Partie adhé renie
OROANES DE LA RESPIRATION, LAEÎNX. CARTILAGES. 6(5 ï
alors on voit, i*'. un ligament médian glosso-épiglottique , jaune, tres-rort , élastique, qui nie parait concourir au ^los^^o-épigloiredressement de l'ëpiglotte abaissée : il est remplacé par *^1"^' des fibres musculaires chez les grands animaux ; a**, un ligament éplglotti-hyoïdien étendue de l'épiglotte au bord Epiglottipostérieur de l'os hyoïde ; 3°. sous ce ligament un tissu adipeux, jaune, connu improprement sous le nom de ^/«We r^. ,.
épiglottique ; ce tissu adipeux remplit l'intervalle qui existe peux. entre l'épiglotte et la concavité du cartilage thyroïde.
Du reste , la face antérieure de l'épiglotte , examinée dans le sens vertical, est concave en haut, convexe au milieu , concave encore à sa partie inférieure; dans le sens transversal, elle est convexe,
La Jace postérieure ou laryngée , dont les courbures sont ^^^^ posté-
en sens inverse de la face antérieure, est libre dans toute rieure.
son étendue, et recouverte parla muqueuse laryngienne*
Circonférence, Son bord supérieur , base du triangle "con e-
•/ r ' ï5 lence.
quelle représente, est libre, déjeté en avant, légèrement
échancré et se continue par deux angles arrondis avec les
bords latéraux, desquels partent de chaque côté deux replis, ^^^P'» ^P*-
I . un repu aryteno- épiglottique , repu muqueux étendu de noidien.
l'épiglotte au cartilage ayténoïde, dans l'épaisseur duquel
est un ligament; 2*^. un repli é'^i^/o^//-/?/^a^j/?^/^« , antérieur Repli épi-
au précédent, qui se porte presque transversalement en de- ^.^ ^^'^ ^"^^"^
hors, et va se perdre sur les côtés du pharynx.
En bas Tépiglutte se termine par une espèce de pédicule extrêmement grêle, qui va se fixer à l'angle rentrant du car- Ligameni: tilasje thyroïde, immédiatement au-dessus de l'insertion des y^^-^P^f^'*^*cordes vocales. Cette insertion se fait à l'aide d'un ligament, ligament thyro-épiglottique. »
L'épiglotte est remarquable, i". par le grand nombre de pertuis ou perforations qu'elle présente, ce qui lui donne Pertuis Je \\w aspect assez semblable aux feuilles de plusieurs plantes P^o'^"^des laurinées. Dans ces pertuis se trouvent de petites glandules qui s'ouvrent pour la plupart à la face laryngée
66a SPLANCHNOLOGIB.
Glandules ^^ 1 cpiglottc. Le tissu adipcux connu sous le nom de glande épîgloitiques. épiglottique n'a aucune espèce de rapport avec ces ouvertures,
2^. Elle est encore remarquable par sa flexibilité et son élasticité. Aussi , depuis Bichat , est-elle classée parmi les fihro-cartilages , genre de tissus que nous avons dit ne pas c uleur 'aune ^^^ster. Sa coulcur jaune l'a fait rapprocher du tissu jaune ou fibreux élastique. Elle est fragile et se morcelle entre Fragilité, les doigts .* ccttc particularité tient en partie à son tissu , en partie aux trous nombreux dont elle est criblée et qui diminuent nécessairement sa force de cohésion
Des articulations et des ligamens du larynx.
On peut diviser les articulations du larynx en extrinsèques et en intrinsèques
Ai Les articulations extrinsèques sont : hvo'^-^'^thTroï- ^°* ^'articulation hyo -thyroïdienne.
dienne. Trois ligamens unissent le cartilage thyroïde à l'os hyoïde.
Le ligament thyro-hyoïdien moyen est une membrane lâche ,
jaunâtre, étendue du bord supérieur du cartilage thyroïde à
Ligament j'^^ hvoïde. Ses dimensions verticales sont plus grandes sur
thyro - hyoi- •' . .
dien moyen. Ics pai ties latérales qu'à la partie moyenne : aussi les cornes de l'os hyoïde se relèvent bien plus que le corps de cet os; et cette plus grande mobilité permet aux parties latérales de la langue de se relever de chaque côté pour former la gouttière dans laquelle glissent les alimens.
Cette membrane est épaisse à la partie moyenne , mince et comme celluleuse de chaque côté.
