‹ Anatomie descriptive et comparative du chat, type des mammifères en général et des carnivores en particulier (volume 2)Chapitre 24 sur 30 · SECONDE SECTION · texte numérisé non relu

SECONDE SECTION

Des Appendices des {vertèbres cépha ligues.

J'ai déjà fait remarquer, en parlant de la tête en général, que les appendices des vertèbres céphaliques constituaient principalement les os de la face, parmi lesquels les squammeux, les osselets de la caisse, les tympaniques et les mastoïdiens sont généralement décrits avec les os < du crâne, mais qui s'en détachent chez beaucoup d'Animaux. J'ai fait remarquer aussi que les deux premières vertèbres, la rhinale et l'etb-

k^O PREiriEAE PARTIE.

moïdale , placées à lextrémité de la série, se trouvent , comme à lordinaire en pareil cas, dans une condition exceptionnelle, et rudimentaires; le tronc central du système nerveux ne s y prolongeant pas, et que de là ces deux vertèbres entières, à lexception de la lame criblée de la seconde, font ainsi également partie de la face.

§ I. yippendices de la x^ertèbre rhinale.

Quoique la première vertèbre céphalique soit rudîmentaire, ses appendices ne le sont pas tous, et constituent deux séries, dont Tune réduite aux deux petites pièces cartilagineuses suivantes, et l'autre formée par les deux os labraux.

A. Appendices de la première série.

Cartilage alaire^ ou Aile du nez de \ Homme (PI. XI , 12 ; et PL XII , fig. S, def). Ces pièces, déjà décrites par Ruffus, forment dans le Chat^ de chaque côté des narines, extérieurement, une petite plaque ovale, bombée , placée dans la partie latérale postérieure de Taile du nez qu'elle soutient. Son bord supérieur s'unit par une syndesmose linéaire à Imférieur du cartilage pararrhinal; le postérieur s'articule avec l'apophyse nasale du labral, en croisant en dedans son bord antérieur; et l'antérieur forme , avec celui du cartilage pararrhinal , le bord latéral de la narine. A la face interne (PI. XII, fig. S , dej^)^ ce cartilage est un peu plus compliqué , y offrant un reste d'an frac tuosi tés , continuation cartilagineuse de celles du cornet. C'est un gros repli longitudinal {de) relevé obliquement, un peu enroulé en dessus, renflé au bord, se terminant à l'entrée de la narine (e) , et contournant par sa concavité supérieure le bord inférieur du cartilage pararrhinal {acb) qui fait saillie dans Tintérieur de la narine. Son bord inférieur (g^), également très-renflé, contourne avec le supérieur {de) une forte dépression interne.

B. Appendices de la seconde série.

Dans mon Traité danatomie comparatii^e , 011 je n'ai fait qu'indiquer le cartilage mésorrhinal comme devant probablement être considéré

SYSTÈME OSSBUX. /i!21

comme une pièce particulière formant le corps de la première vertèbre céphalique, je n'ai pas dû chercher quels pourraient être ses appendices ; mais divers faits m ayant fourni depuis la preuve que réellement ce cartilage , ainsi que les autres qui entrent dans la composition du nez , appartiennent; avec les cornets, à une vertèbre placée au devant de lethmoïdale, il était dès lors naturel de chercher à m'assurer si cette vertèbre n aurait pas encore d autres appendices que les cartilages alaires, et la disposition , ainsi que les rapports des divers os de la tête des Vertébrés ovipares, et surtout de celle des Poissons, m*ont fait reconnaître que, de même, que les autres vertèbres céphaliques, la rhinale avait aussi deux séries d appendices, dont la seconde était formée par les os labraux, que j avais précédemment considérés comme dépendant de la vertèbre sphénoïdale , en faisant suite aux ossiagonaux.

LeLabral (Pi. XI, I2; PL XII, fig. 1,6;%. », I2; et fig. »8)est placé à l'extrémité antérieure du museau sous le nez, où il forme le bord inférieur de la narine correspondante. Cet os, distinct seulement chez le fœtus humain , où il se confond bientôt avec le siagon , avec lequel il forme après la naissance l'os connu sous le nom de Maxillaire supérieur, reste au contraire longtemps séparé chez les autres Mammifères, ne se soudant même quelquefois que fort tard avec le siagon ou maxillaire supérieur proprement dit; d'où on lui a donné le plus ordinairement le nom d'Intermaxillaire ou de Prémaxillaire, expressions qui ont l'inconvénient d'avoir le même adjectif que toutes les parties qui se rapportent aux mâchoires; et ayant d'ailleurs changé le nom de maxillaire supérieur en celui de siagon , je n'ai pas pu conserver l'une ou l'autre de ces dénominations. On lui donne aussi quelquefois le nom d'os Incisif, comme portant les incisives supérieures; mais ce terme semble indiquer que cet os sert lui-même à couper ; enfin on le désigne encore par le nom d'os Labial , comme donnant attache à la lèvre supérieure , à laquelle j'applique spécialement le nom de Labre, réservant exclusivement celui de lèvre à l'inférieure, et je propose en conséquence d'appeler l'os que je décris ici le Labral.

