C. Union de l'occipital avec l'axis
Bien que l'occipital et l'axis ne soient nulle part contîgus , jet par conséquent ne soient pas articulés, ils sont unis entre eux d'une manière extrêmement solide, au nioyen de ligamens très-forts, étendus de l'occipital au corps de Iaxis, et d'une autre part, à l'apophyse odontoïde.
Préparation. Enlever avec précaution laportion de dure-mère qui répond aux deux premières vertèbres; sous elle sont les ligamens occipito-axoïdiens. Détacher ensuite le ligament transverse; enlever l'arc antérieur, et même les masses latérales de l'atlas, de manière à ce qu'il ne reste plus que l'occipital et l'axis.
i°. Ligamens occipito-axoïdiens au nombre de trois, un moyen et deux latéraux.
Le ligament Ligament occipito-axoldien moyen, épais, formant à sa partie
oceipito-axoi- , . ' . ... / •
dien présen- supérieure un faisceau unique, dont les fibres se séparent inte inférieure- férieurement en trois couches bien distinctes. La plus pos-
ment trois con- -\ m L x
ches Lien dis- térieure se continue avec le ligament vertébral commun postiactes. térieur ; la seconde va se fixer à la face postérieure du corps
ARTICULATION SACRO-VERTEBRALE. 355
de l'axis. La plus profonde, très-mince, en forme de languette pointue en haut, est celle que nous avons de'crite à l'occasion du ligament transverse.
Ligamens occipito-axoïdiens latéraux , étendus des parties latérales de la gouttière basiiaire , où ils présentent une extrémité très-large jusqu'à la face postérieure de l'axis, où ils se terminent en pointe. Ils répondent, en avant , aux îigainens odontoïdiens et au ligament transverse, en arrière , à la dure-mère.
%°. Ligamens odontoïdiens, au nombre de trois : un moyen et deux latéraux. Le moyen consiste dans des trousseaux ligamenteux qui, du sommet de l'apophyse odontoïde, vont s'attacher entre les condyles à la partie antérieure du trou occipital ; les deux latéraux sont deux faisceaux extrêmement forts, cylindroïdes , très-courts , étendus des parties latérales du sommet de l'apophyse odontoïde à deux petites fossettes creusées en dedans des condyles; leur direction est horizontale, de telle manière qu'ils représentent la branche horizontale d'un T, dont l'apophyse odontoïde représenterait la branche verticale ; ils sont presque toujours unis par un faisceau qui passe,sans y adhérer, au-dessus de l'apophyse odontoïde, en sorte qu'on dirait, au premier abord, qu'ils constituent un seul et même ligament.
Articulations sacro-vertébrales, sacro-coccygiennes etcoccygiennes.
A. Articulation sacro-vertébrale. Elle ressemble en tout point aux articulations des autres vertèbres. Nous ferons seulement remarquer, i° l'épaisseur considérable , surtout en avant, du disque intervertébral, dont la coupe verticale d'avant en arrière a la forme d'une hache à tranchant convexe , qui serait tourné en avant; 2° un ligament propre à cette articulation ligament sacro-vertébral , faisceau court, épais, résistant, obliquement étendu de l'apophyse transverse de la cinquième vertèbre lombaire à la base du sacrum, où il s'entrecroise avec des fibres ligamenteuses de l'articulation
sacro-iliaque,
B- Articulation sacro-coccygienne. C'est une amphiarthrose ou symphyse, tout-à-fait analogue à celle des corps des vertèbres ; un disque fibreux , semblable aux disques intervertébraux, mais à fibres plus lâches , unit entre elles les surfaces articulaires correspondantes. Chez les sujets qui ont le coccyx très-mobile, une synoviale occupe le centre du disque. Les autres moyens d'union sont :
i°. Le ligament sacro-coccygien antérieur, composé de fibres parallèles, étendues de la face antérieure du sacrum à la face antérieure du coccyx, souvent divisé en deux faisceaux latéraux.
2°. Le ligament sacro-coccygien postérieur, fixé supérieurement aux bords de l'échancrure qui termine le canal sacré, et qui se prolonge en se rétrécissant sur la face postérieure du coccyx. Ce ligament, qui complète le canal sacré, donne attache, par sa face postérieure , aux muscles grands-fessiers. Il est composé de plusieurs^ couches , dont les plus superficielles vont jusqu'au sommet du coccyx, et dont les plus profondes ne vont que jusqu'à la première pièce de cet os.
C. Les articulations coccygiennes sont encore des amphiar? throses qui deviennent des synarthroses par suite des progrès de l'âge. L'articulation de la première avec la deuxième pièce est la seule qui se maintienne jusque dans un âge avancé (i). Elle jouit quelquefois d'une grande mobilité.
