‹ Anatomie descriptiveChapitre 92 sur 113 · MÉCANISME BU THORAX · texte numérisé non relu

MÉCANISME BU THORAX

lieu cet agrandissement; au niveau des dernières côtes, c'est

suivant le diamètre antéro - postérieur.

Tant que le mouvement d'ascension des côtes est dû au Mouvement .

ieu des articulations costo-vertébrales , et à la flexibilité des ascension uu J ' sternum»

côtes et de leurs cartilages, îe sternum participe à peine à ce mouvement ; mais quand ce mouvement d'élévation dépasse Une certaine mesure, alors il y a un mouvement d'élévation en masse du thorax; alors le sternum est porté en haut avec toutes les côtes soulevées; la première côte que l'on peut considérer comme l'arc-boutant du sternum participe à ce mouvement.

Le sternum n'éprouve pas dans son ascension un mouve-

, , , , tt ii 'm , Le sternum

ment de bascule , comme ie pense iiaher ; mais il est porte n'éprouve pas

en haut par un mouvement de totalité, en conservant sa di- un mouvement

. . . . -r- n« 15 • t i • • t / ûe bascule.

rection primitive, ainsi que Jiorelli i avait très-bien indique.

Nous n'avons parlé jusqu'à ce moment que de l'amplia- Diiatatio tion du thorax dans le sens antéro-postérieur et dans le sens dans le sens transversal; quant à la dilatation dans le sens vertical, elle est produite par un tout autre mécanisme , par îa contraction du diaphragme combinée avec l'élévation des côtes : nous nous en occuperons plus tard.

20 Le resserrement du thorax se fait par l'abaissement des ,, ,

r Mécanisme

côtes. Les côtes s'abaissent : i° par leur propre poids; i° par du resserrel'élasticité de leurs cartilages qui, cessant d'être maintenus ™^at ut °" dans l'état de torsion, vu le relâchement des muscles élévateurs , réagissent et ramènent la côte dans sa position primitive, en sorte que, suivant l'ingénieuse remarque de Haller, ;la côte et le cartilage sont alternativement îa cause de leurs mouvemens respectifs ; 3° l'abaissement des côtes est effectué directement par des muscles qui portent îe nom de muscles expirateurs.

3o,8 DES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

DES ARTICULATIONS DE l'ÉrAULE.

Articulations Les deux os de l'épaule s'articulent entre eux ; en outre , intrinsèques et ja claviciue s'articule avec le sternum et avec la première

extrinsèques. i

côte. De là , deux ordres d'articulations : z° les articulations intrinsèques de l'épaule , ou articulations acromio et coracoclayiculaires; a8 les articulations extrinsèques, ou articulations sterno et costo-claviculaires.

A: Des articulations acromio et eoraco-claviculaires.

La clavicule s'articule : i° avec l'acromion par son extrémité externe ; articulation acromio - claviculaire ; a0 avec l'apophyse coracoïde par sa face inférieure; articulation coraco- c la vicu la ire.

Préparation. Enlever la peau, le tissu cellulaire, et les muscles qui entourent ces articulations ; séparer l'acromion de l'épine de l'omoplate : enlever successivement les diverses couches du ligament acromio-claviculaire supérieur, afin de bien juger de son épaisseur.

Faire à l'articulation acromio-claviculaire une coupe verticale dirigée transversalement pour apprécier l'épaisseur des ligamens et des cartilages articulaires.

i°. Articulation acromio-claviculaire.

A. Facettes articulaires. La clavicule et l'acromion s'opposent une facette plane , elliptique , à grand diamètre dirigé d'avant en arrière. La facette claviculaire regarde un peu obliquement en bas et en dehors, la facette acromiale regarde un peu obliquement en haut et en dedans. L'étendue de ces surfaces présente de nombreuses variétés individuelles qui dépendent du degré d'exercice auquel cette articulation a été soumise (1).

(1) Chez les individus qui ont beaucoup exercé leurs membres

ARTICULATIONS DE t'ÉPAULE. 3gg

B. Moyens d'union et de glissement. i° Cartilage interarticulaire. Ce cartilage , qui a été signalé par Weitbrecht , ne se rencontre pas constamment , et quand il existe , il n'occupe que la moitié supérieure de l'articulation.

2°. Capsule orbiculaire. Très-épaisse en haut et en arrière,

très - mince inférieurement. Ce ligament orbiculaire est

composé de faisceaux distincts beaucoup plus longs en

arrière qu'en avant, et fortifiés par quelques fibres appar-

i, , ■ ■ ; f , -, a Laxité de la

tenant a 1 aponévrose du muscle trapèze : il ne naît pas capSUie en av.

en haut du bord même de la facette articulaire, mais bien riere*

de la face supérieure de l'acromion et des inégalités qui s'y

trouvent. Ce ligament est composé de plusieurs couches

superposées qui sont de plus en plus courtes à mesure qu'on

les examine plus profondément.

3°. La synoviale est très-simple dans sa disposition , et

soulevée à sa partie inférieure par du tissu adipeux. ,

a0. Articulation coraeo-clavieulaire.

On ne saurait méconnaître une articulation dans la contiguïté de deux surfaces susceptibles de glisser lune sur l'autre, et dont l'une, la surface coracoïdienne, est presque toujours revêtue d'un cartilage et tapissée d'une synoviale; et dont l'autre , la surface claviculaire , présente quelquefois une apophyse considérable.

