‹ Anatomie descriptive et comparative du chat, type des mammifères en général et des carnivores en particulier (volume 2)Chapitre 23 sur 30 · PREMIÈRE SECTION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SECTION

Vertèbres céphaliques.

Des cinq vertèbres de la tête, la premièreou la rhinale est presqae entièrement rudimentaire, comme le sont en général tons les organes placés à la fin des séries, et appartient exclusivement à la face; et la seconde ou ïethmoïdale, neutre que par sa face postérieure dans la composition des parois de la cavité crânienne , formées plus particulièrement par les dernières vertèbres; c'est-à-dire, i^diV \di sphénoïdale ^ la sphécoïdale et la basilaire.

J I. Vertèbre rhinale.

Cette vertèbre est réduite en majeure partie à des pièces purement cartilagineuses. La partie centrale du système nerveux ne s*y prolongeant plus , le canal rachidien y est entièrement effacé ; c est-à-dire , que la lame de la vertèbre ou cartilage épirrhin s'applique sur le corps de cette dernière , et les parties latérales de la masse apophysaire , avec les appendices , contournent la portion antérieure des fosses nasales, où elles sont représentées par les cartilages Pararrhin , les Cornets et les cartilages Alaires ou ailes du nez.

r Cartilage Mésorrhin ou MésorrhinaL Ce cartilage, formant la partie antérieure de la cloison du nez (PI. XII , fig. S, i aé), représente le Corps de la vertèbre ; c'est une lame à peu près parallélogramme assez mince , dont le bord antérieur arqué (a) se termine librement sons les téguments à lorifice des narines; le supérieur, en ligne droite, se continue latéralement de chaque côté avec les bords internées des cartilages pararrhinaux , qui n'en sont réellement que la continuation , et entre ces deux derniers , séparés au-dessus par une fossette, s'applique le cartilage épirrhinal (c) , lame de la vertèbre qui leur adhère par du tissu cellulaire. Plus en arrière, le bord supérieur du cartilage mésorrhin s'articule par syndesmose linéaire avec le bord inférieur des deux lames

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internes des os nasanx. Le bord postérieur vertical s'articule également par syndesmose linéaire , mais dans sa partie supérieure {b) seulement avec la lame verticale moyenne de Fethmoîde, corps de la seconde vertèbre céphalique; tandis qu'inférieu rement les deux lames se continuent Tune par l'autre; et le bord inférieur, également droit, et légèrement renflé en un bourrelet, forme la continuation de celui de la. cloison de Fethmoïde et appuie dans la gouttière de la face supérieure des apophyses palatines des os labraux. La face latérale de ce cartilage est partagée en deux parties par une légère crête verticale (PL VIII, fig. 9, i rf) se continuant en haut avec une saillie semblable de la face interne du cartilage pararrhinal. Au devant de cette crête le mésorrhinal est sensiblement plus mince qu'en arrière.

2* Cartilage Epirrhin ou Epirrhinal (*) (PL XI, i a; et PL XII, fig. S, 3 c). Cette pièce, fort petite et triangulaire, constituant la Lame de la vertèbre, fait le prolongement antérieur des deux os nasaux, et s'applique en dessus dans la gouttière que forment entre eux les deux cartilages pararrhins auxquel il adhère en se prolongeant en une longue pointe formant son angle antérieur.

3* Cartilage Pararrhin ou Pararrhinal (**) (PL XI, i ). J'appelle ainsi les cartilages nommés latéraux du nez chez X Homme, mais qui ne forment dans le Œai qu'une seule pièce avec la cloison , dont il sont toutefois distingués par une gouttière placée le long du dos du nez, et dans laquelle s'applique le cartilage épirrhinaL Ces cartilages latéraux , représentant les Apophyses transs^rses de la vertèbre, forment de chaque côté la voûte de la narine. Ce sont deux lames trapèzes , courbées longitudinalement , dont le bord supérieur ou interne se continue avec le supérieur du mésorrhin; l'antérieur sous -cutané, recourbé en dessous, forme la partie suprà«latérale du bord de la narine; le postérieur s'articule par syndesmose linéaire avec l'apophyse nasale du labral , et l'ex-

0 D'M , sur , et de ^iv , nez.

(••) De TOipà , de cétë , et de plv , net.

38t PRBMliRB PARTIS.

terae ou inférieur se contimie avec le cartilage alaire. A la fsu^ interne règne une légère crête oblique d'avant en arrière , en dehors et en bas , formant la continuation de la crête verticale du mésorrhin , et se terminant postérieurement à la jonction du pararrhin avec le cartilage alaire sous le bord antérieur de Tos labral.

4"* Cornet du nez. J'applique exclusivement le nom de Cornet du nez à celui que les Anthropotomistes nomment l'inférieur, le moyen et le supérieur n'étant que des anfractuosités de l'ethmoïde. Il forme, comme dans ï Homme, un petit osa part (PL XII , fig. •, et PL VIU^ fig. *, 2 g/h), semblable, pour la conformation et les usages, à ces mêmes anfractuosités. Accolé à la base de l'apophyse nasale du siagon, avec laquelle il s'articule, il se prolonge de là en avant en une partie purement cartilagineuse du pararrhinal et de l'alaire. Postérieurement, la portion osseuse s'unit à la vertèbre ethmoïdale par Fintermédiaire de l'unguis ; et, avoisinant la masse anfractueuse de l'ethmoïde , il représente naturellement la parti- qu'on peut appeler X Apophyse oblique postérieure de la vertèbre rhinale.

Sa partie postérieure est une lame extrêmement mince , roulée sur elle-même, formant dans son ensemble une maâse- allongée, placée inférieurement dans la partie antéro-externe des fosses nasales , où elle est dirigée d'avanten arrière et en dessous, en partie enfoncée dans les replis inférieurs des anfractuosités antérieures de l'ethmoïde représentant Tapophyse oblique antérieure de la seconde vertèbre céphalique. La lame ( PL YIII « %• * , 2 y^) par laquelle il s'articule avec i apophyse nasale du siagon, s'étend de l'angle infrà-antérieur de Tunguis, avec lequel elle s articule, également horizontalement en avant , jusqu'à fos labral. Cette Lame, dirigée de là en dedans et arquée en dessous, se divise bientôt en deux autres, dont l'une (e), portée de bas en haut , est simple et étroite ; tandis que l'autre {d) , qui continue à se contourner, se rend en dessous pour s'enrouler en dehors. Celle-ci se divise encore en deux autres lames , dont l'inférieure fort étroite , et la supérieure plus large, font encore plus d'un tour sur elles-mêmes. Eu avant,

STSTÈMB OftS^EUX. 58d

ces cornets osseux se coBtinueot en un prolongement cartilagineux de la face interne du cartilage alaire. Postérieurement , les anfractuosités du cornet ( PL XII , fig. •, e j sont toutes réunies en formant un culde-sac ; et la lame d*origine s articule , ainsi que je Tai déjà dit , avec lunguis , et continue à former plus bas et en avant la paroi interne du canal lacrymal ouvert sous cette lame.

Le cornet ne se développe, à ce qu'il paraît, que par un seul point d*ossification.

§ II. Vertèbre ethmoîdale.

Cette vertèbre , la seconde de la face , commence déjà à entrer par une surface assez large dans la composition de la boîte crânienne, surface plus étendue que chez les Reptiles et les Oiseaux , où lethmoïde est entièrement facial , ainsi que nous l'avons vu plus haut. Cette vertèbre a principalement pour Corps la lame verticale de Fethmoïde : sa Lame est formée par les os nasaux , les Apophyses obliques antérieures^ par les anfractuosités ethmoïdales. Les cornets de Bertin sont les Apophyses obliques postérieures , et les trans\^erses se trouvent dans les os planum.

1 * EÛimoïde. Cet os impair et très-compliqué est placé dans la partie suprà-postérieure des fosses nasales (PL YIII, fig. S, 2 abcd; et PL XII, fig. 4, vu en dessus; fig. ft, vu en dessous; fig. G, en arrière; fig. 9, par le côté gauche; et fig. S, 2 abcd), sous les os nasaux , au devant descoronaux; en dedans des apophyses nasales des siagon , des unguis, et de la partie antérieure de la lame orbitaire des coronaux; au-dessus des cornets et du vomer, et correspondant en arrière au cerveau par sa lame criblée (PLXII, fig. S, 2 ab; fig. ^^ff^i et fig. *, ^/mA), etau sphénoïde ; en avant , à la partie antérieure des fosses nasales.

Cet os , principal siège de lorgane de l'odorat , est extrêmement compliqué chez tous les Mammifères ; mais surtout dans les Carnivores , et spécialement les Felis , les Mustela et genres voisins , qui ont en effet le sens de lolfaction le plus fin; aussi cet os est-il fort difficile à décrire dans ses détails, sans le secours de figures. 11 se compose de sept parties , une moyenne ou sa Lame \^erticale ( XII , %. », 2 abcd ) , le^ vrai corps

38/i PAEMièRE PARTIE.

de la vertèbre , et de trois paires de masses , formées par des lamelles osseuses extrêmement minces , repliées en un grand nombre de circonvolutions irrégulières ou Anfracluosilés de lethmoïde. La première de ces masses ou la supérieure (fig. 4, 5 et •» ah; fig. », abcm; PL VIH, fig. S, 2 agef)\ la seconde masse ou lantérieure {cd/e, PL XII, fig. 4, 5 et •, cd\ fig. », befg)\ et la troisième masse ou le Cornet ûfe BeHin (PL XII, fig. ft, g; fig. G, e, e; fig. », ihm; PL VIII,

fig. S, 2 À).

Vu de côté , Tensemble de Tethmoïde présente une forme triangulaire fortement comprimée, dont l'une des faces {ag\ PL XII, fig. », oA, et fig. • ), dirigée en arrière, est concave , et formée dans ses trois quarts supérieurs par la Lame criblée. La supérieure (fig. 4), avoisine les os du nez, ainsi que les coronaux; et l'inférieure (fig. 5) correspond aux apophyses palatines des os siagonaux et au vomer, qui se confond luimême chez les C/iats^ après la naissance, avec les parties infrà-latérales de l'ethmoïde (fig. 5, aa; fig. K^ikl).

La Lame criblée (ûg.B^JjTgg; fig. 8,2 ai), très-haute verticalement, mais assez étroite , est divisée de haut en bas en deux parties latérales : en haut , par un écartement des anfractuosités supérieures, entre lesquelles pénètrent les lames ethmoïdales des coronaux(fig. S, 5 ai) avec les bords postérieurs desquels la lame criblée s'articule.

Plus bas , dans le tiers moyen , cet écartement se continue sur la face postérieure de la lame, en une simple petite gouttière qui s'efface sur le tiers inférieur; et ces deux parties correspondent en avant à la lame verticale de l'etmoïde (fig. S , 2 abdc), qui sépare avec son prolongement cartilagineux antérieur (2 cd)les deux fosses nasales. A ses bords externes, la lame criblée s'articule avec les lames orbitaire des coronaux, en ménageant entre elles quelques petites perforations représentant les trous de conjugaison communs à la seconde et troisième vertèbres céphaliques, et la lame criblée est elle-même percée, €omme chez ÏHomme^ d'un nombre considérable de petits trous irréguliers de grandeur fort différente, par où passent les nombreux rameaux des nerfs olfactif. Du reste , elle ne présente rieu de remarquable , comparée à celle de

STSTÈUE OSSEUX. 385

Y Homme ^ si ce n'est que l'apophyse Crista-galli est réduite à une trèspetite crête longitudinale.