/i22 PREMIÈRE PARTIE.

Chez le Chat, ce sont deux os assez petits, dont le corps, ou partie dentaire (PI. XII, fig. * , 12), forme, les deux os étant réunis, un petit arc de cercle n ayant qu un peu plus de la moitié de la largeur de l'extrémité antérieure des deux siagonaux. Dans ce bord arqué, qui fait une grosse sadlie en dessous, sont implantées de chaque côté trois incisives {abc), dirigées en bas. La hauteur du corps delos , réduite comme dans les siagonaux à l'épaisseur des apophyses palatines, est de là fort peu considérable; d'où résulte que les ouvertures des narines sont très-rapprochées de celle de la bouche, et que le nez se trouve tout à fait au bout du museau.

Le corps de los produit deux apophyses fort allongées, dont une horizontale interne nommée Palatine (12 5; fig. 98, bcd) s'articule dans toute sa longueur avec celle du côté opposé , et fait la continuation antérieure de la laine palatine du siagonal. Ces apophyses sont fortement comprimées par les côtés , mais larges verticalement , faisant saillie dans les fosses nasales (fig. 8, i5 a) , où elles s écartent Tune de l'autre^ en laissant entre elles une gouttière qui se continue par celle du vomer (16), et sert comme elle à loger la cloison cartilagineuse mésorrhinale. Ces apophyses sont séparées de la partie externe du corps de ces os par une profonde échàncrure, convertie en trou par la lame palatine des siagonaux. Ce sont les Trous incisifs ou Trous palatins antérieurs (fig. », 12 q\ réunis en un seul chez V Homme , et par lesquels les fosses nasales communiquent avec la cavité de la bouche.

La partie externe du corps de l'os labral , moins prolongée en arrière que les apophyses dont je viens de parler, se continue en arrière comme elles, avec la lame palatine des siagonaux avec laquelle elle s'articule, en se prolongeant jusqu'aux alvéoles de la canine qu'elle touche, mais ne contribue pas. à la former.

Les Incisives {abc), contiguës entre elles, laissent en dehors de leur série un espace vide qui les sépare des canines (14 d). C'est dans ces espaces que se logent , lorsque la bouche est fermée , les deux canines de la mâchoire.

M seconde apophyse ou la Nasale (PI. XI , 1 3 m; et PI. Xn, fig. «S, e)

SYSTÈME OSSBUX. /t^S

s'élève sur la partie externe du corps de l'os, d'où elle se dirige obliquement en haut et un peu en arrière en remontant le long du bord antérieur de l'apophyse nasale dusiagon (PI. XI , 1 4 ^)* Cette apophyse , de forme triangulaire, s'articule à la partie inférieure de son bord antérieur par une syndesmose lâche avec les cartilages pararrhinal (i) et alaire (12), placés au devant , et dont le bord postérieur croise l'apophyse du labral en passant en dedans. Plus haut, l'apophyse s'engage dans l'angle que laissent entre eux les os nasaux (2) et les apophyses nasales ( fig. 1 4 ^^ ) dusiagon^ avec lesquelles elle s'articule, mais elle n'atteint pas le coronal. A la base de cette apophyse , aunlessus de l'espace vide qui sépare les incisives de la canine , sa face extérieure présente une dépression assez fortement marquée , correspondant à la Fosse myrtiforme de ï Homme , due principalement aux saillies que font de part et d'autre les alvéoles des dents.

Le labral se développe par un seul point d'ossification.

§ II. Appendices de la i/ertèbre ethmoïdale.

Cette vertèbre étant placée vers la fin de la sérié, se trouve, comme la première , considérablement modifiée , et il ne serait de là pas étonnant que ses appendices fussent également rudimentaires, ainsi que cela arrive aussi pour les caudales. Il existe cependant deux espèces d'osselets, le vomer et les unguis, qui, par leur disposition, paraissent être des dépendances de cette vertèbre , et former même deux séries.

Selon M. de Blatnvillb , les appendices de cette vertèbre , qu'il nomme J^omérierme^ seraient au contraire les cornets ethmoïdaux.

A. Appendices de la première série.

Ces appendices se réduisent au seul vomer.

Le Fomer (PL XII , fig. 8, 16; fig. ft , aqfh; fig. », ikt) forme un os séparé à la naissance , mais qui se soude à l'ethmoïde après l'âge d'un mois, et paraît même composé dans l'origine de deux pièces latérales, représentant des appendices comparables aux. osselets upsiloïdiens des

vertèbres caudales , c est-à-dîre une paire d'appendices sous-vertébraux unis ensemble, et chez les Sauriens, les deux osselets sont en effet entièrement séparés. Dans Y Homme, c'est, comme on sait, une lame large, irès-haute verticalement, formant postérieurement la cloison des fosses nasales; chez le Cfiat^ et en général chez tous les Mammifères à museau allongé, ce n'est qu'une longue pièce horizontale creasée en gouttière en dessus et placée longitudinalement au-dessus de la suture des palatins, des siagonaux et des labraux, en s'articulant par schindelèse avec ces deux dernières paires d os. Cette articulation a lieu par une crête longitudinale inférieure (fig. 8, i6 b) qui pénètre un peu entre ces OS; tandis que dans sa moitié postérieure {bd), le vomer est un peu relevé et détaché de la suture des palatins ( ef).