La colonne vertébrale étant à la fois , i° un cylindre protecteur de la moelle ; 2° une colonne qui transmet aux membres abdominaux le poids du tronc et des membres tho-
(i) J'ai rencontré une articulation très-mobile entre la première et la deuxième pièce du coccyx. Il existait pour cette articulation une synoviale et une capsule fibreuse orbiculaire. Le mouvement pouvait être porté assez loin pour que les deux pièces comprissent entre elles un angle droit, rentrant en arrière, saillant en devant
MÉCANISME DE ÏA COIONNÉ VERTÉBRALE.' 357
raciques 5 3° enfin, un organe de locomotion, nous devons examiner les conditions anatomiques qui sont en rapport avec ce triple usage.
A. De la colonne vertébrale considérée comme cylindre protecteur de la moelle.
C'est par des conditions de solidité que la colonne vertébrale remplit l'office de cylindre protecteur. Or, sous ce rap- " port, nous devons noter, i° en avant, la présence des corps Protection vertébraux 5 20 en arrière, la saillie des apophyses épi- <*a canal racùl° neuses, qui tiennent pour ainsi dire à distance les corps extérieurs ,• 3° sur les côtés , la saillie des apophyses transverses.
Au moyen de ces dispositions, la moelle n'est accessible i°. Par le
que pour un instrument acéré , qui pénétrerait, soit en C0TP* et es, \~ T. r ? T. < r j pophyses epi-
devant à travers l'épaisseur des disques intervertébraux ; soit neuses des versur les côtés, par les trous de conjugaison, soit enfin en te res' arrière dans l'intervalle qui existe entre les apophyses épineuses, ainsi qu'entre les lames vertébrales.
Une autre condition de solidité réside dans la multiplicité 2°- par la des pièces dont se compose la colonne vertébrale. d™ piècesdont
Il arrive en effet que dans les chocs imprimés à la colonne, se c°mpose la
, . ',.,.,.,, , , . . , colonne ;
ses articulations sont toutes le siège d une décomposition de mouvement : une partie de la quantité de mouvement est employée à produire un léger déplacement des surfaces articulaires, et cette partie est entièrement perdue pour 3a transmission du choc. Si, au contraire, la colonne vertébrale était formée d'une pièce unique, la transmission des chocs s'effectuant sans aucune déperdition, deviendrait une cause plus fréquente de commotion delà moelle etde fracture.
Enfin , la largeur des surfaces articulaires par lesquelles les 3, La Iar„enr corps se correspondent , la résistance jointe à la souplesse des des surfaces ardisques intervertébraux, la direction verticale des , apo-
-, .,. .. i-i.-i 4°« -La direc-
physes articulaires en opposition a la direction horizontale tion opposée
358 bES ARTICULATIONS EN PARTICULIER,
ft de? surf S6S ^e sur^aces articulaires 'des corps , l'espèce d'engrenage qui articulaires des en résulte, telles sont encore les conditions les plus favocorps. râbles du cylindre protecteur de la moelle.
B. De la colonne vertébrale , considérée comme colonne de transmission du poids du tronc.
Les dispositions anatomiques appropriées à cet usage, sont les suivantes :
i°. Accrois- r°. L'accroissement progressif du volume de la colonne sèment pro- -vertébrale ^u sommet vers la base : cette disposition est sur-
gressit du vo- *
Iume de hau» tout remarquable dans les deux premières pièces du sacrum, cn as; qui sont proportionnellement beaucoup plus volumineuses
chez l'homme que chez les animaux.
2'. Situation 2°. L'articulation de la colonne vertébrale avec la partie de l articula- postérieure du bassin, disposition qui reporte en arrière le
tionvertebro- L ' L ,
pelvienne; centre de gravité du tronc, et concourt au maintien de l'équilibre, en contrebalançant le poids des viscères thoraeiques et abdominaux , lesquels , au lieu d'être uniformément répartis autour delà colonne , sont tous placés en ayant. 3°. Inflexion 3°. Les inflexions alternatives de la colonne vertébrale qui de la co onne; permetteilt au centre de gravité de cette colonne des oscillations beaucoup plus étendues que ne lui en eût permis une direction tout-à-fait rectiligne, en même temps qu'elles augmentent sa résistance dans le sens vertical. 4°. Longueur ^°t La longueur des apophyses épineuses qui offrent aux
des apophyses , , , ,. , ... .
épiueuses; muscles extenseurs , cest-a-dire a ceux qui maintiennent la direction verticale de la colonne, un bras de levier d'autant plus favorable , qu'il est plus alongé. Aussi, l'absence de ces apophyses dans l'enfance est- elle une des causes de la difficulté de la station à cet âge de la vie. 5°. Existence 5°. L'existence de la lentille molle qui occupe le centre des
de la lentille disques intervertébraux , et qui prévient l'affaissement de la
intervertébra- , rr .,,....,
]e. colonne j en offrant un point d appui liquide, et par conse-
MÉCANISME DE LA COLONNE VERTEBRALE. 35g
quent à peu près incompressible, ainsi que l'a remarqué Monro ; ce dont on peut s'assurer en soumettant un tronçon de colonne vertébrale aux pressions les plus considérables. On pense généralement, il est vrai , que la diminution de taille , qui succède à une station et à une marche prolongées, sont le résultat de l'affaissement mécanique des disques intervertébraux et d'une diminution absolue dans la hauteur de ces disques; mais il nous semble plus conforme aux lois de la physique d'admettre que la diminution de hauteur de la colonne dépend d'une augmentation de ses courbures, à moins qu'on n'admette avec Monro, l'hypothèse de l'absorption d'une partie du liquide contenu dans les disques.
