‹ Anatomie descriptive et comparative du chatChapitre 22 sur 45 · NEUVIEME SECTION · texte numérisé non relu

NEUVIEME SECTION

Des muscles moteurs du phaiynx.

On retrouve parmi les muscles qui meuvent le pharynx , tous ceux qu on remarque chez l'Homme et quelques-uns de plus qui existent bien aussi chez ce dernier, mais moins distinctement , et décrits pai: les anthropotomistes comme faisant partie d autres muscles; tels sont le géniopharyngien et le glosso- pharyngien. Tous ces muscles peuvent se distinguer en prétracteurs , élévateurs et constricteurs.

5 I. Prétracteurs.

Deux muscles portent le pharynx en avant à la rencontre du bol alimentaire qu'il doit recevoir; ce sont les :

r GérUo'pharyngien (Winsl.). Portion géniale du constricteur supérieur chez \ Homme (PI. VI, %. 1 1 22). Muscle fort allongé, mince et grêle , qui naît en avant sur Tapophyse géni^ d'où il se porte en arrière,

âSO TROISlàMB PARTIE.

confondu avec la partie inférieure du génioglosse , sur la lace externe duquel il est appliqué. A mesure qu'il va en arrière , il s élai^t ; arrivé à la base de la langue , il se détache de ce muscle , et continuant à se porter en arrière , il passe en dessous , sur les deux tiers inférieurs de la come-céphalique de Fhyoïde , contourne la partie supérieure du pharynx, et se termine au raphé postérieur de ce dernier, en recouvrant en partie le constrictenr-moyen , et se confond avec le glosso- pharyngien. Ce muscle est ainsi séparé du constricteur-supérieur par le constricteur-moyen , et ne fait donc pas partie du premier.

11 est confondu dans les ouvrages d'anthropotomie , soit avec le génioglosse , soit avec le constricteur-supérieur du pharynx , et souvent il n'est pas indiqué du tout.

2' GlossO'pharyngien. Portion linguale du constricteur-supérieur de \ Homme (PL VI, fig. t , 21). Ce muscle ne forme qu'une lame trèsmince de fibres lâches qui se détachent de la partie latérale postérieure de la langue , où il forme la couche intra-inférieure du styloglosse. De là il se dirige en arrière et en haut , passe en dehors sur la cornecéphalique de l'hyoïde , s'enfonce entre le muscle moyen-constricteur et le cérato-hyoïdien , se confond bientôt avec le génio-pharyngien , et va se fixer avec ce dernier au raphé postérieur du pharynx.

Ajoutez :

1 • Le Constricteur-supérieur du pharynx ;

2* Le Bucco-pharyngien ;

3' Le Péristaphylien ;

4** Le Génioglosse;

5** Et tous les muscles prétracteurs de Fhyoïde.

% IL Élé%^ateurs.

Le pharynx est porté en haut principalement par le stylo*pharyngien , secondé par le constricteur-supérieur et le péristaphylien , et tous les muscles élévateurs de Fhyoïde.

STSTiMB MCSGULAIEE. 2fti

Styl(hpharyngien (PL Vlll , fig. t , 55). Il forme une bandelette à fibres presque parallèles , qai s'insère en haut à Fapopbyse styloïde , et phis bas, à la face interne de la pièce sapérieure cartilagineuse de la come-céphalique de Tbyoïde. De ces attaches , le muscle descend , appKqué latéralement sur Fos tympanique , se rend sur la partie suprapostérieure du pbarynx, pénètre sous le bord supérieur du constricteursupérieur et du glosso-pharyngien, à une distance de six à sept millimètres du rapide médian , pour se confondre avec le premier de ces muscles , placé plus en dehors , en se prolongeant à environ deux centimètres sur le rapbé postérieur du pharynx , où il se termine.

Dans sa partie supérieure, il est recouvert en dehors par la corne-céphalique de Thyoïde et le glosso-pharyngien , et plus bas par le constricteur-moyen.