Dans la gouttière que le vomer forme à sa face supérieure, appuie le bord inférieur de la lame verticale de l'ethmoïde (2 ^), ainsi que son prolongement cartilagineux (/^/*), sans s'y articuler réellement, ce qui prouve que ces parties ne se font pas suite par continuité. Postérieurement, cette gouttière plus évasée (fig. ft,y*) est terminée par un biseau mince appliqué, comme chez Y Homme ^ contre la face inférieure du corps du sphénoïde, et ne lui fait pas suite par la base de ce dernier. Latéralement le vomer produit un peu en arrière de la moitié de sa longueur, sous les cornets sphénoïdaux un élargissement latéral {aa; fig, 1, /), articulé avec la partie infrà-postérieure de la lame transverse de fethmoïde, dont le planum ou apophyse transverse de la vertèbre fait partie.

Le vomer paraît commencer par deux points d'ossification, un pour chaque lame latérale , mais qui se confondent déjà chez les très-jeunes fœtus; et l'os entier se soude à la lame transvçrse de l'ethmoïde après la naissance, vers Fâge de 3o jours.

B. Appendices de la seconde série.

Les appendices de la seconde série de la vertèbre ethmoïdale ne sont également formés de chaque côté que par un seul os, l'unguis; à moins qu'on ne veuille considérer le cornet inférieur, comrpe lui faisant suite.

STSTÈMB OSSEUX. /^25

Ungiùs (Pl.VIlI ,%. », 12 ; PI. XII , fig. 1 , 10; fig. 11 et 1» ). Cet osselet, comparativement plus grand que dans V Homme, est, comme chez ce dernier, placé entièrement dans la partie infrà-interne de l'orbite. C'est une petite plaque irrégulièrement quadrilatère, plane en dehors et à peine un peu concave ; articulée en haut avec le coronal(Pl. VllI, fig, », 5'); en avant avec l'apophyse nasale du siagon; par son angle antéro- inférieur avec le malaire (PI. XII , fig. 1 , 1 3) ; en bas avec la lame sousorbitaire du siagon (7); enfin en arrière, par son angle supérieur, avec le planum ou apophyse transverse de la vertèbre (PL VIII, fig. », 3); et plus bas avec le palatin ( 1 4)-

A son angle suprà -antérieur, placé au milieu du bord interne du cadre de l'orbite , l'unguis présente une petite tubérosité (jn; PI. XII , fig. 1 1 , a) à laquelle se fixe entre autres le muscle palpébral.

Près de son bord antérieur , lunguis est creusé en dehors d'une gouttière verticale {ab; PL VIII, fig. », ma) dans laquelle est logé le Canal lacrym^xl. Cette gouttière peu profonde en haut, le devient de plus en plus en descendant, et se trouve convertie inférieurement en un canal complet y par le concours du siagonal passant en dehors sur elle; et ce canal communiquant dans la fosse nasale , s'y continue par le prolongement que lui forme le cornet.

A sa face interne (PL XII, fig. 1»), l'unguis concourt à former la paroi externe de la fosse nasale, où il se trouve appliqué , par son angle supràpostérieur {d) , contre la masse anfractueuse supérieure de l'ethmoïde ; et plus en avant contre la masse antérieure ; enfin par son angle infraantérieur (^), il s'articule avec le cornet, de manière que le canal lacrymal, après être arrivé à l'extrémité inférieure de l'unguis, se recourbe en avant et s'ouvre dans ce cornet.

Cet osselet ne se développe que par un seul point d'ossification.

§ III. Appendices de la uertèbre sphénoïde.

Les appendices de la troisième vertèbre de la tète forment paiement deux séries, dont Tune constitue la chaîne des os palatin et siagonal,

ainsi que les deuts supérieures ; et la seconde forme une branche de celle-ci , comprenant Tos malaire et les cartilages des paupières.

A. Appendices de la première série,

!• Les Palatins {n. VIH,fig. », i4; Pl.XII, fig. », i3; %• t» et »0) sont deux petits os minces, proportioimellement beaucoup plus allongés que chez ï Homme , et plies angulairement en deux lames longitudinales, dont l'une horizontale on Naso-palaiine (^. lB,/%;etlig. »0,%; fig. » , 1 3 cefg) forme , en s'unissant par son bord interne à celle du côté opposé, la partie postérieure de la voûte du Palais, ainsi que Ja partie également postérieure du plancher des Fosses nasales ; tandis que l'autre lame, ou YOrbito-nasale, (PI. VIII, fig. » , i4 ^àik; PI. XII, 19 et 20 a — /), inclinée de dehors en dedans et en haut, constitue la partie postérieure des parois latérales de la même fosse nasale.