Moyens dhinion. Deux ligamens, ou plutôt deux faisceaux ligamenteux distincts ," l'un postérieur, l'autre antérieur, appartiennent à cette articulation; ce sont les ligamens coraco-claviculaires.

i°. Le ligament postérieur nommé aussi conoïde ou rayonné est triangulaire et dirigé verticalement : né de la base de

thoraciques, ces facettes sont rugueuses, inégalement encroûtées d'un cartilage de nouvelle formation.

Li"amenspos- l'apophyse coracokle à laquelle il s'insère par une extrémité teneurs. étroite , il se porte en rayonnant à une série de tubercules

que présente le bord postérieur de la clavicule près de son extrémité externe.

2°. Le ligament antérieur (Ligament trapézoïde de Boyer) naît du bord interne de l'apophyse "coracoïde et de toute l'étendue de la saillie raboteuse qu'on remarque à la base de cette apophyse ; de là il se porte très - obliquement à la crête que présente la face inférieure de la clavicule près de l'extrémité externe de l'os.

Les deux ligamens coraco-claviculaires sont continus, et ne se distinguent que par îa direction de leurs fibres.

On peut encore à la rigueur ranger parmi les moyens d'union de cette articulation une lame aponévrotique, à laquelle on attache beaucoup d'importance en anatomie chirurgicale, Aponévrose et qui est connue sous le nom d' aponévrose costo-claviculaire. costo-clavicu- Cette aponévrose, qu'on peut sentir facilement même à travers le grand pectoral chez les individus très-maigres , s'étend du bord interne de l'apophyse coracoïde à la face inférieure de la clavicule. Elle convertit en canal la gouttière du muscle sous-clavier.

Mécanisme des articulations acromio et coraco-claviculaires \

Les articulations acromio et coraco-claviculaires exécutent des mouvemens de glissement très-prononcés. En outre , l'omoplate exécute sur la clavicule des mouvemens de rotation assez étendus en avant et en arrière. Pour avoir une

^ bonne idée de ces mouvemens et de leur mécanisme, il faut.

Dans ses - '

mouvemens sur une épaule dont les os sont maintenus en place par leurs sur a c avi- }i„amens imprimer à l'omoplate des mouvemens de rotation,

vicule 1 omo- o J 1 r >

plaie tourne soit en avant , soit en arrière. On voit alors que , dans ces dU °al,-c Un- mouvemens , l'omoplate tourne autour d'un axe fictif qui

axe factif qui ? I - i

traverserait traverserait sa partie moyenne , et représente exaetemJ^rîr,, ment un mouvement de sonnette. La laxité de la moitié

ARTICULATION STERÎÎO CLAVICULATRE. 4di

postérieure du ligament orbiculaire, la laxité cîu ligament coraço-claviculaire permettent ce mouvement de rotation. Des deuxligamens coraco-claviculaires dont nous avons fait remarquer la direction opposée, l'un impose des limites au mouvement de rotation en avant; l'autre au mouvement de rotation en arrière. Quelque étendus que soient ces mouvemens, jamais le déplacement n'a lieu dans leur exercice ; ce n'est que dans les chutes sur le moignon de l'épaule que la quantité de mouvement peut être suffisante pour opérer la luxation qui, pour être complète, suppose le déchirement préalable des ligamens coraco-claviculaires. Des déplacemens incomplets peuvent très-bien s'effectuer sans déchirure des ligamens coraco-claviculaires.

Articulation stei'no-elaviculaire.

L'articulation de l'extrémité interne de la clavicule se compose : i° de l'articulation sterno-clavîculaire; 1° de l'articulation costo-claviculaire.

Préparation. Scier verticalement les clavicules à leur partie moyenne et les deux premières côtes dans le point correspondant; réunir sur le sternum les deux traits de scie par une coupe horizontale; pour voir l'intérieur de l'articulation sterno-claviculaire , ouvrir sa capsule fibreuse à sa partie supérieure en longeant le sternum, ou bien faire à cette articulation une coupe horizontale qui la divisera en dsux parties égales , l'une supérieure, l'autre inférieure.

Pour l'articulation costo-claviculaire, ouvrir en arrière la synoviale.

L'articulation sterno-claviculaire appartient à la classe des articulations par emboîtement réciproque.

A. Surfaces articulaires. Du enté du sternum: Surface ^ f. obîongue transversalement, concave dans le même sens , cn'.a ire sternale convexe dans le sens antéro-postérieur, regardant obliquei. 26

ment en haut et en dehors, et située sur le côté de l'échancrure supérieure du sternum.

Claviculaire. i°. Du côté de la clavicule : Facette oblongue d'avant en arrière, légèrement concave dans le même sens et convexe transversalement. Il résulte de la configuration respective Emboîtement des surfaces articulaires qu'il y a un emboîtement réciproque ; réciproque. ^ne je p]us ^^ diamètre de l'une répond au plus grand diamètre de l'autre ; de telle sorte que l'extrémité de la clavicule Les surfaces déborde en avant et en arrière la facette du sternum: de

articulaires seA it»ii ii

débordent ré- même que la facette sternale déborde en dedans et en dehors ciprociuement. ja facette claviculaire (i).