La Lame s^erdcale mienne est fornjée de trois parties qui se font suite : une osseuse et deux cartilagineuses. La portion osseuse (fig. S, 2 abdc) naît sur les deux tiers inférieurs de la lame criblée , et forme une lai^e cloison médiane, entièrement plane, qui sépare postérieurement les fosses nasales, en se continuant en haut et en arrière avec la lame criblée; plus haut (a/) , avec les deux lames ethmoïdales des coronaux ; lesquelles appuient dans une petite gorge du bord supérieur de cette lame. Plus en avant (/c),elle se continue tant par elle-même que par son prolongement cartilagineux antérieur {cd) avec les lames internes des nasaux. En avant, avec la cloison internasale, corps de la vertèbre rhinale; en bas, la lame verticale et son prolongement appuient dans la gouttière que forme le vomer. La même lame se prolonge également en dessous par une autre partie cartilagineuse (//) faisant la continuation de celle dont je viens de parler, et appuie de même dans la gouttière du vomer. Ces parties cartilagineuses ne sont autre chose que des portions non ossifiées de la lame verticale; la dernière ou inférieure s'ossifie même souvent dans les très-vieux sujets; et c'est elle qui fait plus particulièment suite au corps de la vertèbre sphénoïdale (4).

A droite et à gauche , la lame criblée produit en avant un grand nombre d'autres lamelles osseuses extrêmement minces (fig. 9, abcm) , dirigées en avant et en dessous, en se recourbant latéralement de diverses manières sur elles-mêmes afin d'augmenter leur surface. C'est l'ensemble de ces lamelles qui constituent les Anfractuosités ethm^oïdales supérieures , mais oii Ion ne distingue pas, comme chez ï Homme, de Cornets supérieurs^ à moins d'en admettre plusieurs : ces cornets n'étant au fond qu'une paire de ces lamelles plus grandes que les autres. Ces lamelles ethmoïdales, d'autant plus courtes qu'elles sont plus inférieures, s'arrêtent toutes en avant à une lame commune transversale {bc) , oblique, ' plongeant de haut en bas et en arrière; très-irrégulière, opposée ^ la lame criblée , et à laquelle se fixe antérieurement la masse des Ànftuc-f tuosités antérieures ( befgc).

386 PREUIÈRB PARTIE.

La partie latérale de cette lame forme ce qu'on nomme YOs planum (g) qui correspond à Tapophyse transverse de la vertèbre ethmoïdale, et entre souvent dans la composition de la paroi interne de la cavité orbitaire, où elle forme un petit disque vertical (PL VOl, fig. », 3'") articulé avec le coronal et le palatin , ainsi qu'avec Funguis, appendice de cette vertèbre; mais dans beaucoup d'individus, ces trois os passent librement sur cette petite plaque , qui n'est alors pas visible dans la fosse orbitaire, et prend même une toute autre forme.

La masse des anfractuosités supérieures est recouverte en avant par une partie des os nasaux (PI. XII, fig. S, 3) qui forment de chaque côté la voûte sur elle; et plus en arrière, cette voûte est continuée par les coronaùx (5) qui contournent la masse en dedans , en haut et en dehors, pour former les sinus frontaux (PL VIII, fig. S, 7O, dans lesquels cette dernière pénètre un peu. Sur le côté externe , les circonvolutions de lelhmoïde se moulent sur la lame orbitaire du coronal, ainsi que sur lapophyse nasale du siagon , placé plus en avant , en laissant toutefois un petit espace libre entre eux pour permettre à l'air de pénétrer par les côtés, entre les nombreux replis de l'ethmoïde.

 leur partie inférieure , les deux lames transversales de l'ethmoïde se trouvent réunies postérieurement (PL XII, fig. », i; fig. H, aa) par le vomer (fig. », ikl^ et fig. ft , aae).

Les Arifractuosités antérieures (fig. », befg) sont formées de lamelles semblables à celles des supérieures, et toutes produites par la subdivision de quelques lames principales pai:tant de la face antérieure de la lame transverse, mais on n'y distingue pas nen plus de cornet correspondant au moyen de V Homme. Ces subdivisions des lamelles diversement contournées sur elles-mêmes sont toutes dirigées obliquement de haut en bas et en dehors , formant une masse triangulaire plus petite que celle des supérieurs , et placée entre ces dernières et le cornet.

La masse des anfractuosités antérieures est, comme la supérieure, contiguë en dehors à Tapophyse nasale du siagon (PL XI , 1 4) , et plus en avant à l'apophyse nasale du labral ( 1 3) , en arrière au cornet de Bertin, et avoisine en bas le vomer.

Le Cornet de Bertin (PL XII, %. 1, ndh) représentant l'apophyse oblique postérieure de la vertèbre, forme au contraire souvent une pièce particulière; mais dans le Chat ce n'est réellement que la partie infra-postérieure des anfractuosités ethmoïdales supérieures, dont il n'est <Ustinct qu'à sa face interne. Il est composé comme ces derniers de lamelles enroulées, et constitue une petite masse triangulaire placée devant le ïorps du sphénoïde (fig. S, 4)» ^^^^ sa base postérieure bouche le binus du même côté , ne laissant qu'inierieurement un petit espace par lequel cette cavité communique avec la fosse nasale. Il adhère par son angle suprà -postérieur à l'extrémité inférieure de la lame criblée.

L'ethmoïde se développe par plusieurs points dossification dispersés dans les lamelles de ses anfractuosités et la lame criblée.

2"* Cornet de Berlin ( PL VIII, fig. • , 2 h). Osselet découvert , dit-on , par Bertin (*), dont il porte le nom , forme ordinairement une partie de l'ethmoïde, et reçoit aussi le nom de cornet sphénoïdal, comme placé devant le sphénoïde. Il constitue chez YHomme et plusieurs autres Mammifères une pièce distincte , tandis que dans le Chat , il ne forme que l'extrémité infrà-postérieure de la masse anfractueuse supérieure , et a en conséquence été décrit avec l'ethmoïde.

3*LesiVa5ai«c(PL XI, 2; PL XII, fig- 1, i;fig.«, 3, et fig. tO) représentent la lame de la vertèbre ethmoïdale sans apophyse épineuse. C'est une paire de pièces simples et triangulaires, conmiechezr^o/n/ne , mais toutefois proportionnellement plus grandes , et surtout plus longues, formant une voûte moins saillante , d'oii résulte que chez les Felis , et en général chez presque tous les autres Mammifères, le nez n'est pas si proéminent que dans l'espèce humaine, et d'autant moins, que ces os se dirigent plus en avant et en dessous dans la même directioa que les coronaux. Ces os , au lieu de s'articuler entre eux par un bord étroit comme chez YHomme, s'unissent par une large surface (fig. », 3) due à une lame verticale qui descend de leur bord interne. Le bord infé-

rieur {le) de cette lame s'articule par schindelèse avec la lame verticale (2) de l'etnpoïde qui pénètre entre elles; et plus en avant avec le cartilage mësorrhinal ( i ) en s'y unissant par une syndesmose linéaire. Postérieurement {Id)^ elles s'articulent avec les lames ethmoïdales des coronatix (5), répondante l'apophyse antérieure frontale de ces derniers ou apophyse métopinale , qui en fait la continuation. En avant, la cloison du nasal se prolonge au delà de la partie supérieure osseuse en une petite extrémité cartilagineuse triangulaire ( i c ) , formant le cartilage épirrhinal.

Chaque os nasal forme ainsi une voûte recouvrant la r^on moyenne de la fosse nasale contenant le cornet.

Par la partie postérieure du bord externe , le même os s'articule avec Tapophyse métopinale du coronal (fig. t , 2 ae)\ dans sa partie moyenne, avec l'apophyse nasale du siagon ( 8 ) , et la lame verticale de lethmoïde ; plus avant, avec l'apophyse nasale de Tos labral (6).

$ III. Fenèbre sphénoîdale,

La troisième vertèbre de la tète a, ainsi qu'il a été dit, le sphénoïde pour Corps , et plus spécialement la cloison qui sépare les deux sinus ; les os coronaux forment la Lame; les Apophyses obliques emtérieures et transi^erses constituent les parties latérales des sinus, qui se séparent assez distinctement de la cloison dans les fœtus de presque tous les Mammifères; et les Apophyses obliques postérieures ^nl représentées par les ailes d'Ingrassias.

1 *" Sphénoïde (PI. XII, fig. • , i ; fig. 9^^\elïi^.%,9 — 1 1), ou sphénoïde antérieur des zootomistes. Cet os , qui n'est distinct chez X Homme qu'à l'âge fœtal , répond dans l'adulte à la partie antérieure de la pièce fort compliquée qu'on nomme le Sphénoïde, renferme les sinus, et porte les apophyse d'ingrassias.

La partie moyenne ou le Corps proprement dit de la vertèbre est , dans le Œat^ une lame longitudinale impaire verticale (fig. S, 4 Js^^)^

STSTiHB 08SEU1. 389

dont le bord inférieur (fig. 14, ab)^ demi-cylindrique, fait saillie en dessons dans la partie commune ou postérieure dfis fosses nasales ( fig. 9, I ) , et se termine en avant par une troncature à angle presque droit ou base (fig. IG, oà ) concave, par laquelle le corps de la vertèbre s articule avec celui de Fethmoïdale ; et sa base postérieure plus large, mais également coupée à angle presque droit (fig. 19, 6), se joint au sphécoïde.

Tout le long des côtés latéraux de ce corps, et près du bord inférieur, naît la masse apophysaire constituant la partie commune, ou base de \ Apophyse trcmss^erse , qui commence d'abord par une lame mince et étroite (fig. IG, ade)^ dirigée transversalement en dehors, large de deux à cinq millimètres à peu près , se repliant ensuite verticalement en haut jusqu'au niveau du bord supérieur du corps, où elle se replie de nouveau en dedans pour sarticuler à la fois avec celle du côté opposé et avec le bord supérieur du corps de la vertèbre , formant ainsi de chaque côté de ce dernier une cavité très-profonde d'avant en arrière, constituant les sinus (c, c) fermés en arrière, de manière à former des culs-de-sac ouverts en avant. L'ensemble des parties que je viens de décrire a , de là , la forme d'un parallélipipède creux ^ divisé en deux par une cloison ( aé ) , dont la face inférieure fait partie de la voûte postérieure commune des fosses nasales (fig. 9, i ); les faces latérales (PL VIII, fig. *, 4)* partie des fosses orbitaires; et la supérieure, partie de la cavité crânienne.

Les bords antérieurs ( PL XII, fig. 1 4 , o^c) de cette masse apophysaire se prolongent de cinq à six millimètres au delà du corps (a), en enveloppant les extrémités postérieures des cornets de Bertin, qui pénètrent ainsi un peu dans les sinus. Cette partie .prolongée , constituant les Apophyses obliques antérieures^ s'articule sur les côtés avec ces mêmes cornets ou apophyses obliques postérieures de la vertèbre ethmoïdale; en dessous , avec le vomer, appendice de la même vertèbre , et supérieurement avec la lame criblée.

Sur les arêtes infrà-latérales du parallélipipède (fig. 14 et tft, cfi?) s articulent dans la moitié antérieure la partie postérieure des os pala-

390 PBEMIÈHË PARTIE.

tins(fig. 9, i3), première pièce de l'appendice de la vertèbre; et sur ]a moitié poslériçure, les apophyses omoïdes, ou transi^erses(5^ d) de la vertèbre sphécoïdale ; Tune et lautre par une articulation écailleuse.

