DU TIBIA
vement de haut en bas ; on y remarque près de la partie su- Ligne oblipérieure , i° une ligne inégale, obliquement dirigée de haut que' en bas et de dehors en dedans; à cette ligne , s'insèrent plusieurs des muscles profonds de la partie postérieure de la jambe. 20 Au-dessus de cette ligne, est une surface triangu- surface polaire, recouverte par le muscle poplité, qui la sépare de plitée. l'artère poplitée. 3° Au-dessous de cette même ligne, se voit l'orifice du conduit nourricier qui pénètre l'os obliquement Conduit de haut en bas. C'est dans ce conduit nourricier, le plus considérable peut-être de tous ceux que présentent les os longs } que j'ai vu pénétrer un filet nerveux, qui accompagne lartère nourricière du tibia. 4° Depuis la ligne oblique jusqu'à l'extrémité inférieure du tibia, la face postérieure de cet os présente une surface lisse, d'une largeur à peu près uniforme, et divisée, dans le sens de sa longueur, par une ligne verticale plus ou moins marquée chez les diflerens sujets.
Bords. Des trois bords que présente le tibia, l'un antérieur, . immédiatement placé sous la peau, à travers laquelle il est facile à sentir (1) , est mousse et arrondi dans son quart inférieur, tranchant dans ses trois quarts supérieurs; disposition qui lui a valu le nom de crête du tibia.
Ce bord est légèrement incliné en dehors à sa partie supérieure et en dedans à sa partie inférieure.
Le bord externe donne attache au ligament interosseux : il se bifurque à sa partie inférieure, et forme ainsi les deux bords d'une cavité articulaire dont nous parierons en décrivant l'extrémité inférieure du tibia.
(1) La situation superficielle du bord antérieur du tibia le rend très-propre à servir de guide aux chirurgiens dans le diagnostic et la coaptation des fractures de la jambe. Cette même situation superficielle du bord antérieur l'expose à de fréquentes lésions, par l'action des corps extérieurs. Il n'est pas rare de le voir brisé, et en quelque sorte écorné par les projectiles que lance la poudre à
484 OS^ÉOLOGIE.
Le bord interne, beaucoup moins tranchant que les deux autres, fournit plusieurs insertions musculaires.
B. fc extrémité supérieure qvl fémorale, d'un volume double au moins de l'extrémité inférieure, est beaucoup plus étendue transversalement que d'avant en arrière. Elle présente:
Cavités glé- 1<>> Deux facettes articulaires concaves, ovalaires , à grand noïdes du ti- , , , . , . , '..-,.
bja, diamètre antero-posteneur, désignées improprement sous le
nom de condjles , et qu'on peut appeler cavités glénoïdes du tibia. Ces facettes, qui s'articulent avec les condyles du fémur, ne sont pas parfaitement semblables. L'interne est plus longue, moins large et plus profonde que l'externe.
Elles sont séparées l'une de l'autre par une éminence py- Epine uti u. paujidale , surmontée de deux tubercules aigus. Cette éminence , qui porte le nom d'épine du tibia, est plus rapprochée de la partie postérieure que de la partie antérieure de l'os.
En avant et en arrière de l'épine du tibia, sont deux dépressions raboteuses qui donnent attache aux iigamens croisés, luberosites j^es cayliQS glénoïdes sont supportées par deux renflemens considérables qu'on nomme tubérosités du tibia.
La tubérosité interne, plus volumineuse que l'externe, pré- Oouttièreda sente en arrière une gouttière horizontale dans laquelle s'in-
tendondu de- , ■,,..., , i i •
mi.meiabra- sere une des divisions du tendon du demi-membraneux.
neax- La tubérosité externe offre à sa partie postérieure une
petite facette presque circulaire qui s'articule avec une facette Facette pé- -, ■> , ,
rouéale. correspondante du perone.
