‹ Anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 97 sur 185 · partie, elle est mince et transparei\te · texte numérisé non relu

partie, elle est mince et transparei\te

La paroi interne est constituée en haut par la lame trèsforte du pectine, plus bas par celle moins forte des adducteurs.

La paroi externe est formée par la gaine très-forte du psoas-iliaque, en dehors de laquelle se trouve le nerf crural , dont une branche , le nerf saphène interne , traverse la gaîne pour se joindre aux vaisseaux : en bas cette paroi externe est formée par l'aponévrose du vaste interne.

Des trois grandes gaines musculaires de t aponévrose fémorale,

^ . Au moyen des cloisons inîermusculairesinterne et externe.

De» trois '' ^ ^ ^ ^ '

grandes gaines les musclcs de la région antérieure de la cuisse sont séparés e aponerro ^^g musclcs dcs régions interne et postérieure: une cloison

se iemoTale. ^ O t i ^

moins forte que les précédentes sépare les muscles de la région interne de ceux de la région postérieure, il suit de là que l'aponévrose fémorale présente trois grandes gaines aponévrotiques : une antérieure^ une interne et une postérieure, t°. Gfaad« *^* ^^ g f^^^de gaîne postérieure est indivise : elle est commune gaîne po5té- aux muscles biceps, demi-tendineux et demi-membraneux. Les grandes gaines antérieure et interne se subdivisent en un nombre de gaines secondaires en général déterminé par .^T' ,?" * le nombre des muscles.

gaine anteriep-

le. 2*». Grande gaîne antérieurs. Le museld couturier a une

4P0BfévR0SES »0 MEMBRE ABDOMIWAL, 53^

gaine propre, remarquable par sa forme prismatique et trian- ^aîne* gulaire. Le droit antérieur ou longue portion du triceps est ^'**^°'^*"'^'^«» séparé des vastes externe et interne par une lame aponévro- ^"<^<^P«* tique, très-mince en bas, mais très-forte en baut, et composée de fibres verticales.

Le muscle du fascia-lata est contenu dans îa gaine la plus Ou ««scie forte qui existe dans l'économie ; car cette gaine est formée **''^^" ^^^' par l'aponévrose fascia-laîa elle-même. La lame profonde de cette gaine est beaucoup moins épaisse que la lame superficielle ; cette lame profonde se détache de l'épine iliaque antérieure et inférieure au-dessous du muscle droit, et peut être considérée comme Forigine profonde de la bande large. Elle est composée de fibres verticales , qui se prolongent entre le droit antérieur et le vaste externe* Enfin, on voit en haut et en dehors la gaine du psoas-iliaque qui fait suite k ©n |>soasl'aponévrose lombo-iliaque, ffiaquev

3°. La grande gaine interne fournit des lamelles aponévroti- jGranôe

ques pour séparer les divers muscles de cette région. Ainsi, il y o*^^®^" ^"®' a une gaine propre pour le droit interne; une gaine commune

^ vxâincs Tics

pour le pectine et le premier adducteur; une gaine pour le pectine et de» deuxième adducteur et une gaîne pour le troisième ou grand »daactsurs, adducteur. La gaîne de l'obturateur externe se continue avec celle du deuxième adducteur. Cette gaîne commence par un@> Gaine de lame ou arcade fibreuse très-forte, oblique de dedans en de- i'oî^turatear hors, qui naît du bord antérieur du pubis, et se porte à la capsule fibreuse de l'articulation. Cette arcade cache l'orifice antérieur du canal sous-pubien, elle protège les vaisseaux et nerfs sous -pubiens.

Enfin, les vastes externe et interne, qui occupent toutes Graines Ses

/.*ii . A» ,^, vastes interne

les régions de la cuissCj ont pour gaines l'aponévrose fémorale et externe* dans leur portion superficielle , les cloisons intermusculaires interne et externe, et la lam» postérieur© des autres gaines dans la portion profonde.

Au miUeu des gaînes des régions antérieure et interne ss Gaînes des

I A 1 . p, 1 ''•> 1 ' «^ TaÎ33caux ié-

vQit la gain» de» vaisseaux temoraux deja décrite* «oraax.

34o àPonéveolocib.

Circonférence supérieure de C aponévrose fémorale.

Coutlnoité En avant ^ l'aponévrose fémorale naît de l'arcade crurale, de raponévro- ^ygc laquelle elle se continue, si bien que l'arcade lui doit sa crural»» tCRSion : d OU le précepte de Scarpa, qui propose, dans !e cas

jd'étranglement de la hernie crurale, de faire cesser cet étranglement à l'aide de mouchetures pratiquées sur l'aponévrose fémorale. Du reste, le mode d'origine ou de continuité de l'aponévrose fémorale avec l'arcade fémorale n'est pas le

même en dedans et en dehors. En dehors, l'aponévrose fé- Elle mit en ^ , . , , .

dehors par un morale naît par un feuillet unique tres-épais; en dedans, au

seul feuillet, niveau des vaisseaux fémoraux, elle naît par deux feuillets,

En dedans l'un superficiel ^ mince, criblé de trous; Vautre projond, qui to8r deux fenjl- ^ . . ^ ,, , , , ... ,

l^y^^ tait suite a 1 aponévrose lombo-iiiaque, et recouvre le pec-

tine, en envoyant un prolongement entre ce dernier muscle et le psoas- iliaque. Ce feuillet profond constitue la paroi postérieure du canal des vaisseaux fémoraux.

En dedans , l'aponévrose fémorale naît du corps du pubis

et de la branche ascendante de lischion. Son origine , ait am- i

«ij dadans. En dehors et en arrière ^ elle naît de la crête iliaque par des

fibres verticales extrêmement multipliées, que brident, sur-

En dehors ., ^ . /^ , .

•I «a arrièr». tout en arrière, quelques fibres horizontales. Entre lepme

iliaque postérieure et supérieure et la crête sacrée, elle naît

par une arcade aponévrotique, qui lui est commune avec

1 aponévrose des muscles longs du dos.

Aponévrose fessiere.

L'aponévrose fessiere forme la partie postérieure et supérieure de Vaponévrose fémorale. Elle revêt le muscle moyen Aponévrose ^ . . i i n a ' • ,. •

fwsièi^» tessier, au niveau duquel elle est extrêmement epaissg , et tait

suite à la bande large. Parvenue au bord supérieur du

grand fessier, elle se divise en deux lames : une superficielle,

Sou didou- très-ténue, qui va en s'amincissant de haut en bas , recouvre

hlement au ni- la facc cxtcme du grand fessier, et va se continuer avec

v«au du grand i, / r' i r» i ' •

iewitr. 1 aponévrose temorale; une proronde, épaisse surtout en

haut et en arrière, où elle donne insertion au grand fessier,

APONÉVROSES DU MEMBRE ABDOMINAL. 54 If

et se confond avec le grand ligament sacro-sciatique. Devenue très-mince, celte aponévrose sépare le grand fessier SynorM**, des muscles de la région profonde. Deux capsules syno* viales séparent cette aponévrose: l'une du grand trochanter, l'autre de la tubérosité de Tischion. Elle présente une ouverture très-remarquable, arcade fessikre^ pour le passage des Arcnd^ f*«* vaisseaux et nerfs fessiers. Enfin , au niveau de la portion ^^^^^' du grand fessier qui fait partie de l'excavation périnéaîe, elle acquiert une grande épaisseur, et arrivée au bord inférieur de ce mu.^le elle s'unit à l'aponévrose féssière superficielle.

Circonférence inférieure de V aponévrose fémorale»

î/aponévrose fémorale se termine inférieurement autour du genou, en se contisiuant, d'une part, directement avec • l'aponévrose jambière, d'autre part avec les plans fibreux qui recouvrent cette articulation. Un mot sur la disposition des * «p^ition. couches fibreuses qui entourent cette articulation.

En arrière^ elle se continue avec l'aponévrose jambière, En arrière en passant sur le creux du jarret.

En avant ^ elle se prolonge au-devant de la rotule, dont En avant, elle est séparée par la bourse synoviale; elle est très-mince, et se continue au-devant du ligament rotulien , sur lequel . ses fibres forment une couche mince composée de fibres transversales.

F.ii dedans ^ elle se continue avec la gaine du couturier d'à- En d«dan», bord , puis avec ia portion horizontale du tendon de ce muscle , dont elle croise perpendiculairement les fibres pour aller se continuer avec l'aponévrose jambière.

Sous ce plan fibreux, se voie en dedans du genou un autre ^" dcdaiA plan fibreux très-dense, formé de fibres verticales apparte- me pian fil nant au vaste interne; fibres verticales qui vont s'insérer à ^»'eux du g©-

1 " '. \ \ c ' i-i. 1 ^^^ apparie-

la partie supérieure de la face interne du tibia sous le cou- nant au rast»

turier. Ce plan fibreux , qu'on peut considérer comme les "^^s^n». insertions inférieures ou tibiales de ce muscle, remplit tout

342 AJOKÉtaoLoeiî.

l'intervalle qui existe entré le ligament interne de l'artieulation (lu genou et la rotule. Ses fibres Terticales sont coupées perpendiculairement par des fibres allant de la tube'rositë interne au bord interne de la rotule.

Enfin , sous ce plan fibreux épais se voit une couche minée appartenant en propre à la synoviale.

En dehors ^^ dehors^ l'aponévrose fémorale est confondue avec la l'aponévrose s« bandelette large, dont elle ne se dislingue que par la direc-

confond avec • i » . i j /»i

)a bande large. ^^^^ horizontale de ses fibres.