„ ., i°. Cartilage inter articulaire. Entre les surfaces articu-

Cartnagein- °

terarticulaire. laires existe une lame cartilagineuse, qui se moule sur les deux surfaces , et qui est très-épaisse, surtout à sa circonférence. Quelquefois elle est percée d'un trou à son centre (2). Ce cartilage est tellement uni dans tout son pourtour avec le ligament orbiculaire qu'il est impossible de l'en séparer; en bas, il est adhérent au cartilage de la première côte, en haut Ct en arrière il est très adhérent à la clavicule. Ligament ou $f Moyens d'union. i°. Ligament orbiculaire. On peut

capsule orbi- donner ce nom à la capsule fibreuse qui circonscrit en tous

cuiairc. , . *■ '■ ' .

sens l'articulation sterno-claviculaire. Les fibres qui la composent ont été considérées comme formant deux faisceaux distincts désignés sous les noms de ligament antérieur et ligament postérieur; mais il est impossible d'établir entre eux une ligne de démarcation. Du pourtour de la facette articulaire

(1) Bichat regarde cette disposition des surfaces articulaires comme prédisposant aux luxations; elle me paraît a-voir un résultat tout-àfait opposé, en ce sens qu'ellepermet aux surfaces articulaires de se mouvoir l'une sur l'autre dans une plus grande étendue avant de s'abandonner. <t

(2) Ce ligament est dans un grand nombre de cas en partie détruit, morcelé par l'usure, à la suite des pressions violentes auxquelles l'articulation est exposée.

ARTICULATION STERNO-CLAVICULAinE. #o3

tle la clavicule parlent des fibres qui vont se rendre obliquement de haut en bas et de dehors en dedans au pourtour de la facette articulaire du sternum. La capsule orbicuïaire de cette articulation ne présente pas la même épaisseur dans toutes ses parties. Elle est moins épaisse et un peu plus lâche en avant qu'en arrière , circonstance qui peut en partie rendre raison de la plus grande fréquence des luxations de la clavicule en devant comparées aux luxations en arrière.

2°. Ligament interclaviculaire. Ce ligament consiste en un Ligament infaisceau très-distinct, qui s'étend de la partie supérieure de teiclaviculail'extrémité interne d'une des clavicules à l'extrémité interne de l'autre en passant horizontalement au-dessus de la fourchette du sternum. Ce ligament qui est beaucoup plus rapproché de la partie postérieure que de la partie antérieure de l'articulation, établit une sorte de continuité des clavicules. C'est le seul moyen qui serve directement à unir les deux épaules.

3°. Deux synoviales appartiennent à cette articulation. Denx syno- Celle qui est entre le sternum et le cartilage interarticu- ▼îalesîaire est beaucoup plus lâche que celle qui est placée entre la clavicule et ce même cartilage. Aussi dans les mouvemens de l'épaule, ce cartilage reste-t-il accollé au sternum.

Articulation costo -claviculaire.

L'articulation qui existe entre la clavicule et le cartilage L'art'culation

de la première côte est une arthrodie. Ce qui constitue l'ar- costo -davicu-

ticulation costo-claviculaire, c'est l'existence d'une facette la\r,? V.1 une

' arthrodie.

articulaire qui se rencontre presque toujours à la partie inférieure de la clavicule, et qui correspond à une facette costale analogue , existant sur la face supérieure de l'extrémité interne de la première côte , à sa jonction avec le cartilage. Une capsule synoviale lâche, surtout en arrière, est destinée à cette articulation. Un seul ligament lui appartient : Synoviale. c'est le ligament costo-claviculaire.

4o4 »ES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

Ligament costo-claviculaire. On donne ce nom à un fais- LJgament , . , . ... -,

costo-clavicu- cean fibreux épais, résistant, bien distinct du tendon au

laire. sous- clavier placé au-devant de lui, ce faisceau fixée à la partie

interne dupremier cartilage costalse dirige très-obliquement

en haut et en dehors pour venir s'insérer à la face inférieure

de la clavicule en dedans de la facette articulaire.

Mécanisme de l'articulation sterno- claviculaire.

Elle stie - Celte articulation est le centre mobile des mouvemens tre mobile des de l'épaule et des mouvemens de totalité du membre tho-

mouveinensdes • j< > -i? .•■!■.' i L'i •..■!•

mbres tho- raci(ïue >■ °- ou l utilité du cartilage interarciculaire, qui a raciques. pour usage de prévenir les effets des chocs et des pressions ;

d'où l'usure assez commune de ce cartilage; d'où la défor- U. ètdé-raarï°n et l'usure assez fréquentes des surfaces articulaires; formation des d'où la dépression de la facette sternale droite; d'où enfin sur aces a - ^ disproportion de volume entre l'extrémité interne de la clavicule droite et l'extrémité interne de la clavicule gauche. Gomme toutes les articulations par emboîtement réciproque, celle-ci permet des mouvemens dans tous les sens. i°. En haut; 2°. en bas; 3°. en devant; 4°- en arrière; 5°. des mouvemens de circumduction , résultat composé de tous les précédens: il n'y a point de mouvement de rotation. Elévation. l0- Mouvement d élévation. Dans ce mouvement, la facette

sternale de la clavicule glisse de haut en bas sur la facette correspondante du sternum ; le ligament interciavicuiaire est relâché : la rencontre du cartilage de la première côte oppose à l'extrémité interne de la clavicule une résistance qui limite le mouvement d'élévation et s'oppose à tout déplacement. '2°. Mouvement d'abaissement. Dans ce mouvement, l'ex- ' trémité interne de la clavicule glisse en sens opposé ; les surfaces articulaires de l'articulation costo-claviculaire pressent fortement l'une contre l'autre et limitent l'étendue de ce mouvement.