Rapports. Sous-cutanée à sa partie moyenne, elle est recou- Rapports. ^q^^q de chaque côté par le muscle thyro-hyoïdien. En arrière elle répond : à l'épiglotte dont elle est séparée par du tissu adipeux et à la muqueuse qui revêt la face postérieure du larynx. Son insertion au corps de l'os hyoïde a lieu non pas au bord inférieur mais à ia lèvre postérieure du bord^supérieur. Ce ligament passe donc derrière l'os hyoïde.
Les ligamens hyo-thyroïdiens latéraux peuvent être consi- , . dérés comme les bords de la mem]:)rane hydo-thyroïdienne. hyo - thyioï-
, diens latéraux.
Ce sont de petits cordons étendus des grandes cornes du cartilage thyroïde aux extrémités tuberculeuses des grandes cornes de l'os hyoïde. Dans Fépaisseur de ce ligament on trouve souvent un noyau cartilagineux ou osseux. ^
Synoviale, Une synoviale très-prononcée existe entre la Synoviale. face postérieure du corps de l'os hyoïde et la partie supérieure du cartilage thyroïde. Sa présence atteste des mouvemens répétés entre l'os hyoïde et le cartilage thyroïde, mouvemens pendant lesquels la partie moyenne et supérieure du cartilage se place derrière l'os hyoïde.
2°. Articulation trachéo-cricoldienne. Le premier cerceau de Articulaiio
la trachée est uni au bord inférieur du cartilage cricoïde par trachéo-cricoï-
T o-i 1 * ^ n • ' dienne.
une membrane nbreuse de même nature que celle qui sépare les cerceaux de la trachée : sur la ligne médiane en avant, un petit cordon fibreux vertical lui est surajouté. Cette membrane permet quelques mouvemens entre le cartilage cricoïde et le premier cerceau trachéal; et, dans ces mouvemens, les parties latérales de ce cerceau s'enfoncent derrière le cartilage cricoïde.
B. Articulations intrinsèques. Ce sont les articulations cmothyroidiennes crico-a ryténoïdiennes,
Jje ne dois mentionner ici que pour mémoire l'union du cartilage aryténoïde avec le cartilage corniculé.
**. Articulations crico-thyroidiennes.
Ce sont des arthrodies, Y ^?^^ ^^^
arthrodies.
Les petites cornes du cartilage thyroïde se terujinent par une facette plane , dirigée en bas et en dedans , qui s'appuie sur une facette également plane de l'apophyse du cartilage cricoïde, laquelle regarde en haut et en dehors. Un ligament ticu^aJ^e^ orbiculaire à fiJjres resplendissantes, fascicules et parallèles en-
Faisceau pi)s- ^^^*^^ cette articulation. Le faisceau postérieur remartërieur. qiîable par sa longueur et par sa forme, s'étend jusqu'aux
voisinage de l'articulation crico-aryténôïdienne.
Une synoviale lubréfie cette articulation. Chez quelques sujets, le ligament orbiculaire est très-lâche j chez d'autres, l'articulation est extrêmement serrée.
Mouvemens : Ils sont bornés à un simple glissement, qui
Mouvemens i i •
deLascuIe. se combmc avec un mouvement de bascule d'arrière en avant et d'avant en arrière qu'exécute le cartilage thyroïde. La direction des facettes du cricoïde les rend propres à servir de point d'appui.
Membrane Meiuhrane thyro-cricoldienne ou ligament thyro-cricoldien
dienne ^^^^^^' rnoyen. Indépendamment des articulations précédentes , le bord inférieur du cartilage thyroïde est uni au bord supérieur du cricoïde par une membrane épaisse, triangulaire {^ligament pyramidal ou conoïde) , qui s'attache sur la ligne médiane , au bord inférieur du cartilage thyroïde et dont la base se fixe au bord supérieur du cartilage cricoïde. Cette membrane est fibreuse, épaisse , très-forte, percée de trous vasculaires, jaune et élastique.
thyio - cricoi- Ligameus thjro-cricoïdietis latéraux. On ne peut bien voir dieus latéraux, qq ligament que par la face interne du larynx : il consiste dans des fibres très fortes qui naissent de la lèvre interne du bord supérieur du cartilage cricoïde au-devant de l'articulation crico-aryténoïdienne et qui se portent horizontalement en dedans à l'angle rentrant du cartilage thyroïde au-dessous de rinsertion de la corde vocale inférieure. Ce ligament qui est très-fort semble être continué en haut par la corde vocale inférieure. Recouvert en dedans par la muqueuse laryngée, il répond en dehors aux muscles thyro et cricoaryténoïdiens qui le séparent du cartilage thyroïde,
2°. Articulation^^ crico-aryténoïdienne s ,
Arliculatioiis par emboîtement lécipro- Ce sont des articulations par emboîtement réciproque, (jne.
