CINQUIÈME SECTION
Des muscles moteurs des Lèvres.
Quoique les Chats ne puissent pas produire avec leurs lèvres, et surtout avec Imférieure , des mouvements aussi variés que le peut \ Homme avec les siennes , ce qui vient principalement du peu de volume du muscle labial , leur lèvre supérieure est cependant pourvue de muscles plus puissants, surtout l'élévateur propre, qui fait exécuter ce mouvement d'élévation qu'on remarque chez ces Animaux lorsqu'ils menacent. Ces muscles sont pour les deux lèvres au nombre de six.
$ I. Prétracteurs,
Un seul muscle spécial produit la prétraction du labre ou lèvre supérieure ; l'inférieure n'en a pas du tout.
Moustachier (PL Hl , 6). Muscle arrondi , placé dans la partie antérieure de la lèvre supérieure , où il se fixe à l'os labral, près de sa* symphyse. Delà il se porte en dehors et un peu en bas, s'élargit beaucoup, s'étendant jusqu'auprès du niveau de la canine , et occupe la majeure partie de l'épaisseur de la lèvre , où il se fixe à la peau de cette dernière , en croisant et confondant ses fibres avec celles du labial et de l'élévateur propre de la lèvre. Il porte la lèvre en avant, ce qui s'observe surtout lorsque les Chats miaulent.
La plupart des anthropotoraistes ne le distinguent pas dans V Homme des atitres muscles de la lèvre.
Ajoutez :
1 • Le My rtiforme ; 2* Le Labial.
210 TaOISIÈMB PAftTIB.
$ II. Élévateurs.
Les lèvres sont relevées par trois muscles et deux accessoires.
1 "" Elévateur de la lèi^re supérieure (PL 11 , 4)- Pl^cé dans la partie antérieure de la lèvre supérieure, et beaucoup plus volumineux que dans \ Homme , il forme principalemeot cette saillie qu'on remarque au museau des Chais , sur laquelle sont implantées les moustaches. Il a une forme triangulaire , et se trouve appliqué contre Tapophyse nasale du siagon, où il naît par un de ses angles prolongés jen haut sur la partie supérieure de cet os , en dedans de langle de Tœil , où il est confondu par des fibres superficielles , en dedans avec le rhinaeus , et en dehors avec le palpébral. De cette attache il se porte en dehors et en dessous, en s*élargissant beaucoup ; les fibres antérieures se dirigeant en avant vers la partie antérieure de la lèvre ; et les postérieures , qui adhèrent par des fibres tendineuses à la portion interne du bord de lorbite , se portent un peu obliquement en arrière, le tout occupant les deux tiers antérieurs de la longueur de la lèvre , jusqu'au delà du niveau de la dent canine. En se portant en dessous , les fibres de ce muscle se terminent, les superficielles à la base des soies des moustaches, dont elles sont les érecteurs, et les profondes se perdent dans une houppe fibro* graisseuse subjacente, d'environ neuf à dix millimètres de large, et appliquée sur la bosse canine du siagonal , où elle forme en partie cette saillie qui porte les moustaches. Postérieurement le muscle adhère fortement au petit-zygomatique qui se fixe à la même houppe.
3* Petit' zygomatique (PL III , 9). Muscle formé de deux chefe , dont Fun supérieur , naît sur Tos malaire au-dessous de lorbite, et se porte en dessous et en avant sur la partie postérieure de la houppe fibro-graisseuse qui soutient les moustaches. Le second inférieur, naît sur le bord alvéolaire devant la grosse molaire , se porte en avant et se fixe à la même houppe; se confondant avec les fibres de l'élévateur de la lèvre supérieure , ainsi qu'avec le canin dont il est séparé par une branche
STSTiMB MUSGULAïaS. 211
du nerf sons-orbitaire. Les fibres inférieures de ce muscle, placées entre les deux lames du lalnal, se perdent dans la lèvre, en s entrecroisant avec celles de ce dernier. Ce muscle sous-cutané couvre la lame profonde du labial.
3* Canin (PI. lY, 6). Muscle très-mince et large placé contre la membrane muqneuse de la lèvre supérieure, en dedans du petit-zygomatique, dont il est séparé par une branche du nerf sous-orbitaire ; ses fibres naissent le long du bord de Fos malaire, et se portent en dessous et un peu ^1 avant pour se perdre dans la lèvre supérieure , en s entrecroisant avec les fibres profondes du labial.