Les deux tubérosités du tibia sont séparées, en arrière, par une échancrure assez prononcée. En avant , elles sont séparées par une surface triangulaire, criblée de trous vasculaires, et qui se termine inférieurement par une éminence qui Tubérosité constitue îa tubérosité antérieure du tibia. Cette tubérosité , antérieure du au.c|essous de îaauelie commence la crête de l'os, est sail-
tibia. .,■''"'
lante et rugueuse en bas, où elle donne attache au tendon des muscles extenseurs de la jambe ; lisse dans sa moitié supé-
Heure^ où elle répond à ce même tendon par l'intermède d'une membrane synoviale*
De cette tubérosité part en dehors une ligne saillante qui Tukercale âa se termine en haut à un tubercule , faisant un relief très-pro- jamW anténonce chez certains sujets et pouvant être facilement senti à travers la peau. Ce, tubercule donne attache au muscle jambier antérieur.
G. Extrémité inférieure ou tarsienne. Elle est de forme à peu Cavité artîprès quadrangulaire, ayant, comme l'extrémité supérieure, cnlaire astrason plus grand diamètre transversalement dirigé : elle pré- & sente une cavité articulaire, quadrilatère, oblongue transversalement, plus large en dehors qu'en dedans, divisée par une saillie antéro-postérieure en deux parties inégales : cette cavité s'articule avec l'astragale.
Le pourtour de l'extrémité tarsienne présente : i° en devant, une surface convexe , offrant quelques inégalités pour des insertions ligamenteuses : elle répond aux tendons des muscles extenseurs de la jambe;
2°. En arrière , une surface presque plane , offrant une dépression peu profonde , à peine marquée chez quelques sujets, destinée au tendon du long fléchisseur du gros orteil, et qu'il ne faut pas confondre avec une gouttière oblique, située en dedans, et dont il sera parié dans la description de la malléole interne ;
3°. En dehors, une cavité triangulaire, large en bas, où Cavité artielle est lisse, étroite et inégale dans ses deux tiers supérieurs: n^e per°" cette surface triangulaire s'articule avec le péroné ;
4°. En dedans, se voit une apophyse épaisse , quadrila- Malléole întère, aplatie de dehors en dedans: c'est la malléole interne. terne- Cette éminence, qui se déjette en dedans, forme un relief très-prononcé à ia partie inférieure interne du tibia. Lorsqu'on fait reposer la face postérieure du tibia sur un plan horizontal, on remarque que les deux tubérosités de l'extrémité supérieure portent sur ce plan, tandis que la malléole interne s'en éloigne d'une distance assez considérable,
286 OSTÉQLOGIE.
et fait saillie en avant. Elle est donc sur un plan antérieur à celui qu'occupe la tubérosité interne du tibia; -ce qui dépend de l'espèce de torsion que cet os présente dans sa partie inférieure. La face interne de la malléole est convexe et placée immédiatement sous la peau ; la face externe fait partie de la cavité articulaire inférieure du tibia. Le bord antérieur ^ inégal, donne attache à des fibres ligamenteuses. Le bord Gouttière de postérieur , plus épais que l'antérieur, présente une gouttière terne. obliquement dirigée de haut en bas et de dehors en dedans,
quelquefois double, et dans laquelle passent les tendons réunis du muscle jarabier postérieur et du long fléchisseur des orteils. La base de la malléole est unie au corps de l'os. Le sommet^ qui est tronqué et légèrement écliancré , donne attache au ligament latéral interne de l'articulation de la jambe et du pied.
Résumé des connexions. Le tibia s'articule avec le fémur, l'astragale et le péroné ; il s'articule aussi avec la rotule, mais d'une manière indirecte et par l'intermédiaire du ligament rotulien.
Conformation intérieure. Formé de tissu compacte dans sa partie moyenne , où se trouve un canal médullaire d'une grande capacité, le tibia est spongieux à ses deux extrémités , qui sont percées d'un grand nombre de trous vasculaires. Nombre des Développement. Le tibia se développe par trois points d'ospoints d'ossi- sification: un pour le corps, deux pour les extrémités. Quelîcation. quefois il en existe quatre. Béclard a vu une fois la mal-
léole interne développée par un point particulier.
Epoque -et j^Q p0jnt osseux du corps paraît le premier, du trente-cmordre d appa- L , , ^
rition. quième au quarantième jour, à la même époque à peu près
que celui du corps du fémur; quelquefois même, ainsi que
j'en ai observé un exemple, il paraît avant celui du fémur.
Le germe osseux de l'extrémité supérieure se montre le
plus ordinairement vers la fin de la première année qui suit
la -naissance. Je ne l'ai jamais vu précéder l'époque de la