Facettes articulaires. Du côté du cartilage cricoïde, facette ,,. . , ,. T • ' 1 Facette» artU
elliptique obliquement dirigée en avant et en bas , oblongue culaires.
et légèrement concave dans le même sens ; du côté de la base des cartilages aryténoïdes , facette articulaire oblongue et fortement concave de dehors en dedans, c'est-à-dire en sens opposé de la facette cricoïdienne qu'elle emboîte exactement.
71/» 7^ • Ti » • ^ 1 '7- Moyens du
Moyens a union, 11 n existe, a proprement parier, qu un li- nion. gament interne et postérieur. Ce ligament naît du cartilage cricoïde et va s'insérer en rayonnant à la partie interne et postérieure de la base de l'aryténoïde et à la partie interne de son apophyse antérieure , en arrière de la corde vocale inférieure. Ce ligament est très-fort et néanmoins assez lâche pour permettre des mouvemens étendus.
■•• ■*• Synoviale.
La synoviale très-lâche peut être facilement démontrée. MÔuvcmens^ Mouçemens. Comme toutes les articulations par emboîtement réciproque, cette articulation exécute des mouvemens dans tous les sens : mais les mouvemens en dedans et en dehors sont bien plus étendus que les mouvemens en avant et en Mouvemens
. . 11" • 1 11 de bascule très
arrière. A raison de 1 insertion des muscles, les mouvemens ^^g^^^^g du cartilage arythénoïde ne se font pas directement , mais bien par une espèce de mouvement de bascule dont le centre est dans l'articulation. Dans ce mouvement de bascule qui est oblique, vu l'obliquité des surfaces articulaires, le sommet du car lilage ary ténoïde est porté tantôt en dehors et en arrière et tantôt en dedans et en avant. Ces mouvemens de bascule doivent être étudiés avec d'autant plus de soin qu'ils sont la clé des changemens qui se passent dans la glotte pendant la phonation.
Ligament aryténo-épiglottique.
Ce sont des fibres ligamenteuses, radiées, contenues dans l'épaisseur du repli muqueux aryténo-épiglottique , et qui vont en rayonnant de la face antérieure du cartilage aryté^
666 SPLANCHNOLOGIE.
noïde aux bords de l'epiglotte. Ces fibres sont remplacées par des fibres musculaires chez quelques animaux.
Ligamens thyro-aryténoldiens {cordes vocales).
Corde» vo- Bien qu'il n'y ait pas de rapport immédiat entre le carti-
® *'^®5° lage thyroïde et le cartilage aryténoïde, quatre ligamens très-
importans les unissent entre eux. Ces ligamens connus sous
le nom de ligamens tJiyro-arytèndidiens ou cordes vocales
méritent une description particulière.
Les cordes vocales sont encore appelées rubans vocaux^ ligamens de Ferrein , ligamens thyro-aryténoldiens , parce que, d'une part, elles ont l'aspect ligamenteux , et d'une autre part , elles sont étendues de l'angle rentrant du carti^ lage thyroïde aux cartilages aryténoïdes.
Il y a deux cordes vocales de chaque côté , lune supérieure ,
Àunombrede i^ . ^ p' • t • » i i i
quatre deux ^ ^"^^^ injericure ; 1 espace qui sépare la corde vocale sude chaque côté périeure de la corde vocale inférieure se nomme ventricule
du larynx : l'espace qui sépare les deux cordes vocales droites Ventricule. J ^ s: 1 V 'r
des deux cordes vocales ébauches s'appelle flotte. Je revien- Glotte. . , ^ . rr ô
drai tout à l'heure sur ces objets.
i*^. La co7'de vocale inférieure^ beaucoup plus forte que e»le inférieure. ^^ corde vocale supérieure , se présente sous la forme d'un cordon fibreux arrondi , horizontalement étendu de l'angle rentrant du cartilage thyroïde à l'apophyse antérieure du cartilage aryténoïde :, elle est libre dans tous les sens, excepté en dehors, où elle répond, au muscle thyro-aryténoïdien: elle est recouverte dans sa portion libre, par la membrane muqueuse du larynx qui lui adhère intimement et qui est due* '^^'^^ tellement ténue à son niveau qu'on voit au travers l'aspect partie au mus- nacré du tissu fibreux. L'épaisseur de cette corde vocale ménoidien ^ ^^^ moins considérable qu'elle ne paraît l'être au premier abord, et la saillie qu'elle forme est en grande partie déterminée par celle du muscle thyro-aryténoïdien. La structure est entièrement fibreuse , elle est formée de fibres
ORGANES DE LA RESPIRATION. LAtlYNX. MUSCLES. 6t)J
antero-postérieure toutes parallèles, mais nullement élastiques.