4* ReJweur du Menton. Il n'y en a pas chez le Chat.
5* Grand-zygomatique. Ce muscle n existe paiement pas dans le Chat^ û ce nest le labio-aurtculaire.
Ajoutez :
r Le Rhinaeus;
2* Le Labio-auriculaire.
$ m. Bétracteurs.
La rétraction des lèvres sopère comme dans V Homme , principalement par le muscle buccinateur, secondé par les muscles cervico-facial , labio-auriculaire et petit-zygomatique.
r Buccinateur (P\. IV, 8; et PL VIII, fig. t, 67). Ce muscle qui tapisse chez ï Homme la muqueuse de la bouche , et insère ses fibres supérieures au bord alvéolaire du siagonal , les inférieures à la ligne maxillaire externe, et les moyennes au ligament omo-maxillaire , pour se diriger de ces trois origines vers langle de la bouche où ses fibres se confondent avec celles du labial , prend , dans le Ckat^ une acHre disposition. Réduit à sa partie moyenne , quand il exifibe , ce musde n'est même le plus souvent bien apparent que vers Tangle làe la bouche où
ses fibres se mêlent à celles du labial ; tandis que postérienrement il perd ses attaches , tant sur le siagonal que sur la mâchoire , et sa portion moyenne, qui naît dans ï Homme sur le ligament que je viens de nommer, se continue dans le Chat directement en arriéré avec la partie analogue à celle du constricteur supérieur qui se fixe à ce ligament , lequel n existe pas dans le Chat , de manière que les deux parties ne constituent qu'un seul muscle fort grêle que Gourcellbs a nommé de là le :
2"* BuccO'phafyngien. Ce muscle (PL VIU, fig- t, 67), qui même n'existe pas toujours dans le Chat^ prend son origine à la partie suprapostérieure da pharynx, où ses fibres naissent sur le raphé longitudinal d'où elles se portent directement en avant , en formant une longue lamelle musculeuse placée entre le constricteur-supérieur et le moyen ; faisceau qui se dégage de ces deux muscles près de la come-céphalique de l'hyoïde , pour continuer à se porter en avant en se rétrécissant de plus en plus, et se termine à l'angle de la bouche , en restant toujours appliqué contre la muqueuse de la joue.
Ajoutez :
I "* Le Cervico-fascial ; 2'' Le Labio-auriculaire ; 3* Le Petit-Zygomatique ; 4* Lie Canin.
§ IV. Abaisseurs.
Il ne peut y avoir d'abaisseurs que pour la lèvre inférieure , mais aucun de ceux de ï Homme n'existe dans le Chat distinctement de la partie du cervico-fadal , qui se rend à la lèvre inférieure ; ainsi les quatre muscles suivants :
I * Abaisseim de Sangle de la bouche.
2* Ahaisseur de la Uvre inférieure.
3* Transs^erse du menton.
4* Bisorius (Santorhii).
STSTÈMB MUSCULAIRE. 21d
Propres à l'espèce humaine, n'existent pas distinctement dans le Chat.
Ajoatez , comme abaissant la lèvre inférieure : La partie sous-iabiale du Cervico-facial.
§ V. Constricteurs,
La constriction de lorifice buccal est principalement produite par le muscle labial , qui a la forme d*un véritable sphincter, mais il se trouve secondé un peu par le moustachier et le myrtiforme.
Labial (P\. Il , 7; PL III, 1 1 et 12; et PL IV, 7, 7')- Ce muscle forme une lame très-mince de fibres concentriques sous-cutanées, entourant lorifice buccal , dont la partie appartenant au labre est plus épaisse que celle de la lèvre inférietire. Il entremêle ses fibres près de la commissure de la bouche avec celle du labio-auriculaire (PL 111^ 2 1), du cervico-facial (PL II, loet II), et du buccinateur (PL IV, 8), qui le renforcent; le premier en recourbant ses fibres en avant pour pénétrer dans les lèvres^ les deux autres en suivant à peu près la même direction. Le cervico-facial en se rendant dans la lèvre inférieure, présente deux espèces de fibres, les unes parallèles à celle du labial, et les autres, arquées en dessus, croisant ce dernier muscle , et se terminant dans le bord de la lèvre.