La lame naso-palatine , un peu plus épaisse que l'autre , est plane et fort irrégulière ; on peut cependant la comparer à un triangle, dont l'un des côtés en ligne droite , formant le bord interne, s'articule à son correspondant du côté opposé. Le second côté , antéro-externe en forme d'(^, se continue par la lame palatine du siagonal avec lequel elle s'articule. Enfin, le bord postérieur est partagé en deux échancrures par un long prolongement angulaire (fig. », i3 e) qui va se terminer à l'apophyse omoïde ( ptérygoïde ). L'échancrure interne forme avec celle du . côté opposé le bord postérieur du plancher des fosses nasales , et se continue par le voile du palais; tandis que l'externe sépare la voûte palatine de la fosse orbitaire. Chez ï Homme , cette partie du bord est très-courte, l'apophyse omoïde se trouvant immédiatement derrière le bord alvéolaire du siagonal. Près de leur suture, lés os palatins forment ensemble en arrière un angle saillant ou Epine gutturale (c). A la face buccale de cette lame, on remarque deux petits Trous gustatifs (a, b\ dont l'un placé au milieu du bord palato-siagonal , et le second un peu plus en arrière. Us forment les orifices d'un petit canal , analogue au SphénO'palatin de Y Homme, qui traverse le palatin.

STSTÈME 08SEDX. &27

La lame orbito-nasale paraît plas alloDgée que la naso-palatine, se prolongeant jusqo a l'apophyse omoïde, où elle se termine, en s articulant avec le bord antérieur de l'apophyse transverse du sphécoïde. Le bord infra-externe est divisé en deux parties , dont la première , plus courte, s'articule avec le siagonal, et se termine en arrière à langle externe de la lame horizontale. La seconde , formant en même temps le bord du prolongement angulaire de cette dernière , est dirigée en arrière en se continuant jusqu'à la base de l'apophyse omoïde. Antérieurement , cette lame oblique s'articule par un petit côté avec Tunguis et l'os planum , lorsqu'il existe ; et le bord supérieur s'unit en avant avec la lame orbitaire du coronal, et plus en arrière avec la partie latérale du sphé* noïde.

Cette lame est percée de deux trous, dont l'un (PI. VIII, fig. *, i^ d) ou Sphèno^palatin , est placé au milieu de la lame , au niveau de l'angle externe, dirigé en dedans et en avant , communiquant de la fosse orbitaire dans la fosse nasale, et y transmet le principal tronc du nerf siagonal (maxillaire supérieur ) venant du trou sphénoïdal , et dont le trajet sur la lame oblique du palatin est marqué par une large gouttière peu profonde. Un peu en dehors, et au-dessous de ce trou, on en voit un autre plus petit (e) , orifice postérieur du canal Palatin postérieur qui traverse cette lame en se dirigeant en dessous, en avant et en dedans, pour s'ouvrir dans le palais, au milieu du bord antéro^xterne de la lame palatine par les trous Gustatifs.

Le palatin ne se développe que par un seul centre d'ossification.

2"" Siagon. Cet os porte dans les ouvrages d'anatomie publiés jusqu'à présent les noms composés de mâchoire supérieure ou de maxillaire supérieur, en le distinguant par son épithète de deux autres os formant, l'un la mâchoire inférieure ou maxillaire inférieur, et l'autre Tintermaxillaire ou prémaxillaire. Qr, comme ces dénominations très-souvent répétées rendent les descriptions non-seulement fatigantes , mais encore obscures , j'ai cru devoir appliquer, déjà dans Fun de mes ouvrages précédents, à l'os que je décris ici, la dénomination desiagon ou de siagonal,

son nom grec employé par Aristoteles et Ruffcjs , et de réserver le nom de mâchoire ou de maxillaire exclusivement à la mâchoire inférieure.

Cesos(Pl.XI, i4aMW,Pl. Xll.fig. 1, 8;fig. », i4;fig. »1 et»»), malgré leur ressemblance avec ceux de V Homme, sont toutefois plus allongés, et contribuent beaucoup à faire avancer le museau. On y distingue de même un Corps ou partie dentaire , une Lame palatine et une Apophyse montante ou Nasale.

Le corps del'os (PI. XI, 1 4 dn), dans lequel est creusé chez F^o/nme le Sinus siagonal (maxillaire) , est réduit chez le Chat à la hauteur des alvéoles , de manière à être très bas , sans renfermer de Sinus ; et le plancher de l'orbite, au lieu d'être presque horizontal, est fortement incliné en arrière , ce qui réduit la hauteur du corps du siagonal à sa seule lame palatine. Enfin sa hauteur est encore diminuée par labsence presque complète de la saillie du bord alvéolaire sur la lame palatine.