Sous ce plan fibreux très-épais se voit une couche mince

£«b^a««nt composée de fibres étendues de la tubérosité externe à la

rotule; enfin, îa couche fibreuse mince, propre à la synoviale,

Structure de l'aponévrose fémorale.

Mince en arriére et en dedans j l'aponévrose fémorale est

Différenees i # • a . . i i /-»

que présente pl^^ epaissc en avant, et extrêmement épaisse en dehors. Un l'aponévros* peut même dire que j dans ce sens 5 elle l'emporte sur toutes

fémorale sous , , f., » • i ^ ^■> '

le rapport de ^^^ autres membranes nbreuses sous le point de vue de 1 el'épaissenr. paisseur et de la résistance. Cet épaississeraent est limité en avant par une ligne verticale partant de l'épine iliaque antérieure et supérieure. Ses limites ne sont pas moins tranchées en arrière: d'où le nom àe bande large ^ fascia-lata ^ qui a été donné à cette aponévrose.

Cet épaississement est dû à des faisceaux aponévrotiques De-îa bande verticaux très-épais , nés de la partie anléiieure de la crête iliaque. Il est en rapport avec la force et la tendance au déplacement du vaste externe.

^ Du reste, l'aponévrose fémorale est constituée par des

Directîon^ fibrcs horizontales, tantôt régulièrement parallèles, comme on le voit dans les parties les plus tenues de cette aponévrose, tantôt entrecroisées en sautoir. Ces fibres horizontales se voient même au niveau de la bande large, dont elles se distinguent par leur direction.

Une belle préparation de cette aponévrose existe dans les çabinetî» de la Faculté j il est nécessaire de la répéter, si l'on

APOSritROSîSS VV MKSfBRïi ABDOMINAL. 34^

veut avoir une bonne idée des gaines aponévrotiques et de

la forme des muselés de la cuisse. Elle consiste à enlever tous - ^'^^P^^'f 'o^

secne ue l apo-

les muscles de leurs gaines, à l'aide d'une incision longitu- névrose fémo-

dinale, à remplacer les muscles par de letoupe qu'on enlè- *^**

vera avant la dessiccation complète des aponévroses. La forme

des gaines représente parfaitement celle des muscles» On

peut d'ailleurs acquérir des notions assez exactes sur ces

gaines, chez un sujet frais, en coupant en travers chaque

gaine, et le muscle qu'elle contient. La circonférence de

la coupe et la portion de gaîne que l'on apercevra après la

rétraction du muscle donneront une idée convenable de ces

diverses gaines, qui sont toutes anguleuses, polyèdres

comme les muscles, et nullement arrondies, que remplissent

exactement les muscles dans l'état de santé, et qu'ils ne rem=

plissent qu'à moitié, qu'au tiers, qu'au sixième, dans l'état

d'amaigrissement.

Telle est l'aponévrose fémorale.

Comme muscles tenseurs de cette aponévrose, nous avons Muscles ten= le fascia-lata , tenseur de la bandelette large , et le muscle ^^^^^ '^^ ^'f po-

dr-j^i^j ^ j 11- névrose fémo-

^ fessier, dont le tendon est reçu dans une duplicature „i^

de Tapoîiévrose fémorale.

APONÉVROSES DE I^ JAMBE fiT OU PIBÏk

Aponévrose jambière.

Vaponéurose Jambière forme une enveloppe générale et résistante h toute la jambe, le plan interne du tibia excepté, plan interne qu'elle recouvre inférieurement au niveau et un peu au-dessus des malléoles.

Sa surface externe est séparée de la peau par les vaisseaux Suriacîfi ex et les nerfs superficiels, dont plusieurs traversent î'aponé- '^''^^' vrose, soit directement, soit après avoir parcouru un certain trajet dans son épaisseur. La veine et le nerf saphènes extermes en reçoivent une gaîne complète.

Sa surface interne recouvre sans adhérence tous les mus- surface U\^ des delà jambe, excepté en haut et en avant, où elle sert tern?.

344 APONÉVROLOGIB.

d'aponévrose d'insertion aux muscles jambier antérieur

Première ^t^ exteiiseur conimun des orleiîs. De cette surface interne

cloison iipoDe- naît en dehors: i° une cloison aponévrotique principale

vrotiqueinttr- . , l 1 1 - • • l •^ , ' • j

musculaire. ^^^ Sépare les muscles de la région jambière antérieure des

Deîixième «îuscles péroniers; 2^ une autre cloison aponévrotique prin-

cloison. cipale, qui sépare les muscles péroniers des muscles de la

réiiion postérieure de la jambe, il suit de là qu'il existe à la Il exist-j à ^ , ^ . , ;! , , ^ .

la jambe trois |anibe trois grandes games: une antérieure, une interne et

grandes giunes ^,j,g postérieure. Celle-ci est subdivisée en deux autres gai- La paîne ncs par une lame aponévrotique transversale, très-forte, qui pos»erLeu.e est ^^ ^^ renforçant en bas, et qui sépare les muscles de la couune lame trans- chc profonde postérieure, et les vaisseaux et nerfs tibiaux et péroniers postérieurs des muscles de la couciie superli-

gaifies scjon- r r 1.

daiies. cielle OU du triceps sural. Enfin, des lames nponévrotiques

plus ou moins complètes séparent les uns des autres les divers muscles qui composent chacune de ces régions. Ainsi, Lames apo- uiic lame aponévrotique s'^pare le ji'mbier antérieur de Fex-

neyiot <.ues tenseur commun des orteils, puis de Textenseur propre du

qui 5ep. rent ^ \ ^ '■

les musées, gros oîteil ; cette lame se perd a la partie moyenne de la

jambe. Une lame aponévrotique très-.forte sépare le jambier

postérieur du ilécliissenr commun des orteils, d'une, part,

et du fléchisseur propre du gros <jrteil, dune autre part.

Circonférence supérieure. Si nous étudions maintenant la

Circonfé- . y . 1. ' • i • • • r

rcnce su é- ï^^'^^^'^^^*^ dont 1 apoueviosc jambière se continue avec i apor.enre. iiévrose fénîorale, nous verrons quen arrière l'aponévrose

fémorrde se prolonge directement sur la jandje, pour cunstituer la partie postérieure de laponévrose iaml}iere, qui reçoit en outre dans ce sens une exiiansion des tendons du bice[)s, du couturier, du droit interne, du demi-tendineux et de la bandeUnte du lascia-Kîta; quV/i avant ^ cette a})onévrose se conUime avec l'aponévrose fémorale par-devant la rotule, et parait naître directement du bord externe de la luberosité antéiie^ire du tibia, de la tête du péroné e^du' tendon (lu bicep'^.qtte nous avons déjà vu envoyer en arrière une expansion aponévrotique.

Par sa circonférence injer eure^ Taponévrose jambière se Circonféconîinue avec les lioamens annulaires du coude-pied, que ^^"^^ ^"^'^' nous allons, décrire îouî a 1 heure.

Struclitre.Si nous fixons notre r.ttention sur Ycpcdsseur et Epaisseur.

sur la direciiomles fibres de i'aponëvrose ianibière, nous ver- , D i'''<tiou

^ , '' . ^' des libres.

rons qu'en avantelie est beaucoup plus épaisse qu'en dehors, et surtout qu'en arrière; que, dans le premier sens et dans ses trois quarts supérieurs, vWc est composée de fibres obliques entï^ecroisées, dont les unes tiescendent de la crête du tibia, et les autres desceîident de langle-plan antérieur du péroné; que , dans le quart inférieur de la région jambièi'e antérieure, et dans toute l'étendue de la région jambière postérieure, elle est formée de fibres circulaires.

Mais au moment où les muscles de la jambe , devenus tendineux, se réfléchissent autour du coude-pied, il était nécessaire que laponévrose janùjière leur fournît des gaines très-ré&islantes, pour les maintenir appliqués contre larticulation ; d'où la nécessité des ligamens annulaires antérieur^ interne et externe.

Des ligamens annulaires du tarse.

Les lisamens annulaires du tarse sont au nombre de trois : le ligament dorsal, le iiî^nment interne et le lii}funent externe,

A. Du lif^anient annuiciire dorsal du tarse, L'aponévror.e ^ . .

^ i Jlpaississe-

janibière s épaissit au niveau de la partie intérieure et anté- mem de J'aporjeure delà ia!iibe,et l)ridela partie corresDondante des mus- "f^'°'^ J'*"^' des de cette région. Mais il t-xiste en outre un ligament annu-

1 ■ I 1 , • *A 1 1 / .. . / Ligament

taire aorsai du tarse o^\ naît du calcaneum parwne extrémité annulaire dor-

peu large, n)ais épaisse, au-devant du creux astragaio-calca- s"'-

nien, se porte de dehors en dedans, s'élaroit beaucoup, et „ ,

] ^ ... ^ f ' Ses deux fes-

se décompose, pour ainsi dire, en deux festons. i° he feston tons.

supérieur se porte etï dedans et en haut au-dessus de la mal- DédouLle-

léole interne , et se dédouble pour former àeA\x gaines ™^°^ ^''^ ^^^"^"

. . . . , , *-* . let supérieur.

complètes; savoir: lune interne^ qui appartient au jambier

346 APONÉVROLOSIK.

H fournit , antérieur ; l'autre externe, destinë/3 à l'extenseur eommun

comlittes^"^^* ^^^ orteils et au péronier antérieur. Entre ces deux gaines

complètes, séparées de la synoviale articulaire par du tissu

2° Une gaine Cellulaire, se voit une gaine incomplète (car le ligament an-

incompiete. nulaire ne s'est pas dédoublé à son niveau ), {destinée à Fex-

Pùsition rea- tcuseur propre du gros orteil et aux vaisseaux et nerfs ti-

pective de ces ^iaux antérieurs : la gaîne interne est la plus élevée , et ré-

pond au niveau de l'extrémité inférieure du tibia ; la gaîne

externe est la plus inférieure, et répond à l'articulation du

Feston înfé- coude-pied. â® Le feston inférieur , ou la bifurcation infé»

rienr. rieure du ligament annulaire , se dirige d'arrière en avant et

de dehors en dedans , pour gagner la partie antérieure du

tarse et se continuer avec l'aponévrose plantaire interne. Ce

Il fonrnit ^^ston inférieur est un second ligament annulaire qui four-

troîs gaines nit sur îc dos OU pied, à chacun des trois muscles précédens,

aux mêmes a • p h r' • \ c >

mascles. ^"^ game moms forte que celle fournie par le feston supérieur, et maintient les tendons solidement appliqués contre le tarse.