Au labre, le muscle labial se partage en deux lames, dont les fibres delexterne (PL II, 7) s'entrecroisent et se confondent avec celles du releveur de la lèvre, et dont Imterne (PL IV, 7), appliquée contre la muqueuse, passe en dedans du labio-auriculaire, et se fixe à la muqueuse , en arrière du coussinet fibro-graisseux. Cette dernière lame paraît être la terminaison du buccinateur.
i"" Le Moustachier; 2* Le Myrtiforme ; 5"" Le Buccinateur, ou le Bucco-pharyngien.
21& TEOISIÈMB PARTIE.
§ VI. Dilatateurs.
La dilatation de lorifice buccal est prodaite par laction simultanée de tous les muscles élévateurs, abaisseurs et rétracteurs des lèvres, et surtout par les abaisseurs de la mâchoire inférieure et le cervico-facial.
SIXIEME SECTION
Des muscles moteurs des Mâchoires.
La mâchoire étant, dans le Œat^ articulée sur la tète par des gynglymes , dont les cavités sont très-profondes et embrassent étroitement les condyles , il n'y a guère que les mouvements d'élévation et d'abaissement qui soient possibles , avec un bien léger glissement latéral dans les deux articulations, mais non le mouvement^ de prétraction et de rotation , conmie cela a lieu chez ï Homme et mieux encore chez les Ru- M niÂiiTS , où les cavités glénoïdes sont presque planes. Il n'y a ainsi chez le Chat que des muscles élévateurs et abaisseurs de la mâchoire.
$ I. Élévateurs.
L'élévation de la mâchoire devant se faire avec une très^andé force chez les Carnivores, pour qu'ils puissent couper les chairs, et surtout les os qui offrent une très*grande ténacité , lesmoscles qui produisent ce mouvement sont , chez ces Animaux , d'une force excessive , mais , du reste , pas plus nombreux que dans \ Homme ; c'est-à-dire qu'il y en a quatre : le crotaphite , le masseter, le fallopien et le ptérygoïdien«
r Oote/iMe (PI. V, fig. t , i5, et PI. VI, fig. t , 9). Ce muscle, extrêmement vigoureux , comme d'ailleurs chez tous les Carnivores , remplit toute la fosse temporale, en remontant jusqu'à la suture sagittale , et d'avant en arrière , depuis l'orbite jusqu'à la suture lamdoïde , occupant ainsi un emplacement plus grand que chez XHom¥¥ie , en même temps qu'il fait plus de saillie sur les côtés.
SYSTÈME MUSGULAIEB. 215
Il est composé de trois chefs , qai se réanissent défibiitivement sar lapopbyse coronoïde du maxillaire , dont leurs fibres couvrent les deux faces et les bords , en s'insérant encore sur un prolongement aponévro^ tique qui étend en avant son bord antérieur.
Le chef le plus superficiel et le plus large , ou antéro-externe ( PI. V, fig. t , 1 5) , est formé d'une couche de fibres assez épaisse , placée au-dessus de ^arcade zygomatique. Il naît d une aponévrose superficielle ou temporale très-forte en avant, mais moins en arrière , dont les fibres s'in^ sèrent , i"" sur toute la ligne courbe du coronal ; 2"" sur le bord postérieur de Tapophyse gonienne du même os ; y sur Tapophyse coronale du malaire ; i^^ sur le ligament gonio-malaire , et S"" sur la partie antérieure de larcade zygomatique. De ces attaches , les fibres de cette aponévrose se portent en arrière, les unes obliquement en dedans, et les autres oblique^ ment en dehors , en s entre-croisant en diflférents sens , devenant de plus en plus faibles vers la partie postérieure de la tète, où elles se fixent en haut à la crête sagittale , et en arrière à la lamdoïde. De la partie antéroexterne de cette aponévrose , ainsi que de la partie osseuse antérieure de la fosse temporale , naissent les fibres charnues qui se portent en dessous pour se fixer à Fapophyse coronoïde , les plus internes sur son sommet , ainsi que sur laponévrose terminale du troisième chef, et sur celle du masseter.
L'aponévrose d origine est tendue en arrière par un petit chef, ou le second (i5'), également superficiel, mais postérieur et externe > formant une petite couche de fibres musculaires qui naissent sur le squammeux , au-dessus de la racine longitudinale deTapophyse corsale(a)decet os, et recouverte de quelques fibres tendineuses d origine. De ces attaches , les fibres charnues se portent en avant , s'arquent en dessous, et vont s'insérer sur la partie latérale de l'aponévrose superficielle du premier chef , avec lequel elles se confondent et les plus profondes , au sommet de fapophyse coronoïde.