L arête suprà -externe (fîg. t S , cd; PI. VIU , fig. 9,^ ab) du parallélipipède, s articule avec la lame orbitaire du coronal^ et dans sa moitié postérieure elle se prolonge en une longue apophyse triangulaire (b; PI. XII, iig.±9^d,d) très-aplatie de haut en bas, dirigée en dehors et un peu en haut, pour pénétrer entre la lame orbitaire du coronal, placé en avant, et lapophyse ptérale du sphécoïde, situé en arrière, en s articulant avec les deux , de manière que la fente sphénoïdale (PI. VIII, fîg. 9,4^)^^ trouve réduite à un grand trou rond ou Trou sphénoïdalj placé à la partie inférieure de cette suture. Ce prolongement, qui constitue XAile dlngrassias^ forme ï apophyse oblique postérieure de la vertèbre, et sa base est percée d'une grande ouverture arrondie ou Trou optique (d), dirigé de Imtérieur du crâne en avant et en dehors dans la fosse orbitaire, où il transmet le nerf optique. Ce trou est réuni à la face cérébrale à celui du côté opposé par une large gouttière transversale (PI. XII, fig. t S et 19, ee) dans laquelle sont appliqués les nerfs opti- , ques, en partant duchiasma.

Cette vertèbre se trouve placée au milieu de la longueur de la tête.

Le sphénoïde se développe comme chez V Homme par trois points d'ossification : un pour le corps, et qui paraît même être double avant l'âge de 4o jours du fœtus, et formant les parties latérales des sinus, et deux pour les apophyses Ingrassiales; mais il est probable que la cloison des sinus, constituant le véritable corps de la vertèbre , est formée par un noyau spécial, que je n'ai toutefois jamais pu apercevoir.

2" Lesa>AY>mitta:(Pl.XI, 4; PI. XII , fig. 1, 2\ fig.«, 6; et fig. t»), ou Lames de X Apophyse épineuse^ qui manque elle-même, sont deux pièces très-larges , comme chez la plupart des Mammifères, et dans \ Homme même ils sont distincts chez les jeunes sujets, en restant quelquefois séparés jusqu'à l'âge adulte,

Ils S étendent depuis la base du nezjusqu auprès du milieu delà voûte du crâne, où ils se continuent avec les pariétaux, parla suture coronopariétale (PI. XI, 4 ^)) perpendiculaire au plan médian de la tète. Ces os sont formés de deux lames principales, dont Tune supérieure ou Frontale (PI Xll, fig. 1, 2 oe^; PI. VIII, fig. », 5fgl), et l'autre latérale ou Orbitaire (5' mhqt). La première, de forme triangulaire^ légèrement convexe d'avant en arrière, et très-arquée en travers, est bornée en dedans par la suture Intercoronale , et sur les côtés, en avant par Tapophyse nasale du siagon , dans le milieu par le bord supérieur ou sourdUer delorbite (PI. XII, fig. t, a de) quon nomme aussi Arcade orbitaire; et en arrière par Tapophyse gonienne {d)\ enfin ^ plus en arrière encore par le commencement de la Fosse temporale {2 cfd).

La lame orbitaire, proportionnellement beaucoup plus étendue que chez Y Homme; d'une part, par Teffet de la grandeur plus considérable des orbites; et de l'autre par l'absence de la cloison postérieure de ces cavités qui les sépare des fosses temporales chez l'Homme. Cette lame est bornée supérieurement parle bord sourcilier {de)àe\o^'^ en arrière, dans la fosse temporale, elle rencontre la lame frontale, avec laquelle elle se continue; et, plus en arrière, elle s'articule avec l'apophyse ptérale du sphécoïde(Pl. YIII , fig. 9, 6 bq) , et en bas successivement d'avant en arrière avec l'nnguis (i a), Tos plaxum (S'''), le palatin ( 1 4) ^t l'apophyse

dlngrassias (4 A^)-

Dans toute sa partie postérieure, le coronal ne forme qu'une lame simple et assez mince, unie par une suture écailleuse avec le pariétal et l'apophyse ptérale qui le recouvrent. Dans son tiers postérieur, il est également mince et simple le long de la suture intercoronale (PL XII , fig. 8, 6 ce), qui n'est que légèrement dentées; mais plus avant, cette suture s'élargit de plus en plus, verticalement, par l'effet d'une cloison triangulaire (5 aide; fig. 19, abcd) qui descend du bord de chaque os dans l'intérieur de la tête , formant la lame ethmoïdale du coronal. Les lames des deux côtés, coupées horizontalement en avant, à leur bord inférieur (fig. 9, 5 al), y appuient dans la gorge du bord supérieur de la lame médiane de l'ethmoïde (2) qui en fait la continuation. Dans

392 PREMIÈRB PARTIE.

sa moitié postérieure , le bord inférieur de cette lame en envoie une autre horizontalement en dehors sur lorbitaire, avec laquelle elle se confond, de manière que l'espace ménagé entre la cloison et la lame orbitaire se trouve converti en une cavité profonde ou Sinus frontal; formant supérieurement la partie la plus reculée des fosses nasales, et dans laquelle pénètre l'extrémité de la masse anfractueuse supérieure de lethmoide.

 son extrémité antérieure , la lame supérieure du coronal s articule avec le nasal; et plus en dehors avec Tapophyse nasale du siagon; enfin, la lame verticale s'articule avec la verticale (fig. 8,3) du nasal par une suture écailleuse très-large.

L'apophyse Gonienne (fig. û, 2 d) termine en dehors l'arcade sourcilière, et se recourbe en dessous et en arrière vers l'apophyse coronale du malaire (i3 a) qu'elle n'atteint pas et se lie simplement avec elle par un ligament complétant le cadre de l'orbite.

En arrière de cette apophyse , la lame supérieure (dfg) se recourbe en dessous dans la fosse temporale (dfc; 3 ç/h; PL VllI, fig. », 5' y/, 7 Imno^ 1 9 m), pour se continuer avec la lame orbitaire sous un angle obtus, dirigé du bord postérieur de l'apophyse vers le sommet de l'apophyse d'Ingrassias (^ b), sans former, comme chez Y Homme ^ de cloison qui sépare la fosse orbitaire de la temporale : fosses confondues en une seule chez le Chat et la plupart des autres Mammifères.

Postérieurement, l'apophyse gonienne se continue, 'comme chez ï Homme ^ par une ligne saillante, arquée (jgt) commencement de la Ligne courbe temporale (PL XII, fig. t, 3, 3 dfh) en se prolongeant sur le pariétal (3), et marque la hmite supérieure de la fosse temporale, circonscrivant les attaches du muscle crotaphyte.

La lame orbitaire du coronal est très-mince , et descend de l'arcade sourcilière obliquement en dedans et en arrière, en présentant en dehors une surface lisse fortement concave , formant le plafond de la paroi interne de la fosse orbitaire.

Près du bord inférieur, au-dessus du sphénoïde (PL VIU, fig. » , 4) (est un petit Trou orbitaire interne postérieur^ communiquant de la

fosse orbi taire dans la cavité crânienne où elle s ouvre, près de lextrémité inférienre de la lame criblée.

Le coronal n a qa un seul point d'ossification.

S IV. Vertèbre sphécoïdale.

La quatrième vertèbre céphalique ou la Sphécoïdale^ ressemble mieux encore que la troisième à celles du rachis. Ses apophyses latérales ont même la disposition qu elles ont sur ces dernières ; et Y Épineuse^ ordinairement représentée par un os à part , connu sous le nom de Wormien , se prolonge souvent sous la forme d'une crête longitudinale le long de la suture sagittale, surtout chez les vieux Carnivores; mais cependant pas dans le Œat.

1 "* LeSphécoïde^ nommé sphénoïde postérieur par les anatomistes comparateurs, comme formant la seconde partie de la pièce unique appelée sphénoïde dans V Homme , est distincte chez tous les autres Mammifères.

Chez le Chat^ \e Corjys de cet os impair (PL XII, fig. », 3 ; fig. 8, 7; fig. 94 et 9ft, ahb)^ est aussi long que celui du sphénoïde, mais beaucoup plus large , et se soude également de bonne heure avec ses apophyses latérales. Il est fortement déprimé et coupé carrément à ses deux bases , dont l'antérieure étroite et pentagonale (fig. 94 et 9ft , à) , et la postérieure (^6) plus de deux fois aussi large sans plus de hauteur. Ce corps de vertèbre correspond dans \ Homme à la partie qui constitue la selle turdque. Sa face inférieure (fig. 9ft , accbb)^ qui est aplatie, mais légèrement concave d'avant en arrière et un peu convexe en travers, fait partie de la voûte gutturale. Sa face supérieure, cérébrale (fig. 94, addee), est au contraire très-concave en tous sens par l'effet d'une dépression du milieu formant la Selle turcique (c) , et d'une apophyse Carrée (ddi fig. 8, 7 c ) placée transversalement sur la partie postérieure.

Cette apophyse carrée , elle-même concave en avant et souvent perforée dans le milieu , a ses angles latéraux (fig. 9é,d,d) prolongés plus ou moins en arrière, et quelquefois divisés en deux ou quatre petites pointes ou apophyses ctinoides postérieures.

Le long de ses deux côtés , le corps de la vertèbre se soude avec la masse apophysaire {bghi; fig. 9ft , bghk) , formant d'abord une pièce à part, qui se distingue encore chez les jeunes sujets, en avant, par une scissure très-fine (ac) terminée à l'orifice du canal didien (c) ; et en arrière, par une profonde échancrure (e), qui se convertit plus tard en un trou , correspondant à la partie interne du Trou déchiré antérieur de \ Homme. Cette masse apophysaire , en parlant du corps de los ^ se dirige d abord transversalement en dessous , et produit bientôt une large lame antérieure quadrilatère {anm) , aplatie de haut en bas , et dirigée obliquement en avant et en dessous. C'est X Apophyse transi^erse , dont le bord interne, taillé en biseau (a/i), s'applique et s'articule sur la moitié postérieure du corps du sphénoïde (antérieur). Le bord antérieur (nm) s'articule avec le palatin, et l'externe (mî) libre, forme le bord latéral de la partie de la voûte gutturale comprise entre le palatin et la timbale. La partie infrà-postérieure de cette apophyse transverse produit une branche styloïde (k) ou Apophyse omoïde ( ptérygoîde interne ), dirigée en arrière et en dessous (PI. VUl , fig. », 6 a ; PI. XII, fig. •, 7 g^); et à la face externe de celle-ci on remarque une crête longitudinale, représentant le rudiment de X Apophyse ptérygoide (externe).

Cette division de l'apophyse transverse en deux branches, dont l'une tournée en avant et l'autre en arrière , se retrouve également sur les vertèbres rachidiennes , et établit un caractère de ressemblance de plus.

La partie moyenne et postérieure (fig. 94, 9ft, ei) de la masse apophysaire s'élargit ensuite plus encore d'avant en arrière , en formant une lame fort mince , courbée dans le même sens en arc de cylindre, concave en dessus, et se partage en deux lobes, dont l'antérieur (A/', fig. *•, z), étroit et allongé, constitue X Apophyse Plérale du sphécoide ou sa Grande aile (fig. », 3" c ; PI. VIII , fig. » , 6Jq)^ formant XAjpophyse oblique antérieure de la vertèbre. Cette aile se relève en s'arquant en dessus, en dehors et en avant , pour s articuler par son bord antérieur avec l'apophyse d'Ingrassias (ibc); plus haut , avec lecoronal ; à son extrémité, avec l'angle antéro-inférieur du pariétal; et à son

SYSTàME 089EUX. 805

bord postérieur^ avec le squammeux (7) , correspondant à la partie écailleusedu temporal de ï Homme ^ et cela par une suture écailleuse où lesquammeux recouvre en dessous lapophyse ptérale.