B. Les ligamens annulaires externe et interne du tarse sont deux bandes fibreuses continues à l'aponévrose jambière, d'une part, et aux aponévroses plantaires de l'autre. Ligameût jO^ j^g liqament annulaire interne naît des bords et du

annulaire in- i i ii / i - »•

terne du tarss sommet de la malléole mterne, et va, en rayonnant, s insérer au côté interne du calcanéum et au bord interne de l'aponévrose plantaire interne. Sous cette gaîne, plus épaisse en bas qu'en haut, que complète la concavité du plan interne du calcanéum, glissent les vaisseaux et le nerf tibiaux postérieurs j et les tendons du jambier postérieur, du fléchisseur commun des orteils et du fléchisseur propre du gros Sa disposi- orteil. Quatre gaînes bien distinctes sont destinées à toutes tion en quatre ces parties; la gaine la plus superficielle est destinée aux vaisseaux et aux nerfs; deux gaines superposées, placées derrière la malléole interne, appartiennent, la plus antérieure au jambier postérieur, et la plus postérieure au fléchisseur commun des orteils. Bientôt ces deux gaînes se se-

APÔNKYROS»»^ Dtr MEMBUE ABDOMINAL. 347

parent au moment où les deux tendons divergens se rendent Disposition

,, ... , A-!-!' ..'•" .de ces quatre

a leur destmation; la gaine du jambier postérieur se conti- g^jneg ^ par nue jusqu'à l'insertion de ce muscle ; la gaine du fléchis- rapport aux

», . ,^ "1 ' »^ tendons.

seur commun 1 accompagne jusqua ce quil pénètre sous l'aponévrose plantaire. Quant à la gaine du fléchisseur propre du gros orteil , elle est plus inférieure que les précédentes, et obliquement étendue le long de l'astragale et du calcanéum jusque sous l'aponévrose plantaire interne.

a". Le ligament annulaire externe forme une gaine com- lî^ametitanmune aux deux péroniers latéraux; il est étendu du bord de «alaîre <sterîa malléole externe au calcanéum ; cette gaine est complétée en dedans par des ligamens latéraux externes: d'abord unique, elle se subdivise bientôt en deux autres gaines, dont l'une est destinée au tendon du court péronier latéral , et l'autre au tendon du long péronier latéral. ♦

Aponévroses du pied.

Ce sont les aponévroses dorsales et les aponévroses plantaires.

Aponévroses dorsales du pied.

Elles comprennent Y aponévrose dorsale proprement dite , X aponévrose pédieuse el les in^erosseuses dorsales.

Aponévrose dorsale du pied. Tandis que le bord supérieur Aponévrose du ligament annulaire se confond av^c l'aponévrose jambière, ^"^^ ^ " ^^^^ qui semble s'implanter sur lui , le bo" 1 antérieur de ce même ligament se continue avec l'aponévrose dorsale du pied : c'est une lame aponévrotique, mince, qui sert de gaine générale à tous les tendons qui recouvrent la région 'dorsale . du pied, se perd en avant au niveau des extrémités antérieures des os du métatarse, et s'attache sur les côtés aux bords du pied, en se continuant avec l'aponévrose plantaire. Ces tendons son!: , d'une autre part , séparés du muscle pé-

dieux par une autre aponévrose plus ténue qui engaîne ce 1 • 1 ' V f > 1- n Aponévrose

aernier muscie: c est 1 aponévrose pedieuse ; ennn , sur cette «édiense.

348 APONÉVROLOGIE.

Aponévroses même face dorsale du pied se voient les apo?ié^roses interjnterosseases osseuscs dorsaUs , ail nombre de quatre: une pour chaque

dorsales.

espace interosseux.

Jponcvroses plantaires.

Les aponévroses planta'res sont au nombre de trois, savoir, une moyenne et deux latérales.

A. 'V aponévrose plantaire moyenne, extrêmement forte, s'implnnteà la tui)érosité interne du calcanéuni, se rétrécit immédiatement pour s'élargir graduellement sans diminuer notablement d'éoaisseur. Parvenue au niveau des extrémités

Sa dh isîon , * , , ,, ,. . , ,

en quatn ban- antérieures des métatarsiens , elle se divise en quatre bancle- (leleites qui se \^.^^Qc, qui se Lifurqueut el'es- mêmes presque immédiatement

bifurquent el- ^ , 1 n ' i • 1 1 •

les-uièmts. pour embrasscr les tendons [iechisseurs des quatre derniers orteils, se moulent sur les parties latérales de ces tendons, leur forment une gaine presque complète qui s'insère aux bords supérieurs et latéra'ix du ligament glénoïdien antérieur des articulations métatarso-phalangiennes, et se continuent avecles gaines tendineuses des orteils. Ces quatre gaî-

Des quatre , , .1 in u

eaînes. "^^^^ sont séparées par trois arcades, sous lesquelles passent

les muscles hmibricaux , les muscles interosseux, et les vais-

Des trois ^^r^^y^ g|- «erfs olautaires. 11 existe une parfaile analogie entre

arciides quel- ' . iT ^ 1 •

les irue' cep- l'aponévrose plantaire moyenne et 1 aponévrose palmaire

tent

moyenne; seulement la première est beaucoup plus résis- Résistance ti^jj-jl^e; elle Constitue poiir le pied un véritable ligament, se^ '^phmtlirë ^^PP^^se efficacement à l'extension forcée des phalanges sur moyenne. \^^ OS du métatarse, et maintient la voûte antéro- postérieure de la face plantaire du pied. J'ai vu des douleurs ex- Douleur^qui ,p^jjj^>„^ent y\yes résulter de la distension et probablement

jeMili«-nt dcta ,

distension. de !a déchirure dif quelques-unes des fibres de cette aponévrose. Les bords de l'aponévrose plantaire jnoyenne se recourbent de bas en haut pour embrasser de tha{[ue côté le court fléchisseur commun des orteils, se continuer avec les aponévroses externe et interne, et former entre les muscles de la région plantaire moyenne et les muscles des régions

plantaires externe et interne des cloisons complètes en avant, incomplètes en arrière. Par sa face supérieure, cette aponévrose donne insertion en arrière au muscle court fléchisseur des orteils: laponévrose propre de ce nuiscle semble se détacher de la face supérieure de l'aponévrose plantaire.

Des fibres transversales brident en avant l'aponévrose ^.,

^ ribrestrans-

plantaire. Je signalerai à cette occasion d'autres fibres trans- veisales qui versales, bien distinctes des précédentes, véritable ligament ^.' «'^^ ^^po-

' ... névrose plan-

transverse, propre aux quatre derniers orteils, qui répond à tahe. la partie moyenne de la face inférieure des premières phalanges de ces orteils, et qui est éminemment propre à s'opposer à leur écartement.

B. ApomK^roses plantaires externe et interne. i° Uaponé- Aponévrose

vrose plantaire e.vterne ytrès-^orte dans sa moitié postérieure , plan'^iie es- , ..,,., , ,. terne,

mince dans sa moitié antérieure, donne attache, par sa mce supérieure , au muscle abducteur du petit orteil, et se bifurque au niveau de l'extrémité postérieure du 5^ métatarsien. La branche externe de sa bifurcation est extrêmement forte, g^ bîfarcaelle va s'insérer à l'apophyse de l'extrémité postérieure du 5^ ^^^u. métatarsien, et peut être considérée comme un moyen d'union très-puissant pour l'articulation de cet os avec le cuboïde. 2° V aponévrose plantaire interne est mince, si on la Aponévrose

, ^ . ,. plantaire in-

compare a laponévrose plantaire externe, •elle commence en te.ne. arrière par une arcade étendue de la malléole interne au calcanéum; elle s'attache par son bord interne au bord interne du tarse, et se continue avec le ligament annulaire dorsal et avec l'aponévrose dorsale du pied; elle se continue par son bord externe avec l'aponévrose plantaire moyeiane, ou plutôt elle se réfléchit de bas en haut pour compléter la gaine des muscles internes du pied.

Les trois aponévroses dont je viens de parler forment trois gaines bien distinctes dans leurs cinq-sixièmes antérieurs, gaines qui communiquent entre elles posiérieuremerit.

