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MÉCANISME DU THORAX

lévation , 20 d'abaissement ; 3° elle peut être portée en dedans ; 4° elle peut être portée en dehors; 5° elle décrit des mouvemens de torsion autour de la corde qui soutend l'arc qu'elle représente.

Ces divers mouvemens très-obscurs au voisinage de l'artieulation, sont d'autant plus prononcés, qu'on les étudie a une plus grande distance de l'extrémité postérieure de la côte. Du reste , telle est la solidité des moyens d'union des côtes avec les vertèbres, que la luxation des côtes n'est pas possible, et que les causes qui tendraient à la produire auraient pour effet la fracture du col de la côte.

Il n'est aucune côte qui ne jouisse à la fois de tous ces mou- Inégale révemens: mais inégalement répartis entre les diverses cotes, Partltl0n a

' D L ? mouvement.

ces mouvemens doivent, être examinés comparativement dans

la série des articulations costo-vertébrales. La onzième et la La Iie et ja

douzième côtes sont celles qui jouissent des mouvemens les "e côte sont

i/i t^ii i * i ■!• ' o ^ ' 11 3es plus mobi-

plus étendus. Elles doivent cette mobilité , 1 a ce qu elles les. s'articulent à peine avec les apophyses transverses lesquelles sont à l'état de vestige; i° à ce que leurs moyens d'union sont très-lâches; 3° à ce que leurs surfaces articulaires sont presque planes. Je dois faire remarquer l'étendue des mouvemens Mouvemens en dedans et en dehors dont ces deux côtes sont suscepti- en dedans et en

, . . dehors de ces

bles, mouvemens que nous retrouvons, mais moins pronon- cotes. ces , dans les huitième , neuvième et dixième côtes , et qui sont presque nuls dans les sept premières côtes.

La première côte présente dans la configuration de sa tête des conditions favorables à la mobilité ; ce qui a sans ire cot^ °*es* doute suggéré l'idée que cette côte était la plus mobile de pas la plus motoutes; mais l'articulation de sa tubérosité avec l'apophyse transverse de la première vertèbre , le défaut de laxité des ligamens expliquent assez pourquoi cette côte n'occupe pas le premier rang, sous le rapport de la mobilité.

Les mouvemens qui se passent dans les articulations costovertébrales des deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième coter , ne présentent pas de diffé-

rences assez tranchées pour que nous devions en faire une mention spéciale.

2°. Mouvemens des articulations chondro-sternales.

Immobilité ^es articulations ne permettent que des mouvemens de glispresque com- sement bien plus limités encore que ceux des articulations

plète da i'ex- , , , . , , . , . , A

trémité auté- précédentes. L extrémité antérieure de la première cote, ou

neuredelapre- plutôt le cartilage qui lui fait suite , est de tous le moins mière côte. x i *

mobile 5 le plus souvent même il est complètement immobile à raison de sa continuité avec le sternum 5 ce qui neutralise les conditions de mobilité que présente l'extrémité postérieure.

Celles des côtes qui offrent le plus de mobilité , sont les

La mobilité onzième et douzième côtes, dont l'extrémité antérieure se

des côtes va perj dans ]es parois de l'abdomen. La mobilité des côtes en

eu décroissant A *

des côtes infé- avant va en décroissant de la partie inférieure vers la partie

neuresauxco- SUpérielire du thorax; il y a cependant une exception pour tes supenenres x (( % ï ■ ■ • i ■

la deuxième côte, dont la mobilité est due en grande partie

à l'existence de deux synoviales très-distinctes , qui appartiennent à l'articulation chondro-sternale de cette côte.

3°. Mouvemens des cartilages les uns sur les autres.

Ce genre de mouvemens n'appartient qu'aux sixième, septième , huitième , neuvième et dixième côtes , qui sont les seules dont les cartilages s'articulent entre eux. Les riiouvemens des cartilages les uns sur les autres consistent en de simples glissemens. Les côtes ainsi articulées par leurs cartilages se meuvent toujours simultanément.

4°. Mouvemens de totalité de chaque côte.

Les mouvemens de totalité de chaque côte sont le résultat

„ composé, i° des mouvemens qui se passent dans leurs articu-

Mouvement L ' 11

d'ascension lations vertébrales et sternaies ; %° de ceux qui résultent de des cotes. jft flexibilité et de l'élasticité des leviers qu'elles représentent.