Le lobe postérieur ( PI. XII , fig. 94 , 9A^fg\ fîg. 96, ka ) , formant X Apophyse oblique postérieure de la vertèbre , est plus court , mais plus large que l'antérieur; il est dirigé obliquement en dessus et en arrière, montant devant la face antérieure du mastoïdien, du tympanique et du rocher, et se continue avec la partie infrà*latérale de la tente du cervelet (fig. 8, 8, klhi) (ossifiée dans le Chat) , avec laquelle il s'articule à son extrémité. Sa face infrà-postériecre est appliquée sur ces trois os, «i laissant entre lui et les deux premiers un espace formant le Canal de la trompe dEustachius ; et plus en dedans , dans son angle avec le corps de la vertèbre et le sommet du rocher, le Trou déchiré antérieur (G^. 94 , 9ft, ybe). Enfin > à son bord externe, ce lobe s articule avec le squammeux.

Dans Tangle (i) formé par Tapophyse oblique antérieure , et la transverse, est une grande échancrure en trois quarts de cercle, convertie en un trou rond par une échancrure correspondante du sphénoïde , et qui constitue le Trou de conjugaison des deux vertèbres , mais que je nomme Trou sphénoïdal (PL VIII, fig. 9, 6 c) répondant à la fente du même nom chez \ Homme. Un peu en arrière de cette ouverture , à la base de Fapophyse transverse {f; PI. XII, fig. »•, g), se trouve le Trou rond^ beaucoup plus petit , dirigé de dehors en dedans et en arrière , communiquant de la fosse temporale dans Tintérieur du crâne : c est le trou siagonal de V Homme. Plus en arrière encore {/; fig. » , 3^) , à la base de l'apophyse oblique postérieure , est un trou plus grand , dirigé également d'avant en arrière et en dedans , qu'on a nommé le Trou ovoie, ou maxillaire inférieur de \ Homme. Dans Tintérieur du crâne, ce trou se continue d'avant en arrière par une large gouttière jusqu'au trou déchiré antérieur. Le trou rond est un accessoire du trou sphénoïdal , et le trou ovale un accessoire du déchiré antérieur. Il n y a pas de Trou sphéco-épineux ( sphéno-épineux ) autre qu'un intervalle mé-* nagé €»tre la timbale et l'apophyse oblique po^érieure , mais qui com-

396 PREMIÈRB PARTIE.

muniqoe de Tintérieur du crâne dans la cavité de la timbale. Dans Imtervalle de Fapophyse oblique postérieure et du rocher, qui représente l'apophyse oblique antérieure de la vertèbre basilaire , est ménagé le Trou déchiré antérieur (fig, », 3 g), ou Trou de conjugaison de ces deux vertèbres ; mais recouvert en dessous par Tos tympanique. Ce trou est partagé en deux parties près le sommet du rocher , dont une externe, plus grande, et une interne plus petite ; et lun et l'autre forment vers l'intérieur du crâne les orifices d'un canal horizontal dirigé d'avant en arrière et en dehors entre lesphécoïde et la timbale , et formant dans sa partie externe plus étroite le Canal du muscle Folien ( antérieur du marteau), et dans sa partie interne plus large, la Trompe dEustachius^ communiquant l'un et l'autre .de la fosse gutturale dans la caisse.

En dedans du trou sphénoïdal, on remarque à la face supérieure une gouttière dirigée d'avant en arrière (fig. 94 , z), qui n'est que la terminaison antérieure du Canal FUdien, lequel perce dans la même direction l'apophyse transverse du sphécoïde, pour s'ouvrir bientôt à la face gutturale de cet os (fig. 9ft,*c).

La Gouttière caverneuse descendant de l'angle postérieur de la selle turcique au trou déchiré antérieur est peu distincte.

Le sphécoïde se développe par six centres d'ossification : deux pour la partie centrale ou le corps , deux pour les apophyses ptérales et deux pour les apophyses omoïdes ; ces deux dernières paires sont encore libres au quarantième jour de l'âge fœtal.

2' Les Pariétaux (Pi. VUl , fig. », 7 ; PL XII , fig. 1, 3 et fig. »») ou Lame de l'apophyse épineuse de la vertèbre, sont deux grandes pièces quadrilatères , bombées , occupant les parties suprà-latérales postérieures du crâne, et articulées entre elles sur la ligne médiane par une suture nommée Sagittale^ sans se relever en crête formant une Apophyse épineuse^ ainsi que cela a lieu chez une foule d'autres Mammifères et surtout chez les Carnivores. Cette suture ne se prolonge pas jusqu'à l'occipital comme chez Y Homme ^ s'arrétant régulièrement à un os wormien {abe)y qui n'existe que rarement dans l'espèce humaine. En avant, les

pariéuux s articulent avec les coronaiix (PL VllI, fig. 9, 7 lq)\ en dehors par Tangle antéro-inférieur {q) avec le sommet de Tapophyse ptérale , lobliqae antérieure de la vertèbre; par le bord postéro-inférieur {op) avec Tapophyse postérieure du squammeux ; par le suprà-postérieur {mn) avec le wormien; par l'infrà-postérieur de la tente du cervelet (PI. Xn, fig. 99 , ht) avec Tapophyse oblique postérieure (fig. VA, ak) de la vertèbre ; et plus bas par l'extrémité du même bord avec le rocher. Dans le milieu , le bord latéral très-profondément échancré des pariétaux (PL Vm , fig. 9 , oq) laisse une grande ouverture entre lui et le sphécoïde, mais fermée par Tos squammeux (19), auquel il s'unit par une suture écailleuse en passant en dedans de ce dernier.

Près des deux bords postérieurs {mno;V\. XII, fig. »», abg)^ part intérieurement une lame osseuse {dghil; fig. 8, 8 ihlk) remplaçant la Tente du cervelet de Y Homme. Cette lame , irr^ulièrement aplatie en avant et en arrière par l'effet des empreintes cérébrales , se dirige obliquement en dedans et en avant, formant un plan plongeant fortement en avant. Les deux lames de droite et de gauche s'articulent! entre elles en ligne droite dans leur moitié supérieure (â/^ fig. 99, e/), mais forment entre elles , dans leur partie inférieure , une vaste échancrure en forme de Porte (m), occupant le tiers du diamètre transversal du crâne, et par laquelle le cerveau proprement dit communique avec le cervelet et la moelle allongée. Les extrémités inférieures (ki) de cette cloison , c'est-à-dire ses parties latérales, descendent jusque sur la face antérieure du rocher, où elles s'articulent par une suture écailleuse avec le bord postérieur de l'apophyse oblique postérieure du sphécoïde, sur le devant de laquelle elle descend un peu. Au-dessus de la porte, la tente du cervelet présente en arrière une large et très-profonde dépression (kk) dans laquelle pénètre la saillie supérieure du cervelet.

Les pariétaux se développent par un seul point d'ossification.

3* Wormien, os impair (PL VIII, fig- », 8; PL XD, fig. 1,4; fig. 8, 9; fig. 99 et 99)^, souvent désigné sous le nom d'interparictal , comme placé postérieurement entre les pariétaux. Il n'existe que rar«-

398 PREMIERE PARTIlk

ment chez ÏHomme , tandis qu'on le trouve d'une manière constante chez une foule de Mammifères quadrupèdes , ainsi que dans un ^and nombre d'autres Vertébrés. Chez le Chat, c'est un os triangulaire placé entre les angles suprà-postérieurs tronqués des pariétaux et de l'occipital, et qui constitue la y éviidhXe Apophyse épineuse de la vertèbre sphécoïdale, dont les pariétaux ne sont proprement que les Lames, cas semblable à celui cité plus haut en parlant des os interépineux des Chbloniens, et de certains Mammifères , tels que les Bœufs , où les apophyses épineuses des vertèbres dorsales antérieures se forment également par un point d'ossification propre, et ne sont alors pas composées de deux pièces latérales.

Le bord postérieur (fig. »S et »0, ftft), le plus long des trois, est concave et s'articule avec l'occipital par la suture Lamdoïde; et les deux bords latéraux {ab) se saturent avec les pariétaux.

Chez les jeunes sujets , la face supérieure est unie; mais dans ceux un peu avancés en âge, sa ligne médiane se relève en une crête FFormienne , plus ou moins saillante (PI. YIII , fig. 9 , 8 mr), qui prend plus spécialement encore la forVne d'une apophyse épineuse terminée à l'occipital.

De même aussi les bords de la suture lamdoïde {nr) se relèvent contre l'occipital, en formant une crête correspondant, par son usage de donner attache à certains muscles , à la ligne Courbe supérieure de t occipital de \ Homme ^ mais que je nomme la C^te lamdoïde.

Cet os, très-caverneux dans son intérieur, surtout vers ses bords ^ ne se développe que par pn seul point d'ossification.

S V. Vertèbre basilaire.

Dans la vertèbre basilaire, le Corps ou os basilaire, les Apophyses obliques , les Transi^erses , la Lame et ï Apophyse épineuse , forment des pièces particulières , longtemps distinctes après la naissance chez la plupart des Mammifères; et se confondant plus tôt chez XSoïïnme^ où elles forment, à l'exception des transverses et des obliques aqlé*

STSTiMB OSSBUl^. 599

rieures, une seule pièce qu on nomme Y Occipital, mais dont je supprime le nom. comme appartenant à un assemblage de plusieurs pièces, pour ne le conserver qu'à la partie supérieure nommée aussi Occipital supérieur.

I ' Basikure. Cet os , qui correspond à l'apophyse du même noiii de loccipital de Y Homme , a déjà été distingué comme une pièce à part par DcLAURENS. C est comme dans lespèce humaine un os plat , hexagonal (PI. Xn, tig. », 4; fig- *» io;fig. W» et W»), plus^allongé devant en arrière que transversalement, et creusé en dessus (fig. 93) en une large gouttière longitudinale ou GoiUtière basilaire. Par son bord antérieur (aa), légèrement convexe, formant l'une des bases du Corps de la vertèbre, il s'articule avec le sphécoïde ; ses bords latéraux antérieurs , les plus longs de tous, se trouvent à leur moitié antérieure {ab) contigus aux timbales , dont ils ne sont séparés que par une légère fissure en dessous; et par une gouttière ménagée entre eux dans Tintérieur du crâne, et logeant le sinus pétreux inférieur (fig. 3, lo aA), mais plus en arrière (fig. 99 et 93, 6c), ces os s'écartent pour former le Trou déchiré postérieur {fi^. », 8 ab). Les bords latéraux postérieurs {de et fig. 9» et 93 cd\ légèrement concaves, s'articulent avec les condy liens, ou apophyses obliques postérieures. Enfin, le bord postérieur {dd), court, paiement concave, et fort mince, concourt à former le Trou occipital (ûg. », 4 O» a voisinant le corps de l'atlas, sans s'articuler avec cette vertèbre ; de même que le corps de celle-ci ne s'articule pas avec l'axis.

A la face inférieure de cet os (fig. 9» ) on remarque plusieurs légères dépressions dans lesquelles se fixent les muscles, grands et petits, droits, antérieurs de la tête.

2"" Rocher. Cet os, ainsi nommé déjà par Rcffcs à cause de sa grande dureté, et reconnu comme une pièce particulière par Dulaurbns, constitue dans les jeunes Chats un os particulier, répondant chez Y Homme à l'apophyse du même nom de ce qu'on appelle chez ce dernier le Temporal , assemblage de plusieurs pièces confondues dans les sujets adultes;

mais formées dans le principe, suivant Béglard {*)^ sans y comprendre les osselets de louie « par six centres d ossification : un pour Tapophyse Styloïdcj un pour lapophyse Corsale (zygomatique) , un pour la partie écailleuse; ces deux derniers composant ensemble los Squammeux; un pour le cadre du tympan ou os TymparUque^ un pour l'apophyse mastoïde ou os Mastoïdien , et une pour le Rocher.

