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A côté de ces prétendus avantages, l'opération de Foerster à la region dorsale présente de nombreux inconvénients. Tout d’abord il faut tenir compte des incidents ou des accidents qui peuvent survenir au cours de l'opération et qui peuvent être causes de graves complications : tiraillement et traumatisme de la moelle, difficulté de distinguer dans le canal médullaire les racines postérieures les unes des autres et les racines postérieures des racines antérieures, écoulement du liquide céphalo-rachidien, au moment de l’opération, et fistules secondaires, hémorragies intradure-mériennes.
Quant à la reconnaissance et à l’isolement des racines, c’est un des temps de l'opération dont la difficulté est extrême.
De nombreux comptes rendus opératoires ne relatent, il est vrai, aucune difficulté à ce moment, mais il est peut-être prudent de ne tenir compte que des choses écrites, et de négliger les sous-entendus.
Plusieurs cas doivent être envisagés: dans certains cas il est difficile de reconnaître les racines postérieures entre elles; dans d’autres cas, la confusion a été faite entre les racines antérieures et les racines postérieures; en fin il est des cas où des formations toutes différentes ont été prises pour des racines postérieures.
De nombreux auteurs étrangers signalent dans leurs observations que les racines postérieures ont été sectionnées de tel numéro à tel numéro; ils ne manifestent aucune hésitation; ils se basent sur les repères osseux, et, en particulier, sur celui indiqué par Fœrster : « La huitième cervicale perfore la dure-mère à la hauteur de l’apophyse de la vertèbre proéminente. » Par contre, d’autres auteurs sont moins affirmatits; Chipault et Demoulin signalent qu’on voit les racines postérieures, après écoulement du liquide céphalo-rachidien, enchevêtrées dans les mailles affaissées du tissu arachnoïdien, comme dans une toile d’araignée, et qu’il faut, à l’aide de deux pinces à griffes, les débarrasser de ces mailles depuis leur origine à la moelle jusqu’à leur accolement à la racine antérieure. ”
Zinn, une fois la dure-mère ouverte, fut gêné par des adhérences de l’arachnoïde, qui rendirent difficile la reconnaissance des nerfs; il oublia de réséquer plusieurs filets, ce qui amena une récidive. Il en fut de même pour Mainzer. Dans un cas, Tietze fut encore gêné par la disposition des racines; il résèque de la septième à la dixième, mais à gauche il ne peut arriver que partiellement à son but, car les racines sont d’abord soudées à la moelle, puis pliées dans leur trajet par des adhérences avec la dure-mère.
Il existe des cas où une formation quelconque peut être prise pour une racine postérieure, et sectionnée comme telle. Anselme Schwartz croyait avoir sectionné les racines du côté gauche dans la continuité, en réalité