I " La gaine plantaire interne contient les muscles court ad- Gaîne planducteur et court fléchisseur du gros orteil que séparent l'un taire iaterne.

35o APONÉVROLOGIE.

de l'autre une lame aponévro tique; elle contient en outre

* l'artère et le nerf plantaires internes.

Gaina plan- ^°* ^^ game plantaire externe renferme le court abducteur

taire externe, le court fléchisseur du petit orteil que sépare également

une lame aponévrotique. 3° Enfin^ la gaine plantaire moyenne

taire^moY«nn«' ^'^rif^rme le court fléchisseur commun des orteils, le tendon

du long fléchisseur commun , l'accessoire , les lombri-

caux, le tendon du long fléchisseur propre du gros orteil,

les abducteurs oblique et transverse, les vaisseaux et les nerfs

plantaires externes. La gaine du court fléchisseur commun

Gaines di- q^i complétée en haut par une lame aponévrotique qui la sé-

versesdesmns- , n' i- i i»

el«s da pied, pai'^ des tendons du long tlecmsseur commun et de i accessoire. Nous trouvons une gaine propre pour l'abducteur oblique, et une subdivision de cette gaine pour l'abducteur transverse. Cette gaîne propre est formée en haut par l'aponévrose interosseuse, en bas par une lame aponévrotique mince qui s'attache à la circonférence de l'excavation profonde dans laquelle sont logés les abducteurs. Enfin, V«/?onéprose interosseuse inférieure est remarquable par son

Aponevros* ^ '^ *^ ^

interosseuse épaisseur, et par les cloisons qu'elle envoie entre les paires inférieure. ^^ muscles intcrosscux.

Quant aux gaines qtîi reçoivent les tendons fléchisseurs langiennes des des ortcils au niveau des phalanges, elles ressemblent si exactendons fle- tement à celles des fléchisseurs des doigts , que je ne puis que

chissears. .,..«,-, , «ivr

renvoyer a ce que je dirai^plus bas a ce sujet. JAous trouvons également pour les tendons des muscles des orteils le même système de synoviales et de cellulosité lâche, membraneuse et élastkpie que pour les muscles des doigts. Partout où il y a gaîne tendineuse et osseuse, le glissement est favorisé par une synoviale; il n'y a au contraire qu'une gaîne celluleuse lâche partout où il y a glissement sur une aponévrose de contention,

Ces aponévroses comprennent : i^ l«s aponévroses de Té-

APOKÉVROSES DES MEMBHES THORAGIQUES. 35 X

paule; 2^ l'aponévrose brachiale; 3" l'aponévrose antibrachiale ,* 4^ le ligament dorsal et antérieur du carpe ; 5° l'aponévrose palmaire; 6^ les gaines des tendons des muscles fléchisseurs des doigts.

A.P0KEVfiOSES DE I. EPAULE.

Ce sont Vaponéi^fose sus-épineuse , V aponévrose sous-épi- ?ieUs0j V aponévrose souS'Scapulaire et \ aponévrose deltoïdienne.

1°, Aponévrose sus-épineuse. Lame fibreuse, épaisse, et fixée à tout le pourtour d@ la fosse sus-épineuse, qu elle convertit «ua-ép^neasT^ en une espèce de boîte ostéo-fibreuse servant de gaîne à ce muscle, auquel elle fournit quelques insertions. Cette lame aponévro tique se perd en dehors sou§ la voûte acromiocoracoïdienne.

a°. Aponévrose sous'épineuse. Lame fibreuse, également

, . , . ,. , ^ , lin Aponévrose

épaisse et résistante, s insérant a tout le pourtour de la losse sous- épineuse, sous-épineuse , complétant la gaîne ostéo-fibreuse du muscle sous-épineux, se continuant en dehors avec l'aponévrose brachiale, envoyant de sa face antérieure : 1° une cloison épaisse qui sépare les insertions scapuîaires du grand rond de celles du petit rond 5 2° des cloisons moins épaisses entre* la portion dite petit rond et le sous-épiaeux, et entre diverses portions du muscle sous-épineux.

3*. Aponévrose deltoldienne. Lorsque l'aponévrose sous- AponévEosa épineuse est arrivée au niveau du bord postérieur du del- delioidieaue. toïde, elle se dédouble; le feuillet superficiel recouvre le deltoïde , et va se continuer avec l'aponévrose brachiale ; le feuillet profond continue à recouvrir le tendon du sousépineux , et vient se fixer sur le tendon de la courte portion du biceps. Un tissu cellulaire lâche, et même une capsule synoviale, séparent cette aponévrose de la tête de l'humérus et des tendons qui s'y insèrent,

4*. Aponévrose sous-scapulaire. C'est une lame aponévro- Aponévrose tique trè«-t«nue qui complète la gaîne du muscle sous-scapu-

sous-scapuiai-

re.

352 APONÉVROLOGÎE.

Inire , pt auquel elle fo-.irnit quelques insertions. Cette lame s'attache à tout le pourtour de ia îosse sous-scapulalre.

APONÉVROSK BRACHIALE.

Son orî^rne. \^(iponèK'rose brachiale naîl eu haut de la clavicule, de l'a-

c ^ . . cromion et de l épine de l'omoplate, et se continue avec Sa terraiDai- r r '

son. l'aponévrose sous-épineuse; en dedans, elle naît des tendons

du orand pectoral et du grand dorsal, et dans leur intervalle, du tissu cellulaire du creux de l'aisselle, et enveloppe le bras pour se ternùuer autour de l'artirulation du coude, se continuer avec l'aponévrose antibrachiale, et se fixer aux diverses éminences osseuses que présente cette articulation. Rapports Sdiface superficielle est séparée de la peau par des vaisseaux

superficiels. ^^ j^^, nerfs auxquels l'aponévrose brachiale fournit des gaines plus ou moins étendues. On peut admettre un fascia superficiaîis qui sépare ces vaisseaux de la peau, Rapportsde Sdiface profonde présente des cloisons qui divisent sa cavité

sa face pro- ^^s \\n certain nombre de paînes minces, destinées à isoler les fonde. . , , ^, :

différens muscles. L'aponévrose brachiale est composée en

presque totalité de fibres circulaires, dont quelques-unes sont légèrement contournées en spirale ; ces fibres sont coupées perpendiculairement par quelques fibres verticales qui viennent s'implanter sur l'aponévrose antibrachiale. Dirertionde L'aponévrose brachiale est assez lâche pour permettre le ses fibres. glissement facile des muscles qu'elle contient, assez serrée pour s'opposer à leur déplacement. Elle s'épaissit un peu en dedans et en dehors, au niveau des bords externe etinferne de l'humérus, et envoie de chaque côté de sa face interne une cloison Cloisons în- très-forte ; cloisons intennusciilaires interne et externe , touttermusculaires à-fait analogues aux cloisons intermusculaires de l'aponévrose terne. fémorale, et divisant la gaîne bracliiale en deux grandes

Grande gaîne gaines principales : l'un 6 , a/ifmVzfri? , destinée aux muscles antérieure. ^g ^^ région antérieure, biceps, brachial antérieur et coraco-brachial , ainsi qu'à la partie supérieure ou brachiale Grandegaîne des muscles long supinatcur et premier radial externe; l'auposterieure. ^^^ ^ postérieure , qui est propre au triceps brachial.

La cloison intermusculaire externe naît du bord antérieur t^.

, , , , . Disposition

de la coulisse bicipitale par une extrémité étroite et très- de la cloison

épaisse, riui se confond avec le bord postérieur du tendon '"^^''"""'^culai-

* ^ « . ^ ^ ^ re externe.

du deltoïde, gagne le bord externe de l'humérus, s'élargit en s'amincissant un peu , sépare les muscles antérieurs des .

muscles postérieurs, et plus particulièrement le triceps du brachial antérieur, en donnant insertion aux uns et aux autres. Cette cloison est très-obliquement traversée par le nerf radial et par l'artère humérale profonde , qui , de postérieurs versée par lê qu'ils étaient d'abord , deviennent antérieurs. La gaine de ce ^^^^ ladial et

c ^ ^ ' 1 T 1 1 • • l'artère liamé-

neri et de cette artère établit donc une large communication raie profonde, entre la gaine antérieure et la gaine postérieure.

La cloisGïi intermusculaire interne , plus large et plus

/ • 17 • i • HAÏ,, Bîsposition

épaisse que 1 externe, triangulaire comme elle, naît du bord de la cloison postérieur de la coulisse bicipitale, au-dessous du grand rond, ii^tfrmuscuiaise continue avec le tendon du coraco-brachial qu'elle croise à angle très-aigu , eî avec lequel elle s'unit et se confond en partie , longe le bord interne de l'humérus , auquel elle adhère fortement , eî se termine à la tubérosité interne de cet os. L'une et l'autre cloisons sont formées par des fibres Direction des et des bandelettes qui se détachent successivement des bords stltuent Vu^e correspondans de l'humérus , et donnent attache aux mus- ^^ l'autre doicles brachial antérieur en avant et triceps en arrière. Le nerf cubital, antérieur à cette cloisoH dans sa partie supé- , . ^f "^ ^""

' 1 r bital traversa

rieure, la traverse, et reste accollé contre sa face posté- la cloison inrieure, en passant dans l'intervalle des insertions du triceps. î^^'™'^^*^^^^^^^

^ i- mterae,

De ces deux grandes gaines partent les gaines propres

des muscles : le muscle deltoïde a sa s^aîne propre : 2** une ^^^"*^^ P^**" , . . . ,,.. ^xç.^ des mus-

lame aponevro tique, mince, qui va s' épaississant de haut en des.

bas, que constituent en grande partie des fibres verticales, et qui devient une des origines de Faponévrose antibrachiale, sépare le biceps du brachial antérieur ; 3° les vaisseaux brachiaux et le nerf médian ont une gaine particulière qui reçoit en haut la veine basilique et les nerfs cubital et cutané , ,

interne : c est le canal brachtal^ analogue du canal femo- chial,

354 ÀPONÉVROLÔGIE.

lal, qui établit une communication entre le tissu cellulaire du creux de Taisselle et le tisssu cellulaire du pli du coude; 4° une lame aponévrotique sépare , dans sa moitié supérieure , la longue portion du triceps des autres portions de ce muscle. La gaine du coracO'brachial se détache du bord interne du biceps.