Il est à remarquer que dans ce mouvement, l'artère sous-

ARTICULATION STERXO-CLAVICULAIRE: 4o5

clavière est comprimée entre la clavicule et la première côte, , ÇomPressl0n

1 L de l artère sons-

quelquefois au point d'intercepter complètement la circula- clavière. tion dans le membre correspondant.

3°. Dans le mouvement de l'épaule en arrière, l'extrémité Mouvement interne de la clavicule glisse d'arrière en avant sur la facette en arrière, sternale; la partie antérieure de la capsule orbiculaire est tendue, et si le mouvement est porté au-delà d'une certaine limite, la partie antérieure du ligament orbiculaire est déchirée, et la clavicule se luxe en devant.

4°. Dans le mouvement en avant de l'épaule , l'extrémité Mouvement interné de la clavicule glisse d'avant en arrière. La partie an- en avant, térieure du ligament orbiculaire est relâchée, la partie postérieure est tendue j il en est ainsi du ligament interclaviculaire qui, comme nous l'avons vu, est plus rapproché de la Distension partie postérieure que de la partie antérieure de l'articula- inte/d^kution. Dans ce mouvement il y a possibilité de luxation en laire. arrière. Il est à remarquer que de tous les mouvemens de l'épaule, ce sont ceux dans lesquels cette luxation pourrait se produire , c'est-à-dire les mouvemens en avant oui ont lieu le plus rarement.

5°. Mouvement de circumduction. Ce mouvement a plus dé- „

1 <jes monve-

tendue en avant et en haut qu'en arrière. Au reste , les mou- mens sont très vemens de l'articulation slerno-claviculaire sont extrême- linjitesment circonscrits ; mais transmis par le levier que présente la clavicule , ils deviennent assez considérables au moignon de l'épaule.

Mécanisme de l'articulation costo-claYiculaire.

Cette articulation qu'on peut considérer comme une dépendance de l'articulation sterno-claviculaire , permet des mouvemens peu étendus, subordonnés à ceux de cette dernière articulation.

Articulation scapulo- numérale.

Préparation. i° Séparer du tronc le membre thoraeique , soit en désarticulant la clavicule, à son extrémité sternale, soit en la sciant à sa partie moyenne; 2° détacher le deltoïde à ses insertions supérieures; 3° détacher les muscles sus et sous-épineux, petitrond et sous-scapulaire en procédant de l'omoplate vers l'humérus ; 4° respecter les adhérences des tendons de ces muscles avec la capsule fibreuse; 5° diviser la capsule circulaircment, après avoir étudié sa surface extérieure.

EnarHiro&É. L'articulation scapulo-humérale appartient à la classe des énarthroses,

A. Surfaces articulaires. D'une part,lomoplate présente la

Cavité slé- cavttc glénoïde, surface articulaire légèrement concave, ayant

noïtle. la forme d'un ovale dont la grosse extrémité est dirigée en

bas, regardant directement en dehors; dune autre part,lhu-

Tête sphé- mérus présente une tête qui équivaut au tiers à peu près d'une

roi e. sphère, etqui offre une surfacedeux outroisfois plus étendue

c que celle de la cavité glénoïde. L'axe de la tête numérale forme

bon axe. a °

avec l'axe du corps de l'humérus un angle très-obtus. Ces deux surfaces sont revêtues d'une couche cartilagi- Cauilages neuse , pi us épaisse au centre qu'à la circonférence pour la aiticu aires, tête, plus épaisse à la circonférence qu'au centre pour la cavité.

Bourrelet ëlènoulùm. C'est un cercle fibreux qui cou-

Bourreletgle- ° .,,,..,

ïioïdien. ronne en quelque sorte le pourtour de la cavité glenoide,

et qui semble être le résultat de la bifurcation du tendon de la longue portion du biceps. Mais il se compose aussi en partie de fibres propres qui, partant d'un point de la circonférence, vont se terminer à un point plus ou moins éloigné. Ce bourrelet ne se borne pas à augmenter la profondeur Une portion de la cavité articulaire; il sert encore à matelasser sa circon-

tle la tête hu- -.. , m „ . . , , , , , , .,

inrraleestcon- ierence. loutelois, malgi'e la présence de ce bourrelet, il «taiument en n'v a pas réception de la tête de l'humérus dans la cavité g\écoa tact avec la ..,,,, , . , , * , > , ,

capstile noide; de telle sorte qu une portion de la tête numérale est

ARTICULATION SGAPULO-HtiMÉRALE. 4<>7

constamment en contact avec la capsule, inconvénient auquel obvie l'existence d'une cavité supplémentaire ainsi que nous le verrons plus tard.

B. Moyens dunion. Comme dans toutes les énarthroses , on Capsu]e g. trouve ici une capsule fibreuse ou ligament capsulaire , sac à trease. deux ouvertures, espèce demanchon qui s'étend du pourtour de la cavité glénoïde au col anatomique de l'humérus (i).

Cette capsule est remarquable par son extrême laxité. En sa laxîté. effet, elle a une capacité telle qu'elle pourrait loger une tête deux fois plus considérable que celle de l'humérus , et telle • Sa capacité, est sa longueur qu'elle permet un écartement de plus d'un pouce entre les surfaces articulaires : exemple unique dans l'économie d'une diduction aussi étendue des surfaces articulaires sans déchirure de ligament (2).

Un caractère particulier à la capsule fibreuse scapulo-hu- Elle est inmérale , c'est d'être incomplète et suppléée dans une partie comp e de son étendue par les tendons des muscles qui l'entourent. En aucun lieu , en effet, les muscles et les tendons ne prennent une plus grande part à la solidité d'une articulation j ils s'identifient en quelque sorte avec elle.