La corde vocale inférieure se continue en bas avec le ligament thyro-cricoïdien latéral.
2?. Corde Tjocale supérieure. Moins volumineuse, située sur q^^^^ vocale un plan moins rapproché de l'axe du larynx que la corde supérieure. vocale inférieure, elle s'étend de la partie moyenne de l'angle rentrant du cartilage thyroïde à la partie moyenne de la àm^^ll^rln^ face antérieure du cartilage aryténoïde: comme la corde vo- férieure. cale inférieure , elle présente l'aspect fascicule et fibreux; mais ses faisceaux sont peu nombreux , et à peine les a-ton entamés , qu'on trouve une tramée de grains glanduleux entremêlés du tissu fibreux. On ne distingue la corde vocale supérieure du reste des parois du larynx que parce que la muqueuse se réfléchit au-dessous d'elle pour constituer les ventricules. En haut , elle se continue sans Hgne de démarcation avec le ligament aryténo-épiglottique.
Muscles du larynx.
Ils sont divisés en extrinsèques et en intrinsèques : les premiers, qui impriment des mouvemens de totalité au larynx, ont été déjà décrits : ce sont les sterno-hyoïdiens , omoplat-hyoïdiens, sterno-thyroïdiens et thyro-hyoïdiens : on pourrait y ajouter tous les muscles de la région sushyoïdienne, et ceux du pharynx, qui s'insèrent aux cartilages cricoïde et thyroïde.
Les muscles intrinsèques sont au nombre de neuf, savoir : quatre pairs et un impair, les muscles pairs sont, i^ le cricothyroïdien ; 1° le crico-aryténoïdien postérieur; 3° le cricoaryténoîdien latéral ; 4° le thyro-aryténoïdien. Le muscle impair est le muscle aryténoïdien.
Crico-lhyroïdien,
Préparation. Ce muscle est tout préparé lorsqu'on a isolé le larynx des muscles qui les recouvrent. Pour bien voir la partie pro-
668 '^PLANCHNOLOCIB.
fonde de ce muscle, il faut entamer en bas le cartilage thyroïde.
Sitnation, ^^ Crico-thyroïdien est un muscle pair, court, épais, triangulaire, situé à la partie antérieure du larynx, de chaque
Figure. ^^j^ j^ j^ membrane thyro-cricoïdienne et divisé en deux faisceaux distincts. Il s'insère;en bas, au cartilage cricoïde, de Insertions chaque côté de la ligne médiane: cette insertion occupe toute l'étendue de la face antérieure et même en partie le bord inférieur de ce cartilage. Les fibres charnues se portent en rayon*
Direction "^^^ • ^^^ P^"^ internes un peu obliquement en haut et en- dehors, les moyennes très-obliquement, les inférieures horizontalement, au bord intérieur du cartilage thyroïde (la
Insertions' partie moyenne exceptée) , et au bord inférieur des peïuo I es. ^.^^^ cornes. Le plus grand nombre va s'insérer à la face
postérieure du cartilage thyroïde : ce muscle se continue par quelquf^s fibres avec le constricteur inférieur du pharynx.
Rapports. Recouvert par les muscles sterno-thyroïdiens et par la glande thyroïde , il recouvre le muscle crico-aryténoïdien latéral , et le thyro-aryténoïdien. Les bords internes de ces muscles sont séparés l'un de l'autre par un espace triangulaire, large en haut, étroit en bas où se voit la membrane thyro-cricoïdiennes.
Action. Elle n'est pas encore bien déterminée ; en prenant son point fixe sur le cartilage cricoïde, il me pirait devoir faire exécuter au cartilage thyroïde un mouvement de bascule en vertu duquel le diamètre antéro-postérieur de la glotte est agrandi.
Crico-aryténoidieii postérieur.
Préparation. Ce muscle est préparé lorsqu'on a enlevé la muqueuse qui revêt la face postérieure du larynx.