Dans le Cfiat^ le premier de ces points d'ossification n'est pas distinct du rocher , mais il s'en sépare chez certains Reptiles et les Poissons , et ie second ne l'est pas non plus du squammeux ; chez les Vertérrés ovipares il constitue, au contraire, constamment un os à part que j'ai nommé le Corsai. Les autres pièces sont parfaitement distinctes pendant quelque temps après la naissance, et même jusqu'à l'âge de six semaines^ et le squammeux faisant partie de la vertèbre sphécoïdale; il ne reste plus que le rocher, le tympani^ue et le mastoïdien qui fassent partie de la vertèbre basilaire , ou par ses rapports le rocher représente X Apophyse oblique antérieure; Tapopliyse styloïde, la Transi^erse^ ces deux formant la liaison entre le condylien ou Apophyse oblique postérieure^ le basilaire ou Corps de la vertèbre , et l'occipital ou Apophyse épineuse.

Le Rocher (PL XII, %. 3, ii ; et %. 49— ftO; fig. 40 et AO sont grossies) e$t composé de deux parties dont l'une, intérieure au crâne ou le corps de l'os (fig* 49, 49, abcd)^ forme la pyraniide, dont l'analogue porte, chez X Homme plus particulièrement, le nom de Rocher; et dont l'autre {df)^ extérieure, est une apophyse très-comprimée, élevée sur la base externe du corps (PL Vin, fig. 9, 9 bi)^ s'engageant entre le squammeux (19) et le condylien (10), où il se pro- ]on|;e en pointe. Cette apophyse représente par sa partie inférieure (2;) ou apophyse Styloïde^ldi Transs^erse delà vertèbre, en se prolongeant un peu en dessous; mais qui n'est qu'une simple tubérositédansleGW, appliquée sur le .mastoïdien (âi), en arrière du tympanique(2o); et c'est sur elle que se fixe l'appareil hyoïde par l'intermédiaire de ïa corne céphaliquede ce dernier, appendice de la vertèbre; tandis que le corps

f ) NowD. /oum. de méd. ,1819, t. lY, p. p6.

SYSTÈME OSSEUX. &0i

renfermé dans le crâne, enveloppé en dessous et en dehors par le mastoïdien et le tympaniqne, représente, ainsi que je viens de le dire , Tapophyse oblique antérieure.

La partie extérieure du rocher ( fig. 4» et 4S , ef; PI. Vlll , fig. », 9), répondant à lapophyse Styloïde (b)^ se prolonge en bas en formant un angle avec Tapophyse jugulaire (10 d) du condylien, angle dans lequel pénètre le mastoïdien. Entre cette apophyse styloïde , le mastoïdien et le tympanique, s'ouvre le trou Stylomastoïdien (a), orifice de ÏJlqueduc de FaUopius, ménagé dans un pli rentrant que font ces trois os.

La partie intérieure pyramidale du rocher a sa base (PI. XII, fig. 49 et 49 , a/3?,- fig. 8, 11, bc) tournée en dehors, et le sommet (/) obliquement en dedans, en avant et en dessous, en se plaçant dans Tangle que la tente du cervelet (fig. 8, 8, A:Mz ) forme avec le basilaire( 10), en s'articulant avec les deux, et s'avance par son sommet jusqu'à l'angle antéro*postérieur du corps du sphécoïde (7). La face antérieure de la pyramide s'adapte parfaitement à la tente du cervelet, ainsi qu'à l'extrémité de l'apophyse oblique postérieure du sphécoïde, ménageant entre elle et cette dernière un canal (y) communiquant de l'intérieur du crâne avec la caisse, mais fermé par la dure -mère. Dans ce canal s'ouvre ï Hiatus de Fallopius (fig. 4» et 4», g), placé au milieu à peu près de la face antérieure du rocher.

La face postérieure (PI. XII, fig. 4» et ftO), tournée obliquement en arrière, en dessus et en dedans, offre au milieu une large ouverture, entrée du Canal acoustique ou conduit auditif interne (k), par lequel les nerfs acoustique et facial pénètrent dans le rocher. Entre le bord inférieur (fig. 49 et 49, cd; fig. 49 et ftO, bc) et Texterne du basilaire qui lui est contigu, est creusée une gou ttière profonde ( fig. 8, 1 1 et i o ab) , logeant le sinus pétreux inférieur, et qui se prolonge jusqu'au Trou déchiré postérieur, placé dans l'angle que le basilaire forme avec le condylien. Cette gouttière remonte ensuite entre ce dernier os et l'apophyse externe du rocher, pour former la Gouttière latérale (fig, 8, 11^ bg), légèrement courbée en S, Dans la gouttière du sinus pétreux inférieur,

S ouvre, sous la partie postérieure du canal acoustique, \ Aqueduc du Umaçon (fig. ftO, /).

La face inférieure du rocher est dirigée en dessous et un peu en dehors (fig. 49 et 49), et forme la portion moyenne du plafond de la caisse du tympan et de la cavité mastoïdienne (fig. 9 , .8 et 9; PL YIII , fig. 8 , 1 4 et 1 3), lantérieure étant occupée par un repli de Tos tympanique; la postérieure par une lame du mastoïdien , et Tin terne et externe par les deux ensemble, qui recouvrent au-dessous les parties correspondantes du rocher; de manière que ce dernier (12) n'est visible que dans le centre de ces cavités. A son bord antérieur, le rocher s'articule avec Fapophyse oblique du sphécoîde, et les deux ensemble ménagent entre eux et le tympanique (i4), placé en dessous, un espace formant un large canal (14 c) , par lequel la caisse communique d'une part avec la cavité gutturale en dessous du crâne; canal qui loge la Trompe dEustachius (PI. XII, fig. 9 , 3 g^); et d'autre part, il communiquerait avec la cavité crânienne par le trou déchiré antérieur, si l'ouverture ménagée entre le rocher et le sphécoîde n'était pas fermée par la dure mère.

Au milieu de la face inférieure du rocher qui fait partie des parois de la caisse et de la cellule mastoïdienne, on remarque comme chez \ Homme : 1* \e Promontoire (fig. 49, io; fig. 49 , hnnop) , grosse proéminence, presque cylindrique, dirigée de dedans en dehors et en arrière, qui semble sortir obliquement de l'os, en faisant de plus en plus saillie vers sa partie externe, oii ce cylindre, presqu'entièrement dégagé, est terminé par une base convexe, percée au milieu d'une ouverture arrondie, formant la Fenêtre ronde ou cochléaire (/; fig. 49, i; PL VIII , fig. 8, 1 2 b), tournée en dehors, en dessous et en arrière, et placée dans l'ouverture (le communication de la caisse ( i4) ^^^ 1^ cavité mastoïdienne (i3) , dont je parlerai à l'occasion de l'os mastoïdien, mais r^ardant plus particulièrement dans cette dernière. Cette fenêtre communique, comme chez ï Homme, dans la rampe postérieure du limaçon (fig. 4k9,mnop).

A la partie externe de la face antérieure du promontoire est la Fenêtre os^ale ou s^estibulaire{d; PL XII, fig. 49, k; fig. 4V, /), dont le

ST8TÈHB OSSEUX» Ii0$

plan fait face en avant et en dehors. Cette ouverture, plus petite que la fenêtre cocbléaire, communique de la caisse dans le vestibule, commencement de la rampe antérieure du limaçon ; mais elle se trouve fermée par la platine de letrier (fîg. «4, ab) et son ligament circulaire. Cette ouverture forme un petit cadre dans lequel Fétrier est enchâssé.

Au devant de la fenêtre ovale, et par conséquent du promontoire, le rocher présente une forte dépression arrondie ou Digitale (fig. 49, Ar ; fîg. 49, u) , dans laquelle se fixe le muscle Eustachien (interne du marteau). Plus en dehors est une autre petite fosse plus profonde (fig. 49, m; fig. 49, v), que je nomme Cavité ossiculaire ^ comme logeant Tenclume et la tête du marteau. Cette fossette, deux fois aussi longue , d avant en arrière, quelle est large de dehors en dedans, est creusée pour sa moitié externe dans la portion de Tos squammeux ( fîg. 99 , défi) qui complète en haut le cadre du tympan , et pour sa moitié interne dans le rocher. A son extrémité postérieure elle est placée en dehors de la partie de l'aqueduc de Fallopius qui loge le muscle stapédien et audessus de la fenêtre vestibulaire; plus en avant, elle se trouve en dehors de la dépression digitale où s'insère le muscle Eustachien.

C'est dans la partie antérieure arrondie de cette cavité qu'appuie la tête du marteau, sans y être fixée par des ligaments; et dans la portion postérieure (fig. VU, di) est placée l'enclume, qui s'y insère à l'os squammeux par l'extrémité de son apophyse externe, au moyen d'un petit ligament (/)

Au bord antéro-intérieur de la cavité ossiculaire se trouve une apophyse que je nomme Bhincoïde {*) (fig. 49, 49, b; fig. 49, ftO, a), formant l'angle antéro-externe du rocher , et à laquelle s'insère le tendon du muscle Folien (antérieur du marteau).

Nous avons vu plus haut que Y Hiatus de Fallopius, orifice intérieur de l'aqueduc de Fallopius, est placé à la face antérieure du rocher; ce canal , en partant de là , traverse cet os de dedans en dehors et en ar-

nDe^u7x<K,bec; etdetRo<, forme,

liOk PREMIÈRE PARTIE.

rière , passe sur le milieu de la dépression qui loge le muscle Eustachieu , et se recourbant ensuite en dessous et en arrière^ il va s ouvrir au de* hors , après avoir contourné la caisse , par le Trou stylo-mastoïdien supérieur ( PI. VIII , fig. », 9 a). En dehors du promontoire, ce canal s élargit beaucoup en une cavité dirigée d avant en arrière, séparant cette saillie de la partie externe du rocher. Cette portion osseuse de laqueduc est ouverte en dessous dans la caisse par un orifice assez large en dehors de la fenêtre cochléaire , et par une simple fissure en dehors de la fenêtre vestibulaire , fente ménagée entre le promontoire et la languette que le tympanique envoie sur le rocher; et du côté de Tos mastoïdien ^ l'ouverture est close par une lame repliée de cet os ; et ses parties réellement ouvertes sur les os sont fermées par un prolongement membraneux du canal. En dehors de la fenêtre vestibulaire, laqueduc renferme, outre les nerfs facial et pétreux qui le parcourent, encore le muscle sta pédien , dont le tendon sort par une petite échancrure de la fente dont il a été parlé un peu plus haut, pour s'insérer au sommet de letrier.En arrière du mastoïdien, l'aqueduc est de nouveau osseux, mais formé par la Juxtaposition de cet os placé en dedans, et l'apophyse styloïde placée en dehors.

La première partie de l'aqueduc est fort étroite et loge le nerf pétreux, mais arrivé près du fond du conduit acoustique (auditif interne) il s'abouciie avec un canal bien plus large venant de ce dernier et logeant le nerf facial , de manière que dans la seconde partie l'aqueduc qui renferme les deux nerfs confondus, est sensiblement plus vaste, ayant près d'un millimètre , calibre qu'il conserve jusqu'à sa terminaison au trou stylo-mastoïdien , par oii le nerf facial sort.

