DU PÉRONÉ
naissance. Ce n'est que dans le cours de la deuxième année que l'extrémité inférieure s'ossifie. La malléole interne est un prolongement du point d'ossification de cette extrémité.
La réunion de toutes ces pièces n'est complète qu'à l'é- °rdie de reu* poque de 1 entier développement , c est-a-dire , de la dix-nuitième à la vingt-cinquième année. Elle commence toujours par l'extrémité inférieure , qui cependant est la dernière dans l'ordre d'apparition.
Une remarque importante, et qui du reste s'applique à la
plupart des extrémités articulaires, c'est que l'épiphyse supé-
, ., . . v<, ., . , , • t Plateau épi-
neure du tibia ne constitue pas i extrémité supérieure du puysaire<
tibia tout entière , mais seulement une espèce de plateau
horizontal qui supporte les cavités articulaires.
Il faut encore observer que la tubérosité antérieure du Tubérosité
., . r ' i -iii.. antérieure for-
tibia est formée par un prolongement vertical du plateau mée ]e
que forme l'épiphyse supérieure. Il semblerait, sur quelques longeaient de , / . , , . i ' i ce plateau.
sujets, que cette tuberosite antérieure se développe par un point particulier.
Du Péroné»
Ainsi nommé de wiçort [Jïbula, agrafe) , parce que, suivant Nom. Sabatier , il a été comparé à une espèce d'agrafe en usage chez les anciens.
Pour bien comprendre la description de cet os, il faut lui donner très-exactement la position qu'il occupe dans le squelette. Il est situé à la partie externe (1) du tibia inférieu-
(1) Jusqu'ici nous avons négligé d'indiquer pour chaque os la position qu'on doit lui donner lorsqu'on l'étudié isolément , cette précaution nous ayant paru inutile, puisqu'il suffit de jeter un coup -d'œil sur un squelette articulé, pour être à même de placer chaque os dans la position convenable. Le péroné n'est pas dans le même cas; la torsion très-marquée qu'il présente peut causer de l'hésitation. Nous dirons donc que pour mettre le péroné en posi-
Situation.
a88 oèT^otooiE*
rement, à k partie externe et postérieure du même ùà âttp&
rieurement*
Dimensions. Aussi long que le tibia, il est extrêmement grêle; il est même le plus grêle de tous les os longs, et peut, par ce seul caractère, être reconnu au premier coup-d'œil. Direction. Le péroné est dirigé verticalement , légèrement déjeté en dehors à sa partie inférieure. C'est de tous les os longs celui qui est le plus tordu sur lui-même , et celui sur lequel on peut le mieux vérifier cette loi d'ostéologie , savoir, que toujours les torsions des os sont en rapport avec les changemens de direction , soit des tendons, soit des -vaisseaux. Le péroné se divise en corps et extrémités.
A. Le corps a la forme d'un prisme triangulaire. Pour bien saisir son mode de conformation, il faut savoir que les muscles qui occupent en haut la région externe du péroné, se Rapport en- COnjourneht en arrière inférieurement. Dès-lors il est facile
tre la torsion
du péroné et la de concevoir comment la face externe du péroné devient déviation <ies pOStérieure dans son cinquième inférieur, d'externe qu'elle
^ tendons des lm ... ,
muscles qui s'y était dans ses quatre cinquièmes supérieurs.
attachent. x r 0 , , , . ,
La jace externe est proionuement excavee en gouttière
Excavation fans }e sens t|e sa longueur: elie donne insertion adeuxmus-
des muscles ,
péroniers. clés nommés pèroniers latéraux. Elle est lisse dans sa partie inférieure , qui est déviée en arrière.
ha. face interne est divisée en deux parties inégales par une crête longitudinale , à laquelle s'attache le ligament interos-
Créte du H- . „ . . A
gament inter- seux. La partie de cette iace qui est au-devant de la crête , est
osseux. beaucoup plus étroite que l'autre, et, chez certains sujets,
n'a pas plus de deux lignes de largeur. Elle donne attache
aux muscles de la région antérieure de îa jambe : la partie pos-
tion, il faut chercher celle de ses extrémités qui est oplalie, et la placer en bas, en ayant soin de tourner en dedans la facette articulaire qu'on y trouve, et en avant le bord le moins épais de l'éminence qui constitue cette extrémité.
térieure, pfiia considérable , donné attacha au muscle jamoier postérieur. Cette face devient antérieure c» bas.