Muscle pair, triangulaire, situé à la partie postérieure du Situation. ^ T -r ri • 11 1 r • 1 '
cartilage cricoïde. Les libres naissent de la dépression late-
lale que nous avons décrite sur la face postérieure de ce car-
Ô&GAÏfKS DK LA îlE8PtRATlOT^. tAïlIrifX. MUSCtlK^. 6ég
tîîage , et se portent dans différentes directions, les supérieures qui sont les plus courtes sont presque horizontales , les moyennes sont obliques, les inférieures sont presque verticales, toutes convergent vers l'apophyse postérieure et externe de la base du cartilage arythénoïde, au devant du crico-aryténoïdien latéral.
Rapports. Recouvert par la muqueuse pharyngienne à laquelle il est très-lâchement uni, il recouvre le cartilage cricoïde.
action. Ce nmscle est dilatateur de la calotte. Il porte la base de l'aryténoïde en arrière, en dehors et en bas, et imprime au cartilage aryténoïde, par suite de cette contraction, un mouvement de bascule, par lequel la corde vocale inférieure est tendue.
Crico aryténoïdien-latéral.
Préparation. Enlever avec précaution l'une des moitiésiatérales du cartilage thyroïde. Il est impossible de séparer ce muscle du thyro - ary tén oïdien .
Muscle pair , irrégulièrement quadrilatère, situé profondément sous le cartilage thyroïde. Ses fibres naissent de la partie latérale du bord supérieur du cartilage cricoïde, au-devant de l'articulation crico-aryténoïdienne : de là , elles se portent obliquement en haut et en' arrière pour s'insérer à l'apophyse postérieure et externe du cartilage aryténoïde, par un tendon qui lui est commun avec le muscle thyro-aryténoidien. Recouvert par le cartilage thyroïde et par le muscle crico-thyroïdien , ce muscle recouvre la membrane crico-thyroïdienne latérale.
Thyro-aryténdidien.
Préparadon. La même que celle des prëcédens. On peut pré-« parer ce muscle par Tintérieur du larynx, en enlevant les cordes vocales.
C'est pour me conformera l'usage, que je décris séparément le thyro'aryîénoïdien et le crico-aryténoïdien latéral ;
Dîreotîon.
Attaches.
Forme.
Direction.
Attaches.
670 SPLAÎfCHNOLOGtK.
car, chez aucun sujet, et même chez de grands animaux > tels que le bœuf, il ne m'a été possible de les isoler parfaitement l'un de l'autre ,* ils ont la même insertion aryténoïdienne; leurs fibres sont placés sur le même plan , sans ligne de démarcation, et remplissent les mêmes usages.
On devrait donc réunir ces deux muscles sous le nom de ihyro-crico-arjténoïdien»
Le ^A/^o-^^^J(fe«o^^/fe/^, quadrilatère, très-mince en haut,
^ Insertions trés-épais en bas, naît, de chaque côté, de l'angle rentrant
trant du thy- du cartilage thyroïde aux deux tiers inférieurs de la hauteur
roïde. (]e cet angle. Le plus grand nombre des insertions a lieu à
la partie inférieure de cet angle , et constitue un faisceau
extrêmement épais. De là , les fibres se portent horizonta-
Direcdon. ^ ., 1 i i 11
lement d avant en arrière, et de dedans en dehors, et se ter- • minent : savoir, le faisceau épais au côté externe de l'apophyse antérieure de l'aryténoïde et à une cavité d'insertion que présente, en dehors, la base de ce cartilage entre les deux apophyses. Les fibres supérieures vont se terminer Il n'y a pas au bord cxtcme du cartilage aryténoïde. Chez les grands e ™",*^.®^^^J^ animaux, on voit manifestement les fibres supérieures de ce ;que, muscle se porter à l'épiglotte : c'est le muscle thyro-épiglo-
tique de quelques auteurs.
Rapports, En dehors , il répond au cartilage thyroïde , dont il est séparé par un tissu cellulaire lâche, quelque fois un peu adipeux; en dedans^ il répond aux cordes vocales et au ventricule. C'est au niveau de la corde vocale inférieure que répond la partie la plus épaisse de ce muscle, qui détermine en presque totalité la saillie qne fait cette corde dans l'intérieur du larynx. On peut même considérer ce faisceau comme logé dans l'épaisseur de la cordé vocale inférieure. L'adhérence de cette corde vocale au
. Adhérence .-ici i • i
da thyro-ary- muscle cst telle, qu il laut beaucoup de soin pour \q?, ténpïdien à la jgQJgj. \^^ Je l'autre. Plusicurs anatomistes ont même cru
corde vocale , ^, i i , ,. t
inférieure, que les libres du tiiyro-arytenoidien venaient successivement se terminer à cette corde vocale, qui , d'après eux ,
Action.
