosphérique, et d'autre part, le sang veineux qui, chez l'homme passe en totalité par les poumons. L'air atmosphérique est attiré par une force étrangère au tissu pulmonaire lui-même: savoir, faction musculaire des parois thoraciques :1e sang y est poussé par le ventricule droit du coeur. En même temps que le sang a subi les changemens indiqués, fair atmosphérique a perdu de son oxigène que remplace facide carbonique. Le mécanisme de cette transformation du sang n'est pas encore parfaitement connu.
LARYNX (i).
Préparation, Avoir plusieurs larynx appartenant à des sujets de différensâges et de différens sexes, étudier d'abord : i^ les rapports généraux du larynx conservé en place 3 2^ les cartilages isolés , 3« les ligaraens; 4° les muscles, 5° les vaisseaux, les nerfs et la muqueuse laryngée.
Le laijnx est une espèce de boîte {jmvis cava ) ou de con= ^.^^^^^^ doit cartilagineux à pièces multiples et mobiles, formant un appareil complexe de moUvemens destiné à être l'organe de
la voix.
Il est situé sur la ligne médiane, sur le trajet des voies g-^^^^^^,-,,, aériennes , ouvert supérieurement dans le pharynx, et se continuant en bas avec la trachée: il occupe la partie antérieure et supérieure du cou, au-dessous de l'os hyoïde dont
(1) L'organe de la voix appartient essentiellement à la vie de relation, et c'est sous ce point de vue que Bicliat Fa décrit à la suite de l'appareil de la locomotion 5 mais les connexions anatomiques qui existent entre le larynx et les organes de la respiration sont telles, que tous les animaux pourvus d'un poumon sont également pourvus d'un larynx, et que le larynx disparaît là où les poumons cessent d'exister.
^ a nioLîîi!:',
654 SPLANCHNOLOGÏEr ,;
il suit les mouvemens, au-devant de la colonne vertébrale dont il est séparé par le pharynx : il est recouvert par les muscles de la région sous-hyoïdienne qui le séparent de la peau , et par conséquent il est très-accessible à Faction des instrumens vulnérans, de même qu'à la main du chirurgien dans l'opération de la laryngotomie.
Sa mobilité lui permet de s'élever, de s'abaisser, de se porter en avant, en arrière, et ces divers mouvemens sont en rapport avec la déglutition, et avec la production des divers tons de la voix. Il peut également être porté à droite et à gauche : mais ces déplacemens latéraux qui sont le plus* souvent produits par une force étrangère, peuvent être le résultat du développement de tumeurs.
y olume. V^olume. Le larynx se présente sous l'aspect d'un renflement
de la trachée dont il a été appelé la tête, caput asperœ arteriœ. La détermination exacte de ses dimensions suivant les âges,suivant les sexes , et suivant les individus, dans ses rapports avec les différentes qualités de la voix, serait un des travaux les plus intéressans de la physiologie. Ses dimensions plus considérables chez 1 homme que chez la femme, le développement qu'il acquiert dans l'un et l'autre sexe, mais plus particulièrement chez l'homme, à l'époque de la puberté, sont un des phénomènes les plus remarquables de l'économie.
Forme. Cylindrique en bas comme la trachée, il s'élargit supérieurement et devient prismatique et triangulaire. On peut donc comparer le larynx à une pyramide triangulaire, dont le sommet tronqué serait en bas, et dont la base serait dirigée en haut; il est parfaitement symétrique.
Le larynx étant un organe très-compliqué , je vais décrire successivement les nombreuses parties qui entrent dans sa Parties con- composition. Or, le larynx étant destiné à donner continuelstitnamcs du j^j^^^^^. passage à l'air dans l'acte de la respiration, devait offrir une cavité toujours ouverte, à parois résistantes et élastiques. En tant qu'organe de la voix, il devait présenter un appareil de mouvemens soumis àla volonté : cet appareil présente
Forme.
onsidérer: i** un squelette ou charpente cartilagineuse bien autrement résistante que celle de la trachée; 2^ des articulations et desligamens,et un appareil vocal composé de quatre rubans fibreux ou cordes vocales; 3° des muscles qui meuvent les différentes pièces de ce squelette cartilagineux, et déterminent dans l'appareil vocal des changemens de rapports indispensables pour la production des sons; 4° «ne membrane muqueuse qui revêt la surface interne du larynx; 5° des glandes qui versent un liquide sur cette surface ; 6° des vaisseaux et des nerfs.