6°. La présence des ligamens jaunes qui, par leur élasticité, 6°. Présence
i rr • î des lipramens
luttent efficacement et incessamment contre les causes qui :auaes. tendent à porter le tronc en avant , et sont pour chacune des vertèbres ce qu'est le ligament cervical postérieur pour la tête.
7°. L'existence du canal vertébral qui remplit les mêmes 7% Canal rausages que le cylindre des os longs, c'est-à-dire qu'il aug- c l ien' mente la résistance sans augmenter le poids.
8°. Le mode d'articulation de la colonne vertébrale avec ! 8*. Mode la tête, mode d'articulation doublement avantageux, et ae ia têtelvec sous le rapport du lieu qu'occupent les surfaces articulaires, la colonne, et sous le rapport de leur direction. En effet, i° les surfaces i°. Equiliarticulaires correspondent à la réunion du tiers postérieur a^c°mJilte~ avec les deux tiers antérieurs de la tête. Or, le tiers postérieur de la tête , contient une portion considérable de la masse encéphalique, tandis que les deux tiers antérieurs sont formés en grande partie par la face qui , relativement à son volume, offre un poids peu considérable. Ilrésulte de là que le poids du tiers postérieur, contrebalance à peu près celui des deux tiers antérieurs de la tête. a° La direction à peu près 20. Horizonhorizontale des condyles chez l'homme , permet au eràne ,ahte dè^1sl"
J " » laces articcij
de reposer sur le sommet de la colonne vertébrale , sans laires.
avoir une tendance nécessaire ou du moins très-prononcée à s'incliner en devant, ainsi qu'on l'observe chez les animaux qui ont les condyles occipitaux dirigés verticalement , et situés tout-à-fait à la partie postérieure de la tête. La partie de Disons toutefois que , malgré les dispositions avantageuses
latèteantérieu- / ,, . , . -, .. j. .\ ,
re aux condy- cIue présente 1 articulation atloidienne , sous le rapport de les a une pré- l'équilibre , la partie antérieure aux condyles a sur la partie
dominance de / • , -, . , . , . , , ,
poids sur la postérieure, une prédominance de poids , légère sans doute , partie posté- mais suffisante pour déterminer la flexion de la tête, quand
celle-ci est abandonnée à elle-même, comme pendant le
sommeil ou après la mort.
C. De la colonne vertébrale considérée comme organe de locomotion.
Les vertèbres exécutent les unes sur les autres des mouvemens oscillatoires ou de balancement dans tous les sens, qui sont le résultat de la souplesse des disques intervertébraux (i); mais ces mouvemens sont tellement obscurs que, pour en apprécier le caractère, et même pour reconnaître qu'ils existent, il faut en étudier les résultats généraux dans les mouvemens de totalité de la colonne vertébrale. Monvemens Mouvemens de totalité. Ces mouvemens de totalité sont :
de totalité de la ^ ia f}exion ou ]e mouvement en avant: 2° l'extension: colonne verte- • '
brale. 3° l'inclinaison latérale ; 4° 1& circumduction dans laquelle
la colonne décrit un cône dont le sommet est à la partie inférieure et la base à la partie supérieure; 5° la rotation sur l'axe ou la torsion de la colonne vertébrale. Il ne faut pas Dans l'analyse des mouvemens de la colonne, il faut disconfondre les tinguer avec soin les mouvemens réels des mouvemens ap-
mouvemens . . , , -, ,
réels avec les parens ; les premiers sont beaucoup moins étendus qu on ne mouvemens ]e croirait au premier abore», *. majeure partie des mouvemens appareils se passe dans les articulations du bassin avec les fémurs.
(i) C'est ainsi que dans les moyens destinés à maintenir l'union des vertèbres Centre elles ont été placés ses moyens de locomotion.
Dans ses mouvemens de totalité , la colonne représente un levier du troisième genre, un arc élastique dans lequel la résistance est à l'extrémité supérieure, le point d'appui à l'extrémité inférieure , et la puissance au milieu. Chaque vertèbre , au contraire , représente un levier du premier genre , dans lequel la puissance et la résistance sont aux extrémités antérieure et postérieure de la vertèbre , et le point d'appui au milieu.
i°. Dans le mouvement de flexion qui est d'ailleurs le plus Etat des ani-
, ' -, -, -,. 'ii '• .îAi' dilations pen-
etendu, le ligament vertébral commun antérieur est relâche ; dant ]e monye4 la partie antérieure des disques intervertébraux se déprime ; mentdeflexîon la substance molle centrale est repoussée en arrière; les fibres postérieures des disques sont un peu distendues, ainsi que le ligament vertébral commun postérieur , les ligamens surépineux, les interépineux et les ligamens jaunes.