Le troi^ème chef (PL VI, fig. t , 9) , plus volumineux que le second , et placé plus en dedans, occupe les deux tiers postérieurs de la fosse temporale, où il naît par des fibres charnues dans tout cet espace ; de là il se
216 TROISIÈME FARTIB.
porte , en dessous et en avant , vers Tapophyse coronoïde , et s'insère en partie à une large expansion aponévrotique superfidelle et terminale, qui s'étend en éventail sur la moitié de la longueur du chef , et se fixe elle-même au sommet de l'apophyse coronoïde , ainsi qu'à la partie interne de tout le bord antérieur de cette dernière ; en élargissant ainsi la surface d'attache sur celle-ci , les fibres charnues s insèrent à toute la face interne de cette aponévrose , et de l'apophyse coronoïde elle-même , jusqu'au niveau du trou dentaire.
Ce muscle se trouve placé immédiatement sous les muscles de l'oreille, et du muscle occipital.
2* Masseter (PL 1V> 2^). Le masseter est proportionnellement plus vigoureux encore que le temporal, et forme cette grosse saillie des joues qui caractérise la tête de tous les FéUs. Sa masse est ovoïde , avec la petite extrémité dirigée en avant et en dessus, fixée à los malaire; et la grosse à l'angle de la mâchoire, qu'elle embrasse. Ce muscle est formé de trois chefs , confondus entre eux, mais beaucoup plus distincts que chez ï Homme ^ par la direction et les insertions de leurs fibres. Le premier, ou l'externe , se fixe à la moitié postérieure de la face externe de l'os malaire, en y comprenant son apophyse zygoma tique, et cela par deux insertions : i"" par l'intermédiaire d'une large aponévrose superficielle très-forte , qui s'étend sur la moitié du muscle ; 2* par des fibres charnues à la face externe de l'os même. De ces origines, les fibres musculaires se portent en arrière, en dessous, et plus ou moins en dedans pour s'insérer sur la face externe d'une aponévrose terminale , qui va eUe-même se fixer à la moitié postérieure du bord latéral inférieur de la mâchoire. Les fibres les plus externes contournent même la mâchoire , et se fixent à un raphé qui lui est commun avec le fallopien (ptérygoïdien externe), raphé formé par un tendon caché , qui se détache du ligament stylo-maxillaire et longe le bord inférieur de la mâchoire. L'aponévrose d'origine forme au bord inférieur un épaississement qui simule un tendon intérieur, lequel longe le bord inférieur du muscle, et donne en dedans attache au fallopien.
ST8TÈMB MUSCULAIRE. 217
Le second chef (PL V, fig. t , 1 3) , insère ses fibres au bord inférieur de Tarcade zygomatique , et se porte en dessous , mais moins obliquement en arrière que le premier, et les fi^xe à la face externe d'une aponévrose terminale qui se rend au bas de la fosse externe de lapophyse coronoïde. Cette aponévrose donne par sa face interne attache à une partie des fibres du crotaphite.
Le troisième chef (PL VI, fig. t , 1 3) , qu on pourrait considérer même comme un muscle particulier, est placé dans la fosse externe de Fapophyse coronoïde. Il prend son origine par une large aponévrose intérieure/fixée en pointe au devant de la cavité glénoïde, et dirigée obliquement en dessous et en avant. Les fibres musculaires naissent sur les deux faces de cette aponévrose , et se portent en rayonnant en dessous, en avant et en arrière, pour s'insérer dans toute la fosse de l'apophyse coronoïde.
3* FaUopien (Court.)! ou ptérygoïdien externe des anthropotomistes (PL Vil , fig. t , 1 5). Ce muscle , presque entièrement confondu avec le suivant , est fort large et aplati ; il naît tout le long du bord latéral de l'os palatin dans sa partie gutturale, ainsi que de la face orbitaire correspondante du même os. De ses attaches il se porte obliquement en dehors , en arrière et en dessous , passe en dehors sur l'apophyse omoïde sans y adhérer, et va se fixer en dedans au bord inférieur de la mâchoire, dans toute sa partie qui correspond à l'apophyse coronoïde, en s'y fixant en grande partie directement , et plus bas à un raphé longitudinal qui le sépare du masseter ; et les fibres les plus postérieures , par une lame tendineuse qui le sépare du ptérygoïdien. Sur l'os palatin le muscle ne naît que par des fibres charnues se rendant la plupart directement sur la mâchoire > mais dont les antérieures superficielles s'y terminent par des fibres aponévrotiques externes.