Les rapports de la capsule sont les suivans : i° en bas dans Ses rapports, l'intervalle variable qui sépare les muscles sous-scapulaires et petit-rond , elle répond au tissu cellulaire du creux de l'ais- l0- Eq tasselle ou bien aux bords amincis de ces muscles : aussi est-il assez facile de sentir la tête de l'humérus en portant les doigts profondément dans le creux de l'aisselle; 20 en haut et en 20. En tant.

(1) Il faut toutefois remarquer que la capsule fibreuse ne se termine pas directement au col anatomique de l'humérus, mais qu'elle s'épanouit et se prolonge un peu au-dessous en confondant ses insertions à l'humérus avec les tendons des muscles sus-épineux, sousépineux et sous-scapulaire.

(2) Dans la paralysie du deltoïde, la tête numérale s'éloigne tellement de la cavité glénoïde qu'on peut interposer deux doigts entre les deux surfaces articulaires.

4o8 DES ARTICULATIONS RS PARTICULIER.

dehors, elle répond immédiatement au tendon du sus épineux et média tement à la voûte acromio-claviculaire et au deltoïde;

3°. En avant. 3° en avant, au muscle sous scapulaire dont il est facile de

4°.Enarrière. ^a séparer; 4° en arrière, aux tendons des sus-épineux, sousépineux et petit-rond qui lui adhèrent plus ou moins inti-

Sa structure, mement. Examinée dans sa structure , la capsule présente des fibres étendues d'une manière peu régulière du col de l'hu-

Son épaisseur mérus au pourtour de la cavité glénoïde. Son épaisseur est est inégale. peu considérable et inégale dans les différens points de son étendue. C'est en bas et en avant qu'elle est la plus considérable; supérieurement, la capsule est fortifiée par un faisceau

Faisceau co- considérable, nommé faisceau coracoldien, ligament accessoire

raooitlif'n

de la capsule Jibreuse qui, du bord antérieur de l'apophyse coracoide, vient se terminer sur cette capsule. La capsule Cette capsule présente presque constamment deux ouver-

présente deux , . * . . . , . . ,

interruptions, titres ou deux interruptions remarquables dans la continuité de ses fibres. La première, qui est constante, est située au niveau du bord concave de l'apophyse coracoide, et établit

est constante. .

une communication entre la synoviale articulaire et la synoviale du muscle sous-scapulaire. Elle est circulaire, et laisse passer un prolongement de la synoviale.

La deuxième ouverture, qui n'est pas constante, est située au niveau de la face concave de l'apophyse acromion. Un second prolongement de la synoviale établit une communication entre les synoviales articulaires et la synoviale du muscle sous-épineux.

Ligament interarticxdaire. On pourrait à la rigueur don- % ner ce nom au tendon de la longue portion du biceps, qui nais-

sant de la partie supérieure de la cavité glénoïde se contourne Qnclquefoïs à ]a manière d'une corde sur la tête de l'humérus, et vient

le tendon du , , , ,.,...,, . .,,,

Mceps constî- s engager dans la coulisse bicipitale. Ce tendon a pour eifet tue un vérita- d'appliquer la tête de l'humérus contre la cavité glénoïde. 11

Lie ligament . A A

ir.terarticulai- constitue une sorte de voûte qui soutient la tête de 1 nume-

re- rus dans les chocs dirigés de bas en haut. J'ai trouvé deux

sujets çhe'6 lesquels le tendon du biceps se terminant dans la

L'une d'elles

ARTICULATION SCAPUI-O-HUMÉRALF. 4"9

Coulisse bicipitale à laquelle il adhérait fortement , justifiait Faltscuiv;en, ainsi la dénomination de ligament interarticulaire que je lui nent à l'appui ai donnée. On voyait naître dans la même coulisse la portion n^èrg^e^0™"" de tendon destinée à la longue portion du muscle. Je pense que cette division du tendon en deux parties était accidentelle, car la coulisse bicipitale était déprimée, ce ligament interarticulaire aplati et comme lacéré.

Capsule synoviale. Elle présente ceci de remarquable , Capsule syi° qu'elle forme autour du tendon du biceps un repli qui se prolonge jusque dans la coulisse bicipitale , et se termine Sonprolonen bas par un cul-de-sac ou repli circulaire qui prévient l'ef- gement l»cipifusion de la synovie; 2° qu'elle est ouverte en un ou deux points de son étendue, et présente deux prolongemens qui communiquent avec les synoviales du sous -scapulaire et sous -épineux.

Cavité supplémentaire. On doit considérer comme une dé- Cavité suppendance de l'articulation seapulo-humérale la voûte formée Pemen anepar les apophyses coracokle, acromion et le ligament qui les unit. Cette voûte, en effet, est en quelque sorte moulée sur la tète de l'humérus, et disposée de telle manière que, l'a- on un ne. pophyse coracoïde prévient les déplacemens vers la partie interne; que l'acromion prévient les déplacemens en haut et en dehors; et que le ligament réuni aux deux apophyses prévient les déplacemens qui tendraient à s'effectuer directement en haut. Cette disposition compense évidemment les inconvéniens qui résultent de la réception incomplète de la tète de l'humérus dans la cavité gîénoïde. <

Une circonstance qui prouve l'utilité de cette voûte, et les Synoviale de

. , <• > , 11 i . . t., t > - .la voùtc acro-

contacts irequens quelle doit avoir avec i humérus, c est

îuio - coracoi-

l'existence presque constante d'une capsule synoviale située dîenne. entre la voûte et le tendon du sus-épineux.