Les apophyses articulaires inférieures de chaque vertèbre se meuvent de bas en haut sur les apophyses articulaires supérieures de la vertèbre qui est au-dessous. Les lames s'écartent, et c'est dans cette attitude que le canal rachidien , surtout dans la région cervicale, est accessible aux instrumens piquans.
2°. Dans Y extension, le ligament vertébral commun antérieur Pendant k
, -t rt ' • î t ' mouvement
est tendu , ainsi que les nbres antérieures du disque mter- d'extension, vertébral ; les fibres postérieures du disque sont relâchées ; la matière molle centrale est refoulée en avant ; les ligamens jaunes , les surépineux et interépineux , sont relâchés. Les apophyses articulaires inférieures de chaque vertèbre glissent de haut en bas sur les apophyses articulaires supérieures de la vertèbre qui est au-dessous. Ce mouvement a très-peu d'étendue ; il est limité par la résistance du ligament vertébral commun antérieur et par la rencontre mutuelle des apophyses épineuses.
3°. Dans les mouvemens ^inclinaison latérale , les disques s'affaissent du côté de l'inclinaison , la pulpe centrale est refoulée du côté opposé; ces mouvemens sont limités, non pas
seulement par la rencontre des apophyses transverses, mais bien avant que celles-ci se touchent , par la résistance des disques intervertébraux et des faisceaux latéraux du ligament vertébral commun antérieur.
4°. Circumduction. Ce mouvement, qui a son centre à la région lombaire, paraît d'abord très-étendu, parce qu'on lui attribue une portion de mouvement qui se passe dans l'articulation coxo -fémorale; il est au contraire excessivement borné, et résulte de la succession des mouvemens précédens. 5°. Le mouvement de rotation s'effectue par la torsion des disques intervertébraux. Bien que réduite dans chaque disque aux bornes les plus étroites, la torsion simultanée de tous les disques donne lieu à un mouvement général , au moyen duquel la face antérieure de la colonne regarde un peu sur les côtés. Ce mouvement général est, du reste, fort limité ; et si l'homme peut, dans la station sur les deux pieds, faire décrire au tronc un mouvement de demicercle , c'est à l'articulation coxo-fémorale qu'on doit rapporter l'étendue de ce mouvement.
Mouvemens Toutes les régions de la colonne vertébrale ne participent
iropres à cha- ■ r " f k *■
qne région, pas également aux mouvemens généraux.
La région Mouvemens de chaque légion. i° La région cervicale est uieles6 mou- ce^e V1* J prend la part la plus active. On observe , en effet , emenslesplus que dans cette région, i° le mouvement de flexion peut être porté assez loin pour que le menton vienne toucher l'extrémité supérieure du sternum; 2° que le mouvement d'extension va jusqu'à permettre le renversement du cou en arrière . 3° que le mouvement de latéralité est assez marqué pour permettre à la tête de se rapprocher beaucoup de l'épaule ; 4° que le mouvement de rotation est beaucoup plus considérable que dans les autres régions, malgré l'emboîtement qui résulte de la présence des crochets latéraux (i). Ces mou-
(ï) On aurait une fausse idée de l'obstacle que les crochets latéraux du corps des vertèbres cervicales peuvent apporter au mouve-
vemens peuvent être assez loin pour présenter la luxation
qui n'est possible sans fracture, qu'à la région cervicale, en
raison de la direction des apophyses articulaires , direction
qui se rapproche de l'horizontale.
De toutes les régions , celle qui prend le moins de part
aux mouvemens généraux est la région dorsale.
i°. Le mouvement de flexion est rendu impossible parla , , reS10n
1 r dorsale est, la:
présence du sternum. La présence du sternum atteste tou- moins mobile, jours dans les espèces animales le défaut de mobilité de la colonne dorsale , comme son absence atteste la mobilité de cette colonne. i° Le mouvement d'extension est restreint par la rencontre mutuelle des apophyses épineuses qui sont ici plus longues et plus étroitement imbriquées que dans toutes les autres régions. 3° Les mouvemens de latéralité sont rendus impossibles par la présence des côtes qui s'arc-bouteraient réciproquement si ce mouvement avait lieu. 4° Tous les mouvemens qui précèdent étant les élémens du mouvement de circumduction , on conçoit que celui-ci existe à peine. 5° Les mêmes obstacles s'opposent au mouvement de rotation qui trouve une nouvelle impossibilité dans la disposition des apophyses articulaires , dont la direction est verticale, et dont les facettes ne sont pas sur un même plan à droite et à gauche. Le peu d'épaisseur des disques intervertébraux de la région dorsale est en harmonie avec toutes ces dispositions peu favorables à la mobilité.