Mouvemen»
ORGANES m LA BESMRAWOIf. LARYNX. MUSCLtS. 67 (
serait le tendon de ce muscle; mais l'isolement complet de la corde et du muscle est toujours possible.
action. Il porte le cartilage aryténoïde en avant : ce mou vement semblerait devoir entraîner un relâchement de la corde vocale inférieure, ainsi que lavait cru Haller (r) ■ cartaaginesguuales{\,. .ryténoïdes), antrorsum ducunt, glottalemddatant, ligamentorum ghttidls tensionem ml nuunt. Mais remarquons que, i" vu le mécanisme de l'articulation crico-aryténoïdenne; 2» ^^ l'insertion des muscles thyro-aryténoïdiens, en dehors de la base des cartilages aryténoïdes. En même temps que ces cartilages sont m portes en avant, ils éprouvent un mouvement de bascule de wZ par lequel l'apophyse antérieure est portée en dedans Les ligamens de la glotte sont donc tendus et rapprochés l'un de J autre. Ce mouvement de bascule peut être porté au point que les apophyses pyramidales se touchent, ce qui redmt d'autant le diamètre antéro-postérieur de la glotte
Le thyro-aryténoïdien est donc constricteur et tenseur de la glotte : c'était d'ailleurs l'opinion de Cowper et d'Albinus , opinion que Haller a cherché à réfuter (i). e.^^Z'et'X
Du reste, la pression exercée par le muscle thvro-aryté- '^ e'"""' roidien sur le ventricule du larynx lui imprima une secousse qui peut le débarrasser des mucosités qui l'embarrassent.
Muscle aryténoïdien.
Prépamtion. Enlever la membrane muqueuse et les grains glanduleux qui la recouvrent en arrière. La détacher par un de ses bord, pour avoir une bonne idée de son épaisseur.
L'arylénoïdieii , muscle impair, court , épais , trapézoïde ,
(i) £'/<-CTe«f /p&^^., t. 3, liv. 9, p. 387.
(») Loc citât. Cum magni viri glottidem direrint ab istis muscuis arctar., experimento facto dtducere didic!. Neque potest ille ad latus carl.laginis arytîenoïdae muscalus terminari quin eam nmam diducat.
Siittatîono Figure.
Insertion.
B^Ùi iî»tÂNCÔÎfOLOèlÈ.
situé derrière les cartilages arytéhoïdes, remplit la concavité des faces postérieures de ces cartilages,'et l'intervalle qui ies sépare.Il s'insère à toute la longueur du bord externe du cartilage aryténoïde droit , et se termine à toute la longueur du bord externe du cartilage aryténoïde gauche. Un certain nombre de fibres naît du bord supérieur du cartilage cricoïde. Ces fibres présentent une triple direction , et forment trois couches qui ont été considérées comme autant de muscles particuliers.
Les deux couches les plus superficielles sont obliques , et
se croisent en sautoir : l'une va de la base de l'aryténoïde
Couches en jj-oitau sommet de l'aryténoïde gauche; l'autre présente une
sautoir. , , , , . .
direction opposée : cestV arfténoïdien oblique d'Albinus. Ces deux couches sont minces.
La couche la plus profonde est très-épaisse ; elle est formée Couche trans- de fibres transverscs : c'est Xarjténoïdien trarisverse d'Al- ^''''' binus.
Aucune de ces fibres ne va jusqu'au cartilage corniculé
On a décrit, sous le nom de muscle arj -épiglottique^ des fibres
musculeuses qu'on dit avoir vues s'étendre du muscle aryté-
j, , ^^ noïdien jusqu'aux bords de l'épiglotte. On dit aussi que le
de muscle ary- muscle aryténoïdien se continue par quelques fibres avec
«pig o ique. 1^ thyro-aryténoïdien.
Rapports, En arrière avec la membrane muqueuse et quel- Rapports, ques grains glanduleux, qui adhèrent au muscle par un tissu cellulaire lâche ; en avant , il répond à la face postérieure des cartilages aryténoïdes ; et, dans l'intervalle, à une membrane fibreuse, mince, étendue du bord supérieur du cartilage cri- ~ coïde à toute l'étendue des bords internes des cartilages aryténoïdes.
Action. Il semble, au premier abord, que ce muscle doive rapprocher énergiquement les deux cartilages aryténoïdes î'un de l'autre , et qu'il est le constricteur de la glotte ; mais si l'on considère qu'il s'insère aux bords externes des cartilages , on comprendra que , tout en les rapprochant
Action.
jDimensionSs
Différences sexnelles.