Ajoutez :

I* Le Constricteur-supérieur;

3* Le Péristaphylien ;

y Les muscles élévateurs de Thyoïde.

J III. Constricteurs.

Les anthropotomistes distinguent trois constricteurs du pharynx : un supérieur^ un moyen et un inférieur. Chez le Chat , on retrouve les mêmes muscles, ressemblant même beaucoup à ceux de ï Homme; mais ce qui correspond chez ce dernier au constricteur-supérieur est évidemment un assemblage de plusieurs muscles bien distincts , que je crois devoir décrire en conséquence séparément. Ainsi , la partie qui vient de lapopbyse omoïde forme un muscle parfaitement is^lé , auquel je conserve le nom de constricteur-supérieur, ayant principalement la fonction de resserrer le pharynx ; mais celle qui vi^nt de la base de la langue étant fort distincte de cette dernière, je lui assigne le nom de glossopharyngien ; et à celle qui vient de l'apophyse géni , je la nomme musclé gémopharyngien. Ces deux sont même séparées du véritable constricteur-supérieur par le constricteur-moyen. Quant à la partie

232 TROISlàME PARTIE.

moyenne qui naît chez Y Homme sur le ligament ptérygo-maxillaire , celui-ci n existant p9S dans le Chat , il se continue directement avec le buccinateur, qui forme son prolongement dans Fespèce humaine : il a été décrit avec ce muscle. Enfin , la partie qui , chez Y Homme , se fixe à la mâchoire n'existe pas du tout dans cet Animal , et si elle s'y trouvait d'une manière distincte , elle devrait prendre le nom de muscle mylopharyngien.

I* Constricteur-supérieur (Albin.). Portion ptérygoïdienne du constricteur supérieur de Y Homme (PL VllI , fig. • , 57). S'insère par des fibres aponévrotiques entremêlées de quelques charnues sur le sommet de l'apophyse omoïde , d'où il se dirige en arrière , d'abord bien isolé de tout autre muscle , s'élargit graduellement en écartant ses fibres en éventail, et contourne la partie la plus supérieure du pharynx, pour se terminer au raphé postérieur de ce dernier. Ses fibres les plus supérieures sarquenten haut et se fixent avec le pharynx au sphécoïde, tandis que les plus inférieures , devenant de plus en plus obliques en dessous , se prolongent jusque vers le niveau du larynx , en se confondant avec celles du stylo-pharyngien placé au devant. Ce muscle , très-large dans sa partie postérieure , recouvre , près de son origine , le péristaphylien , et plus en arrière , le stylo-pharyngien , avec lequel il se confond en bas , et se trouve recouvert par les constricteurs-moyen et inférieur.

2* Constricteur-moyen (PI. VIU , fig. t , 61 , 61'). Assez semblable à celui de Y Homme. Ses fibres naissent supérieurement : i"" (61) de la partie latérale de la corne-laryngienne de l'hyoïde, ela* (6 i')sur les deux pièces inférieures de la corne-céphalique du même os. De ces attaches , elles se portent en haut et en arrière , forment un muscle mince membraneux qui contourne le pharynx. Arrivé à la ligne médiane postérieure de ce dernier, elles se terminent dans un raphé longitudinal peu apparent , qui le sépare de celui du côté opposé , et commun en même temps aux deux muscles opposés des constricteurs-supérieurs et des constricteursinférieurs. Les fibres antérieures ou celles venant de la seconde pièce de la corne-céphalique de l'hyoïde montent plus obliquement que les posté-

STSTÈME MUSGOLàlEE. 233

lieareSy et se prolongent en formant une pointe qui va se fixer au corps du sphécoïde, en passant sous les muscles génio-pharyngien et glossopharyngien , avec lesquels elles se confondent , et sur les muscles stylolaryngien et constricteur-supérieur. Dans sa partie inférieure, ses fibres sofot presque transversales , et se trouvent recouvertes par les constricteurs-inférieurs dont les fibres sont plus obliques de bas en haut , et croisent les siennes.

