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C. CirconfÊrences

i °. Circonférence supérieure ou sommet. Elle est étroite proportionnellement à la circonférence inférieure , obliquement coupée de haut en bas et d'arrière en avant ; elle g0n obliquité. a plus d'étendue transversalement que d'avant en arrière, et représente la forme d'un cœur de carte à jouer, Le pourtour de cette ouverture est formé en avant par l'extré- Sa forme. mité supérieure du sternum; en arrière, par la première vertèbre dorsale; sur les côtés, par les deux premières côtes rganes

et leurs cartilages. Cette ouverture , que rétrécissent les cla- donne passavicules, donne passage aux organes suivans : la trachée- ar- ge' tère , l'œsophage , le canal thoracique , les artères et veines considérables qui appartiennent soif à la tête et au col , soit aux xnembres thoraciques, le sommet des poumons, et plusieurs des muscles du col.

a0. La circonférence inférieureoxy base, très-évasée, quadru- Quadruple de pie au moins de la précédente, est comme celle-ci plus étendue la saPeneuretransversalement que d'avant en arrière. Elle présente : i° en avant, une vaste échanerure, dont le pourtour est formé par . , , les cartilages des septième, huitième, neuvième et dixième crures. côtes, puis interrompu entte la dixième et la onzième , ainsi qu'entre la onzième et la douzième. Au sommet de cette i. 14

210 ÛSTÉOÏ.0GIE.

échancrure, se voit l'appendice xiphoïde; a" en arrière, on trouve de chaque côté de la colonne vertébrale une écîiancrure beaucoup moins considérable que l'antérieure; cette échancrure latérale est due à la grande obliquité de la douzième côte, qui fornte avec la colonne vertébrale un angle aigu. Toute la circonférence inférieure du thorax répond à des insertions musculaires très-multipliées. Mobilité de La grande mobilité dont jouit l'ouverture thoracique in-

la circonferen- férieure qu'on voit se prêter à des alternatives de dilatation ce inférieure. ...... ± l

et de resserrement, contraste avec l'immobilité presque absolue de l'ouverture thoracique supérieure. L'ouverture inféfluTariabilité rieure présente des variétés de dimensions qui s'observent delà circonfé- surtouC pendant l'inspiration , ainsi que sous l'influence de rence supé- i vi • • i u i

rieore. causes de dilatation accidentelles, comme la grossesse ou

des accumulations de liquides dans la cavité abdominale. Cette variabilité de dimensions est en rapport avec la compressibilité et la dilatabilité des viscères abdominaux. A l'ouverture thoracique supérieure , elle eût entraîné de graves inconvéniens par la compression de la trachée-artère et des vaisseaux.

Développement général du Thorax.

Le thorax présente aux différens âges de la vie de trèsgrandes différences qui sont en rapport avec celles qu'offrent les organes contenus dans sa cavité. Cette relation doit être notée avec soin pour bien saisir le sens des changemens qui s'opèrent, soit dans la forme, soit dans les dimensions du thorax.

Prédomhian- Un des caractères les plus remarquables du thorax chez ce des dimen- je fœtus c'est ]a prédominance des dimensions antéro-pos-

sions antero- " '■» x

postérieures, térieures sur les dimensions transverses : on trouve en effet qu'à cet âge le sternum est très-écarté de l'épine, et fait une saillie considérable en devant. Or, la prédominance des dimensions antéro -postérieures coïncide avec le développement considérable du coeur, et d'un autre or-

DU THORAX EN GENEBAL. 21 ï

gane nommé thymus, qui tous deux sont situés à la partie infériorité

, , i, s , ,,. .. , . . / , îles dimensions

moyenne du thorax ; et, d un autre côte, 1 intériorité rela- transVersales. tive des dimensions transversales coïncide avec un volume très-peu considérable des poumons , lesquels sont situés sur les parties latérales.

Le deuxième caractère du thorax chez le fœtus est i'ab- Absence des

sence, ou du moins le peu de profondeur des gouttières , gonttl.eies pw " ' r r » ? monairesv

que nous; avons dit être propres à l'homme , et destinées à loger le bord postérieur des poumons. L'absence des gouttières pulmonaires entraîne , comme conséquence nécessaire , l'absence à la surface extérieure du thorax, de ces reliefs qu'on observe en arrière chez l'adulte, et qui répondent aux gouttières de la surface intérieure. Les deux caractères qui viennent d'être indiqués, savoir, la prédominance des diamètres antéro-postérieurs et l'absence des gouttières, tiennent à la même cause , c'est-à-dire, au faible degré de courbure des côtes chez le fœtus.

Lorsque, plus tard, les courbures s'accroissent, on voit peu à peu se former les gouttières postérieures , diminuer les diamètres antéro-postérieurs, et augmenter les diamètres transverses; de telle sorte qu'il y a dans la capacité absolue du thorax moins de différence qu'il ne le semble au premier abord, car les différences indiquées portent spécialement sur la prédominance comparative de tel ou tel diamètre. Nous devons Brièveté des remarquer aussi que chez le fœtus le diamètre vertical, prin- diametres ver

1 * . ticaux chez le

cipalement sur les côtés, est beaucoup plus court en raison fœtns. du soulèvement du diaphragme parles viscères abdominaux et de l'état d'affaissement des poumons.

Les deux circonférences présentent des différences remar- Etat des cirquables. Chez le fœtus, l'ouverture supérieure offre plus ^^feftetns d'étendue d'avant en arrière que transversalement , ce qui est précisément l'inverse de ce qu'on observe chezl' adulte. Quant à l'ouverture inférieure, elle présente un évasement remarquable dans tous les sens; ce qui est en rapport avec le vo-

axa osTÉoLoeiE.

lunïe Considérable de plusieurs des viscères abdominaux à cet âge, et notamment du foie.

Changement A 'a naissance , il se fait une ampliation subite dans l'é-

alanaUsaace. tendue de la poitrine, parce que l'accès de l'air augmente du double ou du triple les poumons qui jusqu'à cette époque étaient resserrés sur eux-mêmes. A l'époque de la puberté, le thorax participe au grand développement que prend l'appareil respiratoire. C'est aussi l'époque où se prononcent le plus souvent les déformations de cette cavité. Dans l'âge adulte, le thorax augmente encore, mais d'une manière peu sensible.

Dn thorax Chez le vieillard , les différentes pièces du sternum sont

lard * yiBl~ soudes; les cartilages s'ossifient; le thorax tend en quelque sorte à ne former qu'une seule pièce qui ne permet plus à ses diverses parties de se mouvoir les unes sur les autres.

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