Le conduit acoustique (PL XII , fig. ftO, k) se divise de suite en deux branches, dont l'une, plus petite, forme un gros canal fort court, partant de sa partie supérieure et dirigé obliquement en avant et en dehors pour se terminer dans l'aqueduc de Fallopius, où il transmet le nerf facial , lequel s'y anastomose avec le nerf pétreux.

La seconde branche, la plus forte du conduit, se dirige en avant et forme \ Ombilic du limaçon dont je parlerai plus bas.

SYSTEME OSSEUX. j^05

En dedans da bord postérieur de rouvertiire du conduit acoustique sont deux petits trous (/n), orifices de deux canaux dirigés en dehors pour s'ouvrir dans la partie interne du vestibule, où ils transmettent les nerfs vestibulaires , absolument comme chez ï Homme.

Dans l'intérieur du rocher est creusé le Labyrinthe^ cavité assez peu différente de son analogue chez Tespèce humaine et composée de même de six parties bien distinctes , le Vestibule , les trois Canaux semîcirculaires^ le Limaçon et \ Aqueduc du limaçon.

Le Vestibule est une cavité assez grande , irrégulière , qu on peut cependant encore comparera une pyramide triangulaire très-déprimée, ayant ses angles et ses arêtes arrondis. Il est placé en dehors de la base du Limaçon , dont il n'est réellement que la première partie très-dilatée en pavillon triangulaire de la rampe de la fenêtre vestibulaire. La base de la pyramide qu'il forme est tournée eu avant et en dehors , et c'est dans son milieu qu'est percée cette ouverture. Dans son angle infràin terne, le vestibule se continue par une grande ouverture avec la rampe antérieure du Limaçon ou Rampe de la fenêtre i^estibulaire. A son angle infrà- externe, il communique, sur la pièce osseuse, par une fente étroite , avec la Rampe de la fenêtre cochlèaire , dont il est séparé par le commencement de la lame spirale de la columelle du li* maçon ; mais cette fente est fermée par une expansion membraneuse , continuation de cette lame spirale osseuse. Dans Tangle antérieur s'ouvre la branche antérieure du canal Semi-circulaire externe ou horizontal (fig. 49, hjg)^ et un peu plus haut la branche antérieure du canal semi -circulaire supérieur ou Interne (fig. ftO,^). Au sommet du vestibule est l'orifice commun à la branche postérieure du canal semicirculaire supérieur (^)et à la branche supérieure du Canal semi-circulaire postérieur (hg). Un peu au-dessus de la fenêtre cochlèaire, estl'orifice commun de la branche postérieure du canal semi-circulaire horizontal (fig. 49, Ajg) et de la branche inférieure du canal semi-circulaire postérieur (Jg). Ces dispositions ne sont , comme on voit , pas tout à fait comme chez Y Homme , où le canal postérieur s'ouvre dans le vestibule séparément de la branche postérieure du canal horizontal.

Dans la paroi suprà-interne du vestibule est lorifice du canal par où entre le nerf vestibulaire.

Les Canaux semi-circulaires , au nombre de trois , dont je viens de parler, sont de petits conduits creusés dans la substance du rocher, et dont le nom indique la forme. Ce sont de petites arcades dont les cavités parfaitement unies à leurs parois, peuvent loger exactement un crin de cheval. Le premier Externe ou {Horizontal (fig. 40, hjg) contourne en dehors Ja cavité de la pyramide (fig. 4», e) qui loge le muscle stapédien. Le seconà Interne ou le Supérieur (fig. *0,^) passe dans une saillie (fig. 48, e) du rocher, placée au-dessus d'une fosse située au-dessus du trou acoustique. Enfin, le troisième ou \e Postérieur (fig. 4k9,fg) traverse la partie suprà-postérieure du rocher, sans être marqué à la surface , entre la partie intérieure pyramidale et la partie extérieure de cet os.

De même que chez X Homme , ces trois canaux ont leurs parois formées de substance éburnée chez les très-jeunes sujets , et se trouvent plongés dans la matière spongieuse qui constitue alors la partie environnante du rocher.

Dans cet état , ils sont faciles à mettre à découvert , en coupant cet os ; mais plus tard , la matière spongieuse devient si dense qu'on a de la peine à distinguer ces canaux et à les mettre à nu.

Le Limaçon (PI. XII, fig. 49, Imqxorp) déjà découvert, ainsi que ses rampes, par Empédogles, disciple de Pythagoras, est ainsi nommé pom* sa ressemblance avec la cavité de la coquille de ce nom , mais ressemble encore mieux à celle d'un Turbo ombiliqué, dont la Columelle aurait un fort pli très-saillant. Ce limaçon formé de deux tours et demi de spire, comme chez \ Homme , occupe plus spécialement l'intérieur du promontoire {ghn; fig. 4», iko\ à la surface duquel on remarque une l^re dépression oblique, indiquant, comme dans les coquilles de Limaçons et de Turbo ^ la réunion des tours; c'est-à-dire l'endroit de la cloison spirale qui les sépare (fig. 49, rs). Vers le milieu (o) de la distance, entre la fenêtre vestibulaire et le sommet du rocher, le promontoire forme une saillie arrondie obtuse , au centre de laquelle est intérieurement le

STSTÈMB 0S8BDX. hOl

sommet de la gpire. L'ouverture, ou la bouche de la coquille, correspond aux deux fenêtres prises ensemble (kt)^ mais se trouve partagée en deux orifices par une forte arcade osseuse (kp) qui passe sur son milieu , et dont lun (t) , tourné en dehors , en arrière et en dessous , est la /enétre ronde ou Cochléaire; et l'autre (k)^ placé plus haut et plus en avant, tourné en dehors et en avant, est la Fenêtre os^cde ou Vestihulaire. Cette arcade présente en dessous, dans toute sa longueur, une crête saillante, unie par son bord au moyen d'une expansion membra* neuse, au pli ou Lame de la columelle, dont cette crête n'est séparée que par une fente remplie par cette membrane. La lame de la columelle {pq , £r) naît en arrière de la fenêtre cochléaire , prend la même direction que l'arcade dont je viens de parler, et se continue sous elle , en suivant sa crête. Cette lame perpendiculaire, à l'axe de la columelle, traverse à peu près les deux tiers de la cavité et va se fixer, après être devenue très-mince » par un prolongement membraneux, à la paroi opposée. Par le moyen de cette lame, formant une cloison spirale, la cavité du limaçon se trouve divisée en deux cabaux presque égaux ou Rampes^ dont l'un , d'abord beaucoup plus large, s'ouvre dans la caisse par la fenêtre cochléaire; et l'autre, plus étroit, par la fenêtre vestibulaire.

La moindre largeur de cette dernière rampe , dans le premier demitour de spire , est due à une forte déviation de Taxe du limaçon qui s'arque, en présentant sa convexité en dedans, c'est-à-dire que, dans sa première partie, il est dirigé en avant, tandis que dans sa partie terminale il est dirigée en dehors et un peu en avant; et la lame spirale trèslarge en partant de son origine, se porte d'abord en dehors et obliquement d'arrière en avant , mais se recourbe bientôt en dessous et en avant, puis ea dedans et en avant , pour contourner la première partie de la columelle dont Taxe est horizontal, et la rampe vestibulaire se trouve comprimée dans la concavité que forme celui-ci. Cet axe est, ainsi que je l'ai déjà dit 9 creusé d'un Ombilic semblable à celui de la coquille de plusieurs gastérc^des; et cette cavité est ouverte à la face interne de sa première branche par le Trou acoustique (fig. 49, k; fig. ftO, k) , branche qui con-

&08 PREMIÈRB PARTIE.

stitue proprement le Conduit Moustique , que traverse le nerf du même nom. Vers le sommet de la spire, la rampe vcstibulaire devient progressivement plus large que Fautre ; et le prolongement membraneux finit par une troncature , d'où résulte une ouverture de communication entre les deux rampes, qui se trouvent par là confondues en une seule dans le dernier demi-tour de spire, et forment ensemble , dans le sommet du limaçon, une cavité commune, mais qui est plus particulièrement la continuation de la rampe de la fenêtre vestibulaire. Cette cavité, en forme de culde-sac triangulaire, est ce qu'on a nommé V Entonnoir chez \ Homme.

Tout le long de son bord, la lame osseuse de la columelle présente, à sa face tournée vers la spire , une lisière un peu rugueuse où la lame est plus mince que dans le reste de sa largeur, lisière occupée par un canal membraneux parcourant le bord de la lame, et qui commence par un cul-de-sac sous larcade osseuse qui sépare les deux fenêtres , et décroît insensiblement jusqu'au sommet de la spire. Je nen connais point l'usage; mais il a déjà été signalé par Guvier, qui paraît lavoir observé le premier dans un Delphinus.

Près de la columelle , où cette lame est épaisse , elle renferme un canal arrondi qui en suit également les contours. Ce canal commence dans la partie la plus large de cette lame par une première portion à parois caverneuses , dont la cavité se prolonge par plusieurs petits trous dans la partie celluleuse de l'os. Un seul pore presque imperceptible formant , à ce qu'il m'a paru , le commencement de ce tube , s'ouvre chez les trèsjeunes sujets dans le vestibule. Dans le restant du canal les parois sont unies, et le calibre, décroissant avec la largeur de la lame spirale, finit par devenir tellement fin , qu'il m'a été impossible de m'assurer comment ce tube finissait. Il paraît qu'il n'existe rien de semblable chez \ Homme.

V Aqueduc du Limaçon est, dans les très-jeunes sujets, un gros canal droit, qui s'ouvre extérieurement au bord interne du rocher (fig. ftO, /), dans la gouttière qui loge le sinus pétreux inférieur, sons l'orifice du conduit acoustique , d'où il se rend horizontalement en dehors pour s'ouvrir dans la rampe de la fenêtre cochléaire , et au-dessous de cette dernière. Ce canal communique librement avec la rampe , dont il

SYSTàME OSSEUX. J!i09

est nne dépendance, mais se trouve fermé par des parties membraneuses à son antre extrémité. Ce canal devient proportionnellement de plus en plus étroit à mesure que lanimal avance en âge , et son orifice extérieur se ferme , même sur los.

Quant à \ aqueduc du Vestibule , il n'existe pas dans le Chat, où Ion ne remarque même aucune ouverture à la face du rocher où se trouve son entrée chez \ Homme , et Ion sait que dans ce dernier déjà , ce petit canal est souvent presque imperceptible.

Le rocher ne se développe que par un seul point d ossification , et dans l'espace de quelques semaines après la naissance , il se soude à Tossquammeux , et plus tard avec le tympanique et le mastoïdien. Cet os , déjà fort grand proportionnellement chez l'Animal qui vient de naître , atteint rapidement tout son développement , au point que le labyrinthe a déjà , à Tâge de six semaines , à peu près les dimensions qu'il doit avoir chez ladulte : le sommet seul du rocher se prolonge encore après.

N. B. Quoique los mastoïdien , le tympanique et les osselets de louïe forment les premières pièces des appendices de la première série de la vertèbre basilaire, dont l'oreille externe constitue la partie terminale; et qu'en conséquence toute cette chaîne doive être décrite dans l'article suivant , je crois cependant devoir placer ici la description de ces os pour ne pas les séparer du rocher, avec lequel ils forment la partie osseuse de Forgapede l'ouïe, et , pour plus de clarté , je commence parle mastoïdien et le tympanique, comme concourant avec le rocher à former la cavité mastoïdienne et la caisse dans laquelle sont renfermés les osselets proprement dits de l'ouïe; tandis que dans leur véritable série ils doivent se succéder dans l'ordre suivant : l'étrier, le lenj^iculaire , l'enclume, le marteau, le tympanique, le mastoïdien et l'oreille externe,

3* Mastoïdien. Cet os (PI. VUI, fig. », 21; PL XII, fig. », 8; et fig. ftt, abcd) correspond à l'apophyse mastoïde de \ Homme ^ où il forme également une pièce distincte dans le fœtus ; tandis que chez lé Chat il ne se sonde avec les os a voisinant , et d'abord avec le tympanique {fgh) , que vers l'âge de deuxmois, et plus tard avec le rocher;

&10 PREMliaB PARTIE.

mais non avec loccipital , comme le prétend Cuvier , qui parait avoir pris Tapophyse jugulaire pour la mastoïdienne (*) , et n'avoir pas ainsi distingué le vrai mastoïdien d'avec le tympanique , les citant toujours collectivement sous le nom de Caisse.