Ce qui vient d être dit de l'immobilité de la région dorsale La région
, V. ,, , . , . , , . M , dorsale offre à
ne s applique qu a la partie supérieure de cette région. A la sa partie infépartie inférieure, il existe des dispositions plus favorables à rienreunemola mobilité. On sait, en effet, i° que les deux dernières grandeqae suvertèbres dorsales sont remarquables par la brièveté de leurs périeorement.
ment de rotation , si on se contentait de les étudier sur les squelettes désarticulés. Sur un sujet frais, les crochets latéraux arrivent à peine au contact de la vertèbre qui est au-dessus , à cause du disque intervertébral.
apophyses épineuses et de leurs apophyses transverses; 2° que les côtes avec lesquelles elles s'articulent, jouissant d'une extrême mobilité, ne peuvent nullement entraver les mouvemens de ces deux vertèbres.
3° La région lombaire participe beaucoup plus que la région dorsale aux mouvemens généraux. Les apophyses articulaires offrent dans cette région une disposition qui est pour le mouvement de rotation beaucoup plus avantageuse que celle qu'on observe pour les apophyses articulaires des vertèbres dans lès régions dorsale et cervicale.
A la région lombaire, en effet, les apophyses articulaires
inférieures de chaque vertèbre constituent un cylindre plein,
Courbure des reçu dans le demi-cylindre creux que. présentent les apophy-
aP°P yses ar- ses articulaires supérieures de la vertèbre qui est au-dessous.
ticmaires loin- r *...'.:■
baircs. Cette disposition semble destinée à permettre un mou-
vement analogue à celui des pivots d'une porte sur leurs gonds.
11 est à remarquer que dans toutes les régions les apophyses articulaires inférieures de chaque vertèbre sont placées Imbrication en arrière des apophyses articulaires supérieures de la vertè-
des apophyses , . , , , ,.. -, .
articulaires "re située au-dessous, et présentent une sorte d imbrication, dans toute la Chaque vertèbre est donc retenue dans sa position par une
colonne verte- ■*■ ' i > i
brale. sorte d'engrenement tel quelle ne peut, i° se déplacer en
avant sans briser les apophyses articulaires supérieures de la vertèbre qui est au-dessous; %° se déplacer en arrière, sans fracture préalable , des apophyses articulaires inférieures de la vertèbre qui est au - dessus. Ceci n'est pas rigoureusement applicable à la région cervicale , dont les apophyses articulaires étant obliques peuvent permettre le déplacement sans fracture.
Mécanisme des articulations' de la colonne vertébrale avec la tête. Répartition kes mouvemens de la tête sur la colonne vertébrale sont
des mouve- ... . v • i
mens de la tête répartis entre deux articulations , savoir : i° ï articulation oc-
cipito-atloïdienne à laquelle appartiennent tous les mouve- dans les articu-
, n . ,, .",,.... i ' i j lations atloïdo-
mens de flexion , d extension , d inclinaison latérale et de occipita]e et
circumduction ; 2° l'articulation atloïdo-axoïdienne, qui ne atloïdo-axoï- . „ -, i • t • dienne.
jouit que dun seul mouvement, celui de rotation.
i°. Mécanisme de l'articulation occipito-atloïdienne.
Les mouvemens de flexion et d'extension de la tête sur l'atlas sont très-peu étendus : quand la tête se fléchit ou s'incline d'une manière notable , c'est par un mouvement de totalité de la région cervicale. Il est, au reste, un moyen sûr Moyen de
t ■,. . , in- • i distinguer les
de distinguer les mouvemens de flexion qui se passent dans monVemens de
l'articulation atloïdo-occipitale de ceux qui appartiennent à flexion dans , , . • i t\ i i l'articulation
toute la région cervicale. Dans les premiers, le menton se ati0ïdo-occipirapprochant de la colonne vertébrale, la peau de la partie lale des mou-
, . , . -, , . vemens de
supérieure du cou se ride transversalement; quand au con- flexion de traire c'est un mouvement de totalité de la région, la co- toute la région lonne se fléchissant en même temps que la tête , le même intervalle sépare la colonne cervicale et le menton, et il lie se forme point de rides transversales.
Dans la flexion, les condyles glissent d'avant en arrière; les iigamens odontoïdiens sonf tendus ainsi que les ligamens oçcipito-axoïdiens et postérieurs, mais dans l'extension le glissement a lieu en sens opposé.
Si l'articulation atloïdo-occipitale est privée de mouvement I-es condylec de rotation , c'est à raison de la direction opposée des con- tQeuèment™bdyles, lesquels se font mutuellement obstacle dans ce mouve- stacle dans le
. . -, y , , i i i mouvement de
ment. Aussi, chez les oiseaux , qui n ont qu un seul condyle, rotatjon% " l'articulation de la tête possède un mouvement de rotation fort étendu. Chez l'homme, un léger mouvement de rotation est possible dans cette articulation, quand la tête a été préalablement inclinée sur un des condyles qui sert alors de pivot,
2°. Mécanisme de l'articulation atloïdo-axoïdienne.
Dans le jeu de cette articulation l'atlas et la tête doivent être considérés comme ne formant qu'une seule pièce.