3* ConstricteurHnféneurX^Lhifi.) PL VII, fig. t , 28). Placé comme chez ï Homme j au-dessous du précédent qu'il enveloppe en partie. C'est de même un muscle large, mince et membraneux, à fibres lâches, qui occupe la région latérale postérieure et inférieure du pharynx. Ses fibres naissent sur la face latérale des cartilages cricoïde et thyroïde ; de là elles se rendent en haut , en arrière et en dedans , contournent obliquement le pharynx, et s'arrêtent, comme celles du constricteur-moyen et supérieur, au raphé longitudinal médian qui leur est commun, mais où une partie des fibres s'entre* croisent avec celles du côté opposé. Ce muscle se prolongé en haut jusqu'au corps du sphécoïde où se fixe la muqueuse du pharynx. Ses fibres sont de plus en plus transversales à mesure quelles sont plus inférieures, et les dernières en bas le sont tout à fait , et se confondent avec les circulaires de l'œsophage.

4* Mylo-pharyn^n (Douglas) , portion du constricteur supérieur dans l'espèce humaine. Ce muscle n'existe pas dans le Chat.

Ajoutez :

r Le Glosso-pharyngien ; 2* Le Génio-pharyngien.

DIXIÈME SECTION

Des muscles moteurs de Fh/oïde.

On pourrait placer les muscles de l'hyoïde et du larynx dans un seul paragraphe; ces deux parties étant si intimement unies, qu'elles ne

23A. TBOISlàllS FA&TIBr

peoTentse mouvoir l'ane sans Tautre ; mais, €omme tk remplissent des fcmctions différentes ^ i*ai cra devoir les si^ren

Les mnscles qui meuvent fhyoïde ont généralraaent aussi une grande iaAueDce sur la langue, placée immédiatement au-dessus, et deviennent par là de véritables moteurs de cet organe ; mais , comme ils exercent une action plus grande encore sur le larynx et le {larynx , en agissant principalement dans la modulation de la voix , ainsi que dans la dentition , ils doivent être distingués des uns et des autres , par cela même qu'ils se rapportent à toutes ces parties* Ils se distinguent en prétracteurs, élévateurs, rétracteurs et abaisseurs.

S I. Prétracteurs,

Deux muscles sont principalement destinés à tirer Thyoïde en avant; ce sont le :

r Gémo-hyoîdien (PL VI, %. t, ^4)* Allongé et grêle, appliqué par ses c6tés contre celui du côté opposé ; ce muscle prend son point fixe en avant dans la commissure des mâchoires sur Fapophyse géni , où elles s'insèrent en pointe, ksdeux confondues en une seule masse et sépat-ées seulement par un raphé médian , sur lequel les fibres s'étagen t. De ces points d attache , le muscle se porte en arrière , appliqué sur le mylo-hyoïdien auquel il adhère , et va se fixer au milieu du corps de rhyoïde. A la moitié de leur trajet, et quelquefois aux deux tiers , les génio-hyoïdiens se séparent , mais restent toujours contigus jusquà leur terminaison.

2^" Mylo-hyoïdien (PI. V, fig. t , 25). Forme une large membrane musculeuse qui remplit, avec le muscle opposé, tout llntervalle des mâchoires. Ces deux muscles naissent tout le long du milieu de la face interne , des branches dentaires de ces os , depuis leur commissure jusqu'au-dessus de l'orifice du canal dentaire. De cette ligne , qui est rarement tracée sur l'os dans le ŒcU , les fibres se portent obliquement en dedans et en arrière , formant un muscle mince et large qui passe

STSTiHB MOSCULAIBE. * 3S5

en dedans do dîgastiique , et se rendent, sor on raphé médian qui les s^Mure et qu elles couvrent ju8cp'aa corps de Ihyoïde , auquel les fibres les plus postérieures se fixent directemei^ sons Tattacbe du génio^ hyoiklien.