Chez X Homme les bords alvéolaires , unis à ceux des os labraux , forment, comme on sait , la moitié d'une ellipse; chez le Chat ces bords, plus longs (PI. XII, fig. », 12 et i4 idccklmnopqr) ^ sont de chaque côté en ligne droite et même un peu concaves en dehors, depuis la dent incisive externe (c) , jusqu'à la dernière molaire (r) , et dirigés en arrière et en dehors , de manière que l'intervalle des deux bords est à leur extrémité postérieure près de deux fois aussi large qu'au niveau des canines (d, k) placées à l'extrémité antérieure.

Les deux lames palatines de ces os (i 4 gsdi, et gskr) et les lames horizontales des os du palais (i 3 cg/) remplissant cet espace, forment ensemble, vers la cavité buccale , un plan horizontal ou Palais; mais dont la première n'occupe que les parties latérales, le long des alvéoles, et toute la moitié antérieure, où les deux os siagonaux atteignent la ligne médiane et s'articulent entre eux ; tandis que postérieurement ils laissent dans le milieu un large espace angulaire occupé par les deux palatins.

A l'angle antéro-externe de la lame palatine des siagonaux est implantée la canine (d), première dent de ces os, et dont l'alvéole (X:) forme une très-grosse bosse en dehors (fig. t , 8 ,/). Le côté du bord dentaire est occupé par quatre molaires (fig. » , e,yj A , /, et /, mn^

SYSTÈMB OSSEUX. kS9

opÇy r, représentant les alvéoles) contiguës entre elles, mais laissant un grand espace vide entre la première et la canine.

A leur bord antérieur les mêmes lames palatines présentent entre elles un angle rentrant , où elles s'articulent avec le corps et les apophyses palatines des os labraux (12). En dehors de celles-ci, elles correspondent aux trous Incisifs {q\ au nombre de deux chez les Cfiats et autres Carnivores, et plus en dehors encore, jusqu'au bord antérieur des canines, elles s'articulent avec les corps des os labraux (i 2).

A la face supérieure , formant le plancher des fosses nasales , ces lames sont légèrement concaves en travers, se relevant vers leur bord interne (fig. »t , ôc), où elles s'articulent entre elles, laissant au-dessus de la suture une gorge dans laquelle s'articule la crête inférieure du vomer. Dans sa partie postérieure {cd)^ où la même lame s'articule avec le palatin, elle forme un angle saillant qui pénètre comme un coin dans l'angle rentrant que ces deux derniers font entre eux ; et de ce même angle saillant part à la face supérieure une crête (^) qui se dirige obliquement en avant et un peu en dehors, sur laquelle s'articule en arrière la lame oblique ou orbito-nasale du palatin , et plus en avant l'unguis; d'où résulte que ces deux derniers os forment une cloison qui s'élève sur la lame palatine du siagonal, de manière qu'en dedans cette lame correspond aux fosses nasales, et en dehors aux fosses orbitaires, dont elles forment la partie antéro-interne du plancher.

Dans la fosse orbi taire , la lame palatine du siagonal est si mince qu'elle ne forme souvent qu'une simple pellicule recouvrant le fond des alvéoles. A son angle antérieur, la même lame présente un Trou sous-orhitait^ (PI. XI , fig. 14 /^ très-grand, complété en dessus par une faible arcade de cet os , renforcée par l'extrémité de l'apophyse interne du malaire apphquée dessus. Ce trou dirigé en avant communique ainsi directement de la fosse orbitaire à l'extérieur, sans être, comme chez \ Homme ^ l'orifice d'un canal creusé dans le plancher de l'orbite.

A sa face externe , le corps du siagonal présente deux saillies , dont l'une antérieure, plus petite {d)^ n'est que la saillie de l'alvéole de la canine ou Bosse canine y qui remonte fort haut sur l'apophyse nasale de l'os.

/lâO PEEMIÈRB ^RTIE.

Au devant de cette saillie est une dépression verticale ou fosse Myrti^ forme, qui s'étend jusque sur los labral, et en arrière une autre plus large (g) ou Fosse canine. La saillie postérieure ou Apophyse malaire (hn), placée derrière le trou sous-orbitaire, est fort étendue d'avant en arrière, mais peu élevée , et correspond aux alvéoles des trois dernières molaires. Sa face externe est inclinée en dehors , et se continue avec celle de Tos malaire placé au-dessus , avec lequel le siagonal s'articule dans toute cette partie, en formant une gorge très-profonde dans laquelle pénètre le malaire.

L'Apophyse nasale (da) , très-large , s eleve au-dessus de lalvéole de la canine, où elle occupe tout l'espace antérieur au trou sous-orbitaire. Cette apophyse , très-grosse dans sa moitié inférieure , où elle renferme cette alvéole , n est supérieurement qu'une lame fort mince , mais large , formant la majeure partie de la face latérale du museau.

Elle s'articule, à son bord postérieur, au-dessus du trou sous-orbitaire avec l'unguis ( 1 5) ; plus haut avec la lame orbitaire (40 du coronal ; et a son extrémité supérieure fort élargie , avec la lame frontale (4) du même os ; enfin , à son bord antérieur , de haut en bas , d'abord avec le nasal (2), puis avec le labral (i 3).