Ce n'est qu'après avoir étudié isolément les parties constituantes du larynx que nous pourrons saisir son ensemble dans une description générale de l'organe.
Des cartilages du larynx.
Les cartilages du larynx sont au nombre de cinq, savoir: trois médians, impairs symétriques : ce sont le cricoîde ^ le thyroïde et Xépiglotte ; deux latéraux, ce sont les arjténdides dont les cartilages corniculés ne sont qu'une appendice. Quant aux noyaux cartilagineux décrits par quelques auteurs, sous le nom de cartilages cunéijormes ^ et qu'ils placent dans l'épaisseur du repli membraneux étendu des cartilages aryténoïdes à l'épiglotte , ils n'existent pas chez Fhomme.
Du cartilage cricoïde.
Le cartilage cricoïde ou annulaire est la base du larynx ; il est beaucoup plus épais et plus résistant que les autres cartilages. Sa forme est celle d'un anneau^ d'où lui est venu son nom ( k^ocos , anneau) : étroit en avant où il représente un cerceau cartilagineux de la trachée; il offre en arrière une hauteur de trois à quatre fois plus considérable ( d'un pouce environ ), et constitue à lui seul dans ce sens la partie larynx.
SltaatioH.
Forme.
656 SfLANCHNOLOGlË,
Surface externe. Sous-ciilanëe en avant sur la ligne m
Surface ex= «^ ^ , i •
terne. diane, elle donne attache de chaque cote aux muscles crico-
ih^^roïdiens , et présente une sorte d'apophyse articulaire , pour s'articuler avec le thyroïde; en arrière^ où elle est revêtue par la muqueuse du pharynx , elle offre , sur la ligne médiane , une saillie verticale qui donne insertion à quelques fibres longitudinales de l'œsopliage, et de chaque côté , une dépression pour^ le muscle crico-at'yténoïdien postérieur.
Surface iu- Surface interne. Revêtue par la muqueuse laryngée.
Circonférence inférieure. Parfaitement circulaire , léaère-
Ciroonlé-^ . -^ / . i , , '
renées : ment sinueuse,unie au premier cerceau de la trachée par une
membrane, et souvent en partie continue à ce premier cer-
1° Inférieure. , A ,. . , 7 .
ceau dont il ne se distmgue alors que par son épaisseur.
Circonférence supérieure. i° Elle n'est point exactement
circulaire , mais oblongue d'avant et arrière, comme si l'an-
., ' . ,,, ^ neau avait été aplati latéralement. 2" Elle est très-obliquement
2° Superieiue. r 1
coupée d'arrière en avant et de haut en bas ou plutôt fortement échancrée en avant^ où elle est concave, et donne attache, I** sur la ligne médiane, à la membrane crico-thyroïdienne; 2° sur les côtés, par la lèvre interne, à une membrane fibreuse qui se continue avec la corde vocale inférieure, et dans le reste de son épaisseur, au muscle crico-aryténoïdien latéral.
En arrière et de chaque côté est une facette articulaire et
i'acelte ary- , , ^ , „ ,. ^ -,1
uaoïdienne. oblongue , facette, arytenoidienne ^ regardant en dehors et en haut et qui s'articule avec le cartilage aryténoïde. Entre ces deux facettes, la circonférence supérieure du cricoïde est horizontale, très-légèrement échancrée et donne attache au muscle aryténoïdien. Ainsi la circonférence supérieure du cartilage cricoïde est horizontale en arrière, oblique sur les côtés, horizontale et légèrement concave en avant. C'est sur la portion oblique qu'est pratiquée la facette aryténoï- ;, dienne.
Cartilage thyroïde ou scutiforme.