MÉCANISME DU THORAX. 3g5

Séduisons d'abord îa question à ses plus simples élémens.

Supposons d'abord que les côtes soient des leviers in- Effets del'é-

n -il m« i t r • i i it • ' îevation des

flexibles, rectihgn es; par le seul tait de leur obliquité sur cotes.

l'axe vertical représenté par la colonne vertébrale, leur

élévation a pour effet l'agrandissement des espaces intercos- Agrandisse-

1 T ... ,' ,. ment des espa-

taux ; car on prouve en pnysique que des lignes obliques ces inter-cospar rapport à une autre ligne et parallèles entre elles, s'éloi- tauxgnentles unes des autres, lorsque, d'obliques qu'elles étaient d'abord, elles deviennenlperpendiculaires à cette autre ligne. Un second effet de l'élévation de ce levier oblique , est le mouvement en avant de l'extrémité antérieure de la côte; d'où résulte l'accroissement des diamètres antéro-postérieurs du thorax.

Les côtes , représentant des leviers curvilignes , ne Agrandissepourront prendre la position horizontale , sans que leur con- mètre ^até™~ cavité regarde perpendiculairement le pian médian repré- postérieur du sente par le médiastin. Or, on démontre géométriquement que la concavité d'un arc qui tombe perpendiculairement sur un plan, intercepte un espace plus considérable que quand le même arc tombe obliquement (i).

Mais les arcs costaux n'appartiennent pas tous à la même courbe; chaque côte a son périmètre propre. Or, on prouve que plus le cercle que décrit la côte sera recourbé, plus le mouvement de projection en dehors produit par l'éléva- d'excentrHt'11 tion de la côte sera considérable.

Enfin, dans quelques côtes, l'arc que décrit le bord supérieur appartenant à un cercle d'un diamètre moindre que le cercle auquel appartient l'arc décrit par le bord inférieur, le mouvement de projection en dehors est proportionnellement plus considérable que dans les autres côtes. On peut vérifier cette assertion expérimentalement m faisant exécuter à la deuxième côte des mouvemens d'élévation et d'abaissement (2).

(1) Eorelli , t. i% p. 177.

(2) D'après des mesures prises expérimentalement par Haller, la

5y6 DES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

Flexibilité Si les côtes et leurs cartilages e'taient des leviers inflexibles cotes. .. . ' ; ; .

blés , le mouvement d élévation de ces cotes serait plus

restreint , mais la flexibilité des arcs costaux rend les mou-

vemens bien plus étendus que ne le comporte la mobilité des

surfaces articulaires. De cette flexibilité résulte un riiouve-

Part de mo- , .^ f . . , . , . . , , ,

bilité due aux ment de torsion qui réside principalement dans le cartilage, cartilages. ej; (Jans lequel la côte joue le rôle d'un leviçr. Ce mouve- Mouvement ment de torsion ou de rotation de la côte autour d'un axe de torsion. représenté par la corde de l'arc que représente chaque côte, est en raison directe de la longueur des côtes et des cartilages.

Examinons maintenant les mouvemens de totalité du thorax.

5°. Mo&vemens de totalité du thorax.

Les mouvemens de totalité du thorax, qui sont le résultat de tous les mouvemens partiels qui viennent d'être étudiés , sont: i° un mouvement de dilatation qui répond à l'inspiration ; 2° un mouvement de resserrement qui répond à l'expiration.

i° La dilatation du thorax est le résultat du mouvement ,. , . d'élévation des côtes. Par ce mouvement , l'extrémité anté-

Mecarusme ' '

de la dilatation rieure des côtes est portée en .avant , le diamètre antéro-posu t oiax. térieur du thorax est donc agrandi ; la partie la plus excentrique de la côte est portée en dehors , et par conséquent le diamètre transvîrse est augmenté. Il y a entre la partie supérieure et la partie inférieure du thorax , une sorte d'antagonisme sous le rapport du sens dans lequel se fait spécialement l'agrandiisement du thorax ; au niveau de la partie supérieure , c'est aiivant le diamètre transverse qu'a surtout

deuxième cote est e?lle qui s'élève le plus dans l'inspiration; et si l'on peut révoquer en dmte sa plus grande élévation, on ne saurait douter que son mouvement excentrique ne soit plus considérable que dans les autres côes,

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