A sa face interne, Tapophyse nasale ( PL XII, fig. 91 , igk) concourt à former les parois latérales des fosses nasales, en se moulant dans sa moitié supérieure sur les masses anfractueuses supérieures et antérieures de l'ethmoïde. Dans le milieu elle s'écarte un peu de cette dernière ; et tout à fait en bas, près de la lame palatine, elle porte le cornet inférieur du nez, qui semble en être une partie en s articulant avec elle suivant la ligne gi.

Le canal lacrymal creusé en haut, dans Fos unguis, est formé en bas (g), en partie par le siagonal placé en dehors et par le cornet en dedans.

Le siagonal ne commence à ce qu'il paraît que par un seul point d'ossification.

5\Dents supérieures. Quoique les dents soient des corps d'une nature

STSTÈUB OSSBUX. ftâl

différente de celle des véritables os, on les décrit généralement avec le squelette; et suivant la même méthode, je leur consacre ici un paragraphe à part, ces corps ne différant pas quant à leur substance de celle des os , si ce n'est Témail qui les recouvre.

Leur structure et leur composition chimique étant à peu près la même que celles des dents de Y Homme ^ je renvois à ce sujet aux considérations générales sur les os de cet ouvrage, ainsi qu'aux Traités danthropotomie, me bornant de les décrire ici simplement sous le rapport de leur forme et de leur disposition.

Elles se distinguent , comme dans Tespèce humaine , en trois sortes : les Incisives ou les antérieures, les Canines on moyennes et les Molaires ou postérieures ; les trois sortes séparées par de petits espaces vides ; tandis que chez \ Homme et beaucoup d'autres Mammifébes la série est continue.

Les Incisis^es, au nombre de trois de chaque côté (PI. XII, fig. », 12 abc; fig. 8, i8; fig. »8,// et fig. »»), ne diffèrent pas dune manière notable de celles de Y Homme. Leurs racines (fig- »», ace) sont de même simples, mais plus comprimées et légèrement arquées en arrière, implantées parallèlement les unes aux autres dans l'os labral.

Les deux Internes ^ les plus petites, ont leur Couronne (b) en forme de coin convexe en avant et concave en arrière, élargi à son bord terminal divisé en trois dentelures , dont les extrêmes sont beaucoup plus larges que la moyenne. A la base de la face postérieure de la couronne, celle-ci forme un taloïi en forme de tubercules, contre lequel appuient les incisives inférieures.

Les incisives Intermédiaires, un peu plus grandes que les internes, ont la même forme; seulement leur couronne (d) est un peu plus large.

Les Externes présentent au contraire une forme différente; elles sont beaucoup plus grosses, plus longues, et ont une couronne (/*) irrégulière oblique et plus convexe en avant. Leur bord tranchant est en arc de cercle non denté , et le talon postérieur oblique , en remontant plus haut en dehors qu'en dedans.

Les Canines (PL XI , 1 7 ; PL XII , fig. », 1 4 d et fig.»») , fort longues

et coniques , ont leur racine (à) également de cette forme , implantée (Jans la partie la plus antérieure des os siagonaux, où elles sont trèssolidement fixées, en y remontant jusqu'au milieu de la hauteur de l'apophyse nasale, et s y arquent légèrement en arrière. La couronne (A), irès-longue et également un peu arquée en arrière, prend une direction presque verticale, un peu dirigée en avants parallèlement à celle du côté opposé.

Cette couronne présente à sa base un léger bourrelet qui la sépare de la racine. Sa face externe porte deux rainures longitudinales, dont Fintervalle est relevé en arête. A la face interne, moins convexe, on remarque deux dépressions longitudinales; et la partie qui les sépare forme de même une saillie le long de la dent , de manière que les deux bords antérieurs et postérieurs se trouvent de là comprimés et légèrement tranchants.

Lorsque la bouche est fermée , les canines croisent en arrière celles d'en bas, en passant sur les côtés de la mâchoire.

Les dents Molaires (PL XI, 1 8 ; PI. XII, fig- », 1 4 efhi; et fig. 84—39) se distinguent, comme chez Y Homme, en Fausses et en Vraies; c'està-dire en celles servant principalement à couper les aliments, et en celles servant à les triturer. Mais comme les Chais^ animaux essentiellement carnassiers, ne broyent pas leur nourriture qui est trop coriace pour cela, et* ne font que la couper en morceaux susceptibles d'être avalés , ce n'est que la dernière , très-petite et à couronne plate , qu'on pourrait appeler vraie molaire; mais encore celle-ci ne saurait servir à broyer, vu qu'elle ne correspond à aucune dent inférieure avec laquelle elle pourrait produire cet effet.

Fr. Cgvier (^) a même distingué les dents molaires des Carnivores en trois sortes: \e%Fausses Molaires ^ la Carnassière ou la plus grande, et las Tuberculeuses; mais ce nom de carnassière est mauvais en lui-même, vu que ces dents le sont toutes, et n'est d'ailleurs qu'un

C, jDes dents des Mammifères ^ considérées comme caractère zoologique, 1825.