L'apophyse Les mouvemens de flexion et d'extension sont totale-
odontoïde , , „ . ... , i •• i » -• ni
s'oppose à tons ment ©dangers al articulation atloido-axoidienne ; 1 enclaveles mouvemens nient de l'apophyse odontoïde dans l'anneau syndesmo-at-
autres que 1 .. , . , . . , , . ., ,
ceux de ro- ioictien ne permet pas a la première vertèbre d exécuter sur tation. l'axis le plus léger mouvement en avant ou en arrière : car
dans le mouvement en avant, qui est celui de flexion, l'atlas est retenu par le ligament transverse qui heurte contre l'apophyse odontoïde ; et, dans le mouvement en arrière, l'atlas est retenu par son arc antérieur , qui heurte contre le même obstacle.
Cette articulation ne possède aucun mouvement de latéralité, les ligamens odontoïdiens s'opposant à tous les mouvemens de cette espèce. Le mouvement de rotation est donc le seul qui appartienne à cette articulation. Dans ce mouvement, dans lequel la tête décrit sur la colonne vertébrale un arc de cercle très-étendu, l'anneau syndesmo-atloïdien tourne sur l'axis comme une rouesur son essieu. Des deux facettesplanes de l'articulation atîoïdo-axoïdienne, l'une glisse d'arrière en avant, l'autre d'avant en arrière: l'un des ligamens odontoïdiens est relâché, l'autre est distendu; ce sont ces ligamens qui mettent des bornes à ce mouvement.
Quelquefois Quelquefois leur résistance est impuissante, et l'apophyse
l'apophyse °- odontoïde peut rompre un de ces ligamens, s'engager audontoide sort r l ° ? & o
desonanneau. dessous du ligament transverse, et déterminer la mort par la
compression qu'elle exerce sur la moelle. Les luxations de cette articulation -sont donc à redouter, non -seulement comme déplacemens articulaires, mais encore comme causes de compression de la moelle.
Il ne faut pas attribuer à cette seule articulation la totalité du mouvement par lequel la face se porte à droite et à gauche. Ce mouvement, en effet, a l'étendue d'un demi -cercle, un quart de cercle de droite à gauche, et un quart de cercle de gauche à droite , or les surfaces articulaires de l'atlas et de
Vaxis s'abandonneraient avant que ces deux vertèbres eussent décrit, l'une sur l'autre, une moitié de circonférence.
Tous les os du crâne sont unis entre eux par synarthrose. Nous devons examiner ici comme clans toutes les articulations, i° les surfaces , 2° leurs moyens d'union. Les os du crâne formant une cavité complète et fermée de toutes partsy s'articulent entre eux par tout leur pourtour, c'est-à-dire, par des bords. La solidité des articulations étant en raison directe de l'étendue des surfaces articulaires, les os du crâne qui ne se répondent que par des bords , seraient unis d'une manière peu solide, sans l'existence des dispositions suivantes : Circonstan-
i°. Les os du crâne sont généralement beaucoup plus épais aemT k^olià leur circonférence qu'à leur centre. dite des artï-
2°. Presque tous les os du crâne sont armés à leur circon- crane férence de dentelures qui multiplient les points de contact.
3°. Les bords des os, au lieu d'être coupés à pic, sont coupés obliquement ou en biseau, de manière à anticiper les uns sur les autres, à se correspondre dans une étendue deux ou trois fois plus grande que s'ils étaient taillés perpendiculairement.
4°. Enfin, on doit noter comme contribuant à la solidité d'union, la multiplicité des angles saillans et des angles rentrans que présentent les os du crâne.
5°. La disposition sinueuse que présente la circonférence des os.
Nous devons toutefois remarquer que ces divers moyens Les ^. de solidité ne sont pas indistinctement répartis sur les diffç- rions de solidirens points du crâne. A la voûte, par exemple, les moyens îes^êmefàT de solidité qui dominent sont, i° tout-à-fait à la partie supé- T°âte et à la rieure ainsi quen arrière les engrenures; 2 sur les cotes, les coupes en biseau 5 à la base, au contraire, la solidité d'union réside plus spécialement dans la largeur des surfaces qui se touchent, et dans l'engrènement d'angles saillans et
rentrans. On voit des exemples de cette double disposition j d'une part, dans l'articulation de l'occipital avec le sphénoïde, laquelle se fait par de larges surfaces ; d'une autre part, dans l'articulation de l'angle saillant que forme le rocher avec l'angle rentrant, formé en arrière par l'occipital, en avant par le sphénoïde.
L'exposé qui vient d'être fait suffit pour donner une idée
nette du mode d'union des os du crâne les uns avec les autres.
Ce serait évidemment sortir des bornes de cet ouvrage que de
s'appesantir sur la forme particulière de toutes les sutures, et
Principales d'en distinguer, comme Monro, jusqu'à quatorze ou quinze
ormes es eSpeces> Cependant nous croyons devoir dire quelques mots
dentelures. . t. t.
sur les principales formes des dentelures, celles-ci, dontla longueur a quelquefois quatre à cinqlignes, sont elles-mêmes dentelées sur leurs bords, ce qui constitue des dentelures secondaires: ordinairement droites, elles sont quelquefois déjetées de la surface externe vers la surface interne et réciproquement. Il est des dentelures qui sont comme pédiculées, enclavées entre d'autres dentelures, tenant ainsi le milieu entre les os woimiens et les dentelures ordinaires.