La face postérieure du péroné, étroite en haut, s'élargit inférieurement, où elle devient interne, et se termine par Surface artî.
une surface raboteuse, donnant attache aux Iraniens qui ?uja.lr.e tlbiaIc .,,.... . . , infenenre.
unissent le perone et le tibia. Cette face est destinée en totalité à des insertions musculaires. Elle présente le conduit Con(lmt
. nourricier,
nourricier principal, qui pénètre l'os obliquement de haut
en bas. Souvent on trouve ce conduit nourricier sur la face interne de l'os.
Les trois bords participent aux déviations que présentent les faces. Ainsi, i° le bord externe devient postérieur inférieurement; u° le bord antérieur devient externe, et se bifurque; 3° le bord interne devient antérieur, et, dans toute sa partie déviée , forme la continuation de la crête du ligament interosseux que nous avons signalée à la face interne , et , comme cette crête, donne attache au ligament ïnterosseux.
Tous ces bords sont destinés à des insertions musculaires, et se font remarquer par leur relief en forme de crête. F
B. L'extrémité supérieure ou tête du péroné présente «"««> tibiale r . 7 . , , ^ . T . , supérieure.
une facette articulaire légèrement concave qui s articule
avec une facette correspondante du tibia: en dehors, sont
des empreintes inégales pour l'insertion du muscle biceps
et du ligament latéral externe de l'articulation du genou.
A la partie postérieure de cette tête se voit une apophyse ^POD]jVga
destinée à l'insertion du tendon du biceps : c'est X apophyse ttyloïde.
styloïde du péroné. $
C. V extrémité inférieure ou malléolaire externe déborde de beaucoup la facette articulaire inférieure du tibia; elle forme en dehors le pendant de la malléole interne, qu'elle surpasse en longueur et en épaisseur. Aplatie de dehors en
dedans, la malléole externe présente, i° une face externe, Facette attra» convexe , sous-cutanée ; s° une face interne , (jui s'articule §»li*ni*« * *9
a go OSTHQLOGIE.
avec -l'astragale par une facette articulaire qui complète en dehors l'espèce de mortaise que forment par leur réunion l'extrémité inférieure du tibia et l'extrémité inférieure du péroné. Au-dessous et en arrière de cette facette , est une excavation profonde , rugueuse , qui donne attache
Coulisse des à un ligament ; 3° un bord antérieur, à insertion ligamenteuse ; 4° un bord postérieur , plus épais , et creusé en dehors d'une coulisse superficielle pour le passage des tendons réunis des deux muscles péroniers; 5° un sommet qui donne attache à l'un des ligamens latéraux externes de l'articulation du pied.
Résumé des connexions. Le péroné forme la partie externe de la jambe; il s'articule avec le tibia et l'astragale.
Conformation intérieure. Compacte à sa partie moyenne, le péroné est spongieux à ses extrémités, et présente à sa partie moyenne un canal médullaire très-étroit.
Nombre des Développement. Le péroné se développe par trois points:
points osseux. z " L 7.7
un pour le corps , un pour chaque extrémité.
Le point osseux du corps paraît un peu après celui du corps du tibia, du quarantième au cinquantième jour. Epoque et A la naissance , les deux extrémités sont encore cartilagirition. " neuses« Ce n'est que dans la deuxième année qu'un point
osseux apparaît pour l'extrémité inférieure. A cinq ans apparaît celui de l'extrémité supérieure.
La réunion des extrémités avec le corps n'a lieu qu'à l'époque du développement complet, de vingt et un à vingtcinq ans : c'est l'extrémité inférieure qui se réunit la première.
nu PIED.
te pied et la Le pied est pour les membres abdominaux ce qu'est la
^uedelva0'^ mam Pour les membres thoraciques. L'un et l'autre ne sont
tés d'an même que des variétés d'un même type d'organisation; mais ces
e' deux parties présentent des différences qui sont en rapport
avec leurs usages respectifs. Le pied u par exemple , offre des
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conditions de solidité qui sont évidemment en rapport avec sa destination, qui est de servir de support à tout l'édifice, Conditions tandis qu'on voit au contraire à la main prédominer les, con- «ç solidité au ditions de mobilité.