SYSTÈME OSSBUX^ i^âS

nom donné sans nécessité à une dent comme on pourrait en donner à chaque autre.

Les molaires sont, ainsi que je lai indiqué, au nombre de quatre de chaque côté, contiguës, mais dont l'antérieure est fortement écartée de la canine et manque assez souvent, surtout chez les femelles. Cette Première Molaire (fig. 841) est très-petite, à racine simple et comprimée , à couronne triangulaire pointue, un peu oblique en avant, plus convexe en dehors qu en dedans, présentant en avant et en arrière des bords tranchants.

La Seconde Molaire (fig. 8ft) , beaucoup plus grande que la première , a deux racines divergentes, dont Fantérieure (a) plus faible que la postérieure. La couronne (c^), fortement comprimée, triangulaire et tranchante sur ses bords antérieurs et postérieurs, est entourée à sa base d'un bourrelet sinueux {cd)^ et se divise en quatre lobes, dont les extrêmes, très-petits, ne sont réellement que de petits talons formés par les extrémités du bourrelet ; et le troisième {f) , un peu plus grand et pointu , placé en dedans du talon postérieur, est séparé du second par une petite entaille. Enfin , le second lobe, formant à lui seul presque toute la couronne , est triangulaire , pointu , comprimé et tranchant en avant et en arrière.

lia Troisième Molaire (fig. 8S) , la plus grande de toutes, est encore fort étroite^ mais très-allongée d'avant en arrière. Chez les individus adultes elle a trois racines : deux petites en avant {ab) , placées l'une à côté de l'autre et divergentes, et une en arrière (c) fort grande, large et fortement comprimée. La couronne {def) fait de toute part saillie sur les racines au moyen d'un bourrelet semblable à celui de la seconde , et présente quatre lobes, dont deux antérieurs {d), placés lun à côté de l'autre, sont très-petits, surtout l'externe, en pyramides triangulaires ou en cônes; et l'interne non pas en Talon mousse, comme le prétend CuviER dans son Règne animal. Le troisième lobe (/*), triangulaire, pointu, comprimé, à bord postérieur tranchant, tandis que l'antérieur, plus épab et angulaire, ne l'est qu'à sa base seulement. Enfin, le quatrième lobe ijge) , peu élevé et coupé en biseau à sa face externe , et

/iS& PREMIERE PARTIE.

tranchant à son bord terminal, présente sur son biseau trois très-légères saillies rappelant la forme des dents tuberculeuses.

La Quatrième Molaire (fig. 8*) ou la Tuberculeuse^ est une trèspetite dent fort courte, étroite d'avant en arrière, placée obliquement derrière la précédente , en se dirigeant transversalement en dedans et un peu en arrière. Elle a deux racines {ab) très-courtes, placées l'une à côté de l'autre ; sa couronne {cd) , plate , est légèrement divisée en quatre tubercules.

Toutes ces molaires croisent , dans l'état de repos , comme des lames de ciseaux , les dents inférieures en passant en dehors d'elles.

Chez les jeunes sujets, les dents de la première dentition offrent des différences notables, comparées à celle de la seconde. Les Inciswes (fig. **, c) ont à peu près la même forme que celles de remplacement, mais sont proportionnellement plus petites, et plus distinctement trilobées , surtout l'externe , dont la couronne est plus symétrique , n'étant point taillée en biaisa sa face postérieure ; et on y aperçoit aussi encore des indications des trois lobes.

Les Canines (fig. **, g) ont une racine plus longue, plus large et surtout plus comprimée , pour laisser de la place à celle qui doit la remplacer (h) , et se trouve placée à sa face interne. La couronne est au contraire plus petite, plus fortement arquée en arrière, et ne présente point la crête externe.

11 n^y a que trois Molaires (fig. 8§ , SB, 4IO et 41); mais au lieu que ce soit la dernière qui manque , ainsi que cela arrive chez Y Homme ^ c'est au contraire la seconde qui n'existe pas. La première, placée trèsprès de la canine (fig. »», /), est une fort petite dent, à racine simple, assez semblable à la première de l'adulte , et tombe déjà à quatre mois.

La seconde ou la plus grosse (fig. **, k; fig. 8B, face externe; et fig. 40, face interne) , ressemble beaucoup à la troisième de l'adulte, ce qui ne permet pas de se tromper sur leur analogie , quoiqu'elle en difjfère encore sous certains rapports. Sa racine antéro-interne Çb) est placée plus en arrière, de manière à correspondre au troisième lobe, et porte

SYSTÈMB OSSEUX. &55

à la couronne un petit talon (i) très-oblique qui manque chez Tadulte. C*est sans aucun doute là Terreur deCcviER, qui a confondu un jeune sujet avec un adulte, lorsqu'il a décrit les dents. Le second lobe (e), porté un peu plus en arrière, correspond avec le premier (d) à la racine antérieure (a); du reste, la dent ressemble entièrement à la troisième de remplacement. La dernière molaire (fig. 41) tuberculeuse, comme la dernière de l'adulte, est toutefois plus grande, présente trois racines divergentes au lieu de deux , et beaucoup plus longues et plus grêles (aie). Sa couronne (A, det B), semblable à celle de la dent de remplacement, a quatre tubercules plus distincts, mais elle correspond pour l'emplacement à la troisième ou grosse molaire de l'adulte qui la chasse.