ORGANES DE LA RESPÎÎIATION. DÛ LAtlYNX EN GÉNÉRAL. 67^
cartilages, il leur fait exécuter un mouvement de bascule, en vertu duquel le sommet de l'apophyse pyramidale de la base est porté en dehors, et la corde vocale tendue , mais écartée de l'axe. Si on se rappelle que le thyro-aryténoïdien fait exécuter un mouvement de bascule en sens opposé, on comprendra que Faction simultanée de ces muscles doit avoir pour résultat la tension de la corde avec immobilité de l'apophyse.
Maintenant que nous connaissons les cartilages du larynx, les articulations qui les unissent et les muscles qui les meuvent, nous allons décrire cet organe d'une manière générale.
Du larynx en général.
Le larynx, dont nous avons déjà exposé la situation générale, présente dans ses dimensions des différences, dont les unes sont individuelles , d'autres sexuelles, d'autres relatives à l'âge. Ges différences portent à la fois sur l'ensemble du larynx et sur ses diverses parties. Ainsi, le larynx d'une femme pourra toujours être distingué du larynx d'un homme: i**par i'exiguité de ses dimensions : en représentant le larynx de l'homme par l'unité , le larynx de la femme sera représenté par deux tiers j 2" par la moindre saillie des angles, des apophyses et des dépressions des cartilages. Ces ditterences, qu sont en harmonie avec les caractères de la voix, ont principalement trait aux dimensions de la glotte.
Les différences individuelles des dimensions du larynx individuelles, n'ont pas été bien appréciées.
Les différences relatives à l'âge seront exposées à l'occasion du développement.
On considère au larynx une surface extérieure et une sur-face intérieure.
Surface extérieure du larynx.
A. Région antérieure. Sur la ligne médiane^ saillie verticale, Région anformée par l'angle thyroïdien; au-dessous , membrane crico' térieme. tliyroïdienne; plus bas, convexité de l'anneau cricoïdien, 2, 43
674 âPLANCHNOLOCIE.
Sur les cotés, lames obliques du cartilage thyroïde; portion de l'anneau cricoïdien, recouverte par le muscle crico-thyroïdien ; articulation thyro-cricoïdienne.
Souscutanëe sur la ligne médiane, où elle n'est séparée de Rapports de la peau que par la ligne blanche cervicale, cette face est
la région ante- recouvertc de chague côté par les muscles de la région soushyoïdienne et latéralement par le constricteur inférieur et la glande thyroïde, La position superficielle de cette face permet de l'explorer à travers les tégumens, et l'expose à l'action des corps vulnérans. Sa position , plus superficielle encore sur la ligne médiane, a suggéré l'opération de la laryngotomie.
B. Région postérieure^ Sur la ligne médiane^ saillie en forme de petit baril, que déborde de chaque côté le cartilage thyroïde. Ce baril est formé par l'anneau postérieur du cartilage
xiù^mT cricoïde, et par les cartilages aryténoïdes. La partie renflée répond à la base de ces derniers cartilages. Une membrane muqueuse, pâle et plissée les recouvre. Sous cette membrane, se voient de haut en bas le muscle aryténoïdien, la ligne saillante verticale du cartilage cricoïde, les muscles crico-aryténoïdiens postérieurs et les articulations crico-aryténoïdiennes. De chaque côté de la saillie en forme de baril estune gouttière profonde, anguleuse, qui résulte de la rencontre de deux plans, écartés en haut, rapprochés en bas, dans lesquelles on suppose que coulent les liquides lors de la déglutition. La paroi externe de cette gouttière , est formée, par la face pos- Gouttièredn téricure du cartilage thyroïde, l'os hyoïde, et la membrane
larynx. hyo-thyroïdienuc. La paroi iiîterne est formée par la partie
latérale supérieure du baril. Cette gouttière est revêtue par une membrane muqueuse qui y adhère lâchement. Il est à remarquer que les gouttières n'existent qu'au niveau des cartilages aryténoïdiens; que conséquemment c'est seulement dans cette région que le larynx est protégé en arrière par le cartilage thyroïde, qui appuie sur la colonne vertébrale à la manière d'un chevalet. La face postérieure du cartilage
ORGANES DE lA RESPIRATION. DU LARYNX EN GÉNÉRAL. 67 5
cricoïde est de niveau avec les bords postérieurs du cartilage thyroïde, et porte comme eux contre la colonne vertébrale.