Du ligament acromio-coracoïdien.

Ligament acromio-coracoïdien. Il fait partie de la voûte

Ligament acromio-coracoïdienne ; c'est un faisceau triangulaire, raracoïdien " c^ ' etendu du sommet cle l'acromion à toute la longueur du bord postérieur de l'apophyse coracoïde. Son bord externe se continue en s'amincissant avec une lame aponévro tique subjacente au muscle deltoïde qu'elle sépare de l'articulation scapulo-humérale. Tapissé en bas par une synoviale, ce ligament est séparé delà clavicule par du tissu adipeux.

Mécanisme de l'articulation scapulo-humérale.

L'articula- De toutes les articulations du corps humain, l'articulation humeraient scaPu^°"num6rale est celle qui permettes mouvemens les plus la plus mobile étendus. Aucun mouvement ne lui est étranger; elle permet

«le toutes les 1 •» 1 ,> ■

o .*; „i ,; oes mouvemens en avant, en arrière , des mouvemens d ad-

articulutions. ' '

duction et d'abduction, des mouvemens de circumduction et des mouvemens de [rotation.

Mouvemens i° et 2°. Mouvemens en avant et en arrière. Dans ces mou-

en avant. vemens , la tête de l'humérus roule sur la cavité glénoïde et se

meut autour de l'axe du col humerai , tandis que l'extrémité

inférieure de l'os décrit un arc de cercle dont le centre est

à l'articulation, et dont le rayon est représenté par l'humérus.

Très-étendu ^e mouvement en devant est très-étendu, et peut être porté assez loin pour que l'humérus prenne îa direction verticale dans un sens diamétralement opposé à sa^direction naturelle.

En arrière. îifi mouvement en arrière se fait parle même mécanisme: la tête numérale tourne sur son axe. Le mouvement en arrière est limité par la rencontre de la tête hnmérale et de l'apophyse coracoïde, sans laquelle le déplacement en avant serait très-facile.

L'omoplate I] faut remarquer que l'omoplate ne reste pas étrangère à un

concourt aux , , .. 1 , . . ,, , -

mouvemens en grand mouvement en avant, et qu elle décrit alors 1 espèce de

avant et en ar- mouvement de rotation dont nous avons parlé dans l'exposé

rière. , . ,

du mécanisme de l épaule.

3°. Le mouvement en dehors ou d'abduction est le plus re.-

Al: (ludion.

Mouvemens

ARTICULATION SCAPULO-HUMKUALE. 411

marquable; il est exclusivement propre aux animaux clavicules. Dans ce mouvement, la tête numérale ne tourne plus sur son axe; elle glisse de haut en bas sur la cavité glénoïde, et c'-est à cette circonstance que se rapporte le double avantage, pour la cavité glénoïde, d'offrir son grand diamètre verticalement dirigé, et sa plus grande largeur inférieurement; la tête de l'humérus vient près; er contre la partie inférieure de la capsule. Lorsque le mouvement d'abduction est poussé assez loin pour que l'humérus fasse avec l'axe du tronc de la tête huun angle droit, la tête numérale se trouve en grande partie meTaie sur la

™ .,, .'-*•', . cavité supple-

au-dessous de la cavité glénoïde. Si, dans cette attitude, des mentaire. mouvemens sont imprimés, soit en avant, soit en arrière, le grand trochanter de l'humérus frotte contre la voûte coracoacromienne, et forme avec elle une espèce d'articulation supplémentaire que lubréfie une capsule dont il a été question précédemment.

Le mouvement d'abduction peut être porté assez loin pour Etendue du permettre la rencontre de la tête et du bras sans déplace- mouvementment; la capsule scapulo-humérale est assez lâche surtout à sa . partie inférieure pour recevoir la presque totalité de cette

tête sans se rompre. Il importe de remarquer que pendant immobilité x . . *■ * . de l'omoplate,

le mouvement a abduction, 1 omoplate est immobile, circonstance qui explique la fréquence des luxations en bas de l'humérus.

4°. Le mouvement d adduction est limité par la rencontre du Adduction thorax. Lorsqu'il se combine avec le mouvement en avant, il limiteeen résulte une distension considérable de la partie supérieure et postérieure de la capsule et des muscles qui la re- L'omoplate couvrent. L'omoplate est étrangère à ce mouvement qui pour nJ Pread au~

, , . . , cune part.

être suivi de déplacement nécessiterait une impulsion trèsforte imprimée de bas en haut et d'avant en arrière.

5°. Le Mouvement de circumduction ou en fronde n'est que le Le mouvepassage d'un de ces mouvemens à l'autre. Le cône qu'il décrit meut de c,r"

i i ' i ' .., cumduction

est beaucoup plus étendu en devant qu'en arrière, c'est une est plus étendu disposition éminemment favorable à la préhension des objets eu derant'

4l2 DES ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

extérieurs, préhension qui est le but définitif des membres

thoraciques. Cette prédominance des mouvemens eu avant

a déjà été indiquée pour l'articulation sterno-claviculaire ;

on la retrouvera dans plusieurs autres articulations.

6° \ Mouvement de rotation. Nous remarquerons par rapport

à ces mouvemens que l'humérus ne tourne pas sur son axe,

Axe fictif Ju mais bien autour d'un axe fictif, dirigé de la tête numérale à

mouvement de J'épitrochlée et qui serait parallèle à l'humérus. Une circonroiation. I t. r

stance très-favorable à ce mouvement en ce qu'elle supplée à la brièveté du col qui sert de levier de rotation , c'est l'es- Enroulement P^ce d'enroulement que présentent les muscles rotateurs audes muscles ro- tour de la tête humérale.

ta leurs.