Le cartilage thyroïde, ainsi nommé parce qu'on l'a corn- Cartilage paré à une espèce de bouclier ÇB-ùpscç , bouclier) (i) ^^^o'^^occupe la partie antérieure et supérieure du larynx. Il est formé de deux lames quadrilatères, réunies à angle aigu , ^'''™^' sur la ligne médiane, et qui embrassent en arrière le cartilage cricoïde à la manière de la carapace d'une tortue. On lui considère : une face antérieure ou cutanée qui présente : 1** Sur la ligne médiane , une saillie anguleuse plus ^«^^ «ï^teprononcée à sa partie supérieure où elle est profondément "^°'''' échancrée, qu'inférieuremen t, où elle s'efface complètement j beaucoup moins prononcée chez la femme, où elle est remplacée par une surface arrondie , que chez l'homme, où elle a reçu un nom particulier (pomme d'Adam). Cette saillie anguleuse ne se manifeste qu'à l'époque de la puberté, et Jsf ^' '""^"^ présente des différences individuelles qui ne m'ont pas paru en harmonie avec les qualités de la voix.'v
:i^ Z>ecA«5ri^^co^e', surface plane, quadrilatère, présentant en arrière à^xni tubercules dont un supérieur et un inférieur. Ce ^^S"^?*^^ <!«*• dernier, plus considérab/e, se prolonge sur le bord inférieur. "T^TeLles Ces deux tubercules sont unis par une arcade aponévrotique ; mais il n'existe pas de ligne intermédiaire oblique, comme on le dit généralement. Ces tubercules , et la ligne fictive qui les unit, séparent les trois quarts antérieurs de la surface qui sont recouverts par le muscle thyro-hyoïdien du quart postérieur que recouvrent le muscle constricteur inférieur et le sterno-thyroïdien. Les tubercules donnent attache à ces trois muscles.
Face postérieure, i« Sur la ligne médiane , angle rentrant qui 'donne attache aux ligamens ihyro^aryténoïdiens ou ï'^ce postécordes vocales, et aux muscles thyro-aryténoïdiens. Cet angle """'''
(i) Cette dénonaînatlon peut encore avoir été déduite do ses usages.
658 8PLANCHN0L0GIE*
est quelquefois si aigu qu'il semblerait que le cartilage thyroïde ait été déprimé par une forte pression latérale exercée de chaque côté de l'angle.
2® Sur les côtés y cette face postérieure déborde le cartilage cricoïde, et fait partie de la gouttière latérale du larynx. Elle est revêtue par la membrane pharyngienne, et répond en partie aux muscles thyro et cricQ-aryténoïdiens.
Bord supérieur. Horizontal, sinueux, donnant attache dans toute son étendue à la membrane hyo- thyroïdienne. Il pré- Bord supé- sente une échancrure médiane, moins profonde, plus large et plus arrondie chez la femme que chez l'homme. Sur les côtés , petite saillie qui fait suite au tubercule supérieur : cette saillie manque souvent : plus en arrière, échancrure superficielle limitée par des prolongemens qu'on appelle les grandes cornes ou les cornes supérieures du cartilage thyroïde.
Bord inférieur. Sinueux, moins long que le précédent, d'où
la forme pyramidale du larynx, il présente une légère saillie
médiane, à laquelle s'attache le ligament crico-thyroïdien,
Bor m e- jy^^^ ^^^^ j^ reste de son étendue, il fournit des insertions au
leur. '
muscle crico-thyroïdien, et présente une éminence rugueuse faisant suite au tubercule inférieur; plus en arrière, est une échancrure légère , limitée par les petites cornes ou cornes inférieures du cartilage thyroïde.
Bord postérieur. Légèrement sinueux, donnant attache aux muscles stylo-pharyngiens , et pharyngo-staphyîins , et appuyant contre la colonne vertébrale. Comme ce bord dé-
Bortî posté- • ^ 1 ^« ' • j 1 t.
ienr passc en arrière la portion supérieure du larynx, on peut
considérer le cartilage thyroïde comme protégeant le larynx à la manière d'un arc-boutant qui prendrait son point d'appui sur la colonne vertébrale.
Cornes du cartilage thyroïde. Elles sont au nombre de
quatre, deux supérieures et deux inférieures, et semblent le
proioijgenient du bord postérieur de ce cartilage.Toutes sont
Cornes. arrondies, déjetées en dedans et en arrièrej les supérieures,
ORGAirSS DK LA RESPIRATION. LAtlYNX. CARTILAGES. 659 '
ordinairement plus longues (^grandes cornes) , sont unies à Grande* Vos hyoïde à l'aide d'un ligament; les infe'rieures , ordinairement plus petites [petites cornes)^ viennent s'articuler avec le Petites corcartilage cricoiJe. "^'•
Cartilages aryténoldes.