Dans leur partie moy^ine , ces muscles reposent sur le sous-maxiUo* auriculaire; et en dehors sur les digastriques* En dessus , ils sont con* tigus aux styloglosses, byoglosses, génioglosses et génio-pharyngien.

Ajoutez :

i' L'Hyoglosse; 2"" Le Styloglosse.

S II. Élévateurs.

Deux muscles sont exclusivement destinés à élever Thyoïde; mais ils sont secondés par d'autres qui agissent plus particulièrement sur le pharynx.

i* StyUhhyeidien (PL IV, 37). Ce muscle n'est qu'une très-petite bandelette de deux millimètres de large , qui vient de l'extrémité de la dernière pièce de la corneHaépfaalîque de l'byoiûie. De cette attache il se porte ea bas , passe en ddbors sur le digastrique, qu'il croise obliquement y sans lui adhérer , et va se fixer, par un petit tendon aplati , au milieu dis corps de l'hyoïde , en passant en dehors de tous les muscles qnt se fixent à ce dernier ; tendon qui donne aussi attache à quelques fibres du mylo-hyoïdien.

Ce muscle diffère essentiellement de celai de V Homme ^ en ce qu'il n'est pas traversé par le digastrique.

2* Cércao'hyoïdien (Str.-Doe.) (PL VM, %. », 56). Muscle qui manque à XHomme. 11 naît sur le bord postérieur des deux premières pièces de la corne-céphalique de Fbyoïde, d'où ses fibres se rendent parallèlement entre elles en bas et en arrière , pour se fixer tout le long de la corne-laryngienne du même os. En rapprochant les deux

2â& TEOISIÈMB PAETIEr

cornes de Thyoïde , ce mnsde rend pins petit Tare qu'elles forment et plus aigu Fangle que les deux pièces de la corne -cépfaalique font entre elles, et fait par conséquent monter le corps de Thyoïde, la partie supérieure de la grande corne étant considérée comme le point fixe ; mais il relève plus fortement encore la come-laryngiome , et avec elle tout le larynx.

Ce muscle est subjacent au constricteur-moyen du pharynx.

Ajoutez :

1 "" Le Constricteur-moyen du pharynx ;

2* L'Hyoglosse;

3* Le Mylo-hyoïdien.

$ IIL Rétracteurs,

Cn seul muscle porte Fhyoîde en arrière ; c'est le :

1* Jugulo-cératien (Str.-Dde.) (PL V, %• 1 , 26). Petit muscle quadrangulaire, appliqué sur la partie extra-postérieure de la partie mastoïdienne de la timbale. Il s'attache au bord externe de Tapophyse jugulaire , d'oii ses fibres se portent , en avant et en dessous , sur le bord postérieur de la pièce supérieure cartilagineuse de la come-céphalique de rhyoïde ; en opposition avec le styloglosse , il tire cette pièce en arrière , et soutenant ainsi ce dernier muscle , il en forme en quelque sorte la continuation. 11 est placé en dedans du digastrique et en dehors de la timbale.

2** Omoplat-hyoïdien (Winsl.). Ce muscle de \ Homme n'existe pas chez le Chat.

% ly. yibaisseurs.

Il n'y a également qu'un seal muscle qui abaisse Thyoïde , mais qui est secondé par deux autres encore.