Articulation du coude ou articulation numéro- cubitale.

Préparation. i° Enlever avec précaution le muscle brachial antérieur; 2° détacher de haut en bas le tendon du triceps en évitant d'ouvrir la synoviale; 3° enlever les muscles qui se fixent aux îubérosités interne et externe , en se rappelant que les ligamens latéraux se confondent en partie avec la portion tendineuse des muscles.. Articulations Cette articulation appartient à la classe des articulations trochléennes. trochléennes (Ginglyines angulaires).

A. Surfaces articulaires : i° Du côté de l humérus y tro-

chlée ou poulie presque complète , offrant deux bords ,

Trochleehu- jont l'inj;eriie est le plus saillant, en sorte que pour faire

merale. * . , . , . , .

porter sur un plan horizontal l'extrémité inférieure de l'humérus, il faut donner à cet os une direction oblique trèsprononcée de haut en bas et de dehors en dedans; 2° petite Petite tète ou tête ou condyle articulaire séparée de la trochlée par une rai-

condyle. , . * ... « -, . " .> .,',

nure également articulaire; 5° deux cavités, 1 une postérieure, Cavités o!e- très -profonde , destinée à recevoir l'olécrane, cavité olécra-

cramenne et . . • , ». •

coroKoïde. nienne ; l'autre , antérieure, plus superficielle pour l'apophyse coronoïde, cavité coronoïde.

Crochet eu- Du côté de Pavant-bras. i° Crochet cubital embrassant exactement la trochlée ; i° cavité clénoïde du radius , qui re-

Cavité glénoï- . . . '■' A ' .1— ' , . . T

de du radius. COÎt -a petite tête numérale.

ARTICULATION HUM1SRO-CUBITALE. 41^

B. Moyens d'union: ce sont quatre ligamens , deux latéraux, un antérieur et un postérieur. i° Ligament latéral externe, confondu avec le tendon du court supinateur, de forme triangulaire , étendu de la tubérosité externe de l'hu- ]atél^i 'eïteme mérus au ligament annulaire avec lequel il se continue, se confond

A A . r f , . avec le liga-

et qui parait être en partie forme par son épanouissement. ment annniaire Quelques fibres de ce ligament vont encore s'insérer à la inférieurement partie externe du crochet cubital. Les connexions duligament latéral avec le ligament annulaire , jouent un grand rôle dans le mécanisme des luxations de l'extrémité supérieure du radius (i).

n -r i i > i • > \ f ' Constitué par

2 Le ligament Latéral interne est compose de trois ^ais- ntl triple faisceaux partant tous de la tubérosité interne de l'humérus ; ceaatous trois sont rayonnes et se portent, le faisceau antérieur d'arrière en avant à la partie interne de l'apophyse coronoïde; le moyen verticalement en bas au côté interne de la même apophyse; le postérieur d'avant en arrière au bord interne de l'olécrane.

3° Ligament antérieur. Formant une couche très-mince , ,e. 'S-11110011

° ' antérieur pre-

dans laquelle on peut cependant reconnaître trois ordres de sente trois or-

r»i t " - * i**' * \ o /*• cires dtî fihres

fibres. Les premières, dirigées verticalement, forment un faisceau qui s'étend depuis la partie supérieure de la cavité coronoïde jusqu'à la partie inférieure de l'apophyse coronoïde. D'autres fibres sont transversales et coupent perpendiculairement la direction des premières. Enfin , le troisième ordre de fibres est obliquement dfrigé de haut en bas et de dedans en dehors jusqu'au ligament annulaire (2).

4° Ligament postérieur. La place du ligament postérieur

(1) Les luxations du radius sur le cubitus dans les luxations du coude, sont une conséquence de la connexion du ligament latéral externe avec le ligament annulaire.

(2) îl est à remarquer qu'aucun des ligamens de l'articulation du coude ne s'étend directement au radius ; que les fibres qui sont

4l4 ȣS ARTICULATIONS EN PARTICULIER.

p. ., j, est occupée par l'olécrane et par le tendon du triceps. Tougament posté- tefois , on trouve quelques fibres dirigées de la tubérosité neur propre- externe de l'humérus à la tubérosité interne, et qui répon-

ment dit. .-..,-."*

dent en avant à la synoviale, en arrière au tendon du triceps.

Synoviale. Synoviale. Elle revêt la face postérieure du ligament antérieur , de là se réfléchit sur là cavité coronoïde, tapisse en arrière la cavité olécranienne, se prolonge un peu entre le tendon du triceps et la face postérieure de l'humérus. C'est dans ce point qu'elle présente le plus d'ampleur et de laxité.

, , I«férieurement, cette synoviale fournit un prolongement

Cul-de-sac . . . .

circulaire de la qui s'étend dans l'articulation radio -cubitale, en tapissant

synoviale au- tQut je p0ur£0ur intérieur du ligament annulaire, et en fortour de la tête r ° ' du radius. mant inférieurement un cul de sac circulaire qui prévient

l'effusion de la synovie. Le tissu adipeux synovial se voit autour des points de réflexion de la synoviale, ainsi qu'autour de la cavité olécranienne.

Mécanisme de l'articulation numéro- cubitale.