Nous devons considérer comme des dépendances de la

Les veines . . .

mpeiEcielles gaîne brachiale les enveloppes particulières qu'elle fournit

;nt des gaines j^^^ veines céphalique , basilique, médiane, aux rameaux du oropres. . .

nerf brachial cutané interne et aux rameaux superficiels du

nerf musculo-cutané. Lorsqu'une artère ou une veine sous-

aponévrotique doit devenir sous-cutanée, presque toujours

la perforation de l'aponévrose se fait par arcade.

Le grand Nous cherchons vainement pour cette aponévrose un

pectora et e J^^^5çjg teuseur analogue au muscle du fascia-lata : le grand.

grand dorsal O ' ô

sont tenseurs pectoral et le grand dorsal suffisent de reste pour opérer

de eette apo- ^^^^^ tension.

névrose.

DES APONÉVROSES DE l' AVANT-BRAS ET DE tA. MAIN.

Aponévrose antibrachiale.

Préparation, Faites une incision circulaire à la peau, immédiatement au-dessus de l'articulation du coude; abaissez de cette incision deux autres incisions verticales, l'une antérieure et l'autre postérieure, qui se terminent au poignet: que ces incisions arrivent jusqu'à l'aponévrose sans l'entamer. Détachez ensuite la peau avec précaution , en ayant soin d'enlever en même temps le tissu adipeux sous-cutané : vous pourrez ménager les veines et les nerfs superficiels. Vous étudierez la face superficielle de l'aponévrose, puis vous ouvrirez successivement les gaines qu'elle fournit. Disposition Uaponévrose antibrachiale forme une gaîne générale qui générale de eutourc OU étrcint tout l'avant-bras, la crête du cubitus ex-

l'aponévrose ^ * . i i • . i *

antibrachiale. ceptec. A travers la demi-transparence de cette game commune, on voit qu'elle est comme coupée par des lignes blanches, généralement verticales, qui répondent à autant d'épaississemens de cette gaîne , et aux cloisons intermusculaires qui s'en détachent.

Séparée de la peau par les veines et les nerfs superfi- Rapporta ciels , l'aponévrose antibrachiale donne à sa partie supé- snperficiels. rieure de nombreuses insertions,aux muscles qu'elle revêt 5 ce qui rend sa dissection très-difficile. Mais en incisant longitudinalement les gaines qu'elle fournit à chacun des mus- p,^f^^JP°'^' clés, en retirant avec précaution ces muscles de leurs gaines, vous pourrez vous faire une bonne idée des compartimens Mnltîplicité anguleux, si multipliés, en lesquels est divisée cette aponé- des compard-

o ' r ' i. ^ I' «1 ™ens delapo-

vrose. Et d'abord disons que cette aponévrose, comme d ail- névrose, leurs toutes les aponévroses d'enveloppe, est composée de ^.^y^^,^^ p^^ fibres propres et de fibres surajoutées ; que les fibres propres près, sont circulaires ou à peu près , plus ou moins obliques , plus Fibres surou moins entrecroisées, que les fibres surajoutées sont ver- ^l^utees. ticales ; que cette aponévrose est deux fois plus épaisse sur la ^^^^^^ ^^^'^cface dorsale que sur la face palmaire de l'avant-bras ; que son épaisseur et sa résistance vont en augmentant de haut en bas ; i^^gale de l'aque cette aponévrose est fortifiée par un grand nombre de ponévrose. faisceaux surajoutés, qui sont une expansion des tendons ^^ a„sîons aponévrotiques des muscles qui l'aVoisinent : le brachial anté- des tendons rieur envoie en dehors l'aponévrose anti-brachiale , le biceps aponéyrotien dedans et en avant, et le triceps brachial en arrière des tifient. expansions aponévrotiques, dont la plus remarquable est sans L'expansion contredit celle du biceps, qu'on peut considérer comme le da biceps est la

, \ , , plus conside-

muscle tenseur de la partie antérieure de cette aponévrose, rable. Cette expansion est réellement une des terminaisons du biceps; elle fait suite à ses faisceaux les plus externes, et naît en outre du bord externe et de la face antérieure du tendon de ce muscle. L'expansion du biceps , si importante à cause de ses rapports avec l'artère brachiale , se porte obliquement en dedans et en bas, et s'épanouit en coupant perpendiculairement les faisceaux aponévrotiques verticaux nés des tubérosités interne et externe de l'humérus. Je regarde comme sur- Faisceaux ajoutés les faisceaux aponévrotiques nés des tubérosités in- surajoutés nés terne et externe de l'humérus , faisceaux qui font suite au ^e l'humTrus!* tendon commun d'insertion des muscles de Favant-bras , et

356 APONÉVROLOGIE. *!

„ . . , constituent la paroi antérieure de ces deux pyramides multi- '

Série de py- ,•,. ,, "i f > j

famidesfibreu- loculaires, l'une interne et l'autre externe, de cette série de i

ses multilocu- comets , comme les appelle M. Gerdy, dont chacun donne |

naissance aux muscles de ces régions. Je ne passerai pas sous ■

silence cette épaisse bandelette aponévrotique , née de toute j

du cubital an- ^^ longueur de la crête du cubitus, qui, en se dédoublant, ;

térieur. douuc naissauce au cubital antérieur , et qui , par sa face j

interne, donne attache au fléchisseur sublime.

L'aponévrose antibrachiale présente plusieurs ouvertures :'

Ouvertures yasculaires et nerveuses , mais j'appellerai l'attention sur ]

nerveuses. ^^^ ouverture très-considérable qui existe au pli du bras , et \

Ouverture <I^^ circonscrit en dedans le bord externe de l'expansion du pli du cou- apQji^YrQtique Jii biceps; ouverture qui établit une large communication entre le tissu cellulaire sous-cutané et le ^ Creux du 11*^^^^ cellulaire sous* aponévrotique du pli du bras, et qui ! du coude. conduit dans une espèce de creux où se voient le tendon de, biceps, l'artère brachiale, le commencement de l'artère ra- I diale, et le nerf médian, creux tapissé par des lames aponévro- ; T tiques, savoir, en dehors par le feuillet qui recouvre la partie '

Lames apo- t. ' ' r ^ r

névrotiques interne du long supinateur, des radiaux et du fléchisseur

qui le tapissent g^^^i^jj^g^ ç|. çjj dedans par le feuillet qui complète la gaine !

du rond pronateur ; creux qui communique en haut avec le v

canal de l'artère brachiale, et en bas avec les canaux qui ;

transmettent à l'avant-bras les artères radiale, cubitale, inter- .;

osseuse , et le nerf médian. «ï

De la face interne de Taponévrose antibrachiaîe se déta- ,

client une multitude de lamelles qui constituent les gaines >;

musculaires suivantes ; \

I*. A la région antérieure de Vaçant-hras , une cloison apo- ;;

c Oison qai néyj.Qt;[que transversale, plus épaisse en bas qu'en haut, li

sépare les mus- ■•■ ' a a. ■«• '

clés superfi- sépare Ics muscles de la couche superficielle des couches i ciels des mus- ^^g^^l^-^^g movcnnc Cl profonde, formée*, la première ^

des proionns. •' a j 71^

par le fléchisseur sublime , la seconde par le fléchisseur ; profond des doigts et le long fléchisseur propre du pouce, j D'autres cloisons antçro-postérieures séparent les muscles de i

APOKÉVROSES DU MEMBRE THOR.AClQTJEo 357

la couche superficielle les uns des autres. En bas, les gaines Cloison andu radial ante'rieur et du palmaire grêle, parfaitement dis- *^^^"P^^*'^"^°" tinctes, sont sur un plan antérieur au reste de l'aponévrose, ^ »

. . , , . *■ ' Crames du

ce qui avait fait dire à quelques anatomistes que l'aponévrose radial antéétait traversée parles tendons de ces muscles, et nommé- ^^"^^^P^^"

■*■ ' maire grele.

ment par celui du palmaire grêle. L'artère radiale a une gaîne ^. * propre dans toute son étendue. L'artère cubitale et le nerf l'artère radiale cubital n'ont de gaîne propre qu'à la partie inférieure de lavant-bras.