Stemo-hyoïdien ( PI. V, fig. 1 , 3 1 ). Muscle large et grêle , à fibres

ST»TftllE IIC8CULAIHB. 3S7

parallèles, appliqué dans prœqoe toate sa longueur sur la face antérieure de la trachée^artère. Au lieu de se fixer au sternum comme son nom rindique pour \ Homme , ce muscle naît sur la moitié inférieure du cartilage de la première côte , à une petite distance même du sternum. De là il monte confondu d*abord avec le sterno-thyroïdien , qui a la même attache inférieure, mais dont il se sépare au tiers de son trajet , où les deux muscles sont coupés par un raphé fibreux ; et , parti de ce point, le stemo-hyoïdien continue à longer la trachée-artère, et va se fixer au devant du corps de Fhyoïde. Il est couvert par le stemo-mastoidien et le sous-cervico*auriculaire , et recouvre le sterno-thyroïdien.

1* L'Hyo-thyroïdien ; 2"" Le Sterno-thyroïdien.

ONZIEME SECTION

Des muscles moteurs du Larynx.

Le larynx étant composé de plusieurs pièces , présente deux muscles qui le meuvent en entier , et d'autres qui ne meuvent que ses parties ; les premiers comprennent ses élévateurs et ses abaisseurs ; les secondes ses moteurs partiels.

$ I. ÉléxfCLieurs^

Jl n'y en a qu'un propre , le :

Hyo-thyroïdien (PL VI, fig. 1 , 28). Petit muscle allongé et plat, appliqué sur la face latérale du cartilage thyroïde , aii bord inférieur duquel il se fixe ; ses fibres se portent de cette attache en haut et en avant , pour s'insérer aux deux tiers postérieurs de la face externe de la corne-laryngienne de Thyoïde ; les superficielles fi^nchissant cet os , se continuent avec le constricteur-moyen du pharynx.

^S88 TROIftIÈIIB PASTIS,'

Ajoutez tous les nrasoles élévateors de Fhyouie, et sartout : I "" Les ooiisitricteiurMDoy en et inférieur du pharynx ; 2* Le stylo-hyoïdien.

S II. Abaisseurs.

L abaissement da larynx est produit par le muscle suivant , qui Iu| eslt propre , ainsi que par ceux qui abaissent Thyoïde.

StemO'thyroïdien (PL VI, fig. 1, 32). Confondu dans son tiers inférieur avec le sterno-hyoïdien , derrière lequel il est placé. Ce muscle , grêle et fort long , s'attache en dedans de ce dernier à la moitié inférieure du cartilage de la première côte , et non au sternum comme chez ï Homme. De là il monte le long de la trachée artère , placé entre celle-ci et le muscle sterno-hyoïdien , se sépare de celui-ci au tiers inférieur de leur longueur, où ils sont tous les deux coupés par un raphé commun , et va se fixer au bord infrarlatéral du cartilage thyroïde. Il est couvert en avant par le sterno-mastoïdien.

Ajoutez le muscle Sterno-hyoïdien.

$ IIL Moteurs des parties du larynx.

Il y en a sept : un pour le cartilage cricoïde , quatre pour le cartili^ aryténoidien , et deux pour lepiglotte.

r Thyro-cricoïdien (PL VI, fig. 1 , 3o; et PL VU^ %. 1, ^4). Petit muscle quadrilatère placé latéralement sur le cartilage cricoïde, à tout le bord infra-antérieur duquel il se fixe. Ses fibres se rendent deba&en hautj et s insèrent aux deux tiers sternes du bord inférieur du thyroïde. Gontiga en bas à celui du côté exposé, il s en écarte en haut , et les deux laissent ^3tre eux un petit espace triangulaire, oii Ton voit la membrane thyrocricoïdienne.

Ce petit muscle est élévateur du cricoïde.

ST8TÈM£ MQSGU1.A»E. 3^9

â' 07CO-afylén(Hdien-p4^rieut{?l VHI, %. », 6 1 ^ et PL V, ûg. 9, 8). Plaoé «lerrière k laryax^ can%a à celui da côté opposé <, il slnsère en bas, sur le bord inférieur da criooïde , ainsi que sur la crête médiane postérieure. De ces attaches , les fibres se dirigent en haut et en dehors ; les supérieures presque horizontalement , les inférieures dans une direction presque verticale, pour se rapprocher, en rayonnant sur la crête latéro-postérieure du cartilage aryténoïdien, où elles se fitent, en opposition ayec ïe crico-aryténoïdien latéral et le thyro-aryténoïdien. Ce muscle tire le cartilage aryténoïde obliquement en arrière , en dedans et en dessous, et le faisant mouvoir dans cette direction sur son articulation oUique , produit Fécartement des deux cartilages , et par là fouverture de la glotte.