Comme on voit , ce muscle s'insère sur la mâchoire beaucoup plus bas que chez \ Homme ^ où il se fixe au condyle même, ainsi qu'au fibro-cartilage méniscoïde^ aussi est-il élévateur de la mâchoire, et non prétracteur ou rotateur, mouvements imnossibles chez les Filis.
318 TAOIBliaiR PAâTIB.
C'est un de oes nombreux exemples où la natare nous montre avec quelle sagesse elle sait utiliser mi organe derenn inutile dans la condition spéciale dans laquelle se trouve Fanimai chez lequel elle le pour remployer à une autre fonction.
HlillMKVi
4* Ptérygoïdien (interne) (PL VII, fîg« t , i6). Beaucoup plus que le précédent , avec lequel il est presque entièrement confondu ; et si je le distingue dans le Chat , c'est plus particulièrement pour conserver les analogies avec ce qui existe chez Y Homme et les autres animaux , où ces deux muscles sont bien distincts* U est placé plus en arrière , et en partie en dedans et sous le fallopien. U s'attache au crâne dans la gouttière latérale du sphécoïde , ou plutôt de son apophyse omoïde , par des fibres charnues , et un trousseau de fibres tendineuses internes, fixé au-dessous du trou ovale, en s étendant jusqu'à l'os tympanique. De ces attaches le muscle se porte en dehors , en dessous et en arrière , sur l'angle postérieur de la mâchoire, et plus en arrière, sur le ligament stylo -maxillaire , en se confondant avec le fallopien, dont il est toutefois séparé par une lame tendineuse appartenant à ce dernier.
Ajoutez :
1 * Le Sous-Maxillo-Auriculaire ; 2* Le Labio-Auriculaire ,
Qui ont toutefois une très-faible action sur la mâchoire.
J II. Abaisseurs.
L'abaissement de la mâchoire a lieu , comme chez VHomme , directement par l'action du digastrique , et cela d'une manière plus efficace , non-seulement parce que ce muscle est plus fort , mais parce qu'il n'est pas dévié , et qu'en conséquence aucune partie de sa force ne se perd comme <^iez ce dernier. Le même mouvement a ensuite lieu indirectement, et toujours , comme chez YHomme , par la contraction des muscles stemo-hyoïdien et stemo-thyroïdien , qui, en tirant l'hyoïde en bas.
STSTàMB MOSCOLilBE. 319
donnent nn point fixe à tons les mnscles qui se rendent de ce dernier à la mâchoire et à la langue.
Digastrique (PL IV, 35 , 35'). Ce muscle, très-fort chez les Felis, oii rabaissement de la mâchoire doit se faire avec force pour dégager les dents des substances coriaces dont ces animaux se nourrissent , naît par un tendon court et plat , mais très-vigoureux , sur le bord externe de 1 apophyse jugulaire. Les fibres charnues qui naissent de ce tendon, forment un gros muscle prismatique (35), un peu aplati, qui se porte d'abord en dessous, puis en avant en contournant la timbale. Un peu en arrière du niveau de langle de la mâchoire, ses fibres s arrêtent à une intersection tendineuse (a) , qui se prolonge souvent en aponévrose fort avant sur la face infra-interne du muscle. De cette intersection et de laponévrose dont je viens de parler, naissent ensuite de nouvelles fibres charnues (35') , qui continuent à se porter en avant en formant un muscle plus gros encore que le premier ventre , qui d abord arrondi , pais triangulaire, longe en dessous et en dedans la mâchoire inférieure , et va s'insérer à plus de la moitié antérieure du bord inférieur de cette dernière sur laquelle il étage ses fibres. Il n*est pas bridé à son intersection , comme chez Y Homme , par un ligament qui le lie à Thyoïde , et agit ainsi exclusivement sur la mâchoire.
Ce muscle passe en dedans des cleido-mastoïdien , stylo-hyoïdien , masseter et sous-maxillo-auriculaire ; et en dehors des styloglosse et mylo-hyoïdien.
Ajoutez tous les muscles qui se rendent de Thyoïde à la mâchoire, et ceux qui se rendent de Thyoïde et du crâne à la langue , comme :
1* Le Mylo- Hyoïdien ; 2* Le Génio-Hyoïdien ; 5* L'Hyoglosse; 4'' Le Styloglosse.
220 TEOISliMB PARTIR.