Mouvemens ïjes mouvemens d'extension et de flexion , les seuls dont de flexion et jouisse cette articulation , sont remarquables par leur préci-

d'extension. . , . .. , ,. . j .-.,.. .,*, '.<. . .. •■ ■' ■

sion et leur rapidité , ce qu on doit attribuer aux circon-

, . stances suivantes: i° à leur précision et leur rapidité, l'exacti-

Leur preci- L ... ,

sion et leur ra- tude de l'engrenage des surfaces* aucune articulation ne me-

pidite. r^te ^ |us juste titre ]e noni Je charnière ou ginglyme ; 20 à

la grande étendue du diamètre transversal de l'articulation,

autour duquel les mouvemens de flexion et d'extension s'ef-

dirioées vers cet os se fixent au ligament annulaire : disposition qui permet à l'extrémité supérieure du radius d'exécuter les mouvemens de rotation les plus étendus dans-son anneau, ce qui eût été impossible si des ligamens se fussent insérés directement à l'extrémité supérieure du radius.

ARTICULATION HTJMÉRO-CUBITALE. A1^

fectuent comme sur un axe ; 3° pour ce qui est de la rapidité du mouvement , elle dépend surtout de la petitesse de la courbe que représente la poulie numérale.

i° Mouvement de flexion. Dans ce mouvement qui est extrêmement étendu . le radius et le cubitus se meuvent à

la manière d'un seul os, d'arrière en avant, sur la petite

t i i ' i > i i-v -i v Dans le mott-

tete et sur la trocfrlee numérales. Or, il est a remarquer vement de fle

que dans ce mouvement , par le seul fait de l'obliquité xjon la main

, . ,- y, ' '•» '■■•«* îii vient se placer

que présente la trochlee d arrière en avant, et de dehors en aa devant du dedans, l'a vant-bras, fléchi, vient se placer en devant du thorax et de la thorax , et la main au-devant de la bouche. Ce mouvement est borné par la rencontre du bec de l'apophyse coronoïde contre la cavité coronoïdienne. Quand ce mouvement est poussé jusqu'à ses dernières limites , l'extrémité supérieure de l'olécrane répond à la partie la plus déclive de la trochlee , et se trouve par conséquent au - dessous dune ligne

passant par les tubérosités interne et externe de l'humérus. RaPPorts Jes r *■ surfaces articu-

Dans ce mouvement, la partie postérieure de la trochlee et lakes. la fossette olécranienne ne sont plus recouvertes que par le tendon du biceps , aussi les instrumens vulnérans pourraientils facilement pénétrer dans l'articulation.

2° Mouvement d extension. Dans ce mouvement, le radius et le cubitus roulent d'avant en arrière sur l'humérus. Ce mouvement ne peut jamais être porté au-delà de la ligne droite ; quand il arrive au point que les axes du bras et de lavant-bras se confondent, l'extrémité supérieure de l'olécrane rencontre le fond de la fossette olécranienne. Le liga- mouvement ment antérieur, les deux faisceaux antérieur et moyen du d'extension, ligament latéral interne, sont tendus, et concourent ainsi à limiter le mouvement d'extension , déjà limité par la rencontre de l'olécrane et du fond de la cavité olécranienne.

L'articulation ne jouit d'aucun mouvement appréciable PoInt Ie 1 , , ,, , rr mouvement de

de latéralité : 1 engrenement des surfaces articulaires est tel- latéralité.

lement exact, qu'il s'oppose d'une manière absolue à tous

les mouvemens de ce genre.

Dos articulations radio-cubitales.

Pour ces articulations , le radius et le cubitus s'articulent entre eux : i° parleur extrémité supérieure {articulation radio -cubitale supérieure ) ; %° par leur extrémité inférieure ( articulation radio - cubitale inférieure ) ; 3° enfin , leurs corps sont unis entre eux par le ligament interosseux.

i° Articulation radio-cubitale supérieure.

i° Préparation. Enlever avec précaution l'anconé et le court supinateur ; 2° séparer l'avaut-bras du bras.

A. Surfaces articulaires. Du côté du radius, espèce de bordure articulaire qui se remarque autour de la cupule,. et qui offre une hauteur inégale dans les différens points de sa circonférence. Du côté du cubitus, petite cavité sio-moïde, oblongue d'avant en arrière, plus large à sa partie moyenne qu'à ses extrémités, et qui constitue la portion osseuse de Y anneau ostéo-fibreux dans lequel roule la tête du radius.

B. Moyens d'union. Ligament annulaire du radius. Ce ligament formé - par une bandelette représente les trois quarts d'un anneau que complète la petite ca'vité sygmoïde du cubitus, il s'insère par ses deux extrémités, d'une part, à l'extrémité antérieure , de l'autre à l'extrémité postérieure de cette petite cavité sygmoïde. Sa face interne est en rapport avec la bordure articulaire du radius. Sa surface externe reçoit en dehors l'insertion du ligament, latéral externe qui se continue bien évidemment avec sa moitié postérieure. C'est sans doute cette disposition qui a fait dire que le ligament latéral externe s'insérait au cubitus.

Connexions -^u lJgaraent annulaire viennent encore s'insérer celles des duligamentan- fibres du ligament antérieur, qui sont obliquement dirigées de dedans, en dehors et de haut en bas. Toutes ces insertions ligamenteuses retiennent en haut le ligament annulaire qui, dès qu'elles ont été divisées, éprouve une rétraction manifeste vers le col du radius, et laisse à découvert la bordure

îmlaiteaveelcs ajitrt's li

iga-

Page 1