B. Appendicei de la seconde série.

1* Malaire. Quoique cet os soit placé en dehors de la série directe que forment ceux qui constituent les appendices de la vertèbre sphénoïdale, il parait cependant appartenir plutôt à cette série qu'à celle des appendices de la vertèbre sphécoïdale, restant plus particulièrement attaché au siagonal, lorsqu'il se sépare de ses connexes, et non au squammeux avec lequel il s'articule également chez les Mammifères ; d'où il pourrait aussi .être considéré comme une dépendance de ce dernier os.

Dans le Chat^ le malaire, qu'on nomme aussi Jugal (PI. XI, 19; PI. XII, fig. t, i3; et fig. * , i5), est un os quadrilatère, placé comme chez Y Homme , obliquement au-dessous et en arrière de la fosse orbitaire ; où, entièrement sous-cutané, il forme la partie la plus saillante des joues ou la Pommette, et détermine la largeur de la face. L'orbite n'ayant pas de plancher autre que la simple lame palatine du siagonal, ni de cloison qui la sépare de la fosse temporale, cet os se trouve réduit à sa lame externe assez mince. Il est dirigé d'avant en arrière et en haut, en s arquant en dedans pour prendre le contour de l'orbite, dont il occupe tout le bord inférieur, et s'incline fortement en dehors et en avant. Son bord infrà-antérieur (a^;Pl. XI, 19 A/) s'articule avec le siagonal, en se prolongeant par son extrémité interne jusqu'à l'apophyse nasale, où il se

termine au-dessus (/n) du trou sous-orbitaire (Ji). Le bord suprà-antérieuf {am\ légèrement arrondi et fortement arqué en dedans, forme en partie le cadre de lorbite ; Tinfrà-postérieur {bi) , tranchant et à peu près parallèle à ce dernier, borne en dehors et en dessous la fosse orbito-temporale ; enfin, le bord postérieur divisé en deux parties par une profonde échancrure angulaire, forme deux apophyses, dont Tune supérieure ou Malo'Coronale (à) se dirige vers le sommet de l'apophyse gonienne du coronal (4 b) , qu elle n'atteint pas , de manière que le cadre de l'orbite reste incomplet , mais se trouve fermé par un ligament qui unit les deux apophyses. L'autre apophyse , inférieure on Malo-zygomatique (&), plus étroite et plus longue, se dirige en arrière et un peu en dehors » pour s'articuler par son bord supérieur avec l'apophyse corsale de l'os squammeux (20), en formant avec elle \ Arcade zygomcUique.

L'os malaire n'est formé que par un seul point d'ossification.

2" Cartilage épicyle (*). Ce cartilage, appelé généralement Tarse, nom qui lui fut déjà imposé par Ruffus , occupe chez Y Homme le bord delà paupière supérieure, auquel il donne de la consistance, et permet à cette dernière de se mouvoir plus régulièrement; mais il n'existe pas dans le Chat^ 011 ce bord est simplement conforté par la série des cils qui s'y pressent les uns contre les autres; aussi la paupière fait-elle un angle rentrant lorsque l'œil est ouvert, angle dû à l'effet que produit la traction du muscle releveur. Le nom de Tarse étant également appliqué à la première partie osseuse du pied , j'ai cru devoir appliquer à ce cartilage une autre dénomination.

• 3° Cartilage hypocyle (**). Je donne en conséquence aussi ce nom

nouveau au cartilage qui soutient dans Y Homme' le bord de la paupière inférieure , également nommé Tarse. Il n'existe , de même que le précédent y pas dans le Chat.

(*) D'éwxuXic , paupière supérieure.

(*•) D'ôiroxûXov , paupière inférieure.

STSTàME OSSEUX. &â7

S IV. jippendices de la s^ertèbre sphécoïdale.

Les appendices de cette quatrième vertèbre céphalique ne constituent chez les Mammifères qu'une seule série composée de deux pièces principales, los squammeux et la mâchoire; mais dans tous les autres Verte iJBRÉs, celle-ci est non -seulement elle-même formée de plusieurs pièces, ainsi que nous lavons vu plus haut; mais les apophyses omoïdes et ptérygoïdes, ainsi que l'apophyse corsale, deviennent des os distincts et même souvent mobiles; ce qui constitue aussi deux séries, comme pour les autres vertèbres céphaliques.

r SquammeuXy os correspondant dans Y Homme à la portion écailleuse du temporal , mais déjà reconnu comme pièce particulière par

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