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avec les racines antérieures, car le ligament dentelé existe d’une façon constante à ce niveau, et il est toujours aisé de le voir. Cependant, sans tenir compte du cas de Küttner où la laminectomie ne fut pas assez étendue en hauteur, et où la section de certaines racines fut impossible de par ce fait, sans tenir compte non plus du cas de Tietze où uné syncope survint au premier temps et obligea à faire une brèche trop petite, il faut signaler le cas de Knapp où les racines furent incomplètement sectionnées et où il fallut une seconde opération; et également le cas semblable de Hildebrandt; dans ce cas une syncope mortelle se produisit au cours de la seconde opération.
Sur ces 26 opérations à la région cervicale, la technique extra-durale fut appliquée 2 fois: Une fois par AB8e, dès 1889, il signale une hémorragie veineuse assez abondante et la seconde fois, tout récemment, le 8 février 1912, par Leriche.
Cette observation montre la possibilité d'appliquer le procédé de Guleke dans des conditions tout à fait mauvaises. Leriche a opéré chez un homme parkinsonnien, dont la contracture était telle que l’espace qui sépare la proéminente de la fossette de la nuque n’excédait pas deux travers de doigt. L'opération ne présenta qu’un seul temps très difficile : la laminectomie.
À la région cervicale, les résultats immédiats de la radicotomie postérieure semblent bien meilleurs que ceux que l’on obtient à la région dorsale; nous ne trouvons, en effet, ici‘que 2 cas de mort, un (HILDEBRAND) par syncope, l’autre (PLATEAU et DoErr) par issue trop rapide du liquide céphalo-rachidien.
Il faut, de plus, relever un résultat immédiat mauvais : dans un cas de Tietze, une paralysie flasque se montra immédiatement après l’opération et subsista longtemps; cet accident appartient au cas où Tietze, fut obligé d'agrandir la brèche osseuse après ouverture de la dure-mère et où le sang envahit le champ opératoire; il est probable que des racines antérieures furent sectionnées.
Malgré la moindre difficulté opératoire dans cette région, nous pouvons conclure ici, comme pour la région dorsale, au choix du procédé de Guleke.
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c) Région lombaire.
Au niveau de la région lombaire, deux procédés de radicotomie postérieure sont seuls possibles, tous deux intra-dure-mériens; en effet, l'opération extra-durale est anatomiquement impossible. Il suffit d’ouvrir le canal rachidien sur un cadavre pour s’en assurer. La dure-mère étant mise à nu, il est absolument impossible de la récliner d’un côté ou de l’autre et de l’isoler d’une façon appréciable de la paroi osseuse, la portion
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de la racine qui traverse l’espace épidural est tout à fait minime, et c’est à grand’peine que lon peut la saisir avec un petit crochet, même lorsque le canal rachidien a été largement ouvert et que les apophyses articulaires ont été réséquées. Il faut donc ici avoir recours à la radicotomie intra-durale. Foœærster propose la même intervention que dans la région dorsale; van Gehuchten et Codivilla, se basant sur des données physiologiques et sur des considérations opératoires, que nous détaillerons plus loin, proposent la section des racines rachidiennes postérieures au ras de leur émergence médullaire,
Quels sont les avantages que l’on peut invoquer en faveur de la radicotomie de Forster, si tant est qu’il en existe? Il est évident que c’est le seul procédé qui permette d’espérer la détermination des racines, mais nous avons vu dans la première partie de ce travail combien cette détermination était difficile; jamais on ne peut avoir une certitude absolue; nous sommes arrivé, d’après nos recherches cadavériques et d’après le dépouillement des observations, à cette conclusion qu’il est impossible de se fier aux repères indiqués : le repère de Fœrster n’est exact que 8 fois sur 20. Au cours de l'intervention, même après avoir fait une brèche haute et large, le chirurgien se trouve en présence d’un paquet de nerfs accolés les uns aux autres et souvent enroulés en plusieurs faisceaux; pour peu que des tractus arachnoïdiens traversent la région et adhèrent aux racines, ou que quelque plaque de méningite existe, il est absolument impossible de reconnaître les nerfs et de déterminer leur numéro. Küttner dit bien : « Le fil de soie placé au premier temps de l'intervention permet de reconnaître la première racine sacrée, et on met les racines en évidence en tirant sur les fils dure-mériens; lorsque la dure-mère est assez écartée, on voit facilement les racines et on trouve la deuxième. » Et Tietze : « On s’oriente à partir de la première sacrée, les lèvres dure-mériennes étant écartées, on repousse les nerfs en dedans et on cherche latéralement les orifices de sortie du sac duremérien. » |
Brenner semble avoir eu quelques difficultés, car il marque les racines postérieures en les entourant avec un fil de soie rouge; il compare à droite et à gauche et compte à nouveau. Moskowiez signale que la reconnaissance des racines est moins commode au niveau de la queue de cheval qu’à la région cervicale, mais il dit n’avoir pas eu de véritable difficulté, Bennet, opérant pour douleurs spasmodiques aiguës dans le membre inférieur gauche, pense reconnaître les racines postérieures à leur taille et d’après leur situation vis-à-vis du ligament dentelé; 1l ajoute : « Je soulève ce que je crois être les deux premières sacrées »; en réalité, la clinique montra qu’il avait coupé sans s’en apercevoir la deuxième lombaire. Hey-Groves reconnut mal les racines et les réséqua incomplète-