Le mastoïdien du Chat forme la majeure partie de la Timbale, grosse ampoule osseuse (fîg. », 8 et 7) qu on remarque au crâne de ces Animaux, ainsi que chez plusieurs autres Carnivores encore , qui paraissent avoir loreille très-fine; ampoule qui renferme non-seulement la vraie Caisse (9 , fig. ft t,^^e/A), lanalogue de ce qu'on appelle ainsi chez Y Homme, mais encore la Cellule mastoïdienne {abcdie\ fig. 9,8) réduite à une seule grande cavité , plus vaste du double que la caisse placée devant. Cet os , avec sa cavité , a , chez le ChcU, à peu près la forme d'un segment sphérique , comprenant près d'un quart de sphère , et pénétrant par ses deux plans entre le tympanique placé en avant et le rocher placé audessus. Le plan qui touche à ce dernier laisse vers le centre une grande échancrure (fig. *1 , e/û?), par laquelle le promontoire, avec la fenêtre cochléaire pénètre dans la cavité du mastoïdien ; et la cloison {dU) , commune à cet os et au tympanique^ étant repoussée dans la cavité mas* toïdienne, elle y fait une forte saillie, et se trouve également échancrée à son bord libre tourné en avant, de manière à laisser le promontoire à découvert lorsqu'on regarde la tête par le côté , et s'applique inférieurement contre cette proéminence , au point de ne laisser qu'une simple fissure entre eux; tandis que vers le haut du promontoire, en dehors de la fenêtre cochléaire, dans la partie e/, cet intervalle forme une grande ouverture triangulaire par laquelle la caisse communique, ainsi que par la fissure dont je viens de parler, avec la cellule mastoïdienne, et que la fenêtre cochléaire placée entre ces deux cavités donne cependant plus dans cette dernière.

Le mastoïdien formant une grosse boursouflure est très-mince dans ses parois , qui n'ont pas un demi-millimètre d'épaisseur , mais se trouve entièrement formé de matière éburnée très-compacte.

i^) Leçom d'anai. amp. , t. II, p. 27 et 466.

8T8TÈMB OSSBOX. &ii

A son extrémité antérieure, il produit une petite apophyse angulaire (c) , articulée avec le sphécoïde , en pénétrant par en dessous entre le corps de celui-ci et son apophyse oblique postérieure. En dehors de cette apophyse se trouve une profonde gouttière demi-cylindrique {Hc) , dirigée d'avant en arrière, et convertie en un gros canal, par l'apophyse oblique postérieure du sphécoïde qui passe dessus. Ce canal, qui loge en dedans la Trompe dEustachius , et en dehors le Muscle FoUen (antérieur du marteau ), communique de la fosse gutturale dans l'intérieur de la caisse du tympan et de la cavité mastoïdienne.

L'os mastoïdien ne commence que par un seul point d'ossification , qui ne paraît même que quinze jours après la naissance ; et à six semaines il est entièrem^it formé , et s articule avec tous les os voisins.

4* Tympanique ou Cadre du tympan ^ reconnu comme os à part dans Y Homme par Libotau. Cet os (PI. VIII, fig. * , !20; PI. XII, fig. 9 , 9 ; et fig. ftt , i&ç/^) , constitue en effet aussi , dans les très*jeunes 6S(ia&, cest^-dire jusqu'à l'âge de wi semaines, une pièce particulière; et déjà à la naissance il forme un anneau ovale presque complet (fig. Ht , abc) soutenant la membrane du tympan , d'où le nom de cadre du tympan. A son extrémité supérieure, cet anneau est interrompu, mais complété par l'os squammeux (dé) , avec lequel ses deux branches s'articulent dans le jeune âge , pour se sonder plus tard avec lui ; mais bientôt ce cadre, dont le cUamètre intérieur est aussi grand à la naissance que chez l'adulte, s'élargit, et à l'âge de cinq mois il a déjà pris à peu près tout l'accroissement qu'il est susceptible d'atteindre, et s'articule dans tout son pourtour avec les os voisins ^ avec lesquels ils doit se confondre. D'abord plus lai^e en avant que dans sa branche postérieure (bc) , qui n est qu'un simple filet à la naissance , ceUe*ci gagne rapidement en largeur, et finit par surpasser de beaucoup l'antérieur. Après avoir pris tout son développement, cet os offre extérieurement la forme d un gros bourrelet déprimé, plus large en bas qu'en haut; mais vers l'intérieur de la caisse, il présente tout autour de son ouverture ou Trou auditif (externe) une arête saillante, sur laquelle se fixe le Tympan^ membrane

&i2 PBBMIÈRB PABTIB.

très*inince et sèche ^ tout à fait semblable à celle de \ Homme ^ et contenant de même, dans son milieu, le manche du marteau (PL VIII, fig. V, 20 cd)^ qui lui adhère suivant toute sa longueur, en s y dirigeant de haut en bas, en dedans et en avant. Par Feffet de la saillie de cette crête, il reste entre la membrane du tympan et le bord de Touverture un canal étroit en haut et plus profond en bas, faisant ainsi partie du Méat extérieur; et sur le bord même du cadre, se fixe le Coruiiut auditif (externe) (PI. V, fig. t, ao),cartilagineuxdansle6iW, qui doit être considéré comme faisant partie de lostympanique^dont il nest qu'une continuation, et ossifié dans beaucoup d autres animaux, comme les Lq}us, les RuAinants, etc. Ce conduit cartilagineux est un tube cylindrique, de six à sept millimètres de long, faisant saillie sur les bords du trou auditif, et se recourbe en dehors et un peu en haut, en se terminant par une troncature oblique de haut en bas et en arrière. Ce tube pénètre dans le cornet de loreille avec lequel il s articule.

En dedans de l'arête qui porte la membrane du tympan, Tos s'élargit beaucoup, surtout dans sa branche postérieure, formant une très-large gouttière qui contourne cette arête. Au haut des deux branches, cette gouttière a environ deux millimètres de large ; mais augmentant progressivement, elle en acquiert quatre et plus encore en profondeur, dans la partie inférieure, où elle forme ainsi une cavité fort évasée, qui constitue la principale partie de ce qu'on appelle la Caisse du tympan; cavité complétée en dedans et en haut par la face inférieure du rocher, et séparée de la cellule mastoïdienne (PI. XII, fig. AI, abc) par la cloison (eld; PI. VIH, fig. 8, li ab) commune aux deux os, formée par deux lames adossées et soudées entre elles.- Â ses deux extrémités (PI. XII , fig. A9, ac) l'os tympanique s'articule primitivement avec le squammeux (de) , et se soude plus tard avec lui ; mais ce dernier os ne donne pas attache à la membrane du tympan , de manière que celle-ci présente dans sa partie supérieure , qui correspond à cet os , un bord libre , séparé de l'os squammeux par une ouverture par laquelle le méat externe communique avec la caisse.

A sa face antérieure ( fig. A±,/go)^ le tympanique présente un large

STSTàMB OSSEUX. At8

aplatissement par lequel il s'applique en dehors contre le squantmeux , en laissant entre eux la Fissure de Gloser (^. M, g h); et plus en dedans y il appuie contre Fapophyse oblique postérieure du sphécoide. Vers rintérieur de la caisse, Textrémité antérieure du lympanique produit une apophyse Cannelée (fig. AI , o) dirigée en dedans, rapprochée du rocher placé dessus , et creusée à sa face supérieure qui correspond à ce dernier d'une petite gouttière dirigée obliquement en arrière et en dehors, dans laquelle est logé le tendon du muscle Folien (antérieur du museau). Cette gouttière est la continuation interrompne d'une autre (yA") placée plus en avant, en dehors de la trompe d'Eustachius , et dans laquelle se trouve paiement placé le même muscle.

Entre l'extrémité postérieure du tympanique (PI. VIII , fig. * , 30) , et la partie voisine du mastoïdien (2 1) se trouve, au-dessous du trou Stylomastoïdien (a) supérieur, une gouttière verticale , terminée en haut par un canal très^troit , lequel pénètre dans la caisse , en passant entre les deux lames de la cloison qui sépare celle-ci de la cavité mastoïdienne et que je nomme le trou Stylo-mastoïdien inférieur,

La Caisse du tympan (fig. 8, 14)9 cavité formée principalement par los tympanique et le rocher, ainsi que par une petite partie du squammeux , et de l'apophyse oblique postérieure du sphécoide*, a , comme le premier de ces os, qui la renferme presque en entier, la forme d'un élipsoïde assez fortement déprimé , d'environ quinze millimètres dans son plus grand diamètre de haut en bas, dix d'avant en arrière et cinq de dehors en dedans , dont l'une des faces est occupée par le trou auditif, etlautrequiiuiest opposée, par le rocher (12) fermant la cavité en dédans. C'est-à-dire, ce dernier n'entre dans la composition de la caisse que dans sa moitié supérieure , jusqu'à une ligne (a&) qui divise le promontoire horizontalement en deux moitiés égales, ligne correspondant au bord libre de la cloison ( 1 4) qui sépare la caisse de la cavité mastoïdienne ( 1 3) , seconde chambre de la timbale , et au moins trois fois aussi spacieuse que la caisse proprement dite ; mais qui ne peut pas recevoir le même nom, étant l'analogue des cellules mastoïdiennes de \ Homme. J'ai déjà fait remarquer, en parlant de cette dernière cavité, que œs deux

Ilill PREMIÈRE PARTIE.

chambres communiquent entre elles par une longue ouverture ménagée entre le promontoire (12) et la cloison qui les sépare; ouverture réduite dans ses deux tiers inférieurs à une fente assez étroite, mais fort grande et triangulaire en haut, où elle correspond au sommet du promontoire, de manière que la fenêtre cochléaire (b) r^arde à la fois dans Tune et lautre de ces cavités.

La caisse renferme quatre petits osselets disposés en une seule chaîne et en tout presque entièrement semblables à ceux de loreille de \ Homme, Ce sontTétrier (PI. XII, fig. ftS, ahc)y le lenticulaire (a), lenclume (def) et le marteau (ikgn).

Los tympanique ne se développe que par un seul point d'ossification.

5* Étrier. Ce premier petit osselet de la caisse paraît avoir été découvert par IngrassiaSy qui lui donna sur sa forme le nom d*étrier. Il a , ainsi que les trois suivants , dès la naissance , la grandeur et la forme qu il offre chez l'adulte ; et se compose , de même que dans l'espèce humaine , d'une Platine ovale ( PI Xll , fig. 58 , ab; et fig. SS, SU et Sft , ab)yk bords un peu relevés, surmontés aux deux extrémités d'une tige (ac et bc)y réunies à leurs sommets où elles présentent une troncature commune, par laquelle l'étrier s'articule avec le lenticulaire. Sa platine est appliquée dans le cadre que forme la fenêtre vestibulaire, et s'y trouve fixée par un ligament circulaire qui l'unit au pourtour de cette ouverture. De là , l'étrier s'élève non pas perpendiculairement sur le plan de cette dernière , ce qui le placerait dans une direction oblique de bas en haut, en avant et en dehors, mais directement en dehors et un peu en dessous , dans la caisse du tympan , pour s'articuler par son sommet avec le lenticulaire.