2°. A la région postérieure de V avant-bras , l'aponévrose cloison qui antibrachiale est beaucoup plus épaisse qu'à la région anté- sépare les musrieure.Une lame transversale sépare les muscles de la couche ciels des mussuperficielle de ceux de la couche profonde ; des cloisons ^^^^ profonds, antéro-postérieures subdivisent ces gaines communes en un Cloisons annombre dégaines particulières proportionnel à celui des mus- *^^^o-posterieudes. Ainsi, nous trouvons une première gaîne propre pour l'extenseur commun des doigts , une deuxième pour l'exten- Gaines proseur propre du petit doigt, une troisième pour le cubital pos- P^^^ ^"^ ^'"

., „ , , , , . vers muscles.

teneur, une quatrième pour i ancone : les muscles long supinateur et radiaux externes paraissent être dans la même gaîne ; mais une lame aponévrotique plus ou moins distincte isole le premier de ces muscles 5 le court supinateur a aussi une gaîne propre. Nous trouvons une gaîne commune pour le long extenseur du pouce, et l'extenseur propre de l'index. Le long abducteur et le court extenseur du pouce, qui ne sont, à proprement parler, qu'un seul et même muscle , ont également une gaîne commune qui les accompagne jusqu'au ligament dorsal du poignet.

Du ligament annulaire dorsal du poignet , et de raponévrose dorsale du métacarpe.

1**. Du ligament annulaire dorsal du poignet. Nous pouvons considérer ce ligament comme une dépendance de II est une

i, / .,,.,. . , . dépendance de

J aponévrose antibrachiale, qui, parvenue au niveau du poi- l'aponévrose guet, est renforcée par un grand nombre de fibres. C'est une amibracbiae.

358 APONÉVROLOGIE.

Ses limites, bandelette de six à huit lignes de large, obliquement jetée en dedans et en bas sur les tendons extenseurs de la main, interrompue par des ouvertures vasculaires, et qui ne se distingue de l'aponévrose antibrachiale que par son épaisseur un peu plus considérable et par sa disposition en faisceaux parallèles. Elle naît en dedans de l'os pisiforme et de l'apo-

Son origine, , . , a / . i .

névrose palmaire , contourne le cote interne du carpe, puis

Sa direction. r ' • • r ^ r

sa lace postérieure, est interrompue par le bord externe de

la coulisse des deux radiaux, renaît de ce bord externe pour

. . recouvrir le côté externe du poignet, et se terminer en s'in-

ba terminaison , .

sérant, partie au radius, partie à l'aponévrose antibrachiale.

De la face antérieure de cette épaisse bandelette fibreuse

Proîon«ye- naisscnt de petits prolongemens qui s'interposent entre les

mens qui nais- tendoiis nombrcux qui traversent les régions dorsale et ex-

sent de sa facq ^ . i t

profonde. terne du carpe, et convertissent en canaux les coulisses ou gouttières, dont les extrémités inférieures du radius et du cubitus sont sillonnées. Ainsi, en procédant de dehors en dedans et d'avant en arrière, nous trouvons, i° une gaine Il existe six particulière pour les tendons réunis du long abducteur et du dkdnctes o^ir ^^^^^ cxtcnseur du pouce; 2? et 3° deux gaînes distinctes au lesiendous des niveau du radiiis : l'une pour les deux radiaux externes, °'^*** l'autre pour le long extenseur du pouce, lesquelles gaînes se

confondent plus bas en une seule gaîne complètement fibreuse; 4^ une quatrième gaîne, plus forte que les précédentes, est destinée à l'extenseur commun des doigts et à l'extenseur propre de l'index; 5° une cinquième gaîne, complètement fibreuse dans toute sa longueur, appartient au tendon de l'extenseur propre du doigt; 6** enfin, la gaîne du cubital postérieur extrêmement forte , se prolonge au-dessous du cubitus, et conduit le tendon jusqu'au cinquième métacarpien. Toutes ces gaînes sont d'ailleurs tapissées par des Synoviales synoviales qui remontent assez loin au-dessus du ligament

qui les tapis- "^ . n i • i i

«ent. dorsal, et qui, dune autre part, conduisent les tendons

très-bas, quelquefois jusqu'à leur terminaison.

t^^, \j' aponévrose dorsale du métacarpe fait suite au liga-

ment annulaire dorsal : c'est une lame apone'vrotique très-

, T /», ^ 1 . , ^- Aponévrose

mmce, composée de fibres transversales, qui sépare les ten- dorsale du mé-

dons extenseurs des vaisseaux et nerfs sous-cutanés. Un tissu *3^^ï"P®« cellulaire, lâche, extensible et élastique, remplace les synoviales à l'égard des tendons extenseurs , et permet le glissement facile de ces tendons.

Du ligament annulaire antérieur du carpe.

La gouttière profonde que présente la face antérieure du carpe, est convertie en canal par une bandelette fibreuse extrêmement épaisse : c'est le ligament annulaire antérieur du I^îgaiï^ent an-

^ ,. ^ , , , ..,.,. nnlaire anté-

carpe. Le ligament naît en dedans par deux origines bien dis- rieur da carpe. tinctes que sépare le nerf cubital, l'^du pisiforme et du tendon c i \^A du cubital antérieur; 2° de l'os crochu ; le premier faisceau se origine en de» porte de haut en bas , le second transversalement ; de là ^°^* leurs fibres réunies, les unes transversales, les autres croisées en sautoir, vont se terminer au trapèze et au scaphoïde , en envoyant une expansion à l'aponévrose du thénar, avec laquelle elles se continuent. Du reste, ce ligament fait suite en

, , ,, , M 1 • 1 .,,.., Il se conli-

haut a 1 aponévrose antibrachiale qui s épaissit beaucoup, nue avec l'apoimmédiatement au-dessus de lui; il reçoit en avant le tendon névrose anuépanoui du palmaire grêle, et se continue par son bord inférieur avec l'aponévrose palmaire. Sa face antérieure donne insertion à la plupart des muscles de l'éminence thénar et de l'éminence hypothénar. On ne voit et on ne décrit ordinaire- ^ , , .

'' *■ ^ ^ On ne decnt

ment que la plus petite partie de ce ligament, la partie libre, en général que Si vous voulez vous en faire une bonne idée, enlevez avec -f ^^î^^ ^^^^

' de ce ligament.

précaution les muscles qui s'insèrent à sa face antérieure ; vous verrez alors que ce ligament décrit en dehors une courbure à concavité interne pour aller s'attachefr au scaphoïde et au trapèze, et que c'est dans son épaisseur qu'est creusée C'est dans la Ê^aîne du radial antérieur, gaîne complètement fibreuse en ^°? <?r«i '^^^ï'

o 7 a r qu est crensee

haut, osseuse et fibreuse en bas, où elle convertit en canal lagaînedn râla gouttière du trapèze. ^^'^ ^"^^"^^'• Tandis qu'il existe en arrière, pour le ligament dorsal du

36o APONÉVEOLOGIE.

Il n'existe carpe, presque autant de gaines synoviales qu'il y a de tenquuoe ^^" ^ (Jons, ici, neuf tendons et le nerf médian forment un seul

gaine pour les ' '

neuf tendons faisceaQ que lubrifient une synoviale ou deux.Cette synoviale

fléchisseurs et • . t . • . • j» 'ii ^ i

le nerf mé- pi^^^ente uue disposition curieuse, sujette g ailleurs a beaudian. coup de variétés. Elle tapisse la face postérieure du ligament

Delà grande annulaire antérieur du carpe, se prolonge au-dessus et aucarpe^^^ ^ ^ dessous de ce ligament, se réfléchit, sans s'interposer entre les divers tendons, sur la face antérieure du faisceau que forment les tendons fléchisseurs et le nerf médian en dehors. Pour avoir une bonne idée du trajet ultérieur de cette synoviale , coupez les tendons à la partie inférieure de l'avant-bras , et renversez -les en avant sur la paume de la main j vous verrez la synoviale se réfléchir sur le bord interne du faisceau tendineux, tapisser la face postérieure de ce faisceau en s'enfoncant plus ou moins entre les tendons qu'elle isole les uns des autres d'une manière assez peu régulière; vous la verrez se réfléchir sur la gouttière du carpe, en se prolongeant en haut et en bas beaucoup plus loin qu'elle ne lavait fait antérieurement, et se diviser en bas en quatre petits prolongemens qui correspondent aux tendons destinés à chaque doigt. Ce n'est pas tout encore, il existe Synoviale ^^^ autre Synoviale destinée au lonof fléchisseur propre du

propre au long •' ... . J- t

fléchisseur du pouce. Pour la découvrir, incisez la synoviale au moment où pouce. ^jlg gg réfléchit en dehors du ligament annulaire sur le nerf

médian et sur la face antérieure du faisceau tendineux; vous verrez une synoviale spéciale très-étendue qui remonte trèshaut le long du tendon du fléchisseur propre du pouce, et qui se prolonge en bas jusqu'à la dernière phalange de ce

doigt.

De l'aponévrose palmaire.

La portion \I aponés>rose palmaire forme une gaine commune à tous moyenne est les musclcs de la paume de la main , et se divise en trois por-

seule ffénérale- . . i 7 ^ ' 7

ment décrite ^^^^^ • ^'^^ moyeiiue ^ et deux latérales.

sous le nom A. Portîon moyenne. C'est la seule qui soit généralement

d'aponévrose i r • 1 i» ^ i • n

palmaire. décrite SOUS le nom d aponévrose palmaire; elle est triangu-

APONÉVROSES DU MEMEE.E THORACIQUE. 36 ï

laire, forte, mais d'unç épaisseur variable, et bride dune manière efficace les nombreux tendons subjacens.