Le pied se compose de vingt-six os. Il présente :
i°. Un massif osseux composé de sept pièces solidement "Vingt-six os. articulées entre elles : c'est le tarse ;
2°. De ce massif osseux partent cinq pyramides parallèles , composées chacune de quatre colonnes, excepté la première, ou la plus interne , qui n'en présente que trois.
Les cinq premières colonnes forment le métatarse. Métatarse.
Les colonnes qui suivent constituent les orteils. Orteils.
La grandeur du pied varie dans les différens individus. Son volume est supérieur à celui de la main. Cet excès de Volume da volume se rapporte à l'épaisseur, à la longueur, et non à la pie largeur du pied, qui est moindre que celle de la main.
Le pied est dirigé horizontalement d'avant en arrière et Sa direction, fait, avec la jambe , un angle droit } bien différent en cela de la main, dont l'axe se confond avec celui de l' avant-bras.
Le pied est aplati de haut en bas, excavé à sa partie interne , étroit en arrière , où il offre une hauteur assez sa figure» considérable, moins épais et plus large à son extrémité antérieure , qui est digitée. Il présente à considérer :
i°. Une face supérieure ou dorsale, convexe, dos du pied',
2°. Une face inférieure ou plantaire, plante dupied, quiof- Ses région», fre une double concavité, savoir: une concavité dans le sens antéro-postérieur,etune concavité dans le sens transversal;
3°. Un bord interne ou tibial, très-épais , qui répond au gros orteil ;
4°. Un bord externe ou péronéal , qui répond au petit orteil;
5°. Une extrémité postérieure ou calcanienne ;
6°. Une extrémité antérieure ou digitale.
Nous allons décrire successivement le tarse,. îe métatarse et les orteils.
i$2 (JÏWIftt&âlfti
tandis que le carpe ne forme que la sixième partie de la
main, le tarse , qui est l'analogue du carpe, constitue à lui
seul la moitié postérieure du pied. Son diamètre antéro-pos-
térieur surpasse de plus du double son diamètre trans-
Proportions verse , disposition qui est précisément l'inverse de celle
respectives ^es qU'on 0Dserve au carpe. Le tarse représente une voûte à con-
tarse. vexité tournée en haut, et qui'est inférieurement excavée dans
le sens transversal et dans le sens antéro-postérieur. Cette
Formedevoû- voûte reçoit sur son sommet le poids de la jambe. Ce n'est
te que présente ^as ^ au reste ^ spécialement au mécanisme des voûtes que se
rapporte la disposition qui vient d'être décrite ; elle a surtout
pour objet d'offrir une excavation protectrice à des organes
qui ne seraient pas comprimés impunément dans la station
et la progression. Etroit et libre à son extrémité postérieure ,
le tarse s'élargit progressivement d'arrière en avant.
Le tarse est formé de sept os disposés sur deux rangées. La première, ou rangée jambière, ne se compose que de deux os , le calcanéum et Y astragale ; la deuxième, ou rangée métatarsienne, se compose des cinq autres os qui sont : le scapholde, le cubolde et les trois cunéiformes. Les os de la rangée jambière du tarse, au lieu d'être disposés sur une ligne transversale comme ceux de la première rangée du carpe , sont superposés; un seul des os du tarse concourt à l'articulation de la jambe avec le pied : c'est l'astragale.
fBEMlÈBE BiNGKE » OU EANGÉE TIBIAXE DU TARSE.
Astragale.
Position. U astragale, placé au-dessous du tibia, au-dessus du cal-
canéum, en dedans de l'extrémité malléolaire du péroné, derrière le scaphoïde , est un os pair , très-irrégulièrement eu- Figure, boïde, le second des os du tarse pour le volume, et présentant à considérer six faces.