Surface intérieure du larynx.
La surface intérieure du larynx n'est nullement en rapport avec les formes et les dimensions extérieures de ce conduit, et cette sorte d'indépendance de forme tient à ce que le cartilage thyroïde ne concourt à la cavité du larynx que par son angle rentrant, et qu'il lui est complètement étranger par ses lames.
Cylindrique en bas, où elle est formée par l'anneau cri-
coidien, la cavité du larynx est prismatique et triangulaire inférieure ou
en haut, où elle est constituée en avant par l'épiglotte, en ar- ««"s-gl^ttiq»'^'
rièreparîes cartilages aryténoïdes et par le muscle aryténoï-
dien, sur les côtés par deux replis muqueux, étendus des
bords de l'épiglotte aux cartilages aryténoïdes. De ces deux
portions delà cavité laryngienne, l'inférieure présente des
dimensions fixes comme l'anneau cricoïdien; la supérieure au p .
contraire, dont la plus grande largeur est en devant, a supérieure ou
des dimensions variables, vu la mobilité de l'épiglotte et des ""'"S'^"^^^^
cartilages aryténoïdes. Entre ces deux portions, vers le
milieu du larynx, existe une fente plus étroite que le
reste de la cavité, oblongue d'avant en arrière, c'est la
glotte^ ou appareil vocal proprement dit , que l'on aner-
• ^%r. r . , ^ Glotte,
çoit tres-bien sans préparation, en plongeant la vue dans
le larynx , et qui mérite une description toute particulière. Glotte ou appareil vocal.
Là glotte {y?,clltçj languette, de yXoa-a-a, langue), que l'on confond souvent à tort avec l'ouverture supérieure du larynx ( I ), est une ouverture ou fente (rima) triangulaire, obbn-
(1) Cette erreur est peut-être due au mot épiglotte, tant les mots ont quelquefois d'influence sur nos idées. Elle était également commise du temps de Haller, qui dit à ce sujet : Etiam hoc {larjngis) osdum non bene pro glottide sumitur.
Brjô splanchnôlogié;
gue d'avani en arrière, comprise entre les cordes vocales droi-
La oloitere- ^^^ ^^ ^^^ cordes vocales gauches. Elle se présente sous la forme
présente deux de dcux triangles isocèles, superposés, à bords parfaitement
c'èTes^sunerpo- égaux, dout la base est en arrière et le sommet en avant.
ses.. Le triangle isocèle inférieur est formé par les cordes vocales
inférieures {^rubans de Ferreiiï). Le triangle isocèle supé-
^ , rieur est formé par les cordes vocales supérieures. Les cordes
Cordes vo- ^ ^ *
cales , vocales inférieures débordent en dedans les cordes vocales
Inférieures, supérieures; en sorte que si on tire un plan vertical le long Supérieures, j^^ cordes vocales supérieures , il laissera au dedans de lui les cordes vocales inférieures.
Plusieurs auteurs réservent le nom de glotte au triangle inférieur.Cette manière devoir se trouve justifiée par l'absence des cordes vocales supérieures chez un grand nombre d'animaux , chez le bœuf en particulier.
^ ^ Dimensions de la glotte. La glotte est la partie la plus
imensions. ^j.j,QJ|.g Jq larynx, et cette étroitesse explique le danger de l'introduction d'un corps étranger ou de la formation des fausses membranes à son niveau. Les muscles intrinsèques du larynx , n'ont d'autre but que de dilater ou de rétrécir l'ouverture de la glotte. Nous avons vu que tojis, à l'exception des crico-thyroïdiens , sont en quelque sorte ramassés autour de l'articulation crico - ai;yténoïdienne , dont les mouvemens mesurent les dimensions de la glotte. C'est aux différences que présentent les dimensions de la Différences flotte, qu'il faut rapporter les différences vocales individuelles
dans les di- " ' ^ ^ x
mensions de la qui constituent le caractère du chant dans les voix de ténor, de ^ baritonou de basse; c'est à la même cause que se rattachent
les différences qu'on observe dans la voix de femme et la voix d'homme, et les changemens qui s'opèrent dans le ton de la voix à l'époque de la puberté. La voix grave est en rappoA: avec de grandes dimensions dans la glotte , et la voix aiguë ^, ,„ en rapport avec son étroitesse. Chez l'homme adulte, le dia-^
Liiez l homme. ,, , .
mètre antéro-postérieur de la glotte est de lo à ir lignes; Chez la femme chez la femme , il n'est que de 8 lignes; chez l'homme 5