11 n'a qu'un seul point d'ossification.

6* Lenticulaire. Cet osselet , le plus petit du corps ( ^. SI , de grandeur naturelle et grossi, fig. •V;fig. AS, a), a été découvert, dit-on, par Frân. Sylvius, et nonmié par Méry. U a en effet généralement la forme d'une petite lentille ovale, d'un demi-millimètre de large, appliqué sur le sommet de Tétrier, avec lequel il s articule, comme le ferait

STSTàME 09SBIIX* ^15

une épiplyze, et produit à sa face opposée un petit ligament d'un demi* millimètre de long élevé perpendiculairement sur le milieu de Tosselet, et qui va s insérer au sommet de la branche interne de lenclume , qu'il rencontre à angle droit.

f Enclume (PI. XII, fig. 53, def; et fig. &«— eo). Ce troisième osselet de la cavité de la caisse a été découvert chez \ Homme par Achil- LiNi, qui lui assigna le nom qu il porte, comme étant placé sous la tête du marteau , et non pour sa forme, qui est plutôt celle d*une dent mo-^ laire à deux racines. Sa grandeur dans le Ch4it , de lextrémité de Tune de ses branches au milieu de sa tête, est d^environ deux millimètres et demi. 11 est fixé par le sommet de sa branche suprà-externe (fig. &9yJ; et fig. ftS,&), au moyen d'un petit ligament squammo-incusien (fig. M9^i), dans l'extrémité postérieure d'une petite fosse de la face interne du squammeux, faisant la partie supra-externe de la caisse, fosse dont la portion antérieure loge la tête du marteau. De cette insertion de l'enclume placée au-dessus et un peu en arrière du trou auditif, la branche supérieure de l'osselet se dirige en avant et un peu en dessous pour se terminer à la tête de ce dernier, dont la facette terminale (fig. 58, e), articulée avec le marteau (gA*), regarde en avant. De la partie inférieure de la tête part la seconde branche {ed)^ dirigée en dedans et en dessous, pour se lier à son extrémité par un ligament à l'os lenticulaire {d\ et par celui-ci avec le sommet de Fétrier. La tête de l'enclume est une masse formée par la réunion des deux branches, et coupée à la face opposée à ces dernières par une troncature (fig. AS, a ) encroûtée de cartilage articulaire , formant une facette concave dans une direction à peu près perpendiculaire au plan des deux branches (fig. &• et OO , a) , et con-vexe en sens opposé. C'est dans cette facette articulaire que s'arthrodie la tête du marteau.

Le ligament qui se rend au lenticulaire se dirige en dedans perpendi'< culairement à la branche de l'enclume.

Cet osselet n'a qu'un point d'ossification.

8* MarUau (PI. XII, fig. 58, kgfU; et % 54-56). Le plu» grand

416 PBBMjiRB PARTIE.

et le plus externe des quatre osselets de louîe , ayant en tout environ sept millimètres de long , fut également découvert dans Y Homme par AcHiLLiNi, qui lui donna, vu sa forme,. le nom qu'il porte. En effet, son extrémité supérieure (fig. ftS, g\ et fig. ftft et AS, k) étant fortement renflée en une Tête arrondie , et Tinférieure {gh et ht) prolongée en une tige grêle, cet osselet ressemble assez bien à un marteau dont ce dernier prolongement représenterait le Manche.

La partie arrondie saillante delà tète, dirigée obliquement en haut, en avant et en dehors, prend la forme d'un condyle, et s'articule dans la cavité ossiculaire de la caisse , formée d'une part par la face postérieure de l'apophyse an téro-ex terne du rocher, et de l'autre par la partie inférieure du squammeux placé plus en dehors (fig. V9, r/ç^/), cavité constituant la portion supérieure de la caisse , mais dans la partie antérieure (dé) de laquelle la tête du marteau ne fait qu*appuyer sans y être fixée par des ligaments. La face postérieure de la tête (fig. SA — AG,a^; et fig. AS , kl ) offre une facette arthrodiale «n angle rentrant , dans laquelle s'articule étroitement la facette qui surnjontc le corps de l'encliime {def).

Le manche (/i), dirigé obliquement en avant , en dedans et en bas, adhère par une longue facette longitudinale inférieure (^') à la membrane du tympan , qu'il divise à peu près en deux parties égales (PL Yllf , fig. % , 20 cd). Â l'extrémité externe de cette adhérence, répondant à l'origine du manche, le marteau se replie en haut et en dedans, se recourbant en dessus , pour s'écarter du tympan et se rapprocher par sa tête de l'enclume et du rocher; et çejtte partie (PL XII, fig. A8^ A/), grêle chez \ Homme , a reçu le nom de Col. En opposition au point {h) où le manche se détache ()u tympan , le marteau produit ,une petite apophyse odontoïde (fig. AS, i) dingée en haut, donnant insertion à son sommet au muscle Eustachien (interne du marteau).

Lespace (fig. A A, bcg; et fig. AS, nlm) compris dans la courbe que le col fait avec la tête, est rempli par une lame osseuse fort mince , fortement renforcée à son bord inférieur (Jm) en y formant une longue^ apophyse droite , dirigée en avant et en haut , et qu'on nomme chez XHomm^X, Apophyse grêle flu martefiu. A son extrémité cette, crête s'ar-

lîcule sur la suture anléro-externe du rocher avec le squammeux, et souvent par un large empâtement triangulaire (fig. tttt, ef) appliqué sur le premier de ces os,

9' Condylitm (PI. XI, 10; Pi. XII, fig. », 10; fig. ».«et »», ahde). Ces os constituent les Apophyses obliques postérieures de la vertèbre basilaire , et sont ainsi nommés comme portant lés deux condyles par fesquels la tête s'arthrodie avec latlàs. Us forment les parties latérales de loccipital de Y Homme; d'où on les a aussi souvent appelés Occipitaux latéraux Mais comme ce dernier est dans le principe composé de quatre pièces qu'on distingue aujourd'hui : le vrai occipital ou le supérieur, le basilaire et les condyliens, je les décris ici séparément.

Le condylien, déjà reconnu comme os à part dansïHomme, par Dllaurens, est, chez le Chat, une pièce irrégulièrement quadrilatère, placée des deux côtés du Trou occipital {f; fig. », 10 /), qu'il concourt à former par son bord interne fortement échancré. Son extrémité inférieure {de; fig. 1« et HH.de) est divisée en deux parties, dont l'une interne (dg)y dirigée en dehors, en dedans, en avant et en dessous , s'articule avec le basilaire ; et dont l'autre , plus externe (ge) , dirigée de dedans en dehors, en dessous et en arrière, se termine en une lame très-aplatie d'arrière en avant, appliquée postérieurement contre le mastoïdien qu'elle dépasse un peu par son angle formant ï Apophyse jugulaire (PI. XI, 10 a). Le bord externe (ab) de l'os dirigé en dessus, en arrière et en dedans, s'articule dans toute son étendue avec le prolongement formant l'apophyse externe du rocher. Enfin , le bord supérieur (PL XII, fig. *«, ab), dirigé de l'extrémité de cette apophyse obliquement en dessous et en dedans, se termine à la partie supérieure du trou occipital, à une petite distance de la ligne médiane et s'articule avec l'occipital (oAa).

Dans leur partie supérieure , ces deux os sont aplatis à la face exté^ heure (fig. *«); convexe et à surface inégale à l'intérieur (fig. *♦); mais inférieurement ils présentent en arrière, près du bord interne, une forte saillie articulaire (^fig. VA, cd) constituant l^s deux Condyles de

la tête. Ces condyles, dirigés obliquement de haut en bas, en dedans et en avant, bornent latéralement le trou occipital dans sa moitié inférieure, et forment deux portions dun même arc articulaire, séparées par une large échancrure, correspondant àTos basilaire.

Entre ces deux condyles et les apophyses jugulaires se trouve une gorge très-profonde (/) ou Fosse condylienne antérieure^ dans laquelle pénètre le bord correspondant de l'atlas. Au-dessus du même condyle , est une légère dépression ou Fosse condylienne postérieure {k). Le Trou condjrlien postérieur (ûg. 8, i5 e) est ouvert par ses deux orifices dans rintérieur du crâne , mais quelquefois ce n'est qu'un cul-de-sac. Le Trou condyUen antérieur {f) a ses deux orifices près de la suture basilaire; Fextérieur dans le trou déchiré postérieur; l'intérieur (y ), plus en dedans, dans la cavité crânienne.

Cet os ne commence que par un seul point d'ossification.

. lo** Occipital. Je donne exclusivement ce nom à l'os formant la partie supérieure de l'occipital de ï Homme ^ et qui fut également déjà distingué comme une pièce particulière par Dulaurens. On le nomme aussi souvent occipital supérieur dans les Yertérrés ovipares , où il ne se soude que rarement avec les condyliens, afin de le différencier d'avec ces derniers qui reçoivent souvent le nom d'occipitaux latéraux.

Dans le Chat , cet os qui forme la Lame et V Apophyse épineuse de la vertèbre basilaire, est uiïe pièce impaire (PI. XI, 1 1 ; PL XII, fig. li 1 1 ; fig. 3, i4; fig- VA et 99, bahab), placée au-dessus du trou occipital (/), et forme un peu plus d'un quart de cercle , bombé à sa face postérieure (fig. 911), et fortement concave à la face intérieure (fig. 99), où il présente de fortes inégalités ou impressions cérébelleuses. Son bord supérieur formant l'arc de cercle, s'unit par la Suture lamdoïde (aha) , en dehors, avec les pariétaux, et dans sa portion moyenne avec le wormien.

Dans les jeunes Chats, la partie de l'os qui avoisine la suture lamdoïde ne présente aucune saillie; mais chez les individus un peu vieux, même d'un an seulement, elle se relève beaucoup, en formant une forte crête

SYSTÈME OSSEUX. &i9

angulaire ou Occipitale^ qui borne cet os, et correspond à la U^ne courbe supérieure de \ Homme. Cette crête se continue ensuite le long du prolongement du rocher jusqu a l'extrémité de lapophyse styloïde , et sert d attache aux principaux muscles extenseurs de la tète , mais on n'aper* çoit pas sur cet os de Ligne courbe inférieure.

Les deux bords inférieurs {ab) de l'occipital, formant les rayons qui limitent l'arc de cercle , s'articulent dans leurs deux tiers inférieurs avec lescondyliens , et se soudent de bonne heure avec eux. A leur partie supérieure , les mêmes bords s'articulent avec les extrémités des apophyses du rocher. L'angle inférieur (33) de l'os est coupé par une échancrure à bords minces, formant la partie moyenne supérieure du trou occipital {f).

Le trou occipital varie un peu de forme entre le rond et le losange , présentant dans ce dernier cas un angle en dessus, un en dessous et deux latéraux , correspondant au milieu des condyles. Le plan du trou occipital est, comme je l'ai dit ailleurs, dirigé obliquement de haut en bas et en avant. Son grand diamètre est transversal , ayant de 1 2 à 1 3 millimètres, et le vertical de 10 à 12 ; mais chez les jeunes sujets il est proportionnellement plus grand. Sur un individu de cinq mois, il a t4 millimètres en travers et 1 1 de haut en bas.

L'occipital ne se développe également que par un seul point d'ossification ; il ne forme du moins qu'une seule pièce chez les fœtus de quarante jours,

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