Les cartilages aryténoldes , au nombre de deux (i), situés situation, à la partie postérieure et supérieure du larynx , sont prismatiques et triangulaires ; verticalement dirigés, déjetés en Forme, arrière , à la manière d'un bec d'aiguière , d'où leur est venu ce nom [àpùrctivec, entonnoir). Ils présentent, i® une Jace postérieure tr'iSLn^ulaire ^ large et concave dans Jaquelle est ^^^ces postéreçu [le muscle ary tenoïdien ; 2^^ une face interne tapissée interne par la muqueuse laryng^ée: 3° une face antérieure, convexe, . ,
K^ . ^ \^ \ .\ .s. .. . , ' Antérieure.
étroite , rugueuse, sillonnée, qui repond a la série des glandes connues sous le nom de glandes ary ténoïdes , et à la corde vocale supérieure; 4** ^"6 ^^^^ très-profondément ^^se. échancrée , qui s'articule avec le cartilage cricoïde , et que terminent deux apophyses, wxïq postérieure et externe^ qui Ses deux apodonne attache aux muscles crico-aryténoïdiens latéral et postérieur; une antérieure ^ pyramidale plus ou moins prolongée , au sommet de laquelle s'insère la corde vocale inférieure : cette apophyse pyramidale forme le quart et presque le tiers du diamètre antéro-postérieur de la glotte ; 0*»"»^ . 5^ un sommet que surmontent, ou plutôt que constituent, deux très-petits noyaux cartilagineux très-déliés , déjetés en dedans et en arrière, recourbés en crochets, cornicula^ et arrivant presqu'au contact. Ils ont été décrits avec beaucoup d'exactitude par Santorini, sous le nom de sixième et de sep-
■% (i) Long-terops on a cru qu'il n'existait qu'un seul cartilage aryténoïde, parce qu'on étudiait le larynx enveloppé de ses membranes: aussi le mot d'aryténoïde qu'on trouve dans Galien s'applique t-il aux deux cartilages réunis. Galien n'admettait que trois car! liages dans le larynx : le thyroïde, le cricoïde et l'aryténoïde.
Situation.
Direction.
^ ., tième cartÛagês du larynx. Aujourd'hui on les connaît ffecoiuicuîés. néralement sous le nom de tubercules de Santorini ou de cartilages corniculés. Ils m'ont paru constans, tantôt fortement unis aux cartilages aryténoïdes, et n'exécutant aucun mouvement sur ces cartilages \ tantôt parfaitement distincts et très -mobiles,
Epîglotte,
Vépiglotte (lingula) (s;r<, sur, yy^ùms^ la glotte) , espèce de soupape mobile et très- élastique, est une lame cartilagineuse située derrière la base de la langue, au-devant de l'ouverture supérieure du larynx^, et non sur la glotte , comme son nom semblerait 1 indiquer.
Sa direction est verticale, excepté au moment de la déglutition , où elle devient horizontale pour protéger l'orifice supérieur du larynx à la manière d'un couvercle ( larjngis operculuiTi) ; sa forme triangulaire a été assez heureusement comparée à celle d'une feuille de pourpier. Pour en avoir une bonne idée, il est nécessaire d'avoir une épiglotte isolée des parties voisines.
Dimensions. Ses dimensions^ très-variables suivant les sujets, m'ont paru généralement en rapport avec l'ouverture supérieure du larynx, que l'épiglotte déborde presque toujours dans son abaissement.
* ante- La/<2ce antérieure ou linguale présente une partie libre et une partie adhérente, \jxpartie libre surmonte la base de la langue ; on peut la sentir avec le doigt , on peut l'apercevoir en abaissant fortement la base de la langue (i). Trois replis muqueux, un médian et deux latéraux vont de l 'épiglotte à cette base.
ha partie adhérente répond en avant à la base de la langue, à l'os hyoïde et au cartilage thyroïde. Pour la mettre à découvert, il est nécessaire d'avoir recours à la dissection;
(i) Dans les maladies du larynx, j'attache une grande importance à l'inspection de l'épiglottc.
Figure.
Parti« libre.