Elle naît, i° de la face ante'rieure et du bord inférieur du [ ligament annulaire antérieur du carpe; 2° du tendon du petit palmaire qui peut être considéré comme son muscle tenseur. C'est entre ces deux origines que l'artère cubitale pénètre g^ double dans la paume de la main. 11 n'est pas rare de voir le tendon origine. épanoui du petit palmaire former à lui seul un plan fibreux antérieur à l'aponévrose palmaire proprement dite. Etroite et

, . . ^ . . ,, , ^ \ . "1 • * Sa forme

épaisse a son origine , i aponévrose palmaire va s élargissant triau^ulaiie. de haut en bas, et, parvenue au niveau des têtes du métacarpe, se divise en huit languettes pour les quatre derniers g^ division doigts. A l'endroit de cette division, se voient des fibres en huit lantransversales très-fortes qui brident ces languettes et pré-

,, , 11- ♦ • * i, , Fibres trans-

viennent 1 ecartement des doigts, ainsi que toute espèce de- versalesquiles

raiilement. Il en résuite quatre arcades, sous lesquelles pas- ^"«ient.

sent les -tendons des muscles fléchisseurs: entre ces quatre Qua'^ç ar-

' , , ^ cades destinées

arcades existent trois autres arcades plus petites qui donnent anxtendoas. passage aux vaisseaux et aux nerfs collatéraux des doigts et Trois arcades aux muscles lombricaux: ce qui fait en tout sept arcades. ^^^^

'A A nerveuses.

Ces arcades sont de véritables canaux fibreux. Pour en q^^ arcades avoir une bonne idée , incisez verticalement l'aponévrose sont de vérita-

, . 11 ' ' blés canaux fi-

palmaire ; vous verrez des prolongemens aponevrotiques jjreux. ou languettes se détacher de la face profonde de cette aponévrose au niveau de ces arcades; ces languettes se contourner sur les côtés des teiidons pour les caibrasser et venir se continuer avec le îi<yament antérieur des articulations métacarpo-phalano'iennes : cette disposition est commune aux trois petites arcades vasculaires et nerveuses , qui séparent les quatre grandes arcades tendineuses. Du reste , l'aponévrose Rapports, palmaire est intimement unie à la peau par des prolongemens extrêmement multipliés ; sa face profonde recouvre l'arcade artérielle appelée palmaire superficielle, les nerfs médian et cubital et les tendons fléchisseurs; un tissu cellulaire lâche, très-extensible, la sépare de ces parties, et permet le

302 APONÉVROLOGIE.

cloisons.de glissement facile des tendons. De son bord interne se détati^nVoTévro" ^^^ ^" prolongement antéro-postérieur très-fort qui se con-

se palmaire tinue avcc Taponévrose interosseuse et sépare la région palmoyenne et les . Il'- 1 • • ^ J i. j aponévrosesla- ^^^^11"^ moyenne de la région palmaire interne; de son bord

térales. externe se détache un prolongement moins fort qui s'enfonce

entre les muscles de l'éminence thénar et le premier lombri-

cal. A l'aponévrose palmaire médiane se rattache le petit

muscle dit palmaire cutané ^ qui prend ses insertions sur le

bord interne de cette aponévrose, et qui n'est autre chose

qu'un muscle paucier.

. , B et C. u4ponéi^roses palmaires externe et interne , ou apo-

Aponevroses ri. j r

palmaires ex- néçroses tJiénar et hypothénar. Ce sont deux lames aponévroterne et mter- ^.jq^gg ^sscz téuucs qui forment une gaîne aux muscles de l'éminence thénar et à ceux de l'éminence hypothénar j l'une et l'autre se continuent avec l'aponévrose palmaire moyenne : l'externe semble, en grande partie, l'expansion du tendon du long abducteur du pouce, et l'interne l'expansion du tendon du cubital antérieur. C'est aux limites de ces aponévroses et de l'aponévrose palmaire moyenne que se voient les deux cloisons antéro -postérieures qui divisent la paume de la

Il existe à la. . ^ i- t« i» 't

paume de la main en trois games bien distinctes : 1 une , médiane , que main trois gaî- complète Taponévrosc interosseuse , destinée à tous les

nés bien dis- ^ n ' i • • • • c i i

tinctes. tcudous uechisseurs, aux principaux vaisseaux et nerrs de la

main; les deux autres latérales, qui brident les muscles des éminences thénar et hypothénar.

Des gaines des tendons fléchisseurs des doigts et de leurs

synoviales.

Au sortir des arcades ou plutôt des gaines si remarquables Ganies spé- ^.y^Q jg^j, forme l'aponévrose palmaire, immédiatement au-des-

«laies des ten- ^ .,. , ii»

dons fléchis- SUS dcs arliculations metacarpo-phalangiennes , chaque paire de tendons fléchisseurs est reçue dans une gaîne spéciale qui ne l'abandonne qu'à la dernière phalange. Rappelez-vous que les faces antérieures des première et seconde phalanges sont comme creusées en gouttière longitudinale. Eh bien ! aux })Qrdsde cette gouttière s'attacheun demi-cylindre fibreux fort

seurs

régulier qui a juste la capacité nécessaire pour loger les deux Résistance tendons fléchisseurs. Cette gaîne très-résistante[ne s'affaisse ^® cesgames. nullement lorsque les tendons en ont été enlevés j et vous pouvez vous faire une idée exacte de son importance, en examinant ce qui arrive lors de la contraction des muscles fléchisseurs, quand elle a été divisée. Cette gaîne résulte d'ailleurs chaque gaine de demi-anneaux superposés et parallèles, fortement pressés ^'^ formée de

. , 111 demi -anneaux

les uns contre les autres au niveau du corps des phalanges , superposés et et formant une gaîne ordinairement continue, devenant plus parallèles. rares et même disparaissant quelquefois complètement au niveau des articulations et des extrémités osseuses qui consti- ,

j. plus ou moins

tuent ces articulations. Il m*a semblé que, dans les mouve- considérable mens de flexion, ces anneaux articulaires s'enfonçaient les ^* ^^^'

anneaux.

uns sous les autres. La gaîne cesse entièrement au-dessus de l'articulation de la seconde avec la troisième phalange.

Une synoviale extrêmement remarquable , qui se prolonge Svnovîalcs en haut jusqu'au-dessus des arcades formées par l'aponé- des gaînes tenvrose palmaire , tapisse dans toute sa longueur la gaîne ostéo- ^^^"^®** fibreuse d'une part, et, (Tune autre part ^ se déploie sur les tendons fléchisseurs, à chacun desquels elle constitue une gaîne, forme deux et souvent trois ou quatre replis triangu- ^^ j. laires , à base tournée en haut, tout-à-fait analogues au vîaux. ligament dit adipeux du genou : de ces replis , un , supérieur, situé au niveau de l'extrémité supérieure de la première phalange, va du tendon du sublime au tendon du profond; un, inférieur, est étendu de l'écartement des deux demi-tendons du sublime aux tendons du fléchisseur profond; d'autres , moyens, vont de la phalange aux tendons* On voit trèsbien ces replis synoviaux, en soulevant les tendons fléchisseurs et en les écartant des phalanges. Il n'est pas très-rare La synoviale de voir la synoviale faire hernie entre deux anneaux, soit ^^^"^ queiquedans la continuité de la phalange, soit surtout au niveau des tre les^annUux articulations. Du reste ces replis synoviaux sont probable- fit>reux, ment destinés à soutenir les vaisseaux nourriciers des tendons, et nullement à lier ces tendons entre eux.

FIN DE L*APONÉYROLOGÏE,

SPLANCHNOLOGÏE

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Définition. ^A spîanchnologie (de ff-^A^3^;5^vov, viscère) est cette partie de l'anatomie qui a pour objet l'étude d'organes plus ou moins composes dans leur structure , dont les uns sont contenus dans l'une des trois cavités splanchniques (viscères), et dont les autres sont situés en dehors de ces cavités {pr^ams proprement dits) (i).

Il ne sera Gn rattache ordinairement à la splanchnologie, le cerveau, pas question la moelîe épinière, le cœur et les org^anes des sens. Je crois de-

du cerveau, on . . • i i i i .

cœur et des ^^^"^ circonscrire la spîanchnologie dans l'étude de l'appareil

organes des digestif, de lappareil respiratoire et de l'appareil génito-

urinaire. La description des organes des sens, du cerveau et

de la moelle, sera mieux placée à côté de la névrologie , et la

description du cœur à côté des autres organes de la circula-

tion.

Méthode Les organes dont s'occupe la spîanchnologie, offrant peu

descriptive ap- de rapports entre eux, ne sauraient donner Heu à des con-

plicable a cha- . ^ , . ' ' i

que organe, siclcrations générales aussi étendues et aussi importantes que celles dont nous avons fait précéder l'ostéologie et la myologie. Je me contenterai d'exposer succinctement la méthode qui doit présider à la description de chaque organe. Tout organe présente à considérer : ï° sa conformation

(i) Tous les viscères sont des organes; mais tous les organes ne sont pas des viscères. Le mot viscère vient probablement de vescor, je me nourris, parce que un grand nombre de viscères servent à la nutrition.

COiysiDÉRATlONS GÉNÉRALES. 365

extérieure j 2** sa conformation intérieure ou sa structure ; 3° son développement; 4° ses usages.

Conformation extérieure des organes.

La conformation extérieure des organes a pour objet leur gou objet. nomenclature, leur nombre, leur situation , leur direction, leur volume, leur figure et leurs rapports.

I®. Nomenclature. La nomenclature des organes n'a pas Nomenciaété soumise aux mêmes vicissitudes que celle des os et des ^^'^^ ^^^ °^S*' muscles : les dénominations adoptées par les auteurs les plus anciens se sont maintenues dans la science, et ont même passé dans le langage vulgaire.