Nous remarquerons que le nom de suture proprement dite appartient plus spécialement à celles des sutures qui présentent l'engrènement , et qu'on appelle généralement sutures écailleuses celles qui présentent de larges surfaces obliques , enfin articulations harmoniques ou par juxtaposition celles dont les dentelures sont presque impercepti- Remarques blés. Nous ferons aussi remarquer, i° à l'égard des sutuanrles satures res que leurs dentelures sont beaucoup plus profondes à la face externe qu'à la face interne du crâne ; a° à l'égard des sutures coupées en biseau, que souvent elles offrent des coupes obliques alternatives , c'est-à-dire tellement disposées que de deux os qui s'articulent entre eux celui qui recouvre l'autre dans une certaine étendue est recouvert par ce dernier dans une autre partie de son étendue , ainsi que l'on en a un exemple dans la suture fronto-pariétale.
ARTICULATIONS DU ÇRAIÎfc. 369
Moyens d'union des os du crâne.
Nous avons dit en parlant du développement des os que Ce sont les ceux qui doivent être unis par des articulations immobiles, cartilages su-
„ • . 11 . > .1 .1 turaux qui
se forment au sein dune pièce cartilagineuse qui leur ap- constitaentie partient à tous en commun. Or, ce sont les portions de cette moyen d'union
., ., . , . , . , , , . desosducrâne
pièce cartilagineuse qui n ont point encore ete envahies par l'ossification , qui servent de moyen d'union. Il est de toute évidence que ces cartilages suturaux sont d'autant plus larges que l'ossification a fait moins de progrès, c'est-à-dire que le sujet est plus jeune.
Lepéricrâne au dehors, la dure-mère au dedans, contribuent encore à rendre plus solide l'union des os du crâne.
Mécanisme du Crâne.
Ce qui a été dit de l'immobilité des os du crâne n'est pas Mobilité des également vrai à toutes les époques de la vie. Pendant la vie os du crâne fœtale et pendant les premières années qui suivent la naissance , les intervalles des os du crâne sont remplis d'une substance cartilagineuse flexible , qui permet aux os de la voûte d'exécuter les uns sur les autres des mouvemens assez étendus. On conçoit qu'à cette époque, les conditions de solidité du crâne n'étant pas les mêmes que chez l'adulte, nous devons examiner le mécanisme de la solidité du crâne: i° chez le foetus; 20 chez l'adulte.
i°. Chez le fœtus, les conditions de solidité doivent être Mécanisme
r o ^ 1 a. n*ii i * de la solidité
examinées : i a la voûte ; 2° a la base du crâne. tlu crâne c-^cz
A la voûte du crâne, l'ossification n'ayant pas complète- le fœtus.
ment envahi les cartilages, ceux-ci permettent aux os de se xo.Ala voûte.
mouvoir les uns sur les autres, et, sous ce rapport, l'encéphale
est protégé moins solidement.
On doit remarquer d'un autre côté que la présence des
intervalles cartilagineux devient la cause d'une déperdition
dans la quantité de mouvement, lorsque des chocs sont imi. 24
primés au crâne ; circonstance qui prévient en partie les fractures du crâne, et les commotions de la masse encéphalique. La mobilité des os du crâne se manifeste principalement à l'époque de la naissance dans l'espèce de chevauchement que présentent ces os pendant la sorlie de la tête du fœtus à travers le bassin, a». A la base. ^ ja jjase ju crane^ l'ossification ayant fait des progrès tels que les pièces osseuses ne sont plus séparées que par des lames cartilagineuses extrêmement minces, les os ne jouissent d'aucune mobilité, et la base du crâne est incompressible ; circonstance avantageuse à la protection des parties les plus importantes de la masse encéphalique , lesquelles correspondent à la base du crâne.
Mécanisme 20. Chez l'adulte, la voûte et la base du crâne ne forment
delà résistance » 1 •< r Ai 1 « *> '■ J'\~ 1 1
} «■ lue dans (ïu une seu*e piece. La voûte du crâne étant la partie la plus le cas ds vio- accessible de cette boîte osseuse, nous examinerons le méca-
Ieiice exercée • ! 1 ' • t î a i 1 1»
sur le sommet niSme de la résistance du crâne dans le cas d une percussion
de la tète* ' dirigée verticalement sur le sommet de la tête. Il sera facile
de faire des applications de ce qui va être dit au mécanisme
de la résistance du crâne dans les percussions qui peuvent
l'atteindre dans tout autre sens.
Les effets présumables dune percussion violente sur le sommet du crâne peuvent être :
i°. De déterminer un ébranlement de la boîte osseuse, et de mettre en jeu son élasticité;
20. De disjoindre les pièces qui font partie du crâne; 3°. De briser ces pièces.
Examinons suivant quel mode se produisent ces résultats divers.