3' Tkyro-aryténaidien (PL VUI, fig. %, 58). Plus Considérable cfae leB deux précédents et placé en dedans de Fàile du thyroïde , au-^ dessus du muscle suivant , où il se fixe le long de la crête médiane de ce cartilage , à côté de son congâaère^De cette iosertioa, le muscle se porte en arrière , et ses fibres se rapprochant , il prend une forme triangulaire et se termine en pointe à la lèvre antérieure de la crête latéro-postérieare du cartilage aryténoïde , en opposition avec le muscle cricoaryténoîdién - postérieur et Tinteraryténoîdien. Il tire le cartilage arytéacfdien en avant , et le fait fléchir en dedans pour resserrer la glotte.

4'' Thyro^piglottique (BétBRGsa)» H n'existe pas dans le Chat.

y Gîùa-aiyténoklien^laténd (Vi. YIU, fig.V, Sg). DefcNrme triangulaire et un peu plus petit que le précédent , auKlessous dncpel il est placé. U nait sur la partie latérale du bord supérieur du cartilage cricoïde, d où ses fibres se rendent obliquement en arrière et en ha^t ^ se rapprochent et se fixent, par de fortes fibres aponévrotiques, à la partie inférieure de la lèvre antérieure de la crête latéro-postérieure du cartilage aryténoïde sons le muscle précédent. 11 fait fléchir le cartilage aryténoïde en avant et en dedans pour rétrécir la glotte.

2&0 TAOISIÀMB PARTIE.

6* Interaryténoïdien (Ste.-DueO- Aryténoïdien de \ Homme. ( PL V, fig. O, 6). Trè&-petit moscle impair, placé transversakmeDt entre les parties infra-postérieures des deux cartilages arytâdoïdes » en opposition avec les deux crico-aryténoïdiens-latéraux.

f Glosso ' épiglottique (PL Vin, fig. S, 58). Petit faisceau musculeux bien distinct, placé longitudinalement devant Tépiglotte dans la partie postérieure de la langue, à côté de son congénère. Ce muscle s attache inférieurement au-devant de Tépiglotte dans sa [moitié inférieure, doù il se dirige en avant et en dessus, croise obliquement rhyoglosse , et se perd , après un trajet de dix à quinze millimètres , dans la cloison fibro-graisseuse qui sépare la langue en deux moitiés symétriques. Il est placé dans le frein de Tépiglotte.

Ce muscle , nul chez Y Homme , est confondu avec le suivant sous le nom d'hyo-glosso-épiglottique , par M. Gbedy , qui Ta décrit chez le

Il relève Tépiglotte en la portant en avant.

8' HyO'cpiglottique (PL VIII, fig. 8 , 37, c). Très-petit muscle à fibres parallèles , placé derrière le corps de Thyoïde , auquel il se fixe , et d oii il se porte en dessous et en arrière, contiguement à son congénère , et s'attache à la partie inférieure de la face antérieure de 1 epiglotte , où il se confond avec le glosso-épiglottique.

Ce muscle a été indiqué avec le précédent par M. Geedy dans le Boeufs sous le nom commun d'hyo-glosso-épiglottique.

9* Âry-épiglottique. Ce muscle, décrit par Vekhbybn , et ainsi nommé par Pauli , n'existe pas dans le Chat.

(*) Thèse inaugurale. Rteherchn , âi$cunumê , etc. Paris» 1823.

SY^TÈMB MUSCULAIRE. ^1

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