Les noms des organes sont déduits : 1° des usages; ex. : poumons^ de tfviw^ je souffle; glandes lacrymales ^ salwaires ^ ses de cette noetc. ; 2^ de la longueur ; ex. : duodénum, ; 3*^ de la direction , menclatuie. ex. : rectum; 4° de la forme; ex. : amygdales ; 5" de la structure; ex.: ovaires; 6' du nom des auteurs qui les ont le mieux décrits; ex. : membrane de Schneider^ trompes de Fallope; 7° enfin ce sont des mots de convention ; ex. : rate^ foie,

2^. Nombre, Il est des organes impairs; il en est de pairs. Il n'est pas rare de voir des variétés de nombre, soit en plus soit en moins. Ainsi on a vu trois reins chez le même indi- yariétés de vidu ; il est fréquent de n'en trouver qu'un seul. On cite nombre. quelques exemples d'individus qui avaient trois testicules ; il est même rare de n'en trouver qu'un seul. Au reste , ces variétés de nombre par excès tiennent presque toujours à la division , de même que les variétés par défaut tiennent à la réunion ou fusion de ces oro^anes.

3° Situation, Elle doit être considérée: i** eu égard à la situation abrégion du corps qu'occupe l'organe : c'est ce qu'on appelle solue. situation générale ou absolue; 2** eu égard aux rapports de Forgane avec les organes qui l'avoisinent : c'est la situation re/«^«Ve. Ainsi , lorsqu'on dit que l'estomac occupe l'hypo- j^ i^^j ^ chondre gauche et l'épigastre , on énonce la situation ab-

366 SPLANCSNOLOGIE.

solue ou générale de cet organe; mais lorsqu'on ajoute qu'il est situé entre l'œsophage et le duodénum, au-dessous du diaphragme, au-dessus du mésocolon transverse, on énonce sa situation relative.

Variétés de Au reste, plusieurs des organes dont s'occupe la splanch-

sîtuation. 1 . • - -1 • ' ' 1

nologie sont sujets a des variétés de position qui constituent un point important dans l'histoire de ces organes. Ces variétés de position dépendent : i° d'un déplacement congénial; 2" d'un déplacement accidentel, lequel est tantôt particulier à l'organe, tantôt consécutif à des changemens survenus dans les organes voisins ; 3° d'une modification dans le volume de l'organe lui-même.

4°. Volume, Le volume d'un organe se détermine : d'une manière absolue,, i^par des muscles linéaires; 2** par la quan- Absoln, tité d'eau que l'organe déplace; 3° par le poids; d'une manière relative,, par la comparaison de cet organe avec des corps dont le volume est connu ou avec d'autres organes.

Le volume des organes est sujet à un g^rand nombre de

Tariétés de . , . . , , . ,

volume. variétés. Ces variétés sont relatives : i" à l'âge; exemple:

foie y testicules j thymus; 2® au sexe; 3* au tempérament; 4** à l'individu. Elles sont encore relatives aux conditions dans lesquelles se trouve l'organe; exemple : utérus , pénis ^ rate, 5° Enfin, il est des variétés pathologiques qui ne doivent pas être étrangères à un traité d'anatomie descriptive.

5°. Figure, La figure des organes dont s'occupe la splanchnologie se détermine d'après les considérations suivantes : i® les organes doubles ne se ressemblent pas exactement à droite et à gauche; 2° les organes impairs, qui occupent la ligne médiane, sont symétriques; mais ceux, en plus grand nombre, qui n'occupent pas cette ligne médiane ne sont pas symétriques. Toutefois, la symétrie n'est pas aussi rigoureusement bannie des viscères qui servent à la vie nutritive, que l'avait avancé Bichat : ainsi, Y estomac^ Xintestin grêle,, le gros intestin, peuvent être divisés en deux moitiés égales.

Direction.

CONSIDliRATIONS GÉNÉRALES. 367

La figure des organes se déduit en général de leur ressemblance : i*' avec des objets connus; 2° avec des formes géométriques. Ainsi, on dit que le rem ressemble à un haricot, le poumon à un cône. Pour les organes très-irréguliers , on se contente de décrire les faces et les bords. Nous ne trouvons pas dans les viscères l'invariabilité de forme qui est propre aux organes de la vie de relation.

6". Direction, La direction d'un organe se détermine comme celles des os et des muscles , par les rapports de cet organe avec les plans de circonscription du corps ou avec le plan médian,

17°. Rapports. La figure d'un organe étant déterminée, on Rapports, divise sa surface en régions, dont on établit exactement les rapports. Ces régions portent généralement le nom de faces et de bords. La situation de plusieurs organes étant sujette à de nombreuses variations, leurs rapports doivent en offrir de correspondantes. On ne saurait trop insister sur la détermination précise de ces rapports, qui est féconde en applications pratiques de la plus haute importance.

Conformation intérieure ou structure des organes.'

La superficie d'un organe étant bien connue , on passe à l'étude de sa structure qui comprend, i** la couleur; 2° la consistance; 3® les élémens anatomiques.

I**. Couleur, La couleur d'un organe doit être étudiée et à

Conlenr.

la surface et dans la profondeur de cet organe. Les variétés de coloration seront notées avec soin. L'âge et les maladies influent beaucoup sur cette coloration. Il est souvent bien difficile d'établir une ligne de démarcation bien tranchée entre l'état physiologique et l'état pathologique.

2'. Consistance. La consistance ^ la densité, \^ fragilité des ç organes appartiennent à la structure de l'organe. La pesan- Densité, leur spécifique ou la densité n'a été rigoureusement étudiée Fragilité. que dans un seul organe, le poumon, et cela pour un but médico-légal, La consistance ; la fragilité , ne peuvent être

368 SPLANCHNOLOGIE.

appréciées que d'une manière approximative. Il serait à désirer que cette appréciation fût soumise à des procédés plus méthodiques et plus rigoureux.

3^. Elémens anatomiques. La détermination des élémens

Elemensana- . . ^

îomiques im- anatomiques immeaiats , ou tissus qui entrent dans la commediats. position d'un organe, de leurs proportions, de leur arran-

gement, voilà ce qui constitue essentiellement sa structure. Or, tout organe a unetharpente cjJii est celluleuse, fibreuse, cartilagineuse, osseuse. Quelques organes sont pourvus de fibres musculaires et même de muscles : tous ont des vaisseaux sanguins de divers ordres, artères, veines, vaisseaux lymphatiques ; tous ont des nerfs. Les organes glanduleux ont des conduits excréteurs.

Dans l'exposition de la structure des organes, nous nous contenterons presque toujours d'une indication succincte des parties constituantes de ces organes , renvoyant à l'anatomie de texture des détails qui seraient déplacés dans un ouvrage élémentaire.

Développement.

Développe- L'étude du développement des organes, des changemens ment. qu'ils éprouvent aux diverses époques de la vie intra-utérine

et extra-utérine, est d'un haut intérêt, au moins pour quelques-uns d'entre eux,* mais il s'en faut bien que l'évolution des parties molles soit aussi exactement connue que celle des parties dures; ce qui tient à ce que les phénomènes les plus importans de cette évolution des parties molles ont lieu dans les premières semaines de la conception. Aussi l'article du développement sera-t-il presque toujours l'indication d'un vide à remplir.

Usages.

Les fonctions ou les usages des organes découlent si naturellement de la description anatomique de ces organes, que nous croyons, à l'exemple du plus grand nombre des anatomistes , devoir faire suivre cette description d'un

COJSrSjni RATIONS GKNi-T.ALî.S. ')Q^•.

résumé succinct des usages de ces oi-ganes. Au resie noiis ne mentionnerons d'une manière explicite que ceux de ces usages qui découlent immédiatement de îa structure, renvoyant aux ouvrages de physiologie les détails et les discussions des divers points litigieux de la science âes fonctions.

Importance de la splnnchnologie.

Aucune partie de l'anatomie n'excite un aussi grand intérêt de curiosité que la splanclmologie , à raison de l'im- ^oi^f •'^'^''''''*"" portance des organes qui font l'objet de son étude. Sans elle <^'''* P-'^fies les il est impossible de comprendre le mécanisme des fonctions Fir^ilT^^ ies plus indispensables à la vie; et comme ces mêmes organes ^'^^• sont le siège de la plupart des lésions dont s'occupe la médecine, et d'un grand nombre de celles dont s'occupe la chirurgie, la plupart des questions fondamentales de l'art de guérir sont attachées à la connaissance approfondie de ces organes.

Préparation anatomiquc des organes splanch niques.

La préparation des organes dont s'occupe la splancKnologie ne consiste pas seulement dans leur isolement qui, nour les organes contenus dans les cavités splanchniques, a' lieu Procédés

par le seul fait de l'ouverture de ces cavités; mais elle con- ^'''•' ^'\^'^P^'

, ' "' '-V711 ration des or-

siste essentieliement dans la séparation des élémens im^. g^^^^-^ ^pl^nch^ tomiques de ces organes ou des tissus. Or, les injections les ''''^"''''' plus déliées , la macération , la coction , la conservation I dans l'alcool, la dessiccation , l'action des acides, toutes les ressources en un mot de l'art de l'anatomiste, sont mises à contribution pour cet objet.

Gela posé, nous allons décrire successivement, ï« les organes de la digestion; 2^ les organes de la respiration; 3^ les organes génito-uririaires.

DES

ET

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