Elasticitèdu 16 Ebranlement et compression du crâne sans fracture. eune mise en ke crâne pouvant être considéré comme une sphère creuse,
jen. Compres- X r '
sion, pais re- douée d'une certaine élasticité quelle doit en partie au tissu osseux lui-même, en partie aux lames cartilagineuses qui séparent les os, on ne peut douter que le crâne ne soit
tour à la forme
première
ARTICltt-ATIOffS DU CRANE. 37 1
susceptible d'éprouver, par l'effet d'une pression ou d'une percussion violente sur le sommet de la tête, un aplatissement à la suite duquel il se rétablit dans sa forme primitive, à hr manière d'une bille d'ivoire creuse, qui serait soumise à une percussion verticale. Il suffît pour se convaincre de la vérité de cette explication de lancer un crâne contre un plan résistant ; il rebondit à la manière d'une bille élastique. Quelque étroites que soient les limites de cet aplatissement, et du retour qui le suit, les lois de la physique ne permettent pas d'en récuser la possibilité.
2°. Tendance à la disjonction des os du crâne. La disjonction n'a jamais été observée comme conséquence de percussions extérieures. Voici par quel mécanisme ce déplacement est prévenu dans le cas d'un choc sur le sommet de la tête.
Il est évident qu'un choc en ce sens tend à déprimer la suture sagittale, c'est-à-dire le bord supérieur des pariétaux; tlnehoc sur
.,. . • 1 • « i^e sommet de la
inais cette dépression ne pourrait avoir heu qu autant que le tète tend à resbord inférieur des pariétaux se portât en dehors. Or, la dispo- serrer les arti*
« . , , , ... , „ , , , cnlations du
sition de la suture ecailleuse étant telle que le temporal et le cràne. sphénoïde recouvrent les pariétaux, ceux-ci ne peuvent se porter en dehors sans déterminer dans le temporal un mouvement de bascule qui tend à resserrer8les articulations de la base du crâne. Toutes les articulations de la base présentent en effet ceci de bien remarquable , qu'elles consistent dans la réception d'éminences en forme de coins , dans des cavités en forme d'angles rentrans. C'est ce qu'on voit dans l'articulation du rocher avec le sphénoïde et l'occipital , et dans celle de l'apophyse basilaire , partie évidemment cunéiforme avec les temporaux et le sphénoïde.
De ce qui vient d'être dit, il résulte:
Que les percussions sur le sommet de la tête, bien loin de disjoindre les os du crâne, tendent à resserrer leur union.
3°. Un autre effet des percussions dirigées contre le som-
met de la tête peut être de briser les os du crâne; et il serait impossible de comprendre le mécanisme de plusieurs de ces fractures sans la connaissance des dispositions anatomiques que nous allons faire ressortir ici.
Les fractures i°. Le crâne est d'une épaisseur inégale dans ses différens
da ciâue dans points> un lieu autre r
que celui de Cette circonstance explique comment un corps arrondi ,
, Percnsslon qUi frappe le. crâne dans un point assez résistant pour ne pas s expliquent, x 11 ',-'.' .
i°.Parlmé- se rompre5 peut déterminer une fracture dans un lieu plus gale épaisseur ou moins éloigné du point de la percussion, et où les parois,
des parois du / i . •• , .
crâne dans ses etant plus mmces, sont moins résistantes. On conçoit que ce diverses par- genre de fracture peut avoir lieu, soit dans l'os qui a été
frappé, soit dans d'autres os , soit enfin dans la table interne,
la table externe restant intacte.
2°. Parla con- 2°. Le crâne est disposé de manière à ce qu'un ébranlement cen mon ce imprjm^ ^ son SOmmet se concentre vers sa base. Dans le
la quantité de -T
mouvement; cas d'une percussion sur le sommet du crâne, l'ébranlement se propage, i° en partie sur les côtés jusqu'au temporal, et au rocber ainsi qu'aux grandes ailes du sphénoïde et au corps de l'os ; 2° en arrière, par l'occipital jusqu'à l'apophyse basilaire et au corps du sphénoïde ; 3° en avant, par le frontal et la voûte orbitaire, aux petites ailes et au corps du sphénoïde. On voit donc que l'ébranlement communiqué dans tous les sens vient , en dernière analyse, se concentrer à la base du crâne, ce qui explique la production des fractures qu'on trouve à la base à la suite des percussions de la voûte. 3°. Par la 3°. Plusieurs des os du crâne sont coudés et anguleux. Cette transmission disposition qui s'observe à l'union de la partie orbitaire du
de la nnantité L L - , . x . ,
ds mouvement trontal avec sa portion frontale, a l union de la portion ecailà travers des os leuse cju temporal avec le rocher, explique comment ces os peuvent se briser dans la transmission des chocs imprimés à la voûte. On conçoit en effet que quand un ébranlement se transmet à travers un os coudé, le coude est le siège d'une décomposition de mouvement; une partie de la quantité de mouvement est transmise à la portion de l'os située au-des-